Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
  • Contact

Rechercher

Archives

3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 16:25
Cet article est une contribution du Pr M. OUZARF du Département d'informatique, Faculté des Sciences et Techniques Fes Université Sidi Mohamed Benabdellah au Maroc. Nous le publions avec son accord tout en le remerciant pour l'intérêt qu'il a porté à ce blog sur le défi du numérique.


L’université à l’ère numérique face aux défis politiques : Les outils à développer

Par Pr Mohamed Ouzarf

USMBA FES

Mohamed-Ouzarf.jpg
Plusieurs études récentes reconnaissent que le numérique joue un rôle fondamental dans la réussite des économies des pays émergents sans parler des pays développés, l’université à l’ère du numérique permet en partenariat avec l’entreprise de revoir les processus de production par introduction de la notion de cluster en technologies de l’information et de la communication en vue  de gagner en productivité.

 

Un cluster est un regroupement d’entreprises, d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche partageant un même domaine de compétences et opérant dans la même région. Avec la décentralisation et la régionalisation élargie la notion de cluster trouve ces arguments et s’impose au niveau régional.  Les partenaires d’un cluster doivent être reliés entre eux par des relations de proximité de coopération et de compétition. Les clusters internationaux donnent une belle part belle à l’université. Or, contrairement à ce l’on peut constater au Maroc, ces universités sont multidisciplinaires et forment des opérateurs économiques, des commerciaux, des médecins, des juristes, par des professeurs qui  sont à la fois enseignants chercheurs, mais dans la majorité sans esprit d’entreprenariat. Le centre  de Think-Tank se place entre  les universités et les entreprises avec l’émergence d’idée de booster les pôles de compétences et des clusters qui créent du lien et de l’interaction. Le système éducatif Marocain  n’a pas vraiment évolué en 50 ans, ou plutôt l’évolution est trop lente, alors que le pays regorge de bonnes idées et de bonnes volontés. Par ailleurs, il faut également regretter que les technologies de l’information et de la communication ne soient pas encore ou peu considérées comme des domaines stratégiques nationaux.

 

Des progrès ne pourront être réalisés si le pays ne mène pas à son terme sa décentralisation. Aujourd’hui, le discours royal sur la régionalisation élargie constitue l’entrée en plain pied dans  une nouvelle ère de la bonne gouvernance, de la consolidation de la démocratie et de développement économique.

 

Le Maroc de demain se prépare aujourd’hui avec l’université qui évolue dans un environnement numérique répondant aux attentes des étudiants très accros à l’usage des technologies de l’information.

 

Après  5 années d’existence, il semblerait que l’expérience de l’université numérique marocaine ait rencontré un succès très limité. Il faut se demander si le Maroc est prêt pour l’université numérique, considérant que les freins sont aussi culturels. La suprématie de l’université classique se fait de plus en plus forte dans la représentation que se font les marocains de l’apprentissage, de l’enseignement et du diplôme. Le Maroc peut certes être frileux à l’innovation ou, à l’inverse, peut bien faire preuve de créativité de manière inattendue. Des exemples peuvent en être donnés en citant des leaders de l’innovation comme HPS dans le domaine de logiciel de monétique. Des potentiels d’innovation viennent certes mais, doivent être soutenus et encouragés. C’est ce que doivent faire les mécanismes incitatifs comme les think Tanks et les clusters. Il faut aussi pour cela renouveler la culture de management des entreprises et des universités marocaines.




Ecrire un mail à cet auteur

Consulter le site de cet auteur



Pour citer cet article

 

Mohamed Ouzarf, " L’université à l’ère numérique face aux défis politiques : Les outils à développer", Collectik.over-blog.com, 03.02.2010. [En Ligne] : http://collectik.over-blog.com/article-universitenumeriqueetdefispolitiques-44204319.html

 






Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 16:16
APA-​Da­kar (Sé­né­gal) Le dé­ve­lop­pe­ment des nou­velles tech­no­lo­gies (TIC) consti­tue une énorme op­por­tu­ni­té pour l’Afrique, a af­fir­mé Ro­bert Zoel­lick, le Pré­sident de la Banque Mon­diale, es­ti­mant qu’il est re­mar­quable qu’au cours des dix der­nières an­nées (1998-​2008) le sec­teur privé a conduit le pro­grès tech­no­lo­gique en Afrique en in­ves­tis­sant ap­proxi­ma­ti­ve­ment 60 mil­liards de dol­lars dans le do­maine des TIC.

 

 

S’ex­pri­mant au cours d’une vi­sio­con­fé­rence de­puis Addis Abeba où il était in­vi­té au som­met de l’Union afri­caine, M. Zoel­lick a in­di­qué que le rôle de son ins­ti­tu­tion est entre autres d’es­sayer de faire en sorte qu’il y ait une libre concur­rence dans le sec­teur des TIC et que les li­cences oc­troyées aux in­ves­tis­seurs soient ga­ran­ties.

 

 

Il a af­fir­mé avoir consta­té l’in­té­rêt des di­ri­geants afri­cains à dé­ve­lop­per les TIC dans leur pays en le­vant les bar­rières à l’in­ves­tis­se­ment.

 

Le Pré­sident de la Banque mon­diale a donné en exemple le Pré­sident Rwan­dais, Paul Ka­ga­mé, qui est très avan­cé dans l’uti­li­sa­tion des TIC dans son pays.

 

« On peut ap­prendre beau­coup du Rwan­da en ma­tière de TIC », selon M.​Zoellick.

 

Il en est de même du Kenya avec le té­lé­phone por­table qui est main­te­nant uti­li­sé pour faire des trans­ferts d’ar­gent.

 

Quelques 400 mil­lions de té­lé­phones mo­biles sont ac­tuel­le­ment en usage en Afrique. Selon le Pré­sident Zoel­lick, l’ap­port des TIC pour le dé­ve­lop­pe­ment du conti­nent afri­cain est énorme. On peut s’en ser­vir pour amé­lio­rer par exemple la gou­ver­nance ou les ser­vices as­su­rés aux po­pu­la­tions.

 

 

 

Source : Les Afriques, le 3 février 2010.

Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 15:17

Une nouvelle épidémie fiscale menace le secteur des télécommunications en Afrique : une augmentation de plus de 100% du prix des appels internationaux.

 

Par Isabelle Gross de www.balancingact-africa.com


Une nouvelle taxe sur les communications est entrain de se répandre comme une épidémie en Afrique. Elle s’ajoute au nombre élevé d’impôts qui frappent déjà le secteur des télécoms sur le continent. Il s’agit cette fois d’une taxe sur les appels entrants internationaux dont les coûts vont augmenter entre 20 et 100%. Dans cette période de récession économique mondiale, le coût de faire des affaires avec l’Afrique va augmenter de façon significative. Pis encore, cette nouvelle taxe est en contradiction avec la Convention de Melbourne qui a été signée par la majorité des pays africains. Isabelle Gross mène l’enquête sur cette nouvelle épidémie fiscale qui menace le secteur des télécoms en Afrique.

