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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 10:10

Face aux avancées dans les technologies de l’information et des réseaux sur Internet, il apparaît intéressant d’envisager les applications possibles dans le champ du développement humain. Les technologies de l’information et de la communication pour le développement (TICD) désignent cet espace de recherche et de travail, actif et dynamique, bien qu’encore insuffisamment développé.

 

Cette fiche présente le cas du Portail de l’Eau en Inde (India Water Portal), une initiative ambitieuse qui vise à utiliser les TIC en tant qu’outil d’émancipation, d’« empowerment », capable d’aider concrètement les communautés les plus faibles dans leur vie quotidienne.

 

Le Portail de l’Eau en Inde (India Water Portal) est conçu comme un centre d’information et de connaissances sur l’eau en Inde, au service du public. Il est le fruit des réflexions de la Commission nationale sur la connaissance du Gouvernement indien, qui a envisagé la création de « portails de connaissance » de service public afin de « préparer l’Inde à l’économie du savoir ». La Commission a demandé à la fondation Arghyam, spécialisée dans le secteur de l’eau, de créer le Portail de l’Eau qui a été lancé en janvier 2007.

 

Qu’est-ce qu’un contenu à l’âge des réseaux sociaux ?


Un portail est fondamentalement un lieu de contenu. Mais la définition du contenu, notamment du contenu utile, évolue rapidement de nos jours. Le Portail a commencé avec principalement de la documentation écrite (études de cas, cours, films, documents de recherche et de politique). L’essentiel de ce contenu provient de différentes organisations actives dans le domaine de l’eau. Des documents d’excellente qualité, qui autrement ne seraient pas sortis de la confidentialité, ont ainsi pu être portés à la connaissance du grand public et bénéficier d’une large diffusion. Chacune de ces sources de contenu révèle quelque chose sur le domaine de l’eau en Inde et propose des orientations pour poursuivre le travail.

 

Exemples de documents en ligne


Parmi les contenus remarquables collectés on peut citer la version électronique de deux classiques sur la récolte des eaux de pluie en Inde : “Aaj Bhi Khare Hai Talaab” (« Les mares sont toujours importantes ») et “Rajasthan Ka Rajat Boonde” (« Les gouttes de pluie rayonnantes du Rajasthan »).

 

Le Manuel de travail sur les bassins versants pour la NREGA (Programme National d’Emploi Rural) du Samaj Pragati Sayog est une tentative, par une Organisation Non Gouvernementale de premier plan, de permettre à la population d’entreprendre elle-même des travaux de ce type à grande échelle tout en appliquant des méthodes de construction scientifiques.

 

L’Atlas des nappes phréatiques du Rajasthan qui contient des données détaillées sur l’état et la qualité des nappes phréatiques de cet Etat et les résultats de recherche de l’Institut National d’Hydrologie sont des produits gouvernementaux. Ce type de documents n’est généralement ni facilement ni gratuitement disponible en Inde. Toutes les recherches et données des diverses institutions gouvernementales, comme le flux des rivières, la pollution de l’eau, l’état des étendues d’eau, devraient être en accès libre. Le Portail sur l’Eau souhaiterait acquérir et numériser un maximum de contenu de ce type.

 

La plupart des ONG n’ont pas les moyens de diffuser efficacement leur documentation. Le Portail de l’eau convient donc parfaitement pour présenter de tels contenus. De la même manière les exposés faits lors des conférences ou ateliers sont rarement diffusés par la suite, d’où une section consacrée aux productions des conférences afin de conserver et faire connaître ce contenu, par exemple les présentations de cas lors de la Conférence sur la gestion de l’eau dans l’industrie organisée par la Confédération pour l’Industrie Indienne.

 

Ouverture à d’autres approches


Une autre approche est également envisageable à travers la législation indienne sur le droit à l’information (Right to Information, RTI), qui permet à tout citoyen de demander tout type d’information détenue par le Gouvernement. Récemment, une organisation a déposé une requête RTI arguant de ce que les données pluviométriques étaient une information cruciale pour tous les citoyens et que les données des cinq dernières années au moins devraient être disponibles gratuitement. La requête a été acceptée et les données ont été publiées, ce qui constitue un grand avantage pour les personnes sur le terrain. Le Portail a contribué au succès de cette requête en recueillant auprès des citoyens et des organisations les raisons pour lesquelles ils avaient besoin de telles données.

