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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:03
Le numéro un mondial du téléphone portable, le groupe Nokia Siemens Networks vient de publier l'édition 2009 de son analyse «Connectivity Scorecard». Il s'agit d'une véritable hiérarchie internationale classant une cinquantaine de pays, en fonction de l'utilisations qu'ils font des technologies de l'information et de la communication.

La Tunisie est classée 14ème avec un score de 3,50 soit mieux que des pays comme la Chine (15ème avec 3,19). L'Egypte est loin derrière en 17ème position pour une note de 3,02). Nous ferons toutefois nettement moins que l'Afrique du Sud qui affiche une note de 5,76. Curieusement, nos voisins maghrébins ne figurent pas dans les tableaux du constructeur finlandais. Ainsi, ni l'Algérie, ni le Maroc, ni même la Libye ne seront comptés. Nous voici frustrés d'une énième comparaison.


Sans surprise, les Etats-Unis se retrouvent dans le fauteuil du leader mondial avec un score de 7,71, suivis des éternels pays scandinaves, la Suède et le Danemark, respectivement 3ème et 4ème avec 7,47 et 7,18. Le Japon est bon 10ème avec 5,87. Mais c'est le score de la Corée du Sud qui paraît le plus surprenant avec 4,17, soit moins bien que la Belgique ou l'Irelande. Une surprise, donc, d'autant plus que les Coréens caracolent depuis longtemps en tête de la plupart des classements internationaux qui concernent les technologies de la communication.


Un bémol, toutefois, pour les Tunisiens. Les pays classés ont d'abord été répartis sur deux groupes. D'une part, les économies considérées comme étant «dirigées» par l'innovation (innovation driven economy), et, d'autre part, les économies qui sont plutôt stimulées par l'efficacité (efficiency driven economy). On comprendra plus tard qu'il s'agit d'euphémismes à peine voilés, pour distinguer les plus riches des Etats émergents.


Il n'empêche. Les scores ont été calculés selon des critères similaires, mais avec quelques différences au niveau des coefficients. Ainsi, on comprendra mieux comment nous avons réussi à battre les Espagnols sur le fil avec leur petit 3,49.


Pour en revenir au score tunisien, on saura que nos chiffres ont d'abord été dopés par le taux de pénétration élevé de la téléphonie mobile. L'analyse l'énoncera clairement : «le secteur des communications mobiles (NDLR : en Tunisie) est concurrentiel, et a produit des résultats exceptionnels dans un laps de temps». Notre pays aurait même pu réaliser un meilleur score. Mais le taux relativement bas de l'équipement des Tunisiens en ordinateurs, et quelques faiblesses au niveau de la e-gouvernance nous ont tirés vers le bas. L'équipe mandatée par Nokia trouve également que l'investissements de nos entreprises en matériel informatique et en logiciels est plutôt maigre.


A noter également, selon cette étude, une certaine carence en matière de serveurs internet sécurisés. Mais le point faible principal est notre taux de pénétration de l'ADSL considéré comme bien inférieur à d'autres pays de la même catégorie, comme le Chili et la Malaisie.


Cela étant posé, le score de notre pays correspond bien, selon les auteurs, à nos performances en termes de développement humain, et à notre position dans le classement de l'Union international des Télécommunications (le fameux Digital Opportunity Index). Pas de réelles surprises, donc. Même si l'analyse vise aussi à relever l'impact des technologies de la communication sur la croissance économique. Il s'agirait même de l'élément central de la «Connectivity Scorecard».


On rappellera à cet égard que l'objectif de la Tunisie est de porter la part des TIC dans son PIB à 13%. Et qu'un troisième opérateur des télécommunications sera bientôt en lice. Assurément des facteurs décisifs pour améliorer encore notre score, à la prochaine édition de ce classement.


Source : WMC, le 02 février 2009.


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