 

Menaces sur le prix des appels internationaux africains

 

L’exemple ivoirien

 

Au mois d’août dernier dans un article intitulé « Nouvelle taxe sur les communications internationales en Côte d’Ivoire: une marche à reculons ! », www.balancingact-africa.com relatait, pour la première fois, l’introduction d’une taxe sur le trafic téléphonique international entrant en Côte d’Ivoire. Pour mémoire, cette taxe s’appliquait à toutes les communications téléphoniques internationales en provenance de l’étranger : elle incluait les appels internationaux entrants directs et en transit ainsi que les appels émis en roaming international vers la Côte d’Ivoire. Son montant était de 20 francs (0,03 Euro) soit une augmentation des prix en gros de terminaison ou de transit du trafic vers la Côte d’Ivoire de l’ordre de 20%. 

 


Sur le plan économique, l’augmentation des prix de la terminaison se traduira par une baisse du volume des appels internationaux entrants et une baisse du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms, se traduisant à terme par une baisse des recettes fiscales générées par ce secteur. 


Suites aux actions de l’UNETEL, l’organisation patronale des opérateurs ivoiriens, qui est monté aux créneaux, le gouvernement ivoirien semble avoir fait marche arrière. Selon le journal officiel de la République de Côte d’Ivoire datée du 5 novembre 2009, l’ordonnance présidentielle n°2009-289 porte « suspension de la taxe sur l’interconnexion téléphonique internationale à la charge des entreprises installées en Côte d’Ivoire, instituée par l’article 54 de l’annexe fiscale à l’ordonnance n°2008-381 du 18 décembre 2008 portant budget de l’Etat pour la gestion 2009 ». Les opérateurs télécoms soufflent et la diaspora ivoirienne peut se réjouir de ne pas avoir à payer plus cher pour appeler le pays. Mais pour combien de temps ?


Le Gabon à contresens

 

Malheureusement les nouvelles sont moins bonnes pour les Gabonais. Son gouvernement représenté par le Ministère de la communication, de la poste, des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information vient par son arrêté n°359/MCPTNTI/Cab du 24 septembre 2009 d’introduire une taxe similaire et par la même occasion fixer les tarifs en gros des terminaisons fixes et mobiles vers le Gabon. Celles-ci s’établissent comme suit :

- 137 francs CFA (€0.2025) par minute pour la terminaison vers les réseaux mobiles
- 137 francs CFA (€0.2025) par minute pour la terminaison ver le réseau fixe

 

L’article 10 de l’arrêté précise que « les opérateurs reversent 72 CFA (€0.108) par minute de communication à l’Artel qui exécute une répartition avec l’opérateur technique pour les peines et soins, conformément aux dispositions du contrat ». Cette nouvelle taxe se traduit par une augmentation de 52.5% des prix en gros des terminaisons d’appels vers le Gabon. Pour le moins spectaculaire, cette augmentation va totalement dans le sens contraire de l’évolution des prix des appels internationaux à travers le monde.

 

Le Ghana à quitte ou double

 

Le 6 janvier dernier, l’agence de presse du Ghana (GNA) rapporte dans une de ses dépêches que Mr Haruna Iddrisu, ministre des Communications a annoncé que le gouvernement du Ghana comptait établir cette année un centre de vérification des appels internationaux entrants. Selon GNA, le Ministre « estime que si cela est bien fait, le gouvernement génèrera 50 millions de dollars US supplémentaires par an sur les appels internationaux entrants ». Selon nos sources, le prix en gros de la terminaison d’un appel vers le Ghana va passer de 0.08/0.09 dollars US à 0.19 par minute. Il s’agit de plus du double du prix actuel! A noter aussi à travers ces exemples, que chaque gouvernement qui a instauré ou envisage d’instaurer cette taxe devient plus vorace. En Côte d’Ivoire, il s’agissait d’une augmentation de 20% avec le Gabon c’est une augmentation de 52.5% tandis qu’au Ghana l’augmentation sera de plus de 100% ! Pour justifier cette envolée des prix, les gouvernements des pays respectifs estiment que l’établissement d’un centre de vérification permettra de mettre fin aux fraudes et aux « routes grises ». Cette argumentation est pour le moins simpliste et de courte vue. Au contraire, elle encouragera le développement de routes alternatives. Prenez seulement l’exemple du Gabon où le prix en gros de la terminaison d’un appel local est de 40 FCFA (0.06€) tandis que celui d’un appel international entrant va passer à 137 FCFA (0.2025€) soit plus de trois plus – cet écart est tout simplement une invitation à créer des routes grises !

 

Frein au développement

 

Sur le plan économique, l’augmentation des prix de la terminaison se traduira par une baisse du volume des appels internationaux entrants et une baisse du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms, se traduisant à terme par une baisse des recettes fiscales générées par ce secteur. Pour les acteurs locaux du secteur des télécoms,et plus généralement pour ceux des TIC, cette taxe freinera le développement des activités de « hubing » (à ce prix qui va vouloir faire transiter son trafic via le Ghana, par exemple ?) et des activités d’externalisation des services des pays développés vers ces pays. Selon Gabriel Solomon, senior vice président de l’association GSM à qui nous avons soumis ce problème « cette taxe particulière dont vous parlez sur les appels internationaux entrants, est une mesure à court terme générant de l’argent liquide pour les gouvernements. Elle aura un impact très négatif sur la compétitivité internationale du pays et réduira le montant des investissements étrangers directs réduisant par conséquent l’assiette fiscale des gouvernements: c’est contre-productif. La taxe va aussi heurter les flux commerciaux entrants et sortants du pays et le négoce aura à faire face à une massive augmentation des coûts de transactions. Nous sommes contre ces types de taxe parce qu’elles font tort à l’ensemble des partenaires et nous préconisons qu’elles soient immédiatement supprimées».

 

Des remarques similaires nous ont été faites par Mr El Hadji Babacar Ba, responsable de la réglementation à Tigo, un opérateur mobile au Sénégal. Selon lui, l’introduction éventuelle d’une telle taxe aurait des conséquences désastreuses pour les télécommunications au Sénégal. Rien n’est sur pour l’instant quant à la tournure des événements dans ce pays. Cela dit le démenti de presse que l’ARTP a publié suite à un article publié dans Le Populaire du 25 septembre évoquant l’introduction de cette taxe, laisse à penser qu’il y a anguille sous roche.

 

Litige juridique

 

De plus, cette taxe sur les appels entrants internationaux va à l’encontre de la Convention de Melbourne de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de 1988 de l’accord sur le commerce des services de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 1998. La convention de Melbourne qui a été signée par une majorité de pays africains comprend un Règlement des Télécommunications Internationales (RTI) qui stipule dans son article 6 intitulé « Taxation et comptabilité » à l’alinéa .1.3 « Quand la législation nationale d'un pays prévoit l'application d'une taxe fiscale sur la taxe de perception pour les services internationaux de télécommunication, cette taxe fiscale n'est normalement perçue que pour les services internationaux facturés aux clients de ce pays, à moins que d'autres arrangements soient conclus pour faire face à des circonstances spéciales. » Il ressort clairement que cette nouvelle taxe sur les appels entrants sera payée par l’appelant à l’étranger et, par conséquent, elle est en violation directe avec les règles définies par le Règlement des télécommunications internationales qui s’appliquent à tous les pays signataires de la convention de Melbourne.

 

Dans leur plaidoyer en faveur de la suppression de la taxe sur les appels entrants internationaux, les opérateurs mobiles gabonais ont souligné que « l’annexe du quatrième protocole d’Accord sur le Commerce des Services (AGCS), Accord sur les télécommunications de base, négocié sous les auspices de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en février 1997, entré en vigueur le 1er janvier 1998, les taxes de répartition telles que les tarifs d’interconnexion nationaux doivent tendre vers les coûts. En d’autres termes, les taxes de répartition ne doivent pas être plus élevées que les tarifs d’interconnexion locaux (sauf prise en compte du coût additionnel minimal du segment international).Au vue de ces deux articles, il apparaît clairement qu’aucune redevance ne doit être appliquée au trafic international entrant ».

