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  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 14:20

Faire des TIC un moyen de consolidation de la démocratie, telle est la volonté affichée des organisations de la société civile. Mais pour le moment, cela passe pour un vœu. Sauf si on considère que la zone rurale ne doit pas être considérée comme une partie du pays.

La publicité faite autour des
TIC est-elle démesurée ? On peut répondre par l'affirmative. Tant il est vrai que nombre de citoyens tapotent rarement un clavier d'ordinateur. Dans les villages de l'intérieur du pays, plusieurs instituteurs ou professeurs n'ont pas d'adresse mail. La fracture numérique est donc bien là, en dépit de l'exubérance des arguments développés autour des TIC. Le sujet devient plus poignant quand on cherche à consolider la démocratie par l'accès universel aux TIC. La question a fait l'objet d'un atelier. 'Accès universel des TIC et gouvernance démocratique', c'est le sujet de réflexion qui a réuni pendant trois jours, à Dakar, des spécialistes et une trentaine d'acteurs non étatiques (ANE), le week-end dernier. Un atelier de sensibilisation qui entre dans le cadre du projet 'Consolider et élargir la communication citoyenne pour une gouvernance démocratique au Sénégal'.


'L'objectif général de la formation est de sensibiliser les acteurs non-étatiques sur les enjeux actuels de l'accès universel aux technologies numériques de communication au Sénégal pour la bonne gouvernance et la communication citoyenne, et de renforcer le dialogue avec les décideurs publics et privés sur ces questions', explique le chargé du projet Bonne gouvernance à l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO). L'accès universel des TIC renvoie à la possibilité d'un accès abordable pour tous les citoyens. Voilà une volonté affichée aux allures de gageure. Parce que cela suppose l'accès à une ligne de téléphone fixe, à l'Internet, aux téléphones mobiles et à d'autres services à valeur ajoutée. Voilà qui a fait dire au représentant de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) qu''on a un opérateur qui a arrosé le pays d'infrastructures'. Selon lui, la balle est maintenant dans le camp des entrepreneurs qui doivent mettre en place des secteurs à valeur ajoutée.


Sur le plan politique, l'accès des TIC permet d'approfondir les valeurs démocratiques en créant une opinion publique locale. Une chose semble certaine : il consolide ainsi la participation de la société civile à la gouvernance démocratique. D'ailleurs, à l'issue de l'atelier, les organisations de la société civile ont, dans une déclaration, lancé un appel aux décideurs publics pour l'opérationnalité dans les meilleurs délais du Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut). Le secteur privé a été invité à investir davantage dans les infrastructures des télécommunications et des TIC dans la campagne. Aux universitaires, à la société civile et aux médias, il a été demandé de mieux s'organiser pour faire le suivi-évaluation et interpeller les décideurs publics et privés sur les engagements pris et les réalisations relatives aux TIC. Autant dire que la démocratie, c'est aussi quand on parle TIC au village.


Source : Wal Fadjri, le 5 janvier 2009.

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 01:03
Plus de 300 millions de SMS de "bonne année" devraient être envoyés en France le 1er janvier, après la forte hausse déjà enregistrée à Noël, des records favorisés par le développement des offres illimitées, a-t-on appris auprès des opérateurs.
Un téléphone portable

Le 1er janvier 2008, les Français avaient écrit 252 millions de messages électroniques pour souhaiter leurs voeux. 115 millions avaient été envoyés par des clients de l'opérateur Orange (France Télécom), 82 millions de SFR et 55 millions de Bouygues Telecom.


Le pic s'établit traditionnellement entre minuit et une heure du matin, avec l'an passé, près de 50 millions de SMS envoyés.


Si Orange se refuse à communiquer ses prévisions, Bouygues Télécom a indiqué qu'il s'attendait à "un doublement par rapport à 2007", avec 110 millions de textos transmis dans la journée du 1er janvier.


"La plupart de nos offres comprennent des SMS et MMS illimitées", ce qui favorise cet essor, a expliqué le troisième opérateur français.


SFR dit de son côté s'attendre à une "hausse de 20% du nombre de SMS envoyés entre minuit et une heure du matin", soit quelque 16 millions, et "une augmentation de 100% du nombre de MMS", ces messages accompagnés d'une photo ou d'une vidéo (environ 500.000).


