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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:20

C’est la saison des rapports. Tous ont au moins un point commun : ils collent de mauvaises notes au Maroc, même quand il s’agit de TIC.


Parmi 134 pays à travers le monde, le Maroc se positionne à la 86ème place. C’est ainsi qu’en a décidé le Forum économique mondial (FEM) dans son rapport relatif aux technologies de l'information et de la communication (TIC) au niveau mondial (The Global Information Technology Report 2008-2009). Publié pour la huitième année consécutive, ce document est très peu contestable. Les statistiques et constats qui y sont retenus sont recueillis de l’intérieur du pays, mais aussi de divers rapports établis par différents instituts et institutions internationales dont la Banque Mondiale, par exemple. Il ne sert donc à rien de s’attaquer aux fondements du rapport, mais il faudrait en tirer les leçons qui s’imposent, tant il est riche d’enseignements.

 

Il va falloir analyser, avec sérénité, pourquoi le Royaume a reculé, selon le FEM, de 12 rangs par rapport à l’année dernière. Cette année, le pays se trouve devancé par de nombreux pays de la région comme la Tunisie (38ème), l’Arabie Saoudite (40ème), la Jordanie (44ème), Oman (50ème) et l’Egypte (76ème).


Les bonnes réponses sont faciles à trouver quand on sait que le FEM établit son classement en évaluant le cadre institutionnel et réglementaire, les infrastructures, les ressources humaines (nombre d’ingénieurs notamment), le niveau de l’enseignement, la recherche et développement, le niveau d’abonnement à la téléphonie et à l’Internet, le e-administration, le e-commerce, la disponibilité de l’information par l’usage des TIC aussi bien de la part du gouvernement que du secteur privé… Le Maroc est-il irréprochable sur l’ensemble de ces plans ? A l’évidence, non. D’où sa rétrogradation en ce qui concerne «l’environnement des TIC» (-7 rangs), le «niveau de préparation » (-13 rangs) et « l’usage des TIC » (-10 rangs). Pire encore, le pays est aussi classé faiblement pour ce qui est du e-gouvernement (113ème), de la priorité allouée par les autorités publiques aux TIC (111ème), ainsi que pour l’importance accordée au secteur par ces autorités, dans le cadre de leur vision pour le futur (82ème)…


Pour améliorer le classement du Royaume en matière de TIC, les responsables marocains ont tout intérêt à prendre exemple sur un pays comme les Emirats Arabes Unis. Lequel a été confirmé à la 27ème position. Ou encore le Qatar qui est passé du 32ème au 29ème rang, le Bahreïn qui a grimpé du 45ème rang au 37ème, l’Arabie Saoudite qui est passée de la 48ème position à la 40ème), la Jordanie qui a réalisé un bond en avant de 3 places en passant du 47èmeème et enfin Oman qui est passé de la 53ème place à la 50ème. rang au 44


En tout cas, le Maroc doit tout faire pour ne pas sombrer comme l’a fait son voisin immédiat, l’Algérie, qui a reculé de 20 places en dégringolant au 108ème rang. Du reste, malgré son classement qui est relativement bon (38ème), la Tunisie a aussi reculé de 3 positions.


Par ailleurs, pour exceller, le Royaume n’a d’autres choix que de s’inspirer des expériences très réussies des majors du classement du FEM. Le Danemark offre le meilleur exemple à suivre puisque son économie a été reconnue la plus compétitive au niveau mondial dans le domaine des TIC par le FEM. Ce pays a surclassé (dans l’ordre) la Suède, les Etats-Unis et Singapour. Tout près du Maroc, ce sont les pays nordiques (la Finlande, l’Islande, la Norvège) qui s’illustrent, mais pas notre éternelle inspiratrice la France, 19ème au classement.

 

 

 

Source : Le Reporter, le 25 octobre 2009.

 



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