EDITO
La création d'un portail d’information constitue une étape importante dans le
processus d’appropriation des TIC et pour l’entrée des organismes municipaux dans la société de l’information. Dans les pays en développement, comme le Sénégal, cette démarche répond généralement
à une volonté des élus d’assurer une visibilité des actions des équipes municipales, d’améliorer la gestion des affaires locales, de promouvoir la bonne gouvernance par la mise à disposition
d’une information concernant d’une part la gérance des affaires collectives et, d’autre part les procédures d’accès aux services publics. « C'est pour nous, le Conseil Municipal et la population
de Dakar, un grand honneur et un réel plaisir de vous faire découvrir notre Mairie et notre ville qui se veut une cité ouverte sur le monde », ainsi s’exprimait un maire de la ville de Dakar
selon qui, la création d’un site web pour sa collectivité constitue « une grande première, mais surtout l'affirmation d'une ferme volonté de faire de l'administration municipale, une
administration moderne et efficace, au service des populations ».
En général, au-delà de la volonté manifeste des autorités municipales de faire figurer leurs réalisations, leurs projets futurs ou en cours dans les domaines de compétences transférées, histoire de convaincre, de séduire et donc éventuellement d’accrocher le plus large public votant, les sites des villes livrent des informations intéressantes en direction de leurs visiteurs. Ces derniers peuvent en effet trouver en ligne des données se rapportant à leurs démarches administratives (procédures de demande d’actes d’Etat civil, déclaration de naissance ou de décès, enregistrement de mariage, etc.), aux procédures de demande de bourse, aux procédures "halles et marchés", aux cartes de région sanitaire avec une localisation des districts, des centres et postes de santé complétée par une présentation des tarifs pratiqués pour l’accès aux soins, etc. Des listes "d’adresses utiles" concernant les ambassades étrangères, les ministères, les postes de police, les services Télécoms, les bureaux de poste, les banques, les supermarchés, etc. et "d’infos pratiques" ayant trait aux saisons touristiques, au décalage horaire, au change, à la langue et à quelques expressions vernaculaires usuelles sont également mises en ligne en direction aussi bien des publics nationaux qu’étrangers. Un réel intérêt est accordé de surcroît à ces derniers qui constituent une part non négligeable du public fréquentant ces sites.
La logique de production de ces sites web reste finalement coincée dans une tension vive entre le local et le global. Il s’agit avant tout de se fixer sur un ancrage local tout en veillant à garder une fenêtre ouverte sur le reste du monde. Cette logique guide le processus de la modernisation des services publics locaux où il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
I. Sylla
En général, au-delà de la volonté manifeste des autorités municipales de faire figurer leurs réalisations, leurs projets futurs ou en cours dans les domaines de compétences transférées, histoire de convaincre, de séduire et donc éventuellement d’accrocher le plus large public votant, les sites des villes livrent des informations intéressantes en direction de leurs visiteurs. Ces derniers peuvent en effet trouver en ligne des données se rapportant à leurs démarches administratives (procédures de demande d’actes d’Etat civil, déclaration de naissance ou de décès, enregistrement de mariage, etc.), aux procédures de demande de bourse, aux procédures "halles et marchés", aux cartes de région sanitaire avec une localisation des districts, des centres et postes de santé complétée par une présentation des tarifs pratiqués pour l’accès aux soins, etc. Des listes "d’adresses utiles" concernant les ambassades étrangères, les ministères, les postes de police, les services Télécoms, les bureaux de poste, les banques, les supermarchés, etc. et "d’infos pratiques" ayant trait aux saisons touristiques, au décalage horaire, au change, à la langue et à quelques expressions vernaculaires usuelles sont également mises en ligne en direction aussi bien des publics nationaux qu’étrangers. Un réel intérêt est accordé de surcroît à ces derniers qui constituent une part non négligeable du public fréquentant ces sites.
La logique de production de ces sites web reste finalement coincée dans une tension vive entre le local et le global. Il s’agit avant tout de se fixer sur un ancrage local tout en veillant à garder une fenêtre ouverte sur le reste du monde. Cette logique guide le processus de la modernisation des services publics locaux où il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.
I. Sylla
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