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  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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L'idée de départ, qui a abouti à la création de ce blog, était de constituer un Groupe de Recherche sur les TIC (GRETIC).

L'objectif premier du GRETIC serait de rendre visibles les travaux des étudiants qui mènent des recherches sur la problématique des TIC dans les pays en développement, et particulièrement dans les Etats africains. A long terme, il était envisagé la création d'une plate-forme d'expertise sur les questions relatives aux TIC, que ce soit du point de vue économique, social, politique, culturel. 


Le GRETIC se voulait aussi un cadre de rencontre destiné à l'échange d'idées, à la collaboration, mais surtout à l'identification et au recensement de thèmes de recherche émergents dans le domaine des TIC dans les PVD. Par conséquent, il allait être ouvert aux étudiants - quelle que soit leur appartenance disciplinaire - qui veulent mettre en ligne les résultats de leurs recherches et partager des réflexions, dans le but, à long terme, de construire collectivement un champ de recherche interdisciplinaire.


Des axes de recherche avaient été définis, conformément aux thématiques générales sur lesquelles ses membres travaillent. Il s'agissait de réfléchir sur les modes d'insertion des TIC dans les sociétés, les politiques publiques qui les accompagnent, les usages sociaux, les logiques d'acteurs, ainsi que les dynamiques territoriales qui en résultent. 
  • Axe 1 : Politiques publiques sur la société de l'information

La société de l'information est un évènement inéluctable. On pense que l'information, que l'on associe au potentiel des TIC dans toutes les cultures technologiques contemporaines, remplacera l'énergie et qu'il sied alors de s'attendre à de grands bouleversements dans nos modes de vie. Ce qui définit ce modèle sociétal, ce n'est pas tant l'apparition d'une nouvelle technologie comme Internet, car différents modèles de technologies se sont fusionnés dans le temps avec différentes formes de civilisation. Les civilisations de chasse-cueillette, de l'agriculture et de l'industrie ont, chacune à son époque, créé leurs propres technologies. Ce qui caractérise  la société de l'information, ce sont plutôt les changements qu'entraîne la diffusion de la technologie Internet dans la façon de produire et de consommer, dans les relations de travail, dans l'aménagement de l'espace et le développement des territoires.


Que l'on définisse la société de l'information comme une perspective, un terme renfermant une vertu prescriptive (Annie Chéneau-Loquay) ou qu'on la considère comme un ensemble de politiques publiques qui répondent à un certain nombre d'enjeux liés à des contextes précis (Emmanuel Eveno), on aboutit toujours à la conclusion que ce projet de société interpelle les acteurs publics dans leurs logiques d'action. Le GRETIC ambitionne alors d'analyser les politiques publiques sur la société de l'information en Afrique à travers l'examen du rôle des Etats pour la mise en place des infrastructures et le développement des accès et des usages, le rôle des collectivités locales et l'apport de la société civile et du secteur privé à la définition des politiques visant l'émergence d'une société de l'information inclusive. 

  • Axe 2 : TIC et collectivités locales

La démarche du GRETIC concernant cet axe consiste à l'identification des problématiques relevant de l'introduction des TIC dans la gestion des collectivités décentralisées, à la définition des rôles des acteurs publics locaux et, enfin, à des études de cas.


Les éléments de la problématique renvoient à ce que Christian Paul appelle le « défi numérique des territoires », en d'autres termes, la capacité des acteurs publics à cultiver les techniques qui permettent à l'organisme administratif de maintenir et, si possible, d'accroître son efficacité sociale dans un monde en mutation perpétuelle. Il s'agit donc d'analyser les stratégies de territoire numérique mises en œuvre au sein des collectivités locales. L'hypothèse est que la réussite d'une stratégie TIC dans un territoire tient au degré de sensibilité des instances dirigeantes, à la fois centrales et locales, aux enjeux de la société de l'information émergente, et à leur prédisposition à définir, sinon à redéfinir opportunément, les missions publiques en prenant en ligne de compte les technologies. Une autre condition est le changement de perspectives nécessaire pour substituer une logique de gestion fondée sur l'attention à la demande des citoyens à la logique de l'offre ou de la production par l'Etat, progressivement contestée. 

