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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 13:54
« La télévision n'est pas le reflet de ceux qui la font, mais de ceux qui la regardent », selon Françoise Giroud.

L'inconnu Abdelkader Secteur


Le cas de l'humoriste souterrain, connu du grand public, mais ignoré par la télévision publique, en l'occurrence le Ghazaouati Abdelkader Secteur, est édifiant à plus d'un titre. Un vibrant hommage lui a été rendu par K. Selim qui lui a consacré superbement son éditorial du 18 février 2009 sur Le Quotidien d'Oran intitulé « Comique de la folie ordinaire ».


Les jeunes et les moins jeunes apprécient, à mourir de rire, cet artiste populaire. Pourtant, ses one-man-shows, sortant de ses tripes, naissent des problèmes du quotidien des Algériens et ne sont d'aucune vulgarité. Il a su refléter admirablement sur des scènes improvisées, le plus souvent dans de simples salles des fêtes ou en des endroits exigus, à la façon de l'Algérien de la rue, en caricaturant, dans un style propre à lui, quelques facettes de notre jeunesse en relatant terriblement ses déboires et aussi ses rêves. Sa célébrité a dépassé les bornes de nos frontières. Effectivement, ses fans sont nombreux jusque même chez nos voisins marocains alors qu'il n'est jamais passé à la télévision nationale. Il s'est produit même en Europe où, s'avère-t-il, qu'il possède un large public parmi l'émigration maghrébine. YouTube a bâti le reste de son étoile montante en amplifiant sa réputation où il fait un tabac à chacun de ses passages parmi ses passionnés. La reconnaissance ne viendra que de son public.


L'éclosion des oiseaux du paradis


Voilà ce qui arrive à notre télévision lorsqu'elle ne s'inquiète pas du sort des citoyens et sous-estime ses profonds sentiments, elle est tout simplement désertée. Il n'y a qu'à demander dans votre entourage immédiat, la réponse est très amère à savoir. Paradoxalement et comme le malheur ne vient pas seul, on assiste à l'éclosion d'une chaîne de télévision satellitaire basée, paraît-il, en Jordanie, et qui avait fait une intrusion fracassante, voilà déjà une année, dans les foyers algériens sans y être invitée, grâce aux irrésistibles ondes électromagnétiques. Toyor Aljanah, puisque vous avez devinez avec exactitude que c'est d'elle qu'il s'agit, n'a payé aucun sou de publicité pour annoncer sa naissance. Une fois de plus, c'est le « bouche-à-oreille » qui a fait le reste en fonctionnant à merveille. Les spectateurs algériens sont devenus d'authentiques spécialistes en la matière. C'est la loi de la rue qui régente, elle peut démolir n'importe quelle carrière prometteuse comme elle possède le pouvoir de déclencher celle qui est à l'arrêt ou en panne.


Les tubes de Toyor Aljanah


Cette TV, qui est fondée sur l'éducation en général dans le cadre des préceptes de notre religion, vise essentiellement les petits à partir de leur éveil. Elle a subjugué même les ados et ses chansons produites sont aussi fredonnées par les plus grands, figurant en bonne place au hit-parade de leurs préférences. N'est-il pas réel que nos enfants apprennent par cœur les airs qui se ressassent en boucle sur cette chaîne ? Dès qu'une nouvelle chanson sort fraîchement des studios, son triomphe est pleinement garanti. Elle est reprise immédiatement sur la place publique et curieusement dans nos écoles. Chaque enfant veut montrer à ses compères qu'il détient l'exclusivité de l'apprentissage du nouveau tube. Des concours s'organisent pour la circonstance, un peu partout, entre gamins écoliers.


Une histoire de famille


Cette télévision, dont l'ascension est fulgurante, est une histoire au fait de famille avec le père comme metteur en scène, la mère comme assistante et leurs enfants comme vedettes entourées d'autres personnes sans doute des proches.


Grâce à cette notoriété acquise sur la terre d'Algérie, la famille Mokdad, à consonance nord-africaine, est adoptée définitivement par les Algériens au point de devenir une des leurs. Le miracle de la télévision moderne est là, d'une simple famille inconnue vivant aux fins fonds de la monarchie hachémite, on tente vainement, selon les dires de nos enfants, coûte que coûte de lui trouver des origines du côté de l'une des portes du Sahara, la ville de Biskra.


Les recettes de la réussite


La question fondamentale qu'il faudra reposer aux chargés de la communication : quelles sont les recettes de la réussite de Toyor Aljanah, qui est donc strictement familiale dans son fonctionnement, pour aboutir à cette audience incontestable en Algérie ? Elles sont, à mon avis, élémentaires. Ses fondateurs ont bien réfléchi sur la question avant de se lancer dans le champ médiatique où chaque centimètre de gagné est un véritable exploit. Ils usent de formules miroitantes, malgré les écarts de l'accent de leur langage par rapport au nôtre, pour titiller et comprendre les profondes motivations de nos bambins. Je vois des lecteurs me reprocher de faire l'apologie et la publicité gratuite dont ils n'ont aucunement besoin. Ils ont déjà fait leur trou en séduisant depuis longtemps les jeunes de 1 à 17 ans. La réalité est là, présente fortement devant nos yeux écarquillés et le visage ébahi. Après les adultes, maintenant c'est au tour, même de nos petits qui fuient les programmes de l'ENTV qui sont devenus, par la force du temps et de la modernité technique, obsolètes sur tous les plans. Est-ce qu'un quelconque sursaut est programmé pour demain ?



