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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 11:57
Le développement des Technologies de l'information et de la communication (TIC) souffre d'un net déséquilibre entre Dakar, la capitale et les autres régions du pays, a déclaré à la PANA, Thomas Guignard, enseignant-chercheur à l'Université de Lille III.

"Il y a, d'un côté, la polarisation des infrastructures au tour de Dakar et, de l'autre, les régions défavorisées comme Tambacounda, a expliqué M. Guignard, auteur d'une thèse de doctorat sur les TIC au Sénégal.

Une étude de l'Institut pour la recherche et le développement (IRD) plaçait, au début des années 2000, le Sénégal parmi les Etats pionniers en matière des TIC en Afrique de l'Ouest.

Cette image a ensuite été confortée par la volonté réaffirmée du président sénégalais, Abdoulaye Wade, de faire de son pays le chef de file de la lutte pour la réduction de la fracture numérique.

"L'image du Sénégal pionnier des TIC est moins vraie aujourd'hui. Le pays est rattrapé par d'autres Etats africains, notamment anglophones. Il y a également un décalage entre le discours officiel sur l'Internet et la réalité du terrain", a estimé M. Guignard.

Evoquant les questions d'usage et de contenu, le chercheur français a souligné la faiblesse des noms de domaine en sn., tout en déplorant le peu de messages adressés aux populations locales.

En 2007, il y avait 600 noms de domaines en sn. au Sénégal contre un million en fr. Ce décalage s'explique largement par le contenu qui s'adresse surtout aux touristes et non aux Sénégalais, a poursuivi l'enseignant- chercheur.

Selon lui, une bonne partie des internautes sénégalais se connectent sur le web pour trouver des informations pour migrer ou pour poursuivre des études à l'étranger.

"Le discours officiel veut faire d'Internet un moyen de développement. Mais la réalité est plus complexe. Nos études montrent que les connections vers les sites occidentaux sont plus nombreuses que les connections vers les sites sénégalais. C'est un vrai problème, s'est inquiété M. Guignard.

Il a, par ailleurs, souligné le rôle important joué par la diaspora dans la promotion d'Internet au Sénégal.

"La fréquentation des sites est assurée principalement par la diaspora. Les migrants sénégalais sont également les premiers créateurs de sites. On peut évoquer, parmi d'autres initiatives, la création d'un site de rencontres par un migrant et le lancement d'un site de commerce électronique par un autre migrant", a encore dit l'enseignant-chercheur.


Source : AfriqueJet, le 29 janvier 2009.


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Published by Ibrahima - dans Avis-interview
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