  • Axe 3 : Les usages des TIC

La question des usages implique avant tout celle de l'accès et de l'appropriation des TIC. Elle demeure d'autant plus intéressante à étudier que l'Afrique est le continent le moins bien équipé en réseaux d'infrastructures de télécommunication et qu'à peine 2,6% de sa population dispose d'une possibilité de connexion au réseau mondial. La persistance de quelques problèmes liés à la pauvreté, à la morbidité, à l'insécurité alimentaire et à l'analphabétisme, conséquences directes du retard économique de ces pays, amène même certains observateurs à penser que les 300 millions d'Africains qui vivent avec moins d'un dollar par jour ont d'autres préoccupations que les technologies.


L'intérêt des membres du GRETIC pour cette question reste pourtant intense. D'abord, parce que si l'Afrique correspond toujours aux espaces blancs sur les cartes de distribution des réseaux mondiaux de télécommunication, il n'en demeure pas moins que les questions liées à l'émergence de la société de l'information ont acquis une importance cruciale. Ensuite, en raison du fait que la situation de l'Afrique, et des pays en développement de manière générale, légitime les interventions de beaucoup d'organismes de coopération, d'ONG et d'organisations internationales qui, assez souvent, mobilisent des ressources financières et humaines considérables pour lutter contre la « fracture numérique ». Enfin, parce que les TIC se diffusent progressivement à l'intérieur des territoires selon des modalités et à des rythmes variés, ce qui ne manque pas de susciter de multiples enjeux ainsi que d'importantes questions de recherche.


L'analyse de la question des usages porte sur plusieurs catégories d'acteurs : les utilisateurs individuels, les organisations, les collectivités locales... tant en zone urbaine qu'en milieu rural. Elle s'inspire de ce que les uns et les autres appellent les « spécificités du modèle africain de société de l'information » dont les principes de base sont le caractère collectif voire communautaire de l'accès aux TIC, la « mondialisation paradoxale » (Annie Chéneau-Loquay), la prégnance de l'économie informelle, le recul de l'interventionnisme étatique, le volontarisme populaire adoubé d'une forte présence des organismes d'appui au développement.


Contraintes à la mise en oeuvre du GRETIC


La principale difficulté rencontrée a été de réunir toutes les personnes concernées. Alors que certains sont au Sénégal, d'autres se trouvent en France, dans des endroits bien éloignés. La même contrainte se pose toujours avec acuité, mais l'occasion a été saisie lors du séjour en France de l'un des membres du groupe au Sénégal pour se réunir afin de réfléchir ensemble sur les modalités de mise en œuvre du GRETIC. Ainsi, le GRETIC a été créé à l'issue de la réunion tenue le 13 février 2008 à Toulouse.


Depuis sa mise oeuvre, le Groupe rencontre beaucoup de problème de fonctionnement. Pour cause, ceux qui devaient se charger de l'animer sont pratiquement tous occupés à terminer leurs travaux de thèse.


Il a alors été jugé plus opportun de s'en limiter à ce blog  (Collectik) pas lourd à administrer et tout aussi convivial comme espace pour s'informer et partager des connaissances et expériences dans des centres d'intérêt communs.


Membres du GRETIC


Les membres fondateurs du GRETIC sont dans des Universités du Nord (en France, notamment à l'Université de Toulouse le Mirail, à l'Université de Bordeaux 3 et à Rouen) et des Universités du Sud (au Sénégal en particulier à l'Univsersité Cheikh Anta Diop de Dakar).

 

Ils participent tous à d'importants groupes de recherche et à des programmes scientifiques d'envergure internationale. Comme Africanti, comme le GDRI ou encore eAtlas.



Annie Chéneau-Loquay, Directrice de recherche au CNRS,  a animé un séminaire doctoral le vendredi 18 avril 2008 de 9h à 12h à l'IPDSR de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cela a été une occasion pour les étudiants du GRETIC de rencontrer cette spécialiste des TIC en Afrique et de discuter avec elle à propos de leurs projets et perspectives de collaboration.


De gauche à droite, au premier rang : Abdou Ndao, Olivier Birame Sarr, Mamadou Moustapha Fall, Annie Chéneau-Loquay, Lydie Agnès Diédhiou, Bacary Badiane, Ibrahima Sylla, Aminata Niang. Au second rang : Papis Diédhiou, Ndèye Bineta Diagne et Idrissa Ndiaye.


Du GRETIC au Collectik


L'objectif initial du GRETIC n'ayant pas été réalisé en raison des contraintes sus évoquées, il paraît plus intéressant de se concentrer sur un axe particulier du programme initialement envisagé. Cet axe est celui des TIC dans les collectivités locales, d'où le concept de Collectik. Ce qui n'empêche pas, bien entendu, de documenter les autres axes thématiques toujours dans ce même site. Justement parce que toutes les questions soulevées sont liées.
















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