Les sms d'Algériens comme source de financement


Savez-vous comment cette TV est financée ? Tout simplement par nos compatriotes, eh oui par l'Algérie. Et pour cause, on voit sur cette chaîne d'innombrables sms défiler sur l'écran, envoyés à partir du pays. Tous les initiés savent que les chaînes de TV perçoivent de forts dividendes pour ces réceptions de messages courts. Ils sont écrits le plus souvent avec les lettres latines avec un style typiquement algérien. De temps à autre, ils sont exprimés carrément dans la langue de Voltaire et bizarrement sur une chaîne arabe. Les uns passent des voeux à leurs cousins habitant une contrée quelque part en Algérie, les autres souhaitent longue vie à la chaîne,... Tout transite par Amman ! Un véritable phénomène, à tel point que j'ai cru tout bonnement au départ que cette chaîne a élu domicile bonnement du côté d'Alger. Ce constat amer démontre de la façon la plus flagrante que suite à un manque évident de culture, nos petits sont allés rechercher ce qu'ils n'arrivent pas à dénicher chez soi. Sinon, comment expliquer que les sms viennent exclusivement de notre pays que des 21 autres pays arabes.


L'effet boomerang de la pub


L'accent du langage utilisé dans les chansonnettes des enfants s'identifie aux langues dialectales des pays du Scham. Si l'on continue de cette façon, les petits Algériens vont grandir en adultes Jordaniens dans quelque temps, s'ils ne le sont pas déjà devenus. Puisque les petits, les ados et les adultes citoyens la suivent du matin au soir, certaines entreprises alimentaires et d'autres produits de consommation algériennes ont vu une opportunité extraordinaire de toucher toute l'Algérie à moindres frais. Évidemment, elles utilisent la désormais notoire chaîne de Toyor Aljanah pour passer leur Pub. Ils se sont rendus compte qu'ils peuvent chatouiller le goût des Algériens beaucoup plus promptement et en grand nombre par l'effet boumerang. Pour une idée, c'en est vraiment une excellente trouvaille. De plus, les concepteurs de cette chaîne ont produit une chanson sur l'Algérie afin de fidéliser davantage le public algérien qui est sans doute plus qu'ému par ce réjouissant détour. L'emblème national est ainsi glorifié, le nationaliste et le patriotisme ne poseront plus aucun problème en étant réglés de la façon la plus intelligente par la compagnie de Mokdad and Co.


La rentabilité de Toyor Aljanah


Du reste, Toyor Aljanah s'est dotée d'un site Internet, d'ailleurs très visité où les Algériens sont toujours en grand nombre. On peut se rattraper pour commander les achats de produits dérivés commercialisés par la boutique de la chaîne. On en trouve beaucoup de cadeaux et de gadgets à acheter avec l'effigie des personnages du label Toyor Aljanah, créant ainsi une authentique marque déposée. Le marketing est très important pour cette start-up télévision. Comme vous le constatez, cette TV rentabilise au plus mieux son entreprise alors qu'elle n'utilise qu'un nombre restreint de personnes, en studios et en bureaux. Notre pauvre ENTV, qui est sur le terrain de l'audiovisuel depuis 1962, a beaucoup à apprendre des leçons d'économies préconisées, par cette chaîne désormais concurrente, basées justement sur des fondements commerciaux cohérents.


Les starlettes


En mois d'une année d'existence, les enfants choristes et en même temps acteurs de la chaîne, sont devenus de véritables starlettes nationales des Algériens. Après le nom de famille, c'est au tour des prénoms qui sont reconnus dans leurs moindres détails. La preuve, ils font des tournées dans le monde arabe mais c'est notre pays qui a accueilli leurs faveurs, acquis tous à la cause de cette chaîne. Beaucoup de nos progénitures étaient tristes de ne pas voir passer en concert les petites étoiles de Toyor Aljanah dans leur ville. Après Aljazeera, TF1, Al Arabia et autres pour les grands, revoilà Toyor Aljanah pour nos fistons et les chaînes égyptiennes et « Mohannad » le Turc pour les femmes. Que reste-t-il donc à notre média ? Peut-être les vieux et à un moindre degré des personnes rarissimes qui restent toujours nostalgiques en gardant le cap et l'espoir.



Source : Continental News, le 08 mars 2009.



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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 13:41
Multiplication des extensions (.mobi, .tel...), développement considérable du .fr, et désir d'homogénéiser ses pratiques avec ses partenaires, le gestionnaire du .fr et du .re - île de la Réunion -, l'AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération) simplifie ses procédures dans un contexte de multiplication des extensions. Loïc Damilaville, adjoint au Directeur Général, fait le point.

CCM - Loïc Damilaville, bonjour. Le 30 mars 2009, plusieurs changements vont voir le jour, de quoi s'agit-il exactement ?

LD - Dans le cadre de la simplification et de la standardisation des procédures de travail avec nos bureaux d'enregistrement, nous allons mettre en place le protocole EPP (Extensible Provisioning Protocol). En effet, iI faut travailler de la façon la plus homogène possible, ce qui permettra un travail plus fluide et une gestion plus homogène des différentes extensions par les BE. Nous travaillons sur ce sujet avec eux depuis plus d'un an.