A Noël, le nombre de SMS et MMS envoyés a également augmenté. Durant la journée du 24 décembre, les clients de Bouygues Télécom ont ainsi envoyé 46 millions de SMS, soit une hausse de 93% par rapport à l'an passé et de 20% par rapport à un jour normal de novembre et décembre.




Source : AFP, 30-12-2008.



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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:44

De plus en plus de Français n'ont plus de scrupules à revendre leurs cadeaux de Noël en double exemplaire, trop grand ou trop petit, voire de mauvais goût, une pratique favorisée par internet et un contexte économique difficile.


Le siège du site de vente par Internet eBay àParis.


"Il y a un tabou qui est tombé", estime Pierre Kosciusko-Morizet, président du site Price Minister. "Les gens osent plus revendre leurs cadeaux qu'avant", explique-t-il annonçant que le site avait eu le 25 décembre "deux fois plus de produits mis en vente que durant une journée normale (environ 200.00O)" et "50% de plus que le 25 décembre 2007".


"En plus, il y a la crise, les gens cherchent à améliorer leur quotidien et donc ils sont particulièrement intéressés à revendre leurs cadeaux", ajoute-t-il.


Les produits sont vendus 10 à 30% de moins que le prix du neuf.


Les cadeaux les plus revendus ? "Le textile, évidemment ! C'est là où il y a le plus +d'erreur+ de taille, de couleur ... de goût", sourit-il.


Il site également "les jouets d'enfant" mais aussi "les DVD, les jeux vidéo, les livres" surtout quand l'acheteur a voulu jouer la sécurité en offrant le "cadeau-phare de l'année, il y a alors plus souvent des doubles".


Selon Price Minister, qui a interrogé ses membres début décembre, 25% d'entre eux revendent parce que le cadeau ne leur a "pas plu", 22% parce qu'ils n'en ont "pas l'usage" et 14% qui expliquent revendre une fois que le cadeau (DVD, livre, BD) a été utilisé.


Pas encore de chiffres pour le site de ventes aux enchères eBay où l'on précise que "la revente des cadeaux est un phénomène qui s'étale sur plusieurs jours et même en janvier", le mois le plus fort.


Selon une étude TNS-Sofres pour eBay, publiée mi-décembre, "la revente de cadeaux de Noël s'impose comme un mode de consommation établi (...) qui touche toutes les tranches d'âge et catégories socioprofessionnelles, même les seniors s'y mettent".


71% des internautes interrogés sont "à l'aise avec l'idée de revendre un cadeau de Noël, contre 66% en 2007". Pour ceux qui n'excluaient pas de revendre, la part des seniors est en hausse de 5 points (22%) par rapport à 2007.


"47% des internautes prévoient d'utiliser l'argent de la revente pour financer des dépenses de la vie courante", selon le sondage.


Amazon, qui vend livres, CD et DVD neufs, propose également en ligne un rayon occasion.


"Le Père Noël vous a déçu ? Revendez vos cadeaux", suggère le site de La Redoute Occasion, associé à Price Minister.


Même proposition de la part de Windil.com, le site de l'hebdomadaire gratuit Paru-Vendu.


Même les sites de location par internet (machines à coudre, perceuses, appareils photo etc.) tentent de surfer sur la vague Noël soulignant le "risque de froisser un proche!" en cas de vente.


"40% des personnes trouvent choquante l'idée de revendre un cadeau", insiste sur le site Marion Carette, l'une des cofondatrices de Ziloc. La location constitue dès lors une nouvelle source de revenus, plus rentable que la vente sans se séparer des biens pour autant".

 


Source : AFP, le 26-12-2008.


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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 12:22

Les valeurs culturelles ne participent pas le plus souvent à une bonne utilisation des TIC. Elles sont quelquefois des facteurs de déstabilisation des rapports familiaux. C'est une étude menée par l'ONG Bokk Jang qui a révélé cette sorte d'incompatibilité entre la culture sénégalaise et africaine de manière générale et l'utilisation de l'Internet, de l'ordinateur et du téléphone portable.




Madame Fatimata Sèye Sylla, Présidente de l'ONG Bokk-Jang.