 

Si l’ARTEL, l’autorité de régulation et le Ministère de la communication, de la poste, des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information ne reviennent pas sur leur décision, le seul recours sera le tribunal – un processus lent durant lequel l’arrêté en question continuera à s’appliquer !

 

Sensibiliser les chefs d’Etat

 

Avec le nombre grandissant de pays africains qui ont ou qui envisagent d’instaurer une telle taxe, il s’agit d’une nouvelle épidémie fiscale. Son introduction dans un pays africain stimulera d’autres pays à faire de même. Pour lutter contre cette infection, il faut bien-sûr traiter le patient mais aussi mettre en place des mesures pour éviter la contagion. Dans ce sens,il faut saluer et encourager des actions comme celle de la COFTEL (conférence des opérateurs et fournisseurs des télécommunications) qui, à Ouagadougou au mois de novembre dernier,a demandé à l’UEMOA de sensibiliser les chefs d’Etat des pays de l’UEMOA à ne pas s’embarquer dans cette politique qui aura des conséquences économiques négatives. « Trop d'impôt, tue l'impôt ». 

 

 

Docs

www.ghananewsagency.org/s_economics/r_11076/

www.artp-senegal.org/telecharger/document_Mise_au_point_de_lARTP_au_Populaire__287.pdf

www.itu.int/cgi-bin/htsh/mm/scripts/mm.final-acts.list?_agrmts_type=ITR-88&_languageid=2

www.itu.int/ITU-T/itr/files/RESOLUTION%20%20121-F.doc

 


Source : Les Afriques, le 29 janvier 2010.

 

 


Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:15
L'iPad présenté par Apple mercredi 27 janvier est une tablette "révolutionnaire" selon Steve Jobs. La blogosphère est plutôt enthousiaste, tout comme les sites de presse. Pourtant, certains regrettent déjà l'absence de fonctionnalités pourtant très attendues.

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/201001/79438_ipad-une.jpg
La tablette iPad d'Apple ne convainc pas tout le monde © KIMBERLY WHITE / X00300


Au premier rang des regrets :
l'absence d'appareil photo et de webcam. Sa présence avait pourtant été annoncée (ou presque) par Stéphane Richard , numéro deux d'Orange. Très déçus, de nombreux commentateurs ne peuvent que se résigner à attendre une prochaine version de l'iPad pour faire des vidéoconférences, des photos ou des vidéos.

Autre problème majeur : l'absence du multitâche. L'iPad ne supporte pas l'exécution de plusieurs applications en même temps. Déjà problématique sur l'iPhone, ce manque de souplesse de l'iPad pourrait rapidement agacer ceux qui voudraient utiliser pleinement les capacités de leur tablette. L'arrivée de tablettes concurrentes, tournant sous Windows 7 et donc potentiellement multitâche, pourrait inciter Apple à revoir sa copie, lors d'une mise à jour du système d'exploitation de sa tablette par exemple.

Certains dénoncent l'absence d'une fonction téléphone sur la tablette. C'est effectivement regrettable, mais peut-être des applications permettront-elles de téléphoner via Internet...

Enfin, dernier problème soulevé, l'absence de lecteur Flash , comme c'était le cas sur l'iPhone. Le logiciel d'Adobe est boudé par Apple, qui s'obstine à priver ses clients des contenus riches sur le Web, comme les vidéos intégrées dans les pages Web* ou les animations sur les sites de presse. C'est très dommage, mais une telle détermination à refuser Flash laisse perplexe : Apple travaille-t-il sur une solution concurrente à celle d'Adobe ? Quoi qu'il en soit, Apple a lancé un produit bourré de nouveautés, qui a créé une effervescence sans précédent depuis le lancement de l'iPhone.

* Même si la balise <video> , intégrée au standard HTML 5, permet de consulter plus facilement des vidéos sans Flash, sur Dailymotion et YouTube par exemple.



Par Guerric Poncet


Source : Le Point, le 27 janvier 2010


Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:51
L’usage inacceptable du cellulaire dans la mosquée de Dieu, un constat que tout le monde peut faire, mais que tout le monde tait dans un silence complice, m’a inspiré, dans la désolation et l’écoeurement, ce commentaire. Dans l’au-delà, chaque individu sera rétribué selon ses oeuvres, a dit Allah, en maints endroits, dans le Coran.

 

Il y a des musulmans prévenants comme il y en a d’autres qui le sont moins. Autant les premiers, dans l’exemplarité de leurs comportements, sont conscients de leur statut de croyant dans la religion, autant les seconds, dans leur insouciance désinvolte, prennent en jeu et banalisent leur foi. Et les cellulaires, dans les Mosquées, sont là pour en témoigner. Un jour, à peine sorti de prière avec le salut final, ce sujet répondit à l’appel de sa sonnerie et se mit à dialoguer, alors que les fidèles étaient encore assis en rangs, dans les ’sapés’, leur zikr, en complément de leur dévotion. C’est effarant ! Dans tous les cas de figure, avant, durant et après la prière, et même durant les causeries religieuses, si ce n’est pour enregistrer la conférence, les portables en service n’ont pas leur place à l’intérieur des mosquées, simple question de morale, de retenue et d’humilité en présence de Dieu. Les va-et-vient incessants pour répondre à des appels y sont malvenus, dérangeants et incommodants du plus haut point, voire écoeurants et malappris.

 

Dans tous les cas, pour ma part, ou bien je laisse mon portable au domicile, ou bien je l’éteins avant d’entrer dans le sanctuaire, par respect à Dieu, au milieu et aux fidèles. Les appels en absence ne trouvent-ils pas leur raison d’être et leurs justifications dans des situations d’indisponibilités de ce type comme durant la prière des morts et dans les cimetières ? Les mosquées sont la Maison de Dieu et ne peuvent être assimilées à des marchés, des rues et encore moins à des places publiques. La présence céleste d’Allah y est diffuse. Malgré l’interdiction matérialisée des portables dans ces sanctuaires, certains musulmans qu’on ne peut que désapprouver, laissent leurs cellulaires allumés au moment même d’entrer dans la prière en sorte que les sonneries - de différentes mélodies - viennent perturber le recueillement des fidèles en tête-à-tête avec Allah.

 

Dans des gestes désordonnés et précipités de la main, ils cherchent à couper le contact au lieu d’éteindre l’accessoire. Et la sonnerie reprend de plus belle quelques minutes après. Dans une logique, ceux-ci devraient pousser leur légèreté ou leur folie à répondre à l’appel au mépris de la prière ; mais ils ne le font pas par lâcheté, sachant d’avance que, si le cellulaire sonnait, on n’y répondra en aucune façon. Pourquoi alors cette attitude insensée et idiote à laisser le portable ouvert en entrant dans la prière ? L’oubli de la fermer n’est ni permis ni toléré face à Allah. L’offense téméraire faite à Dieu, dans le manque de respect et d’égards est à la fois blasphématoire, primitive et éhontée.