CCM - Cela va changer quoi concrètement pour les utilisateurs ?

LD - Le premier changement concerne le délai de rédemption : aujourd'hui, si vous ne renouvelez pas régulièrement votre nom de domaine, celui-ci tombe dans le domaine public et vous avez 7 jours pour le récupérer. À partir du 30 mars, ce délai passe à 30 jours. D'autres changements sont prévus sur l'identification du titulaire, les modalités de changement de bureau d'enregistrement (transfer) d'un nom de domaine et le code d'autorisation unique (auth_info) qui devra être transmis à chaque titulaire de nom de domaine.

CCM - Et la deuxième grosse évolution ?

LD - L'AFNIC distinguera désormais l'enregistrement de l'activation d'un nom de domaine. À l'heure actuelle, l'enregistrement d'un nom de domaine n'est valide qu'après sa publication dans l'annuaire Whois et sur les serveurs DNS. À compter du 30 mars, un domaine pourra être uniquement enregistré, c'est-à-dire publié dans Whois et ensuite, et ceci de façon optionnelle, activé dans le DNS.

CCM - Cela veut dire qu'on pourra déposer un nom de domaine sans l'utiliser ?

LD - Oui, c'est ça. Par exemple, une société qui va souhaiter protéger les variantes de sa marque pourra enregistrer les noms de domaine en .fr qui l'intéressent sans forcément les activer. De même pour une société qui travaille sur un projet, alors que celui-ci n'est pas encore tout à fait mûr ! Il existe une synthèse Avant / Après le 30 mars 2009 très complète sur le site de l'AFNIC.

CCM - Vous allez également proposer, le 30 mars 2009, une nouvelle charte de nommage pour les domaines en .fr et .re, pouvez-vous nous en dire plus ?

LD - On va privilégier le .fr et le .re directs en accompagnant le déclin des sous-domaines qui, au final, ne sont que très peu utilisés.

CCM - Pouvez-vous nous donner un exemple concret ?

LD - Un exemple : vous êtes M. Paul Durand et vous souhaitez déposer votre patronyme en nom de domaine. Ce ne sera plus durand.nom.fr mais directement durand.fr si le nom est disponible. Actuellement, on recense près de 470 000 personnes physiques en .fr presque autant que les entreprises alors que nous en avions à peine 1 millier en patronyme.nom.fr.

CCM - D'autres sous-domaines sont concernés ?

LD - Les sous-domaines .prd.fr (dédié aux projets de Recherche et Développement) et .presse.fr (destiné aux organismes de presse) seront également fermés à l'enregistrement. Mais nous ne supprimerons pas les noms déjà déposés. Seuls certains agglo-nom.fr, cc-nom.fr, ville-nom.fr, mairie-nom.fr, cg-nom.fr, cr-nom.fr seront conservés.

CCM - Qu'en est-il pour les domaines sectoriels, liés à des groupements de professionnels ?

LD - L'AFNIC consacrera l'année 2009 à la migration progressive des domaines sectoriels vers d'autres structures. Des contacts avec les différents responsables de ces domaines ont d'ores et déjà été établis. Ce sera le cas par exemple avec l'Ordre des avocats qui est mieux placé que nous pour attribuer tel ou tel nom de domaine qui concerne un avocat.

CCM - Finalement vous privilégiez le .fr tout simple ?
LD - Oui, pour les entreprises, le .fr reste une valeur importante. Nous avons une charte pour l'attribution de ce .fr. L'entreprise doit être immatriculée en France, ou titulaire d'une marque française...Finalement, un nom de domaine pertinent associé au .fr, c'est un choix marketing fondamental ! Le nom de domaine draine énormément de trafic s'il est bien choisi et explicite. On peut, par exemple, utiliser les mots clefs sans se contenter uniquement du nom de son entreprise. Mais je pourrais vous parler des heures du marketing lié aux domaines.

CCM - C'est d'accord, nous reviendrons vous voir pour approfondir ce sujet, Loic Damilaville, je vous remercie.


Source
: Comment ça marche, le 07 mars 2009.


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 11:55
Chaque année, le ministère de l'Information, des Télécommunications, des Tic, du Nepad et des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement procède à la distribution de l'aide aux organes de communication sociale. Exercice assurément complexe et plein d'embûches si l'on se réfère à la philosophie qui a présidé à la mise en place de cette subvention, à la volonté politique qui l'a accompagnée, à la diversité et à la complexité du champ médiatique, à la variété et à la multiplicité des préoccupations. (...)

Le caractère instable des organes de presse, la grande nébuleuse qui entoure la gestion de ces structures, l'opacité dans la gestion administrative, financière et des ressources humaines, l'absence d'une comptabilité claire et cohérente, l'impossibilité à asseoir une situation claire dans la prise en charge des cotisations sociales (Ipres, Css), la non-implication des inspecteurs du Travail pour apprécier les conditions de travail et de prise en charge des employés (non respect de la Convention collective des journalistes et techniciens de la communication sociale) font qu'il est difficile de disposer de critères objectifs acceptés par tous.


La conséquence qui en découle est que la subvention à la presse telle qu'elle est conçue (sous forme d'aide financière) suscite toujours une polémique, des frustrations par-ci, des satisfactions par-là.