 

Nous avons déterminé d’autres domaines où nous pensions qu’il fallait créer un contenu spécial au sein du Portail, dont les cours électroniques dans les domaines du développement des bassins versants, des nappes phréatiques, de la lutte contre la fluorose et des systèmes traditionnels de récolte des eaux de pluie. Ils visent à offrir un matériel de haute valeur pédagogique qui puisse être aussi utilisé par des personnes en situation d’autodidaxie.

 

Depuis son lancement nous avons ouvert des sites sur YouTube, avec une centaine de vidéos, sur Flickr, pour le partage de photos et sur SlideShare, pour partager des présentations diapo. Nous avons ainsi élargi la portée de ce que nous considérons comme un contenu utile et pris conscience que ce contenu ne devait pas résider uniquement à l’adresse du Portail lui-même.

 

Nous avons également compris que la communauté qui visite le site est la dépositaire la plus importante des connaissances et qu’il fallait promouvoir l’expression et la diffusion de ce savoir. L’expérience du service « Demandez aux Experts », consistant à répondre gratuitement aux questions posées par des utilisateurs sur le Portail a rencontré beaucoup de succès. La gamme des questions est limitée à celles qui sont directes et spécifiques, comme « Comment récolter l’eau de pluie pour mon exploitation ? », « Que faire pour régler le problème de la qualité de mon eau potable ? », « Mon puits est à sec, que faire ? ». Les acteurs de terrain, à qui sont transmises les questions, y répondent. Cela leur donne de la visibilité et une occasion de rendre un service public. Cette initiative est un bon exemple de création de savoir sur le Web 2.0 et de service public par la communauté. Plus de 600 questions ont ainsi été posées, avec plus de 2.400 réponses.

 

Le Web 2.0 offre aussi la possibilité de trouver des bénévoles. L’Inde se situe à un moment où de nombreux jeunes s’intéressent à l’environnement, au service public, au développement et sont prêts à participer à des activités bénévoles mais ne trouvent pas de projets concrets. Le Portail devrait pouvoir tirer parti de ces bénévoles en gérant de façon nouvelle ces ressources via les TIC.

 

Au cours des dernières années, le Portail de l’Eau est donc passé d’un site statique à un site dynamique et participatif dont l’énergie provient des interactions avec les utilisateurs. Par exemple, lorsqu’une personne envoie une note sur une étendue d’eau qui est occupée illégalement et demande de l’aide pour s’y opposer, l’équipe du Portail voit comment aider cette personne. De même, quand des inondations catastrophiques ont eu lieu au Bihar en 2008, l’équipe a participé aux efforts en diffusant de l’information sur la situation sur le terrain et en facilitant les dons pour le travail d’urgence.

 

Les données météorologiques : une réussite


L’une des clefs du succès du Portail de l’Eau en Inde est l’outil de données météorologiques. Ces données sont absolument nécessaires pour les acteurs de l’eau à diverses fins : construction de structures pour la récolte des eaux de pluie sur les toits ou le développement des bassins versants ; compréhension des mécanismes de recharge des nappes phréatiques ; analyse de l’adaptabilité des cultures ; recherches universitaires.

 

En Inde, le Département de Météorologie fournit des données météorologiques brutes à partir de ses stations d’observation. L’accès est payant et compliqué alors que la plupart des personnes n’ont besoin que d’une donnée locale. C’est pourquoi le Portail de l’eau a rendu accessible sur Internet les données climatiques sur 100 ans (1901-2002) au niveau des districts. La source provient du Centre Tyndall pour la Recherche sur le Changement Climatique de l’Université d’Anglia East (Grande-Bretagne). Cela s’est révélé être un vrai atout pour les acteurs de terrain. D’autres applications de ce type serait un grand avantage pour rendre le travail dans le secteur de l’eau plus scientifique et plus solide.

 

Portails dans les langues de l’Inde : surmonter la division des langues


Deux portails en langue indienne ont été créés : l’un en hindi et l’autre en kannada, afin d’offrir un centre d’information et de discussion dans des langues locales. La création du Portail en hindi est essentielle car cette langue est la plus parlée en Inde et la seule comprise dans certaines des régions les plus défavorisées du pays. Il est crucial de disposer d’informations en langues indiennes afin de permettre à la vaste majorité de la population, qui ne connaît pas l’anglais, d’y accéder et d’améliorer ses conditions de vie.

