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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 17:10
La signature début novembre courant à Tripoli de la 3ème phase du projet du réseau de câbles à fibre optique d'une longueur de 13.000 km constitue un pas important réalisé par la Libye dans le processus de modernisation du secteur des communications dans le pays.

Ce secteur occupe une place stratégique au niveau de l'infrastructure de base dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC).

C'est dans ce cadre que le secrétaire de la Société générale libyenne des Postes, Télécommunications et des Technologies, Dr Mohamed Mouammar Kadhafi, a qualifié ce projet de "vital", vu qu'il relie toutes les villes et villages, ainsi que les endroits sensibles en Libye et offre des prestations de communications, de transfert de données, de diffusion audiovisuelle et toutes les applications et services de pointe.

Pour les autorités libyennes, les prestations de ce projet de câbles à fibre optique, qui serviront pendant une période de 50 à 60 ans environ, profiteront aux générations futures.

Elles ont annoncé aussi l'existence de contrats et d'investissements destinés à assurer la connexion de la Libye par câbles à fibre optique maritime et terrestre avec certains pays européens et africains, à travers des investissements dans l'installation de réseaux à fibre optique dans ces deux continents afin que la Libye tire profit de sa position géographique en tant que passerelle de contact entre l'Europe et l'Afrique.

Par ailleurs, l'inauguration aussi le 12 novembre courant d'un Centre de réception des données dépendant de la Société libyenne des Communications et de Technologie (LTT) doté d'une composante Internet par le biais de fibre optique offrira lui aussi une certaine autonomie et indépendance en permettant d'abriter les sites Internet des institutions et offices publics et privés en Libye, en leur garantissant plus de sécurité au lieu de passer par l'Europe, l'Amérique ou par certains pays arabes.

Ce centre permettra aussi de protéger les sites qu'il abritera et d'éviter l'interruption des prestations aux citoyens, même en cas de rupture de certaines communications internationales comme cela est arrivé en Méditerranée ou lors de coupures d'électricité, étant donné que ces sites Internet se trouvent en Libye et ne sont pas liés à un quelconque pays.

Cette installation constitue aussi pour les services concernés libyens un pas essentiel dans la réalisation de l'administration électronique et du gouvernement électronique sur la voie de la démocratie électronique, vu que les prestations de ce centre sont proposées à des prix symboliques à la portée de tous.

L'autre objectif de ce centre consiste à fournir l'Internet à tous à des prix accessibles, vu que la technologie de l'Internet est devenue un élément important dans la vie quotidienne, notamment ses multiples usages qui en font un support de communication de pointe qui permet la gestion rapide et optimale des affaires.

Ce centre permettra également à la Libye d'utiliser les technologies de pointe et les dernières inventions scientifiques en la matière, devançant même dans ce domaine certains pays européens et développés.

Le secteur des Communications constitue l'un des plus dynamiques en Libye, vu qu'il a pu offrir à tous les citoyens du pays l'accès aux prestations de communications, que ce soit le téléphone fixe ou mobile ou l'Internat, plaçant le pays en peloton de tête des pays africains, selon des responsbles du secteur en Libye.

Ainsi, selon des chiffres officiels, le secteur des Communications en Libye, qui constitue la principale source de revenue à plus de 30.000 familles libyennes, est entré depuis quelques années dans la phase de l'autofinancement et contribue à hauteur de 2,5 milliards de dinars (1,230 dinar libyen = 1 dollar US) au Trésor public, en plus de titres et propriétés publiques constitués de projets, bâtiments et autres biens estimés à plus de 2 milliards de dinars.

Si le premier souci était de construire une infrastructure de base exhaustive et de qualité pour constituer un socle solide à ce secteur, très vite, les autorités se sont attelées à parachever l'introduction des divers moyens de communication modernes dans le pays, notamment l'extension de réseau de téléphones fixes utilisant la technologie CDMA (plus de 800.000 nouvelles lignes), 500.000 autres nouvelles lignes de téléphone sans fil et l'introduction de l'Internet à haut débit grâce à l'introduction de la technologie ADSL pour 200.000 lignes téléphoniques.

Au niveau de la téléphonie mobile, la Libye a procédé dans ce domaine avec prudence en veillant là aussi à asseoir un service et des prestations de qualité basés sur une technologie de pointe et un rendement économique viable, répondant au rapport qualité-prix .

Ainsi, après la création en 2001 du premier opérateur de GSM en Libye "Al-Madar" et fort de l'expérience acquise par cet opérateur, la Société générale des Postes et Télécommunications a lancé en 2004 le second opérateur de téléphonie mobile "Libyana".

Ces deux opérateurs, qui se partagent le marché libyens avec environ 8 millions d'abonnés dont 6 pour "Libyana" et 2 pour "Al-Madar", ont su évoluer avec le temps et répondre aux exigences du marché local, tout en accompagnant les progrès réalisés dans le domaine.

Le succès économique des deux opérateurs de téléphonie mobile "Al- Madar" et "Libyana" a poussé les pouvoirs publics à envisager d'octroyer une troisième licence de téléphonie mobile et à signer le 15 novembre courant un accord pour la cotation en Bourse de 5 pour cent des capitaux de ces deux opérateurs libyens de téléphonie afin de faire bénéficier de leurs dividendes le plus grand nombre de citoyens libyens dans le cadre du processus d'élargissement de la base de la propriété (privatisation).



Source :
African Manager, le 20 novembre 2009.


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