 

Mais Allah, avec patience, attend pour solder les comptes. Et dire que c’est Lui, le Pourvoyeur de vos ressources financières vous ayant permis l’acquisition de cet appareil et votre ouïe vous procurant la joie d’écouter et d’entendre, privée même à d’autres personnes qui n’ont eu le tort que d’être sourds.

 

Incivilité ou démence ? Et pourtant, le comportement aurait été autre, dans une salle d’audience du tribunal, présidée par un juge ou le procureur de la République. L’homme craint l’homme, mais ne craint pas Dieu, son Créateur. Une absurdité et un paradoxe de la nature humaine. Etre indélicat et ingrat ! Ne soyez donc pas ce musulman au plus bas échelon de la foi, frivole, qui fait de la passion de son portable, une divinité de l’époque païenne. Ces dérapages sur le plan spirituel répétés, ajoutés à d’autres dérapages d’une autre nature dans tous les segments de la vie, ont plongé ce pays, dans ses difficultés actuelles.

 

Dieu gère tout et est garant de tout, n’en déplaise aux incroyants, aux économistes et scientifiques limités dans leurs savoirs par la Volonté d’Allah. Ils ne savent que ce que Dieu veut qu’ils sachent. Dans ce bas monde quand Dieu sévit contre les pervers, les injustes et les transgresseurs, les bons n’échappent pas au châtiment. La séparation d’avec les damnés ne se fera que dans l’au-delà. A bon entendeur salut !

 

 

Mamadou Moustapha Thiam

Source : Wal Fadjri, 23 janvier 2010

 

 

 

Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 11:55
TicMaroc.jpgJustice, médecine, transport, champ religieux,... les réformes qui traînent

· Bilan mitigé pour l’équipe El Fassi

Effets d’annonce, loupés ou promesses non tenues? Dans tous les cas de figure, l’examen des bilans de certains départements ministériels laisse perplexe. A tel point que l’annonce de quelques projets et mesures s’apparente plutôt à des déclarations de circonstance pou ne pas dire du bluff tout court. Que des chantiers n’ont pu être menés à terme! Ou du moins dans les délais requis. Bien entendu, l’on pourra toujours nous reprocher de ne voir que la moitié vide du verre. Mais justement, c’est la logique de cet exercice.

Des chantiers et des retards


Pour justifier le renvoi aux calendes grecques du dispositif de régulation du marché de l’immobilier, Taoufiq Hejira évoque la crise des surprimes qui a complétement changé la donne. Cela ne le dédouane pas pour le retard pris dans la réalisation du programme «villes sans bidonvilles».
En revanche son collègue en charge du Tourisme estime que «l’économie nationale a fait preuve d’une forte capacité d’absorption du choc de la crise internationale». Même si l’argumentaire avancé à cet effet résiste peu à l’analyse. Le chiffre de 8 millions de touristes renferme une proportion importante des MRE. En témoigne d’ailleurs la baisse de 6% des nuitées sur les onze premiers mois de l’année 2009. Moralité, on est encore loin des objectifs de la vision 2010.
Dans le domaine de la Santé, la ministre Yasmina Baddou avait promis une réforme de l’exercice de la médecine pour septembre 2009. Il s’agissait de la révision de la loi 10-94 dans l’objectif de libéraliser le capital médical et d’instaurer des pratiques de bonne gouvernance. Jusqu’à présent rien de concret. Qu’en sera-t-il alors de la baisse des prix des médicaments promise pour 2010? Idem pour la couverture médicale des étudiants que le ministre de l’Emploi leur a fait miroiter pour 2009.
Autre grand chantier de réforme annoncé tambour battant et non mené à terme: celle de la compensation. Nizar Baraka avait promis de servir les subventions à ceux qui la méritent. Certes, des aides directes sont désormais allouées aux ménages pauvres via la scolarisation de leurs enfants mais le problème de la compensation reste entier. La subvention des produits pétroliers, sucre et farine profite toujours aux ménages les plus nantis car ils consomment le plus ces produits.
Dans le domaine agricole, une pièce maîtresse de la mise en œuvre du Plan Maroc vert, en l’occurrence la loi sur l’agrégation n’a pas encore vu le jour. Or, le texte est d’importance capitale dans la mesure où il doit mettre fin au morcellement des exploitations via la mobilisation des terres collectives. Quid aussi de la réforme de la Justice qui traîne malgré les appels incessants du Souverain. Pourtant, le département de Abdelwahed Radi a été nanti du budget nécessaire à cet effet. Seulement, le ministre préfère la construction des tribunaux au lieu d’activer suffisamment le chantier de la réforme. Le justiciable s’attend avant tout au concret. A commencer par la lutte contre la corruption. Qu’attend-il par ailleurs pour défendre la mise en place du Fonds de solidarité familiale qui accuse un retard de 5 ans?
Le champ religieux devait également faire l’objet d’une réforme orientée vers l’assainissement des lieux de culte. Dans l’objectif d’assurer une meilleure organisation et un contrôle efficient des mosquées. Or, depuis le 16 mai 2003, les mosquées clandestines pullulent toujours dans des quartiers populaires et banlieues de grandes agglomérations.
Au chapitre des transports et logistique, la situation n’est pas reluisante non plus. Le système d’agréments plombe encore le secteur du transport des marchandises et voyageurs. Même la signature du contrat-programme liant le gouvernement aux professionnels de la logistique a été maintes fois différée. Quant au Code de la route, on peut dire que le bout du tunnel n’est pas pour demain. Le consensus obtenu après multiples tractations risque d’être brisé à tout moment sous la pression d’une pléthore de syndicats en mal de leadership. La même issue peut être pronostiquée pour le plan d’urgence de l’enseignement. Les premiers concernés, à savoir les enseignants, le rejettent en bloc. Pour motif de n’avoir pas été associés à son élaboration.

A. G.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:

· Un contrat-programme pour la logistique


Annoncé en 2008, la signature du contrat-programme logistique n’a pas fini d’être reportée. Selon des professionnels du transport, une mouture est enfin prête et devrait être signée devant le Souverain en janvier ou février prochain. Les termes de référence devront par conséquent changer.
L’ancien projet butait, entre autres, sur le foncier. Aux dernières nouvelles, l’on promet un schéma directeur national, la création de zones logistiques dans les principales villes pour une réserve de 1.000 hectares environ ainsi qu’un observatoire pour la compétitivité logistique.

· Un code de la route

LA dernière version du projet de code de la route avait paralysé l’économie nationale à cause de la grève des transporteurs.
Le permis à points, le montant des amendes et les peines privatives de liberté étaient à l’origine du report de l’adoption du projet par les conseillers. Les grévistes n’ont pas obtenu la peau du ministre mais ont gagné tout de même un report ainsi qu’une nouvelle mouture, édulcorée, qui a été soumise à la Chambre des conseillers. Si un accord a été trouvé au sujet de certains articles, les discussions entre la tutelle et les professionnels continuent de buter, notamment sur le montant des amendes. Aucune visibilité sur l’agenda pou l’heure.