 

Enseignements


L’un des enseignements de cette expérience concerne l’extrême fragmentation du secteur de l’eau et le partage insuffisant des connaissances et des ressources. La barrière de la langue empêche l’information de franchir les frontières. Les différents sous-secteurs (industrie, approvisionnement en eau domestique, milieu rural et milieu urbain) interagissent peu.

 

De nombreux débats agitent la société civile car l’eau est un problème grave et les prises de position peuvent être passionnées et fortes par exemple sur la privatisation de l’eau qui paralyse généralement tout progrès. Le Portail de l’Eau est dans une certaine mesure un lieu de rencontre perçu comme neutre et désireux de diffuser tous les points de vue. Le blog du Portail et la lettre d’information sont devenus de facto des lieux on l’on est informé de tout ce qui se passe dans le domaine de l’eau, quelque soient les thèmes et aires géographiques.

 

Nous rencontrons aussi des difficultés dans la collecte des données. De nombreuses recherches et données antérieures, en particulier celles du Gouvernement, ne sont disponibles que sous format papier. Il est aussi difficile de savoir qui dispose de quelles données et comment les obtenir. Comment résoudre ce problème de forte fragmentation et de décentralisation, comment aller dans tous les bureaux du Gouvernement pour trouver ces informations, comment se les procurer ? Nous y travaillons actuellement.

 

Perspectives pour les TIC dans le domaine de l’eau


De fortes sommes sont dépensées dans le secteur de l’eau en Inde. Si une petite partie était réorientée vers les TIC, pour, par exemple le matériel d’apprentissage électronique, le savoir communautaire, la compilation de savoirs fragmentés, un service de veille sur les projets gouvernementaux, elle aurait un excellent retour sur investissement.

 

De plus, la nature très locale d’une grande partie de la gestion de l’eau rend l’intégration des systèmes d’information géographique (SIG) et d’information locale indispensables. Les gens veulent savoir ce qu’il se passe dans leur région concernant l’eau, ils veulent entrer en relation avec des personnes proches d’eux qui peuvent les aider à résoudre leurs problèmes. Deux applications du SIG viennent à l’esprit : les alertes aux événements climatiques extrêmes et les mises à jour sur le débit des rivières. Mais les SIG rencontrent des difficultés alors que le terrain n’a même pas encore été déblayé dans le domaine des téléphones mobiles. La pénétration des mobiles en Inde offrira la possibilité de réparer la fracture numérique et linguistique et d’apporter l’information au cœur des foyers, là où elle est le plus nécessaire.

 

Le Portail de l’Eau en Inde a été une expérience d’apprentissage intense pour une équipe qui provenait principalement du secteur des TIC. Le potentiel pour davantage de projets est immense, et de nombreuses autres initiatives doivent être développées pour répondre au défi d’une eau saine et durable pour tous.

 

(Traduction française : Valérie Fernando)

 

 

 

Source : Partage des eaux, le 23 décembre 2009.

 

 

 

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:54
C'est une mini-révolution cartographique! MGM Média, société spécialisée dans les domaines de la communication, de la presse et de l’édition vient de lancer une offre cartographique répertoriant plusieurs villes. Baptisé emap, le projet ambitionne ainsi combler un vide, dans une société traditionnellement peu préoccupée par les considérations toponymiques. «Ce projet était absolument nécessaire pour un pays comme le Maroc. Nous n’avons pas eu besoin de faire une étude de marché, nous savions qu’il y avait de gros besoins aussi bien pour la population locale que pour les étrangers et l’Administration», explique Mahassine Iraki, directeur du développement chez MGM Média et concepteur du projet.

Le projet emap se décline actuellement en deux types de produits. Le premier est un portail Internet (emap.ma) qui permet aux utilisateurs de télécharger gratuitement des plans de villes. Le second produit dérivé est une offre de carte en support papier, que MGM Media souhaite commercialiser dans différents sites touristiques. Pour accéder aux plans sur Internet, deux types de recherches sont proposés: soit par noms de villes ou de rues, soit par thématiques (monuments, hôtels, tourisme...).

Au total, 10 villes sont actuellement couvertes, mais la société ne compte pas en rester là: «Dans le but de proposer une offre exhaustive, nous concevons les plans au rythme d’au moins 4 villes par mois. Notre objectif est d’atteindre 35 à 40 villes d’ici juin 2010. De plus, nous avons récemment mis en place un troisième moteur de recherche destiné aux distances entre les différentes villes et localités du Maroc», poursuit Mahassine Iraki.