Sa distribution ne fait jamais l'unanimité et conduit souvent à des réactions plus ou moins hostiles, selon qu'on se sent bien ou mal servi par la clé de répartition.


Cette situation a conduit certains à se demander si l'aide ne devrait pas être revue dans sa formulation, ses modalités d'attribution, ses mécanismes de fonctionnement et sa destination.


Les patrons de presse doivent-ils, par exemple, être les seuls à s'adjuger cette aide au risque de frustrer les jeunes reporters qui travaillent dans des conditions de précarité insupportables ? L'aide doit-elle être un soutien exclusivement financier ou doit-elle être orientée vers des préoccupations plus conformes à la vie des entreprises de presse et de ceux qui y travaillent ? (...)


Pour mesurer le bien fondé et la pertinence de telles concertations, il convient de se référer aux dispositions de la loi 96/04 portant subvention aux organes de communication sociale qui stipulent que :


Article 58 : un fonds d'aide aux organes de communication sociale est crée par la loi des Finances qui en détermine les modalités de fonctionnement ;


Article 59 : l'Etat peut aider les organes de communication sociale ayant au moins un an d'existence qui remplissent les conditions ci-après :


-   tirer au moins 2.000 exemplaires et employer un minimum de cinq journalistes, techniciens de la communication sociale à plein temps ;

-   consacrer au moins 75% de sa surface à l'information politique, économique, sociale, culturelle ou sportive ;

-   tirer au moins un tiers de ses ressources de la vente, de la publicité, des abonnements et des souscriptions ou collecte.

Ces dispositions ne s'appliquent pas à la presse locale (régionale ou départementale).

Pour les organes audiovisuels :

-   être diffusé sur au moins l'étendue d'une région administrative ;

-   employer au moins cinq journalistes ou techniciens de la communication sociale à plein temps ;

-   respecter les dispositions de leur cahier des charges. (...)


L'article 60 stipule que l'aide apportée à une entreprise de communication sociale est modulée en fonction de la régularité des titres, du nombre de professionnels qui y travaillent, du tirage, de la diffusion, ainsi que des charges sociales.


Sont considérés comme organes de communication sociale, les organes de presse écrite, notamment les journaux, revues spécialisées, écrits magazines, cahiers ou feuilles d'information n'ayant pas un caractère strictement scientifique, artistique, technique ou professionnel et paraissant à intervalles réguliers, à raison d'une fois par trimestre au moins. Les radios, télévisions et agences de presse présentant des unités d'information générale ou spécialisées, diffusées à intervalles réguliers.


Le chapitre 2 relatif aux propriétaires et au directeur de publication stipule :


-   Article 3 : toute personne physique ou morale peut créer et publier des organes de communication sociale et en être propriétaire à condition que les journalistes ainsi que les techniciens de la communication sociale qui y travaillent soient en majorité de nationalité sénégalaise.


Dans le cas des sociétés par actions, les actions doivent être nominatives. Elles ne peuvent être transférées à des tiers qu'avec l'accord de l'organe dirigeant de la société.


-   Article 4 : aucune personne physique ou morale de nationalité sénégalaise ne peut être propriétaire ou détenir la majorité du capital de plus de trois (3) organes de communication sociale.


Les personnes physiques ou morales de nationalité sénégalaise ne peuvent être propriétaires ou détenir la majorité du capital que d'un seul organe de communication sociale.


La même loi dispose en son article 14 que : tout organe de presse doit publier dans chaque édition les renseignements suivants :


le nom du directeur de publication et, le cas échéant, du directeur délégué, ainsi que des propriétaires, nom, adresse de l'imprimerie, le chiffre du tirage de la dernière édition.


L'article 17 stipule que la déclaration de parution est faite par écrit en double exemplaire et signée du directeur de publication.


L'article 18 souligne qu'avant la diffusion ou livraison de chaque publication, il est fait dépôt légal par le directeur de publication ou l'imprimeur de six exemplaires signés par l'un ou l'autre dans les conditions suivantes : un au ministère chargé de la Communication, un au ministère de l'Intérieur, un au ministère de la Justice, un au Parquet général de la cour d'Appel, un au Parquet du procureur de la République, un aux Archives nationales.


Dans les cas de publications paraissant en dehors de Dakar, seuls les dépôts faits auprès du Gouverneur ou du Préfet et du procureur de la République ou de son délégué doivent être fais avant diffusion. Les autres dépôts peuvent être faits par voie postale postérieurement à la diffusion.


Toutes ces conditions sont-elles remplies par les directeurs d'organe de presse ? Rien n'est moins sûr.


(A suivre)


Par Mamadou Kassé

Journaliste

Président du Comité consultatif pour l'aide à la presse

Ministère de l'Information


Source : Le Soleil, le 07 mars 2009.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 15:09
La question de la régulation de l'Internet en période de campagne électorale a été agitée lundi par les acteurs politiques lors d'une rencontre avec le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA) à Tambacounda (Est).

A la suite du représentant de la coalition Sopi, Mamadou Bâ qui a relevé la place qu'occupe l'Internet dans la campagne des candidats, partis et coalitions en lice, le vice-président du Conseil régional de Tambacounda Kabiné Kaba, candidat à la mairie de la commune, a souligné le ''parti pris'' de ces moyens d'information.