· La fin du système des agréments pour le transport des voyageurs

LE ministre qui y arrivera marquera incontestablement l’histoire. On le sait. Le transport des voyageurs est plombé par le phénomène des agréments qui sont accordés selon des critères pour le moins opaques. Là aussi le gouvernement doit s’attendre à une résistance de l’ampleur du code de la route. En face l’adversaire est de taille: un parc de 4.600 autocars dont autant d’agréments, qui fait vivre près de 10.530 personnes. Le ministère de tutelle et les professionnels se sont déjà réunis au sujet de ce projet. Mais à ce jour, rien n’a encore été décidé.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Une loi d’agrégation pour le Plan Maroc vert

AZIZ Akhannouch a promis le lancement du Plan Maroc vert dès cette campagne, qui vient de démarrer sous de bons auspices. Divers instruments liés à sa mise en œuvre ont été mis en place. Agence de développement agricole, Office national de sécurité alimentaire, refonte du Fonds de développement agricole, autant de promesses tenues. Seulement, la loi sur l’agrégation qui doit régler le problème des terres collectives à mobiliser tarde à sortir. C’est de nombreux pans du pilier II du plan (agriculture solidaire) qui en dépendent. Autre chantier non encore ouvert, la réhabilitation des Centres des travaux dont la mission tient à l’encadrement des petits et moyens agriculteurs.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· La promotion du tourisme interne


Mohamed Boussaid avait promis début 2009 la généralisation du programme Kounouz Biladi pour promouvoir le tourisme interne. L’opération devait se poursuivre durant toute l’année. Mais, lorsque les hôtels font le plein, le programme n’est plus opérant. L’Economiste avait mené en juillet dernier une enquête auprès des hôtels d’Agadir adhérant au programme et n’a pas réussi à trouver une seule chambre de libre aux prix Kounouz Biladi (www.leconomiste.com). Pis encore, certains hôteliers pourtant inscrits au programme avaient affirmé qu’ils n’en faisaient plus partie. Côté agences de voyages, l’on a affirmé que la marge des agences dans la commercialisation d’une chambre au prix initié par le programme est de 20 DH.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· La réforme du champ religieux


Depuis les attentats du 16 mai 2003, la politique de Ahmed Taoufik, ministre des Habous et des Affaires islamiques, s’est résolument orientée vers la réforme du champ religieux. Une réforme qui a commencé par les lieux de culte pour une meilleure organisation et surtout un meilleur contrôle des mosquées. Or, 6 ans plus tard, les mosquées clandestines pullulent encore dans les quartiers populaires et banlieues de grandes agglomérations. Pis encore, les prêches de certains imams redeviennent encore plus virulents et appellent à la violence et le radicalisme. On a l’impression que le nettoyage, promis à hue et à dia, n’a finalement pas eu lieu.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Une réforme pour l’Enseignement


AVEC le plan d’urgence de l’enseignement Ahmed Akhchichine, ministre de l’Enseignement, a tout prévu ou presque. A son «arsenal», il ne manque que l’adhésion des premiers concernés, soit les enseignants. Ces derniers via leurs syndicats ont multiplié les sorties pour protester contre un plan auquel ils affirment ne pas avoir été associés. Même le Conseil supérieur de l’enseignement a relevé lors de sa session ordinaire les difficultés se rapportant aux capacités managériales et à la nécessité de donner un nouveau souffle à la mobilisation autour de la réforme.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· L’e-gouvernement


Mohamed Abou, ministre chargé de la modernisation du secteur public a été le plus invisible du gouvernement (nous avons eu du mal à identifier sa photo!). Son département est coïncé par la faiblesse des mécanismes de contrôle lors de la réalisation des programmes et celle de l’évaluation de la politique gouvernementale. Le département de Abou a du mal à instaurer une gestion prévisionnelle des ressources humaines. Il n’arrive pas à faire face à la complexité des procédures administratives. Quant à l’e-gouvernement, c’est du bluff. Lors de la présentation du budget 2010 le ministre n’a pu que reconnaître l’existence de limite à l’utilisation de la technologie dans des services à valeur ajoutée pour les contribuables.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Une réforme pour la santé...

Yasmina Baddou, la ministre de la Santé, a été interpellée sur la refonte de l’exercice de la médecine. Son nouveau projet aurait dû être prêt en septembre. Là aussi rien de concret pour l’heure. Les dispositions qui concentrent les crispations pour la révision de la loi 10-94 portent sur la libéralisation du capital médical, le TPA, ou encore le contrôle des cliniques. Dans «l’euphorie» du rapport parlementaire sur les médicaments, Baddou a pris de court l’industrie pharmaceutique en annonçant une baisse des prix pour 2010.
On verra si Baddou tiendra, cette fois, ses engagements.

--------------------------------------------------------------------------------

· ... et une autre pour la justice


Abdelwahed Radi, ministre de la Justice, a toujours prôné la réforme à «doses homéopathiques» pour changer le secteur et les mentalités. Question moyens, l’usfpéiste a même négocié pour ce chantier une rallonge budgétaire, l’enveloppe passant de 504 millions à 670 millions de DH. Mais beaucoup pensent qu’il faut accélérer la cadence. Faute de réforme, les tribunaux distillent surtout les échos des grèves à répétition du corps judiciaire. Pour cette année, Radi n’a même pas pu défendre le Fonds de solidarité familiale dont la création est pourtant prévue par le Code de la famille depuis 5 ans déjà.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Une couverture médicale pour les étudiants


Promise pour 2009 par Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la couverture médicale des étudiants n’a toujours pas vu le jour. Le ministère de l’Emploi assure que «les scénarios sont prêts et que le dossier est maintenu».

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· La réforme de la compensation


Dès l’investiture du gouvernement El Fassi, son gendre en charge des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka avait pris à bras le corps la réforme de la Caisse de compensation. Objectif: cibler les ménages démuni. Seul un projet pilote pour solvabiliser la scolarisation a été déployé. En revanche, le problème de la Compensation reste entier. La subvention des produits pétroliers, sucre et farine profite toujours aux ménages les plus nantis car ils consomment le plus ces produits. Dans la foulée, le gouvernement s'est même vu reprocher de "gratifier" les limonadiers de 50% de la subvention sur le sucre.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· L’éradication des bidonvilles...


C’EST sans doute l’un des plus gros bluffs gouvernementaux: 83 villes sans bidonvilles à l’horizon... 2010. Nous y sommes!
Le ministre de l’Habitat peine à réaliser son programme qui porte sur l’éradication de 1.000 bidonvilles et le relogement de 280.000 ménages. A peine la moitié des agglomérations ciblées a été assainie avec la destruction de près de 140.000 baraques. Avec la baraka d’élus locaux et les micmacs de certaines autorités, les bidonvilles repoussent comme des champignons. Plus grave encore, les lots viabilisés pour accueillir des bidonvillois ne trouvent pas preneurs en dépit de l’importance des subventions. 10.000 unités d’accueil n’ont pu être attribuées à fin avril 2009 alors que 70.000 sont en cours de réalisation.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Des lois contre la violence conjugale et l’emploi des petites bonnes


UN projet de loi contre les violences faites aux femmes. C’est ce que n’a cessé de promettre Nezha Skalli, ministre du Développement social. Cette dernière mène en ce moment la septième campagne de lutte contre cette violence qui touche des dizaines de milliers de femmes chaque année.
La ministre milite également en faveur de l’égalité hommes/femmes, à travers différentes actions de sensibilisation. Son autre cheval de bataille, c’est le travail domestique des petites bonnes. Un projet de loi contre ce travail est également en cours de finalisation. Ce projet interdit strictement le travail des filles de moins de 15 ans et prévoit des sanctions sévères.