Le portail permet aux entreprises de trouver une vitrine online. Il est possible de s’y inscrire gratuitement pour faire apparaître, sur plan, les références de base. En revanche, les entreprises, qui souhaitent communiquer des informations complémentaires, devront s’abonner. L’abonnement annuel démarre à partir de 3.400 DH. Ce coût augmente en fonction de la taille de l’entreprise. D’après MGM Media, ce service rencontre déjà un «franc succès». Le management avance le chiffre de 50 à 80 entreprises qui s’inscrivent, quotidiennement, sur le site internet.



Source : L'Economiste, le 4 novembre 2009.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 11:18

Les salariés seraient plus efficaces chez eux, en faisant du télétravail qu'au bureau ! C'est en tout cas ce qu'affirme une récente étude. Pourtant cette pratique professionnelle est encore marginale en France, état des lieux...

Grippe A, réduction budgétaire et même un texte de loi prévu pour cet automne, le télétravail n'aura jamais autant fait parler de lui.

Le télétravail, une solution susceptible de séduire les administrations, collectivités locales et entreprises?

Il faut dire que les avantages sont certains, notamment pour le travailleur : confort, aménagement du temps de travail, suppression du temps de transport... Et pourtant, le télétravail n'est que peu répandu dans l'hexagone. L'opérateur de VoIP pour les PME Keyyo Business dévoile les résultats de son étude nationale, une étude réalisée par le cabinet Adwise.

Premier constat : le télétravail est un facteur de productivité pour les entreprises. En effet, pour bon nombre de sociétés, le télétravail signifie ‘bénéfices concrets'. L'impact est positif sur le temps, la productivité et la qualité du travail. En revanche, les relations et l'organisation des hommes est un obstacle majeur. « L'idéal est d'alterner deux jours par semaine sur le lieu de travail et le reste à domicile. Cela permet de conserver un lien avec les équipes et d'éviter la désocialisation professionnelle » explique Philippe Planterose, président de l'AFTT (Association française du télétravail et des téléactivités).

L'étude permet de constater que, le plus souvent, l'initiative de mettre en place du télétravail vient de l'entreprise, dans 68% des cas. Au niveau de l'adoption du télétravail par les petites structures, on constate que seulement 6% des TPE-PME s'y adonnent. Et 2% envisagent de le mettre en place. Mais beaucoup pensent que le télétravail ne peut s'appliquer à leur activité. La France est en retard par rapport aux européens. En 2007, la Dares constatait que la France comptait 7% de télétravailleurs contre 13% en Europe et 25% aux USA.

Qui dit télétravail dit équipements en conséquence

Le télétravail, une solution susceptible de séduire les administrations, collectivités locales et entreprises?


Avec la crise, les entreprises ont limité les frais liés aux déplacements et ont favorisé les réunions en visio conférence. Elles se sont donc équipées en solution informatique pour cela. De la même manière, les entreprises doivent s'équiper en conséquence dans le cadre du télétravail. Elles ont des exigences bien particulières pour le matériel à acquérir.

Premier critère de choix : la confidentialité. « 81% des dirigeants d'entreprises consultées ont jugé que la confidentialité des informations était le 1er aspect à prendre en considération dans le cadre de la mise en place d'un projet de télétravail », commente Keyyo Business. Logiquement, la fiabilité des services utilisés arrive juste derrière dans la liste des critères clés.

Enfin, Philippe Houdouin, PDG de Keyyo déclare : « Les TPE-PME ont beaucoup à gagner à mettre en place des solutions de télétravail en y incluant la téléphonie d'entreprise, pratique peu répandue à ce jour et pourtant facilitatrice d'un échange plus direct entre les collaborateurs »


Source: ITchannel.info, le
19 octobre 2009

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 12:21
Depuis le lundi 12 octobre 2009, les internautes trinquent. Du fait de sérieuses perturbations observées sur le réseau Internet. Ces perturbations sont la résultante d’un « problème survenu sur le tronçon de la fibre optique », pour reprendre les termes d’une note d’information commise par le fournisseur d’accès à la connexion Internet, Ringo.