''Sur un site, je trouve : +votez pour votre maire+, et sur une liste de 11 (candidats), je ne vois que quatre noms, parmi lesquels mon nom ne figure pas en tant que doyen des élus locaux de cette région'', a-t-il déploré.


Dans une de ses pages, un site régional d'information a ouvert un sondage aux internautes en perspective des prochaines élections locales.


''Pour ce qui est du net, il n'y a pas encore de solution. C'est une question globale et on ne peut pas trouver des réponses sectorielles à des questions globales'', a dit l'ancien directeur de la communication Modou Ngom en réponse à cette préoccupation des politiques. Même si le Sénégal a fait des ''avancées'' par rapport à la cybercriminalité, a-t-il relevé.


Le Sénégal, à l'instar de l'Occident, n'a pas encore de solution à cette forme de campagne électorale à travers les nouvelles technologies comme c'est le cas avec les SMS, a-t-il dit.


''Si Obama a gagné (l'élection présidentielle américaine), c'est presque entièrement grâce au net'', a-t-il noté.

Il a toutefois relativisé la portée de l'Internet, compte tenu du fait qu' ''il faut être alphabétisé, être dans un lieu où il y a une connexion'' pour y avoir accès. Ce qui n'est pas le cas avec les radios qui ''vous agressent jusque dans votre cuisine''.


''Je pense qu'on est souverain, il faut qu'on gère en fonction de nos spécificités'', a pour sa part, relevé le gouverneur Cheikh Tidiane Dieng, qui a estimé que ce n'est pas parce que les Etats-Unis n'ont pas trouvé de dispositif pour faire face à ce problème que le Sénégal ne doit pas s'investir dans cette perspective.


''Jusqu'à présent je n'avais pas une vision nette de cette catégorisation des médias. Moi, j'estimais que c' (le net) était un média'', a-t-il dit.


Mais pour la présidente du CNRA qui conduisait la délégation, l'instance qu'elle dirige peut procéder à l'instar de ce qui a été fait concernant la cybercriminalité, quelque chose sur la question d'Internet. ''Nous pouvons faire des propositions, nous pouvons faire comme la Chine : censurer'' quand des dysfonctionnements sont notés, a-t-elle suggéré.


Elle est revenue sur les enjeux des locales et qui ont guidé, selon elle, l'adoption de la stratégie de proximité adoptée par le CNRA, laquelle consiste à aller trouver les acteurs et les médias à la base.


Contrairement aux campagnes présidentielles et législatives où les temps de parole sont fixés par la loi, et qui permettent aux membres du CNRA de ''surveiller avec beaucoup d'aisance dans (leurs) bureaux climatisés à Dakar'', cette disposition n'est pas prévue dans les locales, a noté Nancy Ngom Ndiaye.


''Nous nous sommes posé la question de savoir comment organiser le débat'' politique, a-t-elle dit, soulignant le ''foisonnement d'acteurs intéressés'' par ces échéances électorales.

Source : InfotechSN, le 07 mars 2009.


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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:30

Les pays développés exportent de plus en plus d'ordinateurs, de téléphones portables et de téléviseurs dans les pays en développement. Mais à l'Ong Enda Ecopole, on s'inquiète que ces 'déchets électroniques' soient souvent présentés comme une forme d'aide au développement.


Les déchets électroniques des pays riches finissent de plus en plus dans des poubelles des pays en développement, où il n'y a pas moyen de les entreposer de façon sûre. Et selon le coordinateur de l'Ong Enda Ecopole, Amadou Diallo, les équipements électroniques usagés, offerts souvent au titre de l'aide au développement, peuvent poser des risques sérieux à l'environnement et à la santé humaine. 'Les déchets électroniques posent un problème énorme. Cela va probablement être le problème le plus grave que le monde va devoir affronter au cours de ce siècle, surtout dans les pays en développement', soutient-il. A l'en croire, jusqu'à présent, il arrivait que quelques compagnies occidentales isolées déversent quelques tonnes de déchets toxiques dans des régions isolées des pays en développement, mais ce commerce est devenu maintenant plus systématique et il est en train de prendre de l'ampleur. Ordinateurs, frigos, téléphones portables, téléviseurs et autres produits de consommation qui ont été utilisés dans les pays plus riches, finissent comme 'déchets électroniques' dans les pays en développement.


L'un des problèmes les plus préoccupants est qu'une partie de ces déchets se retrouve dans les pays en développement sous forme d'aide au développement. Aussi, dans le souci de réduire les conséquences générées par ces multiples appareils électroniques au plan environnementale, Enda Ecopole vient de mettre en place un centre de formation pour permettre aux jeunes réparateurs de rue de mieux maîtriser le recyclage. 'Beaucoup de pays en développement font du commerce des déchets électroniques à cause de la pauvreté, mais les bénéfices monétaires à court terme sont de loin contrebalancés par les impacts à long terme sur l'environnement, les risques pour la vie, la santé et l'habitat des populations affectées. Les pays qui n'ont pas la technologie ou le savoir-faire techniques pour manipuler ces déchets en sécurité et les entreposer, devraient se concentrer sur d'autres activités génératrices de revenus', recommande le coordinateur d'Enda Ecopole.