--------------------------------------------------------------------------------

Ils ont promis:
· Des «chantiers structurants» pour les Finances


A peine arrivé à la tête du ministère de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar a pris tout le monde de court par des annonces chocs, lesquelles deux ans après sont restées lettre morte. Aucune mesure importante n’a vu le jour. Il faut dire que le ministre des Finances est mobilisé sur un autre front: la guerre pour la prise de pouvoir au RNI. Entre autres chantiers promis:
- La Féminisation des directions du ministère. Lors de la passation de consignes avec Fathallah Oualalou, Mezouar s’était étonné de l’absence de femmes directeurs autour de la table. Il avait promis d’y remédier. A ce jour, rien n’a été entrepris dans ce sens. Non seulement les mêmes directeurs sont toujours à leur place mais certains postes de directeurs sont vacants depuis longtemps sans être pourvus: direction des domaines, Inspection générale des finances…
- La transformation du CDVM et de la DAPS (Direction des assurances) en agences de régulation du marché. Sur ces chantiers demandés par le FMI, rien n’a été entrepris.
- La réforme de la loi organique des Finances. Mesure qui n’a pas vu le jour faute d’un travail de réflexion et de coordination interministérielle. Toujours rien.
- Idem pour l’ouverture du capital de la Bourse de Casablanca aux institutionnels.
- Un plan épargne action (PEA). Là aussi fausse promesse.


L'Economiste du Maroc 04/01/2010


Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 22:35
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Souleymane_nd%C3%A9n%C3%A9_ndiaye.jpgUn Ministre 2.0 sait comment marche son ordinateur (qu’il tourne sous windows ou Linux). Il sait utiliser Internet comme il faut, et dompte aisément le web social avec facebook, twitter, youtube et les autres outils du web 2.0. Pour Souleymane Ndené Ndiaye alias S.N.N cette étape serait réglée car sur son site web vous trouverez ses comptes facebook et twitter ainsi que sa page fan sur facebook. Avec un tel débarquement sur les réseaux sociaux et une véritable « accoutumance aux nouvelles technologie », S.N.N veut être un Pm 2 .0. Lol ! Premier ministre « 2.0 » ou premier des ministres « 2.0 »

Il est clair que notre cher Pm n’est pas de la génération"Y". Il serait de la génération "X" et fait presque du « has been ».

 

"La génération "Y" est cette génération, qui, à la naissance, au lieu de crier, pleurer comme l’ont fait leurs parents et arrière-grands parents, tapotent sur un clavier et envoient un LOL à leur maman" dixit @DJIBRIL DIAKHATE sur son mur. Mais ne soyons pas catégorique sur ce point. Car, bien qu’il existe un critère de différenciation des deux générations, fondé sur la naissance, il faut noter qu’une grande majorité de cette génération Y est en train de muter pour devenir « natifs du numérique ». C’est la nouvelle série TRANSFORMER.

 

De toute façon notre PM est en train de se battre pour devenir le premier des ministres sénégalais sur facebook. Bien que sa page FB doit être plus dynamique.

 

PM et la chirur« geek »ie (lire chirurgie version geek)


Notre Pm veut être un geek.Mdrrrr ! Peut être pas comme @Serigne diagne, le plus no-life des geeks sénégalais en activité. Notre PM aurait loué les services d’un chirur« geek »ien (lire chirurgien version geek) pour réussir sa transformation (dans la série TRANSFORMER ATTITUDE). On aura au final un S.N.N 2.0 qui n’est pas seulement un PM 2.0 mais un PM qui sait utiliser les outils deux point 2.0. Et un PM deux point 2.0, au delà de l’aspect web, est un Pm de proximité, accessible, transparent, qui communique plus avec les citoyens et interagit directement avec les gouvernés.

 

Ne soyez pas surpris si demain votre PM 2.0 poste un commentaire sur votre mur avec un "LOL", un "Mdrrr.." ou tout simplement qu’il conclut en vous disant un truc du genre "Tmtc" (toi mémé tu sais)". Hum... !

 

Mais, dans tout ça, qui coordonne sa stratégie web ? Qui est son Web Spin Doctor ? En tout état de cause, notre nouveau Premier Ministre 2.0 s’inscrit dans la logique tracée par Fillon et Brown et peut, en effet, se vanter auprès de ses homologues d’être l’un des rares (ou le seul peut-être même...) à tweeter et s’exprimer véritablement de manière 2.0.

 

Aboubacar sadikh Ndiaye
Redacteur en chef

 

Source : AFRICAN FACEBOOKER MAGAZINE, 5 janvier 2010.

 

 

 

Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 14:16
http://www.camer.be/UserFiles/Image/Drapeau_Cameroun141008275.jpgLe 1er Janvier 1960 le Cameroun accédait à l’indépendance et 50 ans plus tard nous dit-on, le Cameroun fête le cinquantenaire de son indépendance. Bien ! quel sens donnons-nous au mot indépendance ? Nous lisons ca et là les différentes critiques vis-à-vis du régime en place, à en croire la diaspora tous les échecs du Cameroun sont l’apanage d’un seul homme, mais qu’avons-nous fait de particulier pour nous affranchir de cet état de choses. Le Camerounais est la propre cause de son sous développement et s’il devait parler d’indépendance, il devrait déjà se détacher de son égoïsme, de sa tendance à la corruption, du népotisme, du clientélisme, de la facilité, de la fainéantise...

Nous avons vu la dynamique des peuples comme les maliens, ou encore les burkinabés que la nature n’a pas gâté, mais qui ont su impulser une véritable dynamique de développement grâce à l’initiative privée. Vu de l’extérieur nous avons toujours un regard critique, mais une fois en place dans le régime, nous faisons exactement le contraire. Au Cameroun, il y’a justement beaucoup de compétences et aucune compétence. L’excès en toute chose nuit. Tout Camerounais est Docteur de quelque chose et sait tout sur tout.
 
Il est quand même impensable que des fonds soient mis à la disposition des structures pour financer des projets, et que ces fonds soient restitués aux financiers parce qu’on n’a pas pu mettre en œuvre 20% des projets qui nous sortiront de la pauvreté, à cause de l’incompétence et la méchanceté d’une poignée d’individus ! Exit tous les accusations contre Monsieur BIYA. Nous avons vu la réaction des camerounais lorsque nous avons organisé le premier Zénith à Paris. Les congolais et les ivoiriens disaient que les camerounais ne seront pas là, et effectivement ils étaient absents. Est-ce par la faute de Monsieur BIYA ? Pouvez-vous nous donner un exemple d’une structure camerounaise solide et unifiée dans la diaspora ou au Cameroun? Pourtant il y’a d’autres camerounais qui ont défié le sous développement et qui œuvrent vraiment pour le développement de ce pays, nous avons des exemples comme Monsieur TSIMI EVOUNA, le Docteur NTONE, l’Ambassadeur Daniel EVINA ABBE , l’équipe de CamerounLink, Camerbe… pour ne citer que ceux là.
 
Ils font leur travail avec dévouement parce qu’ils ont la volonté de servir le peuple camerounais et non celle de se remplir les poches. Nous n’avons pas attendu le Président BIYA et son régime pour aller au Zénith de Paris avec la culture camerounaise. Les personnalités que nous avons citées tantôt ont eu des prédécesseurs qui ont occupé les mêmes fonctions, personne ne les a jamais empêché de faire correctement leur travail.