Pour remédier à cette situation et satisfaire ses abonnés, et surtout en l’absence de visibilité sur la durée de cet incident, Ringo a mis en place ses services de Backup Satellite, ce qui permet à ses abonnés de toujours rester connectés. Si la situation a provisoirement été rétablie à Douala, reste que la ville de Yaoundé n’est pas encore tirée d’affaires. Ceci est, selon un responsable de Ringo joint au téléphone, dû au fait que « le satellite qui permet actuellement d’assurer le relais dans la fourniture de l’Internet a une capacité bien déterminée… ». Toutefois, des actions pour augmenter la capacité des services de Backup de Ringo ont été engagées afin d’améliorer la qualité de ses services à ses abonnés. En attendant que tout rentre dans l’ordre, les abonnés Ringo de Douala sont servis. Ils peuvent en effet surfer gratuitement depuis lundi dernier, et ce jusqu’au rétablissement normal de la connexion Internet, puisque le service de facturation a été désactivé du fait du désagrément survenu.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:38

Certains d’entre nous ici à Google passons notre temps à penser à une seule chose : Comment pourrions-nous construire un modèle tri-dimensionnel de chaque structure présente à la surface de la Terre ? Comment faire en sorte que ces modèles 3D soient corrects, qu’ils restent actualisés, et qu’ils soient utiles à tous ceux qui désirent les utiliser.


L’un des meilleurs moyens de mener un gros projet à bien est de l’ouvrir au monde. Nous annonçons  aujourd’hui le lancement du Modélisateur de bâtiments Google, un outil simple et amusant (et très addictif) pour créer des bâtiments pour Google Earth.


Nous aimons comparer le Modélisateur de bâtiments à un croisement entre Google Maps et un gigantesque coffre rempli de légos. Pour faire simple, vous choisissez un bâtiment et le reconstituez en un modèle basé sur des photos aériennes et des formes 3D basiques — que nous vous fournissons. Lorsque vous avez terminé, nous examinons votre modèle. S’il nous semble correct, et si un autre modèle mieux réalisé n’existe déjà, nous l’ajoutons au calque des bâtiments 3D de Google Earth. Vous pouvez créer un bâtiment entier en l’espace de quelques minutes.


Nos bêta-testeurs insistent sur le fait que le Modélisateur de bâtiments s’apparente plus à un jeu qu’à un outil. Jetez un oeil à cette video pour le voir en action :

 


Pour l’instant, vous pouvez choisir de recréer les bâtiments d’environ 50 villes. Nous continuerons à ajouter de nouvelles villes, et ne vous sentez pas exclu si vous ne voyez pas encore votre ville natale — modéliser un endroit que vous n’avez jamais vu de vos yeux est un moyen fantastique de le découvrir. Les enseignants pourraient ainsi trouver que le Modélisateur est un excellent outil pour intéresser les élèves à la géographie. Les touristes en fauteuil peuvent non seulement visiter une ville inconnue, mais aussi y contribuer. C’est impressionnant de voir tout ce que vous pouvez apprendre d’un lieu quand vous l’observez de très près.


Voici quelques points que vous devriez savoir à propos du Modélisateur de bâtiments :

  • Le Modélisateur est un outil en ligne, entièrement utilisable depuis votre navigateur (Google Chrome, Firefix, Safari, Internet Explorer, etc).
  • Avant de pouvoir enrichir Google Earth de nouveaux bâtiments, vous devez vous connectez à votre compte Google.
  • Les modèles que vous créez « vivent » dans le Google 3D Warehouse (un immense catalogue de modèles en 3D).
  • Vous pouvez utiliser Google SketchUp (notre outil de modélisation généraliste gratuit) pour éditer ce que vous faites avec le Modélisateur.
  • Vérifiez que vous avez la dernière version de Google Earth installée sur votre ordinateur.
  • Si vous êtes sur Mac, vous devez directement télécharger le plugin Google Earth.

Le Modélisateur de bâtiments est disponibles en 14 langues. Rendez-vous sur www.google.com/buildingmaker pour rejoindre la communauté mondiale des modélisateurs. Amusez-vous bien !


Par Mark Limber, Chef de projet et Matt Simpson, Expérience utilisateur.

 


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:33

Cela peut paraître une idée farfelue, mais une toute nouvelle application iPhone permet de venir en aide à des réfugiés africains, en leur fournissant du travail.

 

Ils se trouvent dans le plus grand camp de réfugiés du monde, situé dans la ville de Dadaab, à la frontière entre le Kenya et la Somalie. Ils sont plus de 300,000, principalement des Somaliens, des Soudanais et des Ethiopiens.

