Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
  • Contact

Rechercher

Archives

13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:34
A Cisco, on croit dur comme fer au potentiel tunisien pour la création d’une industrie de TIC développée à l’échelle locale et régionale. Le pays investit dans la formation et les infrastructures technologiques, et l’Etat déploie des efforts considérables dans la mise en place de programmes tendant à intégrer les technologies de l’information et de la communication dans tous les secteurs économiques. Entretien avec Anthony Vonsee, directeur général pour l’Afrique et les pays du Levant, et Skander Ghattas, responsable Vente-MM Tunisie.

Webmanagercenter: Que représente le marché tunisien pour une firme telle que Cisco ?

Anthony Vonsee : Pour nous, la Tunisie est un pays phare. Je suis très impressionné par l’adhésion du gouvernement à tout ce qui touche aux TIC. Cisco travaille avec lui à réduire la fracture numérique et à accélérer son exécution. Le gouvernement a une vision claire et une démarche bien définie par rapport aux TIC et exécute ce qu’il dit. La Tunisie est un pays stratégique pour Cisco.


Où êtes-vous implantés exactement dans la région MENA et en Afrique ?


A.V : Nous sommes implantés en Egypte, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Afrique du Sud, au Kenya, en Algérie, au Nigéria et au Sénégal. L’Afrique du Nord est très importante pour nous, la preuve en est que nous avons des sièges dans tous les pays, nous venons d’ailleurs de nous installer en Libye. Dans les régions subsahariennes, nous avons des bureaux par région. En Afrique de l’Est, nous avons un seul bureau, au Kenya à Nairobi qui gère tous les pays autour. Au Nigéria, un marché très important, nous avons un siège qui gère l’Afrique anglophone de l’Ouest; nous avons également une représentation à Dakar qui gère l’Afrique francophone. En Afrique du Sud, nous avons deux bureaux, l’un à Pretoria et l’autre à Johannesburg.


Vous êtes bien implantés sur tout le territoire africain. Envisagez-vous de créer une usine Cisco pour fabriquer du matériel sur place, ce qui réduirait éventuellement leur coûts ?


A.V : Il n’y a pas de projets concrets dans ce sens et je ne voudrais rien exclure dans l’avenir car tout est possible. Je ne pense pas pouvoir me prononcer là-dessus. Il revient à «Manufacturing Cisco» de juger de l’utilité d'un projet de ce type. Par contre, je ne crois pas que ce sont les équipements qui coûtent le plus cher, c’est plutôt la recherche et l’innovation, et Cisco investit énormément dans ces domaines qu’elle estime importants dans la création de la valeur ajoutée. C’est la connaissance qui crée la différence.


Pensez-vous que la consolidation de votre présence en Tunisie affectera le rôle de vos partenaires tunisiens, notamment au niveau de la formation ?


Skander Ghattas : Cisco s’appuie sur des partenaires de qualité que nous essayons de former et auxquels nous fournissons les connaissances les plus récentes sur les nouvelles technologies pour mener au mieux certains projets. Nous avons près de 10 partenaires tunisiens. Il y a des partenaires et des centres de formation techniques Cisco en Tunisie. Nous en avons au minimum deux qui dispensent des formations standard hebdomadaires aux étudiants et aux différents cadres des entreprises étatiques ou privées sur les technologies Cisco et utilisent nos équipements.

La technologie Cisco aide l’entreprise à être plus compétitive en ces temps durs où la concurrence est devenue ardue. Elle leur permet de se concentrer sur leur mission principale, augmenter la productivité et réduire les coûts.


Qu’en est-il de Cisco Networking Academie ?


S.G : Cisco Networking Académie est un concept lancé depuis des années en Tunisie et qui se présente comme suit : Cisco subventionne à grande échelle l’implantation des laboratoires Cisco dans des universités comme l’INSAT, SUPCOM ainsi que dans des universités privées. Elle les sponsorise en les équipant du matériel Cisco et en assurant également des cours. Elle assure la formation des formateurs en leur délivrant les modules de formation. L’objectif est de former les étudiants à ses technologies et ses concepts.

A.V : A ce jour, 3.000 étudiants ont été formés dont 30% sont des femmes, nous avons 14 académies et 24 formateurs certifiés dont 17% sont des femmes. Pour nous, ce programme revêt une grande importance, nous investissons dans la jeunesse.


Quels sont vos objectifs sur le plan commercial, logique de marché exige, et quels sont vos intérêts ?


A.V : Il y a deux dimensions. L’une, commerciale, et nous avons des programmes en direction des «Learning Partners» spécialisés dans une formation très professionnelle en direction de l’entrepreneuriat et de la profession. Nous travaillons sur des grands projets pour former les professionnels. La deuxième relève du mécénat et elle est représentée par la «Cisco Networking Académie», c’est une manière de servir la communauté.


Quels sont les pays où vous réalisez le chiffre d’affaires le plus important dans la région MENA ?


A.V : Aux Emirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite et en Egypte aussi. La Tunisie est un marché très important et prometteur. C’est un pays qui évolue rapidement. Parce qu’on y est plus rapide dans l’exécution des programme de développement des TIC. Le gouvernement a très bien assimilé l’importance des nouvelles technologies et montre une très grande réactivité dans la réalisation des projets. On a compris qu’il s’agit de l’avenir du pays. Pour les étudiants, on peut soit tabler sur l’apprentissage par les supports papier ou par l’Internet. Il y a beaucoup de gouvernements dans la région qui ont beaucoup d’idées mais qui ne les exécutent pas aussi rapidement. Il n’est pas évident d’acquérir les connaissances par la manière classique, page par la page, par contre, quand on est connecté sur Internet, l’acquisition de la connaissance est beaucoup plus rapide.


Comptez-vous offrir des stages de formation aux Etats-Unis aux étudiants ou aux ingénieurs ?


Nous avons déjà des programmes de stages de formation à l’étranger mais pas uniquement aux Etats-Unis, en Europe également.


 

 

 

Source : WMC, le 13 avril 2009.



Partager cet article

Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article

commentaires