Au Cameroun on combat et on élimine systématiquement tous ceux qui peuvent apporter l’évolution. Et ce refus du développement est la véritable indépendance que nous devons conquérir. Les Français ou qui que ce soit ne peuvent rien contre la foi et le patriotisme d’une nation. Que chacun des camerounais fasse son introspection et se demande qu’est ce qu’il a fait pour son pays ?si chacun faisait correctement son travail nous serions plus avancés. Ils y’a dans nos administrations un véritable phénomène de ralentissement économique qui est dû à un retard pathologique sur l’évolution mondiale. Il y’a plus d’ignorance et d’incompétence que de la mauvaise foi. La génération 80 a été celle de tous les maux.


L’école a perdu toute sa valeur et la société camerounaise a été déroutée. La FEYMANIA et le vol sont devenus des référentiels d’une jeuneuse qui a perdu ses points de repères. Conséquence il y’a eu beaucoup de diplômés de complaisance à coup d’achat de concours qui occupent des postes ou qui ont des titres de Dr ou Ing de toutes les disciplines sans avoir la formation et les compétences adéquates. Alors comment s’étonner qu’ils ne puissent pas mettre en route un projet ? Quand on n’a aucune notion de la formation professionnelle continue, et qu’on passe son temps dans les gargotes et autres endroits surannés au lieu d’être au bureau quelle productivité pourrait-on avoir ?

 

Quand la piraterie est légalisée et que l’impunité s’installe à quoi s’attendre ? A-t-on interdit à une autorité de freiner la corruption ou la piraterie ? A t’on obligé un citoyen a acheté une œuvre piratée. Si vous aimez vraiment un artiste comment pouvez-vous pirater son œuvre ou encourager le pirate ? Si vous aimez votre ville ou votre village, comment pouvez-vous détourner de l’argent destiné à construire une route qui apportera le bonheur et l’évolution à vos compatriotes au profit de votre seul intérêt ? Et quand vous êtes nommé Directeur, renonceriez vous à nommer un étranger compétent en lieu et place de votre ami, frère ? Il y’a des gestes d’indépendance psychologique qui précèdent l’indépendance institutionnel.


Si nous voulons nous affranchir du blanc responsable selon nous de tous nos malheurs, commençons par lui montrer que nous pouvons mener des actions communautaires et nous développer sans lui.C’est ca la véritable indépendance. Quand on est bien chez soi, on n’a pas besoin de s’expatrier ! Alors Camerounais et Camerounaise REVEILLEZ VOUS ET SOYEZ PATRIOTES C’EST LA PREMIERE INDEPENDANCE A CONQUERIR. AUCUN SYSTEME QUEL QU’IL SOIT NE RESISTE A LA VOLONTE DU PEUPLE, ON L’A VU AVEC L’ELECTION D’OBAMA. Si vous voulez que les aînés vous cède la place alors montrez leurs que vous êtes capables ou prenez là par la force de vos actions, car même pour exercer le pouvoir, il faut avoir la capacité de l’assumer.

 

 

 

Source : Camer.be, le 5 janvier 2010.

 

 


Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 14:03
chasse-pirates-97x72.jpgAppels et pétitions, mouvements et mobilisations, revendications et vindictes.

Tout cela se bouscule sur Internet. Sans troubler, ou alors faiblement, l’effervescence quotidienne du réseau. Sans guère agiter le débat public, ou alors, pour quelques heures. Est-ce que parce que les causes défendues sont trop grandes pour notre attention fugitive ? Est-ce au contraire parce qu’elles paraissent désespérément anodines et frivoles ?

 

Un No Sarkozy Day se prévaut de la faillite des “idéaux de notre pays” pour appeler à manifester contre le Président de la République en exigeant sa démission. Une réfutation collective surgit derechef pour contester tout à la fois le principe d’une révocation hors les urnes et de la mise en cause de la personne du Président. Et ceci est bel et bon.

 

Mais cette dispute naissante, épicée avec professionnalisme par notre ami Authueil, servie sans façon par Marianne2.fr, peut-elle prétendre au soleil du débat public ?

 

Plusieurs raisons s’y opposent. Les premières tiennent à la nature du discours politique tenu. Les secondes au rôle et au fonctionnement d’Internet.

 

Quelque puissent être, d’abord, les critiques que l’on peut adresser au Président Sarkozy, il n’est certainement pas le fossoyeur de l’état de droit. Et si le chef de l’État n’est pas toujours des plus galants à l’endroit des institutions, ce n’est pas pour autant qu’il les a violées.

 

Il est fort douteux, ensuite, qu’un dictateur en gant de velours satisfasse à une pétition de se démettre. En sorte que l’objectif annoncé ne pourra être atteint. L’objectif véritable, me direz-vous, est d’établir un rapport de force par la puissance d’un mouvement protestataire. Je veux bien en convenir. Mais à ce compte, on ne se limite pas une journée de témoignage. Et grogner sans mordre démontre plus de faiblesse que de force.

 

On ne saurait dire, enfin, que le Président de la République a été épargné par les critiques. C’est plutôt un déluge qui a plu des médias traditionnels et d’Internet. Un déluge au reste empreint de grandiloquence et de démesure. Aussi bien le No Sarkozy Day ne propose-t-il pas un discours des plus originaux. Et l’on peine à croire qu’il suscite plus de vocations que ses multiples prédécesseurs. Crier parmi les autres ne dispose pas à être entendu.


Qu’en est-il du rôle d’Internet ?

 

Le No Sarkozy Day, veut imiter une initiative lancée en Italie. Elle avait conduit à une journée de manifestations hostiles au Président du Conseil en exercice. L’idée cisalpine est de parvenir à un résultat semblable. En bref, informer et stimuler l’action politique grâce aux potentialités du réseau.

 

Dans l’idéal, rien n’interdit qu’un mouvement d’opinion naisse sur Internet et se diffuse par capillarité et redondance. Rien n’interdit par ailleurs qu’il permette d’organiser une manifestation physique. En réalité, les raisons du succès ou de l’échec d’une telle initiative sont aussi nombreuses qu’incertaines.


Intéressons-nous d’abord à la question de la diffusion de l’information.

 

Si un réseau suffisamment dense permet de distribuer une information à tout le monde, rien n’assure que celle-ci diffuse effectivement. Chacun sélectionne les informations dont il assurera le relai et en rejette d’autres. La plupart des autres.

 

Si l’on entend mobiliser pour un événement d’ampleur, il est nécessaire que l’information voyage au delà du cercle restreint de connaissances. Or, nonobstant la technique, qui est neutre, Internet fonctionne comme toute structure sociale. Des réseaux distincts qui se croisent parfois sans se mêler. Beaucoup de liens, mais davantage encore de vide. Il y a donc deux obstacles à franchir. L’information doit présenter un intérêt suffisant pour ceux auxquels je la destine. Elle doit circuler par des canaux susceptibles d’irriguer plus loin que mon réseau.

 

On a vu que le No Sarkozy Day avait peu de raisons d’intéresser. Sinon, par le mimétisme revendiqué de l’initiative italienne. Paradoxalement, ce sont peut-être les critiques qui lui sont adressées qui justifieront que l’on prête attention à l’initiative. Marianne2.fr a reproduit l’appel aux blogueurs de No Sarkozy Day sous la réfutation du collectif de blogueurs. Et c’est ainsi que le collectif a donné de la substance à l’événement : en faisant naître un débat du néant. Rien de tel, d’ailleurs, pour exciter la curiosité, que de flageller. Les louanges sont moins efficaces. Cela étant, rien n’est plus provisoire qu’un débat sur Internet aujourd’hui. Et rien n’assure, sauf si le Président de la République y met du sien, que l’agitation de ces derniers jours survive aux soldes d’hiver.

