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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:16
http://a33.idata.over-blog.com/1/39/94/26/fache.gifLe nouveau Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut), d’un budget de 7 milliards, fait grincer des dents dans certains cercles du pouvoir. Une situation qui, selon des sources concordantes, découle d’un conflit d’intérêts qui entourerait la gestion de la structure susnommée. La Directrice dudit Fonds, Fatoumata Agne Ba, étant la fille du ministre des Télécommunications, des Tic, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires, Abdourahime Agne, et la nièce de Cheikh Tidiane Mbaye, Directeur général de la Sonatel.

Le nouveau Fonds, de développement du service-universel des télécommunications (Fdsut) qui a été mis en place afin que chaque sénégalais ait le droit de recevoir un service en termes de communications, de télécommunications en quantité et en qualité, et à un coût accessible, suscite moult commentaires au niveau de certains cercles du pouvoir. Pour la bonne et simple raison que ce Fonds, d’un budget de 7 milliards de F Cfa représentant 3% du chiffre d’affaires hors taxes des opérateurs, est géré d’une manière pour le moins bizarre. Nos sources révèlent en effet que la Directrice dudit Fonds, en l’occurrence Fatoumata Agne Ba, n’est personne d’autre que la fille Abdourahim Agne, ministre des Télécommunications, des Tic, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires, mais également la nièce de Cheikh Tidiane Mbaye, Directeur général de la Sonatel, « le plus gros contributeur avec 6,4 milliards de Fcfa ». Il faut également relever que Ndongo Diao, Administrateur du Fonds, pilote en même temps l’Agence de régulation des postes et télécommunications (Artp) qui va contribuer à hauteur de 330 millions de Fcfa. Un véritable délit d’initié.

 

Selon nos sources, cette situation fait grincer des dents au niveau de certains cercles du pouvoir. Et à en croire nos interlocuteurs, des voix et pas des moindres sont en train de s’élever au sein du palais pour dénoncer la gestion du Fonds susmentionné. « Des proches du président Wade déplorent cette situation. Ils estiment que ce n’est pas bon pour le prestige du régime à moins de deux ans de l’élection présidentielle », notent nos interlocuteurs.

 

C’est le ministre d’Etat Aminata Tall, Secrétaire générale de la présidence de la République, qui avait procédé à l’installation des organes constitutifs dudit Fonds.

 

A cette occasion, Ndongo Diao avait expliqué que le « service universel se définit comme la possibilité pour chaque Sénégalais d’avoir droit à l’information, à l’accès à l’intérêt, au téléphone. C’est-à-dire que chaque Sénégalais ait le droit de recevoir un service en termes de communications, de télécommunications en quantité et en qualité, et à un coût accessible ».

 

Et dans ce dessein, Michel Lamotte, président du Comité de direction du Fonds précité, avait souligné que ladite structure, « après étude de la cartographie de l’accessible de l’internet au Sénégal, va s’atteler à faire en sorte que les zones jugées non rentables financièrement par les opérateurs de téléphones soient équipées ». M. Diao avait renchéri en révélant « qu’un projet pilote pour 166 villages de Matam est en cours et doit être étendu aux 14 206 villages du Sénégal.

 

 

 

Source : Le Populaire, le 2 mars 2010.

 

 

 

 

 

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