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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:55
L’Etat du Sénégal a décidé de vendre ses actions de la Sonatel à la société France Télécom. Ce que ne veulent accepter les travailleurs de la boîte, qui entendent s’opposer au « bradage » des bijoux de la famille ».

Au moment où le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, se réjouit du protocole d’accord signé, hier, par l’Etat du Sénégal et France Télécom, l’Intersyndicale des Travailleurs de Sonatel (Syts) s’érige contre la transaction et se prépare à aller au front.


En effet, se refusant d’accepter cette décision prise par l’Etat, les travailleurs de la Sonatel déplorent d’abord le « manque de communication et de transparence » qui ont entouré cette affaire. C’est la raison pour laquelle, les travailleurs de la Sonatel se posent la question de savoir sur quelle logique économique se fonde une telle décision de l’Etat. Puisque, explique Mamadou Aïdara Diop, membre du syndicat des travailleurs de la Sonatel, « c’est hier après 5h de débat au Méridien président qu’ils ont convoqué le Conseil d’administration de la Sonatel pour leur faire part de leur décision. » Bien que l’Etat sénégalais estime que cette transaction va leur apporter 200 milliards de francs Cfa à termes et que l’opération sera bouclée à la fin du premier semestre de l’année en cours, le Systs s’indigne davantage de ce qu’ils considèrent comme un « bradage de Sonatel ».


Ainsi, ne comptant pas se laisser faire, le Syts, par la voix de Mamadou Aïdara Diop, joint hier nuit par téléphone, informe de leur décision de déposer un préavis de grève aujourd’hui. Et pire, ils vont faire de ce vendredi une journée morte, ceci par une présence négative. En d’autres termes, les populations devraient s’attendre à un mauvais fonctionnement du réseau de la Sonatel. En dehors de cette journée « Sonatel morte », le Syndicat de la société nationale de téléphonie tiendra, le même jour, un sit-in à l’agence de la Médina. Ceci, en plus d’organiser un point de presse le vendredi à 10h.


Et, continue Mamadou Aïdara Diop, « nous ne comptons pas nous en arrêter là ». « Car, dit-il, nous allons passer la semaine prochaine à organiser une série de rencontres avec les acteurs économiques, les centrales syndicales, les organisations politiques, le patronat, la société civile, entre autres. » Nous allons former une coalition nationale pour défendre les intérêts du pays dans Sonatel et la sauvegarde des acquis du secteur des télécom pour le bien exclusif de toute la nation », a prévenu Mamadou Aïdara Diop.

 

 

 

Source :  Walf Grand-Place, le 9 avril 2009.


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