 

Pour ce qui est des canaux de diffusion de l’information, on dira que l’essentiel consiste à dépasser les cercles traditionnels des amateurs de mobilisation. Il me semble, à cet égard, que le canal de diffusion doit être à la mesure de l’ambition avancée. La capillarité des réseaux sociaux, ici, peut ne pas suffire. En revanche, la presse en ligne constitue un outil efficace parce que la publicité donnée par la presse à une manifestation renforce sa dimension événementielle.

 

Voyons ensuite, le problème de l’engagement. C’est une chose, comme le souligne cruellement mon ami Authueil, que de cliquer sur un bouton “Sarkozy m’énerve”. C’en est une autre que d’aller battre le pavé pendant des heures et de crier son mécontentement.

 

Le problème de l’engagement a été fort étudié par la psychologie sociale sous l’angle de la manipulation. En effet, des expériences montrent qu’un engagement contraignant peut résulter d’un engagement initial fort bénin : si, par exemple, je commence par vous demander de répondre à une seule question à la sortie d’un supermarché, je pourrai par la suite plus aisément vous amener à participer à un groupe de consommateurs.

 

Toute la question est de déterminer ce qui constitue les conditions d’un engagement efficace. On a pu ainsi vérifier que l’engagement public était plus efficace qu’un engagement privé. Idem d’un engagement écrit. Et surtout, d’un engagement intérieur. Et le travail du manipulateur consistera à établir un lien entre l’engagement initial et celui qu’on veut obtenir postérieurement.


Qu’en est-il sur Internet ?

 

Eh bien les mêmes principes s’appliquent, pourvu qu’on les adapte et les mesure. On ne saurait assurément comparer une adhésion par un clic sur Facebook — au demeurant rétractable — à l’apposition d’une signature manuscrite sur un document papier. Non plus d’ailleurs qu’à l’écriture d’un billet sur un blog. Cependant, de multiples actes peuvent être sollicités qui agiront comme autant d’instruments d’influence. Adhésion à une liste de discussion, à une lettre, envoi d’un courrier d’inscription et inscription sur un site.

 

Pour autant, toutes ces techniques se heurtent, lorsqu’il s’agit d’Internet, à l’absence de présence physique. Lorsque, d’une manière ou d’une autre, celui qui s’engage échappe au regard — ou à l’écoute, son engagement perd en efficacité. Aussi bien, les organisateurs d’un mouvement — surtout d’un mouvement spontané et éphémère — n’ont-ils que peu de prise sur les éventuels participants.

 

Ceci pour dire que l’initiative du No Sarkozy Day, qu’on l’estime grotesque ou chevaleresque, n’a que peu de chances de succès. Si Internet assure le règne de la rapidité, de la profusion et de la masse des échanges d’information, il favorise encore leur fugacité, leur liquidité et leur imperceptibilité. Vastes sont les sables, mais l’on y construit pas sans peine.

 

 

Source : Diner' room, le 5 janvier 2010.

 

 

 

Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 15:40
Avis d'expert  - L'Avicca n'est pas tendre avec l'initiative du gouvernement qualifiée d'opération de communication.

Lancé il y a quelques jours, le label 'Haut débit pour tous' doit permettre aux consommateurs d'identifier les forfaits Internet intéressants financièrement et techniquement.

 

"L'objectif est d'encourager le développement d'offres garantissant aux utilisateurs l'accès en haut débit à Internet à des conditions équitables et techniquement satisfaisantes. Ce label permettra ainsi à chaque utilisateur d'identifier facilement les offres d'accès proposées sur la totalité du territoire de son département à un tarif inférieur à 35 euros par mois, matériel compris", peut-on lire dans un communiqué.

 

Pour se prévaloir de ce label, les FAI ADSL, câble ou satellite devront respecter un certain nombre de critères comme un débit minimum de 512 kb/s au minimum (96 kbit/s en montant). Ces offres devront être disponibles "en toute habitation du territoire de couverture". Chaque opérateur doit donc déclarer les départements où son offre sera accessible.

 

Pas de miracle

 

Etant donné que ce label vise à encourager les opérateurs à couvrir les zones grises ou blanches (2 à 5% de la population) en proposant des offres d'accès à Internet haut débit assurant la couverture de 100 % de la population sur un territoire donné, il s'agira certainement de labelliser des offres utilisant des technologies alternatives comme le satellite. 

 

De quoi doper le développement de ces offres alternatives ? L'Avicca n'y croit pas. L'association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l'Audiovisuel, estime que l'initiative sent bon l'opération de communication.

 

Dans un communiqué, Yves Rome, président de l'association n'y va pas par quatre chemins. "Pour le modeste coût de fabrication d'un logo, il permet d'affirmer qu'il n'y a plus de problème de haut débit, alors que d'importants investissements sont encore nécessaires. Il n'y a pas de miracle : si des ménages, des services publics et des entreprises sont en zone blanche, c'est que le secteur privé n'y trouve pas une rentabilité suffisante pour y apporter le service".

 

Et de poursuivre : "Un label, cela ne permet pas de lancer des satellites.Bien évidemment, sont aussi exclues toutes les situations qui ne permettent pas de recevoir le satellite (obstacle, proximité d'une source électromagnétique, etc.), sans que les opérateurs n'aient aucune obligation d'offrir le signal par un autre moyen. Le label ne leur coûte rien non plus."

 

"Le prix est limité à 35 euros, mais il ne comprend pas la téléphonie illimitée, ni les frais d'installation, ni la mise en service (plafonnée à 100 €). La durée d'engagement peut aller jusqu'à 24 mois, et, bien entendu, les limites en volume de transit, au minimum de 2 Go par mois, sont entérinées. En bref, le label correspond aux offres satellitaires actuelles".

 

"Le label gouvernemental donne de la visibilité à cette seule technologie, au détriment des autres. Il risque donc de jeter le trouble auprès des populations dans les territoires où les collectivités et leurs partenaires ont consenti des investissements importants (de 3 à 10 millions d'euros par département en général) dans des solutions non labellisées".

 

L'association reproche surtout au gouvernement d'avoir fait disparaître du texte, "par un habile tour de passe passe" l'obligation faite aux opérateurs de fournir le haut débit en tout lieu : " Chaque Français, où qu'il habite, bénéficiera ainsi d'un droit à l'accès à Internet haut débit, opposable à des opérateurs clairement identifiés", pouvait-on lire initialement.

Bref, l'Avicca, comme de nombreux habitants de ces zones peu ou mal couvertes, sont très sceptiques. D'un autre côté, en matière de réseaux haut débit, les collectivités locales et les départements font depuis longtemps figure de précurseurs.

 

Lassés d'attendre le bon vouloir des pouvoirs publics (et des opérateurs pas pressés d'équiper des zones peu rentables), ils prennent leur destin en main et mettent en place leurs réseaux par le biais de DSP (délégation de service public). Les exemples se multiplient un peu partout avec des réseaux rapidement déployés et financés par les départements, les régions, utilisant des technologies alternatives comme le WiMax, le CPL...

 

 

Par Olivier Chicheportiche, ZDNet France


Repost 0
Published by Ibrahima - dans Avis-interview
commenter cet article