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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:51
L’usage inacceptable du cellulaire dans la mosquée de Dieu, un constat que tout le monde peut faire, mais que tout le monde tait dans un silence complice, m’a inspiré, dans la désolation et l’écoeurement, ce commentaire. Dans l’au-delà, chaque individu sera rétribué selon ses oeuvres, a dit Allah, en maints endroits, dans le Coran.

 

Il y a des musulmans prévenants comme il y en a d’autres qui le sont moins. Autant les premiers, dans l’exemplarité de leurs comportements, sont conscients de leur statut de croyant dans la religion, autant les seconds, dans leur insouciance désinvolte, prennent en jeu et banalisent leur foi. Et les cellulaires, dans les Mosquées, sont là pour en témoigner. Un jour, à peine sorti de prière avec le salut final, ce sujet répondit à l’appel de sa sonnerie et se mit à dialoguer, alors que les fidèles étaient encore assis en rangs, dans les ’sapés’, leur zikr, en complément de leur dévotion. C’est effarant ! Dans tous les cas de figure, avant, durant et après la prière, et même durant les causeries religieuses, si ce n’est pour enregistrer la conférence, les portables en service n’ont pas leur place à l’intérieur des mosquées, simple question de morale, de retenue et d’humilité en présence de Dieu. Les va-et-vient incessants pour répondre à des appels y sont malvenus, dérangeants et incommodants du plus haut point, voire écoeurants et malappris.

 

Dans tous les cas, pour ma part, ou bien je laisse mon portable au domicile, ou bien je l’éteins avant d’entrer dans le sanctuaire, par respect à Dieu, au milieu et aux fidèles. Les appels en absence ne trouvent-ils pas leur raison d’être et leurs justifications dans des situations d’indisponibilités de ce type comme durant la prière des morts et dans les cimetières ? Les mosquées sont la Maison de Dieu et ne peuvent être assimilées à des marchés, des rues et encore moins à des places publiques. La présence céleste d’Allah y est diffuse. Malgré l’interdiction matérialisée des portables dans ces sanctuaires, certains musulmans qu’on ne peut que désapprouver, laissent leurs cellulaires allumés au moment même d’entrer dans la prière en sorte que les sonneries - de différentes mélodies - viennent perturber le recueillement des fidèles en tête-à-tête avec Allah.

 

Dans des gestes désordonnés et précipités de la main, ils cherchent à couper le contact au lieu d’éteindre l’accessoire. Et la sonnerie reprend de plus belle quelques minutes après. Dans une logique, ceux-ci devraient pousser leur légèreté ou leur folie à répondre à l’appel au mépris de la prière ; mais ils ne le font pas par lâcheté, sachant d’avance que, si le cellulaire sonnait, on n’y répondra en aucune façon. Pourquoi alors cette attitude insensée et idiote à laisser le portable ouvert en entrant dans la prière ? L’oubli de la fermer n’est ni permis ni toléré face à Allah. L’offense téméraire faite à Dieu, dans le manque de respect et d’égards est à la fois blasphématoire, primitive et éhontée.

 

Mais Allah, avec patience, attend pour solder les comptes. Et dire que c’est Lui, le Pourvoyeur de vos ressources financières vous ayant permis l’acquisition de cet appareil et votre ouïe vous procurant la joie d’écouter et d’entendre, privée même à d’autres personnes qui n’ont eu le tort que d’être sourds.

 

Incivilité ou démence ? Et pourtant, le comportement aurait été autre, dans une salle d’audience du tribunal, présidée par un juge ou le procureur de la République. L’homme craint l’homme, mais ne craint pas Dieu, son Créateur. Une absurdité et un paradoxe de la nature humaine. Etre indélicat et ingrat ! Ne soyez donc pas ce musulman au plus bas échelon de la foi, frivole, qui fait de la passion de son portable, une divinité de l’époque païenne. Ces dérapages sur le plan spirituel répétés, ajoutés à d’autres dérapages d’une autre nature dans tous les segments de la vie, ont plongé ce pays, dans ses difficultés actuelles.

 

Dieu gère tout et est garant de tout, n’en déplaise aux incroyants, aux économistes et scientifiques limités dans leurs savoirs par la Volonté d’Allah. Ils ne savent que ce que Dieu veut qu’ils sachent. Dans ce bas monde quand Dieu sévit contre les pervers, les injustes et les transgresseurs, les bons n’échappent pas au châtiment. La séparation d’avec les damnés ne se fera que dans l’au-delà. A bon entendeur salut !

 

 

Mamadou Moustapha Thiam

Source : Wal Fadjri, 23 janvier 2010

 

 

 

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Published by Ibrahima - dans Avis-interview
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