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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:12

La confiance et la sécurité dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication sont essentielles à « l’édification d’une société de l’information inclusive, sûre et universelle ». Pourtant, la croissance rapide des TIC a ouvert aux criminels de nouvelles voies pour exploiter les points faibles des réseaux. Pour réduire les risques d’incidents, l’autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) veut doter notre pays d’un plan national de cybersécurité. Dans ce cadre, une étude a été menée conjointement avec l’union internationale des télécommunications (UIT). La restitution de l’étude a eu lieu le vendredi 15 avril 2011 à Ouagadougou.

 

Réduire la vulnérabilité du cyberespace, mettre en place une structure de gestion des incidents et renforcer la cybersécurité dans le pays ; ce sont entre autres les recommandations faites par l’équipe d’experts ayant dirigé cette étude.

 

Le cyberespace du Burkina évolue. Les risques d’incidents aussi. « L’infrastructure existe mais ne répond pas aux normes et continue néanmoins à s’étendre », souligne Alain Patrick Aïna, consultant de l’UIT ayant conduit l’étude pour l’élaboration du plan national de cybersécurité du Burkina. Il convient donc de corriger cet état de fait au plus vite. La mise en place d’infrastructures doit être autorisée, authentifié par des institutions spécialisées.

 

Le déploiement des solutions requiert une législation plus adaptée pour décourager les cybercriminels. Malgré tout, « les incidents vont toujours arriver », reconnait Alain Patrick. Il faut donc pouvoir poursuivre, arrêter et sanctionner les auteurs d’actes criminels afin de limiter les dégâts. Pour cela, le renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie s’impose. Entre structures en charge de la mise en œuvre de la sécurité et utilisateurs, la collaboration doit être le maître-mot. Ingénieurs conformes, utilisateurs d’Internet et agent de sécurité doivent travailler en étroite collaboration pour parvenir aux résultats escomptés. Le renforcement des capacités s’avère indispensables à tous les niveaux.

 

La structure de gestion des incidents qui naîtra de ce plan national de cybersécurité sera publique, mais s’appuiera sur un partenariat public-privé. L’UIT à travers son programme mondial de cybersécurité appuie les pays en développement dans la lutte contre la cybercriminalité. Il se présente donc comme un partenaire sûr. Auparavant elle a organisé en mai 2010 à Ouagadougou un atelier sous-régional de cybersécurité qui a regroupé six pays à savoir le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Mali et le Sénégal. L’atelier de ce 15 avril s’inscrit donc dans la continuité de l’atelier de mai 2010. « Nous sommes là pour accompagner le Burkina dans la mise en place de son plan national de cybersécurité dont va découler le centre d’éveil pour la cyber sécurité », soutient Ali Drissa Badiel, conseiller principal de l’UIT.

 

Prévenir et minimiser les attaques des cybercriminels permet de protéger les citoyens, les services gouvernementaux, l’économie, mais aussi préserver la sécurité nationale. « La solution aux problèmes de cybersécurité passe par la mise en place de capacités de veille, d’alerte et de réaction en cas de cyberincident afin de prévoir, détecter et gérer ce type d’incident et d’y remédier », précise le ministre des postes et des technologies de l’information et de la communication, Noël Kaboré à l’ouverture de l’atelier. Le gouvernement du Burkina attend beaucoup des conclusions de cette étude, à en croire les propos de Noël Kaboré, le premier responsable du département des TIC.

 

 

 

Source :  Le faso.net, le 18 avril 2011.

 

 

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