 

Le projet en question, GiveWork, est une idée de Samasource, une société à but non lucratif qui joue le rôle d'intermédiaire entre des entreprises et des personnes démunies du tiers-monde. En installant des ordinateurs dans leurs villages ou dans des camps, ils permettent à certains d'entre eux de recevoir une formation Internet et d'accomplir des tâches spécifiques qui sont rémunérées.

 

Les clients de Samasource leur donnent des mandats qu'il sous-traite en Afrique, ce qui revient moins cher à l'entreprise que de les faire exécuter en Amérique par exemple. Et pour les réfugiés, au lieu de gagner 50 cents par jour pour casser des cailloux, ils touchent entre $1 et $2 par heure en travaillant dans de meilleures conditions.  Leurs tâches sont variées; rentrer des informations dans des bases de données, rédiger, effectuer des réservations, envoyer des rappels...

 

Samasource s'est maintenant associé à CrowdFlower pour réaliser une application GiveWork sur iPhone. Une fois l'application téléchargée, une liste de tâches à exécuter apparaissent sur l'écran de son iPhone, il suffit de choisir une catégorie, répondre aux questions (à choix multiples) puis de cliquer sur Give Work. Les résultats seront alors comparés à d'autres dans une base de donnée afin d'assurer un contrôle sur la qualité du travail. A chaque question est attribué un certain nombre de points (selon la difficulté) dont bénéficiera un réfugié.

 

Extraordinaries est une autre application qui m'avait déjà interpellée, lancée fin septembre. Elle est moins ambitieuse mais elle va dans le même sens de faire du bien par le biais de son iPhone. Elle permet d'accomplir certaines mini-tâches à titre bénévole lors de moments perdus (en attendant le bus, faisant la queue au cinéma.. ), comme traduire un bout de texte, ou noter le lieu d'un nid-de-poule sur la route pour l'indiquer à une municipalité.

 


Sources : Causecast, Mashable, C/Net


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:59

Les sociétés africaines adoptent les nouvelles technologies dès qu’elles leur sont accessibles. Grâce au numérique, le continent est en train de se transformer à une vitesse tout à fait exceptionnelle.


L’Afrique a rapidement adopté le mobile-banking.


Le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication est de ceux qui traduisent, mieux que d’autres, la participation de l’Afrique à la mondialisation. Le nombre des pays offrant l’Internet haut débit (ADSL) est en forte croissance et le taux de pénétration dépasse toutes les prévisions des spécialistes. Notamment dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Sénégal, le Soudan et la Tanzanie où, par exemple, les taux de croissance ont franchi, dès 2005, la barre symbolique des trois chiffres. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la fracture numérique entre l’Afrique et le monde développé est de plus en plus ténue. Pascal Renaud, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), en veut pour preuve les résultats d’une enquête menée il y a deux ans au Burkina Faso. Dans ce pays, « un des pays parmi les plus pauvres du Monde, 70% des lycéens de terminale et plus de 90% des étudiants ont une adresse email et un téléphone portable, chiffres équivalents à ceux de la France. Ces mêmes étudiants consultent de plus en plus systématiquement des sites internet pour compléter leurs cours. Mieux encore, ils misent sur l’internet pour faire jeu égal avec le Nord et encourageant leurs universités à s’intégrer au plus vite dans le processus de Bologne (LMD) » fait-il noter.


Plus que les USA et le Canada


« Au premier trimestre 2008, le continent africain, avec plus de 280 millions de lignes de téléphonie mobile, est passé devant les Etats-Unis et le Canada, qui en comptent 277 millions. Aujourd’hui, ce sont donc plus de 380 millions d’Africains qui utilisent le téléphone mobile régulièrement », selon le World Cellular Information Service. Ainsi, depuis l’année 2002, le marché africain enregistre une croissance de 49%, qui en fait la région connaissant la plus forte expansion au monde, devant le Moyen-Orient (33%) et la région Asie – Pacifique (29%). La plupart des marchés en très forte expansion étant situés dans les parties nord et ouest du continent africain, qui pèsent 63% du nombre total de connexions dans l’ensemble de la région.


En Afrique, si longtemps dépeinte comme réfractaire aux innovations, l’adoubement généralisé du téléphone portable, jusque dans les coins les plus reculés, et l’engouement à l’égard de l’Internet ont favorisé l’implémentation, plus tôt qu’envisagée, de nouveaux services.