Aussi, Amadou Diallo invite-t-il le gouvernement à informer la population, surtout celle rurale, sur les conséquences de ces déchets sur la santé. Par exemple, les produits chimiques toxiques devraient être indiqués dans la langue locale. 'On doit faire plus pour expliquer aux femmes et aux enfants les risques sanitaires qu'implique le fait de travailler dans des industries polluantes ou de fouiller les décharges pour récupérer des matériaux à recycler et à vendre', soutient-il.


Selon le représentant de la cellule Seneclic sur les déchets électroniques (e-dechets), Ibrahima Diaby Gassama, cette initiative revêt une importante capitale, vu l'ampleur des dégâts que peut causer la manipulation continuelle sans prévention de ces objets électroniques.'Un ordinateur qui arrive en fin de vie, une fois ouvert, contient au moins 21 produits chimiques toxiques différents', fait-il savoir. Pour lui, le problème est que beaucoup de pays pauvres ne disposent pas de la technologie et de l'expertise technique pour détruire ou entreposer ces déchets en toute sécurité. 'Il existe des règles internationales qui interdisent la décharge ou le mouvement illicite de déchets dangereux et toxiques, pourtant leur commerce explose', se désole Ibrahima Diaby Gassama.



Source : Walf Fadjri, le 05 mars 2009



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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 18:20

Le continent africain peut tirer beaucoup de profit de la télémédecine qui consiste à mettre les technologies de l'information et de la communication (TIC) au service de la santé, a déclaré à APA le spécialiste malien de la télémédecine, le Pr Abdel Kader Traoré, lors d'un entretien.


S'exprimant en marge des travaux des 17èmes Journées médicales de Dakar qui portent sur l'environnement et les maladies de longue durée, le Pr Traoré a décliné ces profits en termes de formation du personnel à distance et d'échanges d'informations et d'expériences diverses.


« Quelqu'un qui a des difficultés à opérer un patient peut par exemple s'adresser à un autre chirurgien par le biais de la télémédecine », a expliqué le Pr Traoré, initiateur de la télémédecine au Mali.


« Pour la confidentialité des informations sur un patient par exemple, la télémédecine peut faire en sorte qu'au lieu de passer chez différents spécialistes avec des dossiers sanitaires en main, il suffit de concentrer ces informations dans une base de données sécurisées », a-t-il ajouté.


L'autre avantage de la télémédecine est qu'elle va aider à réduire l'impression d'isolement que peuvent avoir des médecins qui exercent loin de la capitale.


Les Journées médicales de Dakar ont rassemblé, du 23 au 27 février, des médecins, des pharmaciens, des dentistes et vétérinaires venus de plusieurs pays francophones d'Afrique mais aussi d'Europe, notamment de France et de Suisse.

Source : APA, le 03 février 2009.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 13:41

Dr Mor Seck en est convaincu : les technologies de l'information et de la communication (TIC) peuvent aider l'Afrique à se démocratiser. Dr Seck dirige le Centre d'Enseignement à Distance du Sénégal, qui fait partie du Réseau Global de Développement de l'Enseignement de la Banque Mondiale. Ce centre a déjà plus de 20 ans d'expérience à son actif dans le secteur public et les études supérieures. Dr Seck est un fervent promoteur des TIC pour l'éducation et la formation. Il sera un des éminents participants de la 4ème édition de eLearning Africa qui se tiendra à Dakar l'an prochain. Nous avons rencontré Dr Seck l'été dernier à Berlin et avons parlé avec lui de la façon dont le Sénégal aborde le développement des TIC.

QU eLA: Le Sénégal fait partie des pays pionniers en ce qui concerne le développement des TIC. Quelle est selon vous la recette du succès ?

Mor Seck: En premier lieu, il faut souligner que, le Gouvernement a beaucoup investi dans les TIC et donné une forte impulsion, d'amont en aval,  pour qu'elles soient développées en premier lieu dans ses équipes et déclinées dans divers secteurs d'activité. Le Programme National de Bonne Gouvernance a identifié les TIC comme un instrument performant pour améliorer la productivité et promouvoir la communication moderne.

Pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement, l'ADIE  (Agence de l'Informatique de l'Etat) a été créée. Cette agence dépend de la Présidence et est chargée d'améliorer la disponibilité et l'utilisation des TIC au sein des organisations gouvernementales.  L'ADIE a développé un intranet au sein du gouvernement. Les différents départements sont reliés les uns aux autres via un réseau de fibres optiques  avec un débit de 1GBPS.  Les services extérieurs sont reliés à cet intranet grâce à un réseau sans fil. Le téléphone entre les divers départements est gratuit. 
Le gouvernement  travaille aussi au niveau des communautés, avec l'aide de partenaires, pour développer des centres multimédia communautaires qui  permettent la radio diffusion et le développement de  services autour des TIC . L'Intranet est aussi utilisé pour la formation des fonctionnaires. Par exemple, ils peuvent suivre des formations au pilotage de projets via l'Intranet.
En utilisant et en valorisant les hautes technologies au niveau des ses propres équipes, le gouvernement montre l'exemple à tout le pays.

QUeLA:  Et avec quels résultats ?

Mor Seck:  Les décideurs politiques  dans mon pays sont désormais très conscients du rôle que les TIC  peuvent jouer pour faire avancer la nation toute entière. C'est essentiel parce que dans les pays en développement, si les décideurs ne sont pas impliqués dans la promotion des TIC, il n'y a pas de succès à la clé.

