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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 11:18

Avec l’expansion des technologies de l’information et de la communication, l’internet est devenu un instrument accessible. Les jeunes dakarois ne sont pas en reste. Ainsi, dans certains foyers disposant de ce moyen de communication ou dans les cybers, les adolescents et jeunes sont souvent connectés. Pour beaucoup d’entre eux, les sites préférés sont ceux des discussions instantanées ou de rencontre. Alors que le souhait de leurs parents est de les voir faire des recherches.


En cette matinée, quelques heures avant 12 heures, le quartier des Sicap Liberté est déjà sous un soleil de plomb. Dans une rue de Liberté 3, deux cybers sont presque côte à côte. Dans le premier, il y a deux rangées d’ordinateurs. Devant chaque machine, est placée une chaise, il y a tous les accessoires qui vont avec l’ordinateur. Presque toutes les machines sont occupées par les internautes qui ont pris d’assaut les locaux. Un coup d’œil sur les écrans en marche laisse voir que la plus grande partie des gens connectés, surtout les adolescents, sont sur les réseaux sociaux comme facebook, Msn, Skyblog et autres. C’est le cas de cette collégienne qui s’est confiée à nous sous le couvert de l’anonymat. « En cette période de vacances, quand je viens au cyber, je me connecte sur les sites de discussions instantanées pour parler avec des amis qui sont en ligne ou rechercher des connaissances pour une éventuelle amitié », explique-t-elle.

 

Les moteurs de recherches, elle avoue les utiliser que pendant l’année scolaire, quand elle prépare un exposé. Ses parents ignorent les sites qu’elle visite au cyber. L’adolescente joue à la ruse pour avoir l’autorisation parentale de se rendre au cyber. « Quand je leur dis que je vais au cyber et qu’ils deviennent réticents, je leur fais croire que je vais faire des recherches ou aller voir les informations indispensables à ma formation », ajoute-t-elle. Mariama D., teint clair, rencontrée au quartier Liberté 3, lui emboîte le pas. « Moi, je suis toujours connectée sur Msn ou skyblog pour chercher des amis ou discuter », confesse-t-elle. Cette fille qui dispose de l’internet chez elle est, de temps en temps, contrôlée par ses parents qui se soucient des sites qu’elle visite. « C’est pourquoi je ne me connecte pas sur les sites à caractère pornographique par exemple », affirme-t-elle. Cependant, tel n’est pas le cas pour beaucoup d’adolescents.

 

Les filles fixent rendez-vous via le net


D’après Amadou Sané, gérant de cyber, n’eût été leur vigilance, certains jeunes se connecteraient souvent sur des sites interdits à leur âge. « Ici, on n’autorise pas l’accès aux sites à caractère pornographique. On n’a pas de système de blocage, mais à chaque fois, on jette un coup d’œil sur les pages qu’ouvrent les jeunes », avertit-il. Ce gérant de cyber, conscient des dangers qui peuvent résulter du net pour les enfants, soutient que leur contrôle ne suffit pas parce qu’avec les discussions instantanées, c’est la porte ouverte à la perversion. « Souvent les jeunes, surtout les filles, viennent au cyber pour discuter avec des hommes plus âgés qu’eux. Ils se donnent souvent rendez-vous. Cela peut augmenter la pédophilie, parce qu’il y a beaucoup de mineurs qui se connectent à longueur de journée », ajoute-t-il.

 

Chez les parents, on fait confiance aux jeunes tout en croyant qu’ils vont au cyber pour des recherches et pour l’éveil de leur esprit. C’est le cas d’Alpha Bâ, trouvé devant le portail de sa maison. Cet homme élancé et un peu mince, affirme : « l’ordinateur et plus précisément l’internet est un outil exceptionnel. Il peut forger l’intelligence de tout jeune qui l’utilise. Je conseille aux enfants de chez moi d’aller souvent au cyber pour des recherches. Etudes et recherches riment », dit-il. Cependant, il reconnaît qu’il y a du bon et du mauvais dans le net et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Aïssatou Bâ, assise sur une chaise en bois devant sa demeure, est plus impressionnée par les dangers de l’internet que par ses avantages chez les enfants. « Si c’est pour les recherches, c’est bien, mais tout le monde sait que les jeunes qui vont au cyber ne font pas que des recherches. Soit ils jouent, et c’est le moindre mal, soit ils sont connectés pour chercher des petits amis pour les filles ou des copines pour les garçons.

 

Accès aux sites pornographiques


Certains jeunes regardent même des vidéos pornographiques via cet outil. Le plus dangereux, c’est que les pédophiles sont souvent connectés pour tromper les jeunes en leur fixant des rendez-vous », fulmine Aïssatou Bâ Consciente des inconvénients de ce moyen de communication qui a fait du monde un village planétaire, la dame dit interdire à ses enfants d’aller au cyber par souci de les protéger. Mamadou Keita soutient quant à lui que les parents doivent davantage contrôler leurs enfants au lieu de les laisser dans les cybers pendant des heures, sans se soucier de leur occupation dans ces lieux. Selon lui, « Il faut un contrôle parental plus vigilant, car il y a tout dans le net. Les jeunes devraient prioriser les recherches en lieu et place des jeux et des sites de rencontre qui peuvent être dangereux ».

 

 

 

Source :  Seneweb, le 17 septembre 2010.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Ibrahima - dans Accès-Usages
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