Dans cette partie du monde, longtemps dépeinte comme réfractaire aux innovations, l’adoubement généralisé du téléphone portable, jusque dans les coins les plus reculés, et l’engouement à l’égard de l’internet ont fini par favoriser l’implémentation, plus tôt qu’envisagée, de nouveaux services. Surfant sur la vague de la faible bancarisation du continent, nombreux sont les opérateurs de téléphonie qui proposent un service de mobile banking. Un système qui consiste à utiliser le portable comme une carte de paiement et dont le franc succès des phases pilotes en Côte d’Ivoire ouvre la voie à une généralisation continentale. Jouant des facilités diverses qu’offrent les NITC, le continent travaille à combler ses insuffisances dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’information : université virtuelle procurant une formation universitaire par voie de vidéo-conférence, fourniture d’informations spécialisées par l’Internet, combinaison de l’internet et de la radio, combinaison de l’Internet et du téléphone portable, télé-médecine sont quelques-unes des solutions qui ont émergé sur le continent, permettant aux populations de s’émanciper des obstacles géographiques.


Une logique d’appropriation


Ces nouveaux outils contribuent à redéfinir les enjeux sociaux en offrant de nouvelles ressources. Le caractère inventif des usages dont ces technologies font l’objet sur ce continent en témoigne. La logique d’appropriation qui permet ces usages multiples élargit considérablement la marge de manœuvre des Africains face à un environnement sociopolitique et économique marqué par la pénurie. « Cette motivation, comme le relève Jeannot Ehouman, spécialiste ivoirien des NITC, est quelque peu éloignée des inflexions d’une société de consommation, plus de gains de productivité pour les entreprises et plus de simplicité pour les consommateurs, qui sous-tendent le développement du tissu numérique en Occident ». Mais ici, comme là-bas, la finalité est la même : les dividendes de la mondialisation. Et sur ce terrain, l’Afrique y parvient fort bien malgré son handicap infrastructurel.

 

 

 

Source : Seneweb, le 12 octobre 2009.

 

 

 

 


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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 15:51
En règle générale, l'e-commerce désigne tout ce qui est commerce électronique. Dans cette optique, pourront être inclus dans ce domaine de la transaction virtuelle les échanges commerciaux effectués sur le réseau téléphonique ou sur les réseaux informatiques singuliers tels que le Minitel, un équipement informatique utilisant les moyens techniques de la communication téléphonique des années 1980. Mais la véritable origine de l'e-commerce est, sans nul doute, attribuée au réseau informatique planétaire Internet.

Le secteur de la transaction en ligne est actuellement très développé et cette dernière fait partie intégrante des habitudes de consommation. Par définition, le commerce électronique est un échange de biens, mais également de services, par l'intermédiaire d'un réseau informatique. En effet, le préfixe « e- » fait exclusivement référence à « électronique » mais dans le contexte d'Internet. Dans des termes plus courants, l'e-commerce est une transaction à distance, virtuelle et électronique, effectuée sur un réseau informatique. Il est à noter que la transaction commerciale par le moyen du téléphone mobile possède également sa propre qualification qui est le m-commerce ou mobile-commerce. Concernant la typologie de e-commerces, il faut savoir que cette dernière se subdivise en 5 catégories, toutes désignées par des acronymes de termes anglicistes. Premièrement, nous avons la transaction usuelle, c'est-à-dire un échange commercial effectué entre une société et des consommateurs particuliers, dénommée B2C pour Business to Consumer. Ce premier type d'e-commerce concerne pratiquement tous les sites Web e-marchands et l'action est qualifiée de télé-achat.
Ensuite, nous avons le B2B ou Business to Business, qui fait référence à une transaction commerciale inter-entreprise. Puis, le C2C développé en Consumer to Consumer qui concerne les échanges commerciaux effectués entre particuliers. Nous avons également le B2G, pour Business to Government, qui est une transaction électronique entre une entreprise, bien évidemment privée et le gouvernement ou l'État. Le dernier type d'e-commerce est le B2E ou Business-to-Employee, qui est un échange commercial électronique entre une société et ses employés, sur un réseau interne communément dénommé Intranet.
Le rapport entre les pratiques commerciales traditionnelles et celles engendrées par Internet est loin d'être concurrentiel mais semblerait plutôt complémentaire. En effet, l'e-commerce offre plusieurs avantages et opportunités pour toutes les sociétés. Sur le plan logistique, les sites Web sont devenus des interfaces commerciales et viennent remplacer les boutiques traditionnelles. Par conséquent, les emplacements physiques intégrant le réseau de la société peuvent être transformés en stock ou en points de retraits. Ce changement logistique amené par le commerce électronique n'est pas obligatoire puisque plusieurs entreprises trouvent plus d'avantages dans la conjugaison de la vente électronique et de la vente physique en magasin. Cette combinaison des modes de vente, d'achat et de distribution possède sa propre qualification dans le milieu de l'e-commerce : c'est le click and mortar, traduire « clic et magasin ». Toujours à propos de logistique, le commerce électronique a permis la création de sociétés entièrement virtuelles qui ne possèdent pas de matérialités physiques.