Par exemple, si les écoles se fournissent en matériel informatique, seul le gouvernement peut s'assurer qu'elles l'achètent à un prix raisonnable, en aidant peut-être à réduire les taxes.  Favoriser la libéralisation du marché des télécommunication pour que la connectivité soit proposée à un prix abordable, ce pourrait être une autre forme d'engagement du gouvernement. Mais ce sont des décisions qui incombent aux décideurs politiques de toute façon.

Au Sénégal, les efforts du gouvernement ont porté leurs fruits. De nombreux foyers sont maintenant connectés à Internet. Le nombre  d'utilisateurs d'Internet est très élevé  et la plus forte croissance de ce nombre a été enregistré durant ces deux dernières années. Les universités proposent à leurs étudiants un très bon niveau de connexion et d'équipement informatique. De même, la plupart des organisations, publiques ou privées sont connectées, ce qui permet, entre autres,  à leur personnel de suivre des formations à distance pendant leur temps de pause ou après le travail.

QUeLA:  Quelle est la situation dans les domaines de l'enseignement et de la
formation ?

Mor Seck:  Au Sénégal nous avons décidé  que l'enseignement et la formation doivent  être dispensés différemment de ce que nous avions fait jusqu'à présent. Le savoir ne se transmet pas obligatoirement dans un amphithéâtre rempli d'étudiants qui écoutent un cours. L'enseignement du futur doit utiliser les technologies digitales. C'est une façon de démocratiser l'éducation en Afrique et d'accéder à une éducation de masse. L'avenir, c'est l'éducation à distance basée sur les TIC, quels que soient les outils utilisés : la vidéoconférence, via internet ou bien des techniques mixtes.

Ce dont nous avons besoin dans les pays en développement, ce n'est pas tant  de l'argent, que du savoir. Souvent l'aide aux pays en développement passe par des don d'argent afin de mettre en place des programmes pour les enfants, des programmes pour les femmes, des programmes pour tout ! Mais si je vous donne de l'argent et que vous ne savez pas vraiment comment l'utiliser efficacement, c'est presque inutile.

Aussi, nous devons nous assurer que les gens dans les pays en développement aient des connaissances et qu'ils soient bien formés. C'est pourquoi ils doivent avoir accès à une éducation de qualité. Nous n'avons tout simplement pas les moyens de construire des immenses universités qui pourraient proposer cette éducation à tous ceux qui en ont besoin. A l'heure actuelle, c'est vraiment un privilège d'aller à l'université, et la majorité des gens n'ont pas cette chance. Mais ils ne doivent pas être exclus pour autant. Pour développer un pays, on a besoin de tout le monde, on doit s'assurer que la majorité va bénéficier du développement. Si, dans un pays qui compte environ dix millions d'habitants,  seulement 500 000 ont reçu une éducation, ce n'est pas la peine d'imaginer que le pays va se développer correctement. L'information et l'éducation ne doivent pas être réservés à ceux qui sont riches ou aisés, mais doivent au contraire être disponibles et accessibles pour tous !

QUeLA:  Comment les TIC peuvent elles aider à aller dans cette direction ?

Mor Seck: Avec Internet et les autres technologies, nous avons les moyens de communiquer et de partager le savoir en tous points et à tout moment. Les TIC représentent un espoir pour le continent. Si l'on considère le nombre de gens qui ont accès aujourd'hui à une éducation de qualité à l'échelle du continent, cela reste une goutte d'eau dans l'océan. Les TIC représentent non seulement un outil mais un réseau essentiel pour tout le continent.

Déployer les TIC contribuera à développer l'égalité des chances et cela permettra d'améliorer la démocratie et les pratiques de bonne gouvernance. En d'autres mots, cela peut permettre de lutter contre la pauvreté plus efficacement et plus rapidement. Quand les gens sont informés et éduqués, cela devient plus difficile de faire n'importe quoi sans s'exposer à leur regard critique. Cela devient plus difficile de les manipuler. Quand vous gouvernez un pays en vous assurant que les citoyens ne comprennent rien, vous pouvez être tenté de faire tout et n'importe quoi, ce qui peut conduire très vite vers la dictature et renforcer la pauvreté.

Malheureusement dans certains pays en développement  on peut trouver ce style de gouvernance. Et parfois les citoyens ne se rendent même pas compte que ce n'est pas la bonne voie. Mais dès qu'ils ont accès à la connaissance, ils peuvent interagir avec les décideurs politiques. Ils peuvent s'exprimer, apporter leur propre savoir et dire ce qu'ils veulent. L'implication des citoyens est donc un autre facteur de développement mais ce n'est possible que si les gens sont éduqués.

On le voit, les TIC ont un impact qui ne se limite pas à l'éducation et à la formation et j'espère ardemment qu'elles vont contribuer à  transformer  le continent dans son ensemble.

QUeLA: Pouvez vous nous donner un exemple concret qui illustre les changements apportés par les TIC ?

