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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:33

Afin de lutter contre le piratage sur Internet, Nicolas Sarkozy propose la création d’une « carte musique » subventionnée à moitié par l’Etat. (L’équipe Mondial Infos)

 

Téléchargements de musique sur un ordinateur © AFP/Archives Caroline Ventezou

Téléchargements de musique sur un ordinateur © AFP/Archives Caroline Ventezou

 

PARIS (AFP) – Le président Nicolas Sarkozy a fait un geste vers les jeunes et l’industrie musicale en annonçant jeudi la mise en oeuvre d’ici à l’été 2010 d’une « carte musique » subventionnée pour moitié par l’Etat afin de faire décoller le téléchargement légal sur internet.

 

Comme en 2009, le chef de l’Etat avait choisi de présenter des voeux au monde de la culture. Il les a axés largement sur la « révolution numérique » cette année, devant un auditoire réuni à la Cité de la musique à Paris.

 

Au lendemain de la remise du rapport de la mission Création et internet conduite par le producteur Patrick Zelnik, le président a précisé quelles propositions il souhaitait retenir, relevant que « la meilleure façon de dissuader le piratage, c’est l’offre légale ».

 

« Il faut réhabituer les jeunes à acheter leur musique et je souhaite la mise en place de la carte musique, fixée — je ne sais pas — à 200 euros de potentiel d’achat, et l’Etat en prendra la moitié », a-t-il avancé, sans préciser à quelle classe d’âge cette mesure s’adresserait.

 

Le président a souhaité que « cette carte musique jeune entre en vigueur d’ici à l’été 2010, pour toutes les musiques évidemment ».

 

Nicolas Sarkozy a aussi fait sienne la proposition formulée par la mission Zelnik de fixer un délai d’un an aux producteurs pour qu’ils « négocient les droits et libèrent leurs fichiers musicaux sur toutes les plateformes ».

 

« Je sais que cette mesure ne fera pas plaisir aux producteurs, je suis prêt à les recevoir pour en parler avec eux. Chacun doit faire un effort », a-t-il affirmé.

 

Le président de la République a aussi parlé d’une « fuite de matière fiscale » en évoquant le cas des grands portails internet, dont Google, taxés dans le pays de leur siège social alors qu’ils prélèvent une partie du marché publicitaire en France.

 

« C’est particulièrement dommageable et ça altère le jeu de la concurrence », a estimé M. Sarkozy, qui s’est dit favorable à un avis de l’Autorité de la concurrence sur ce possible « abus de position dominante ».

 

L’offre légale de produits culturels doit être « plus abondante et plus attrayante », a souligné le chef de l’Etat, jugeant qu’ »il manque encore des solutions efficaces pour aider les publics à accéder à l’oeuvre de leur choix sans se préoccuper de savoir qui édite et qui distribue ».

 

« La France a le record du monde de sites de vidéo à la demande (VoD), mais a-t-on un site ou un moteur de recherche unique pour naviguer dans la totalité des catalogues ? Non », a-t-il regretté en plaidant pour la mise en place d’un « portail unique qui référencerait l’ensemble de l’offre disponible ».

 

Brassant divers sujets, comme la création prochaine d’orchestres de jeunes dans les quartiers difficiles de 23 villes, Nicolas Sarkozy a été applaudi quand il a annoncé le « dégel total » du budget du ministère de la Culture, « un effort considérable » de l’Etat, selon lui, en cette période de crise.

 

Le chef de l’Etat a aussi annoncé que le lieu et l’équipe de la future Maison de l’Histoire de France, projet qui lui est cher, seraient désignés « d’ici au printemps ». Il a qualifié en outre de « très beau projet » la création au Louvre d’un département consacré aux arts des chrétientés d’orient et des empires byzantins et slaves.

 

Quant à la réforme du marché de l’art, il a souhaité son adoption définitive par le Parlement au premier semestre 2010. « C’est capital pour la France », a-t-il martelé.

 

 

 

Source : Mondial Infos, le 7 janvier 2009.

 

 

 

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