Ces dernières sont pour la plupart des sites de comparateurs de prix ou des fournisseurs de services liés à Internet, si nous ne citons que les référenceurs, les annuaires, les hébergeurs ou les consultants en marketing viral. Sur le plan commercial, le commerce électronique a permis le développement de la stratégie « multicanal ». En effet le réseau Internet et la transaction électronique apportent plusieurs changements sur tous les niveaux, à savoir une autre plate forme de promotion, un système d'information efficace, un mode d'achat et de paiement simplifié ainsi qu'une relation clientèle personnalisée. Du fait du développement considérable du commerce électronique et de l'économie numérique, plusieurs communautés de pays développés ont déjà mis en place une législation commune les régissant. Pour le cas de l'Union Européenne, la base de la réglementation destinée à régir l'e-commerce est la directive 200031CE. Au niveau international, la transaction électronique ne dispose pas encore de législation commune et est encore soumise au droit du commerce international à condition, bien évidemment, que les litiges soient du ressort de ce dernier. Mis à part le commerce à distance de biens courants tels que livres, matériels informatiques, meubles et beaucoup d'autres, de nouveaux types de commerce sont actuellement très vulgarisés sur Internet, si nous ne citons que la vente de fichiers multimédias à l'unité ou la vente aux enchères entre particuliers. Plusieurs sociétés ont également « adapté » leurs activités et services à l'e-commerce telles que les entreprises de presse ou les banques.


Source : Web-Libre, le 6 octobre 2009.


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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 12:54

Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi l'accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques qui les ont livrés en pâture sur internet.


"Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de +phishing+ et ont été exposés sur un site internet", a indiqué Microsoft à l'AFP.


La technique de "phishing" est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs.


Parmi les tactiques utilisées figurent l'envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d'accès à des sites légaux.

"Nous avons pris des mesures pour bloquer l'accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes", a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de "plusieurs milliers" d'utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.


Cette opération de piratage "n'a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft", a indiqué la firme, qui rappelle que le "phishing" est "un problème à l'échelle du secteur" d'internet dans son ensemble.


Microsoft conseille aux internautes de "faire très attention avant d'ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d'installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement", ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.


 

 

Source : Express, le 6 octobre 2009.


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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 14:00
Google Street View vous permet d’observer les bâtiments sous tous leurs angles ou presque. Depuis le début de l’année, Google a lié la base de données de Panoramio, ce service d’hébergement de photos de lieux à Street View. Cette intégration permet d’obtenir des photos complémentaires de certains bâtiments. Aujourd’hui vous pouvez zoomer dans ces photos.

zoom1 <strong>Google</strong> Street View: observer les bâtiments sous tous leurs angles



Par exemple, lorsque vous naviguez sur Street View, parfois des photos miniatures des immeubles apparaissent dans la partie supérieure de la fenêtre. Ces photos qui proviennent de Panoramio ont été soumises par les utilisateurs de ce service.Elles sont maintenant «actives», en ce sens que vous pouvez cliquer à l’intérieur de ces photos lorsque vous apercevez un polygone. Cette action vous fera zoomer à l’intérieur de la photo.




Ce ne sont pas toutes les photos qui vous proposent cette fonction. Il doit y avoir un nombre important de photos sous différents angles et utilisant plusieurs focales pour que les polygones vous permettant de zoomer dans la photo apparaissent. Évidemment, vous aurez plus de chance avec les lieux qui sont très fréquentés par les touristes.


Source : Blogue de Google Maps, le 25 juillet 2009.










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