Les Technologies de l'information et de la Communication (TIC) sont des facteurs de déstabilisation des rapports familiaux. Elles sont parfois à l'origine de disputes entre les couples et peuvent aboutir à un divorce, des conflits entre les parents et les enfants surtout de sexe féminin. C'est la présidente de l'ONG Bokk-Jang, Fatimata Sèye Sylla qui a fait ces révélations lors d'un atelier sur l'accès universel aux TIC et gouvernance démocratique organisé les 16, 17 et 18 décembre par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO).

Les pesanteurs sociales et culturelles handicapent, ainsi selon l'experte en TIC, la gent féminine dans l'utilisation des technologies innovantes et surtout Internet. L'accès à l'Internet n'est pas très développé, il n'est pas non plus à portée de main pour toutes les bourses au point de s'inviter dans tous les foyers. Les cybers constituent les principaux points d'accès. C'est dans cette optique que Fatimata Sèye Sylla a, en effet, expliqué les contraintes qui empêchent les femmes mariées d'utiliser à leur souhait Internet. Elles n'ont, selon elle, la
possibilité de fréquenter les cybers que le soir. «Alors que ce moment coïncide avec l'heure où leur époux sont à la maison et elles doivent prendre soin d'eux, sinon ce sont des querelles de ménages ou le «vagabondage, sorties fréquentes du mari», a-t-elle souligné.

Et même si, a ajouté Fatimata Sèye Sylla, la femme mariée dispose d'un ordinateur et d'une connexion chez elle, elle ne peut pas tout le temps travailler comme elle le souhaite à cause de pesanteurs sociales. «Le fait qu'elle travaille assez souvent sur son ordinaire peut être source de tension parce que la femme n'aura pas tellement le temps de prendre soin de son mari, de s'occuper de lui comme le veulent nos traditions c'est à dire faire en sorte que son mari soit aux petits soins», a-t-elle précisé.

 
Le piège des sms


La présidente de l'ONG Bokk Jang a, en outre, évoqué une autre barrière culturelle qui entrave sérieusement le service universel au Sénég
al. Selon elle, «généralement, les femmes ou les filles ne peuvent pas fréquenter un cyber où il n'y a d'habitude que des hommes. Ce n'est pas bien perçu. Nos mœurs le réprouvent».


En plus de ces entraves, l'étude a relevé le «piège des sms». En effet, les sms ont, beaucoup été à l'origine de dissensions, de bisbilles et même de dislocation de ménages.


L'étude de l'ONG bokk-jang a porté sur l'accès aux quatre «C» (Connectivité, capacité, contrôle et contenu). Fatimata Sèye Sylla a souligné que son objet est de permettre que les femmes puissent utiliser l'ordinateur, savoir utiliser l'Inte
rnet et le téléphone portable. Mais aussi, a-t-il avancé, accéder à un contenu approprié et compréhensible. Autrement dit, cette étude vise à favoriser l'accès, l'usage et la maitrise des TIC.


Des disparités effarantes


Les résultats de cette étude ont été confirmés par un diagnostic du Groupe d'initiatives pour le progrès social (GIPS/WAR). Ce travail a été effectué, selon l'adjointe à la coordonnatrice, Caro Fall Diop, auprès de 100 associations et groupements de femmes, auprès de 20 leaders femmes.

Ce diagnostic a fait ressortir des chiffres alarmants : «vingt associations ont une adresse e-mail, deux disposent d'un compte ADSL et un seul a un blog et aucune d'entre elles ne dispose d'un Site Web».


Caro Fall Diop a, ensuite, fait savoir que «cinq leaders femmes disposent de leur propre boîte alors que peu d'entre elles savent utiliser
un moteur de recherche sans être assistées». Elle a, en outre noté que «sur les 100 associations seulement deux ont des sièges fonctionnels équipés d'outils informatiques avec un personnel pour l'usage de ces équipements».


Ces données ahurissantes, a-t-elle soutenu, reflètent la dure réalité du fossé numérique au niveau de la population féminine. « Tout ceci est la résultante d'une marginalisation de cette dernière dans un secteur nouveau et la non prise en compte dès le départ de l'égalité de genre dans l'utilisation des NTIC », a fait remarquer Caro Fall Diop. Et d'ajouter : « ce qui amène GIPS/WAR à parler de NTIC au lieu de TIC et à préconiser des solutions pour combler ce fossé et diminuer les disparités dans l'utilisation des TIC au Sénégal ».


Source : Pressafrik, le 19 décembre 2008.


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