Mor Seck:  Bien sur ! Le Réseau Global d'Enseignement à Distance est un exemple parlant.  Il compte 130 centres dans le monde entier, dont 12 sont opérationnels en Afrique. L'accent est mis sur la formation des personnels du secteur public, du secteur privé, des universités, des ONG, de la société civile etc.. Le centre du Sénégal fonctionne depuis 2000 . A cette époque, les dirigeants des différentes instances publiques ou privées ne voulaient pas être impliqués dans ces formations. Et comme je vous l'ai dit plus tôt ,  si vous voulez qu'un pays se développe véritablement, il faut que ses décideurs soient impliqués et que les impulsions soient données d'amont en aval.  Aujourd'hui c'est vraiment réjouissant de voir tous les décideurs venir dans le Centre et participer aux formations. On s'est rendu compte que la plupart d'entre eux n'avaient même pas d'adresse e-mail. Ils n'étaient souvent pas connectés. En passant par les Centres d'Enseignement à Distance ils apprennent à travailler en réseau, et à l'utiliser dans leur environnement professionnel et familial, tout en étant connectés avec le monde entier. Seul un enseignement fondé sur les TIC permet cette approche et ce mélange des genres .

Dans notre pays, c'est une question de mentalité, quand les gens atteignent un certain niveau de responsabilités - que ce soit le directeur d'une organisation, un Ministre ou un député par exemple-  ils pensent qu'ils n'ont plus besoin de se former. Ils pensent que seuls les autres doivent continuer à le faire et c'est une grande erreur.

De fait, ceux qui prennent des décisions pour toute une population doivent avoir accès au plus haut niveau d'information. S'ils prennent des mauvaises décisions, c'est la société entière qui en paye le prix.

Alors même si ces dirigeants et ces fonctionnaires n'ont pas le temps d'aller prendre des cours à l'Université, le réseau global d'Enseignement à Distance  leur permet d'être connectés avec le monde entier et de partager leurs expériences et même de suivre des cours en ligne. La fréquentation des cours est bonne et les gens bénéficient vraiment des opportunités d'apprentissage et d'interaction.

A travers cet exemple, on voit que les TIC ont réussi sur deux plans : elles ont transformé les mentalités et les comportements et elles ont permis à l'administration d'accéder à un meilleur niveau d'information et d'efficacité.

QUeLA:  eLearning Africa se déroulera au Sénégal l'an prochain. Que peuvent attendre les participants d'un tel évènement ?

Mor Seck: Notre objectif affiché c'est d'accueillir non seulement des ministres mais aussi des Chefs d'Etat lors de la conférence. Nous aimerions aussi impliquer autant de personnes que possible dans la préparation et l'organisation de l'évènement, qu'elles appartiennent à des organismes privés, publics ou à la communauté.

Le Sénégal est le pays le plus avancé en termes de TIC en Afrique. Nous avons plusieurs télé centres qui permettent l'accès à Internet à haut débit. Au sein du NEPAD, le Sénégal pilote la commission pour les TIC, Présidée par le Chef de l'Etat   Abdoulaye Wade. C'est vraiment le moment opportun pour accueillir eLearning Africa. Nous pourrons montrer au continent et au monde entier combien le gouvernement Sénégalais met l'emphase sur les TIC pour le développement, l'enseignement et la Formation.
 
QUeLA: Dr Seck, merci beaucoup pour votre temps.


 

 

 

Source : eLearning Africa, février 2009.

 

 

 

 


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 11:01
machine à voter NEDAPLors de la séance des questions orales au Sénat qui s'est déroulé le 27 janvier 2009, la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat a interpellé Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales au sujet du vote électronique. La sénatrice lui a demandé s'il pouvait lui indiquer s'il envisageait d'engager un débat sur le vote électronique avant les prochaines échéances électorales de juin 2009.

Evoquant un rapport d'un "comité Théodule" plutôt favorable au développement du vote électronique en France, la seule expectative du Ministère de l'intérieur risque fort probablement de se résumer à recommander de modifier certaines dispositions législatives et réglementaires du Code électoral ainsi que le règlement technique qui leur est applicable afin de faire rendre juridiquement acceptable l'utilisation de ces systèmes de votation sans prendre en compte les exigences d'organisation démocratique des rendez-vous électoraux. Projet de loi qui risque fort probablement d'être soumis aux législateurs qu'après l'échéance électorale des européennes de 2009. En effet, le Ministère de l'intérieur semble vouloir encore jouer la pendule pour ne pas déplaire aux collectivités locales qui se sont hasardées à dépenser des sommes conséquentes dans l'acquisition de matériels antidémocratiques et déjà technologiquement dépassés.

Alain MarleixLors de cette séance des questions parlementaires, Alain Marleix a aussi évoqué le vote par internet en souhaitant un "débat objectif c'est-à-dire éclairé par des avis techniques et scientifiques de haut niveau" (sic) afin de répondre à la problématique de la "fiabilité des systèmes, leur intégrité et leur sécurité, ainsi qu'un niveau élevé de transparence (sont) nécessaires." (re-sic). Contrairement aux autres pays européens (Irlande, Pays-Bas...), le gouvernement français refusait déjà d'ouvrir un VRAI débat de fond sur la question du vote électronique par l'utilisation des ordinateurs de vote non connectés au réseau internet, se restreignant à balader les groupements de citoyens et d'informaticiens qui, depuis 2004, ont largement mis en avant la régression démocratique introduite par ces systèmes opaques et invérifiables. L'Etat français leur préférant le discours des industriels désireux d'amortir leurs investissements dans ce domaine. Faire croire aujourd'hui à un débat objectif sur la question du vote par internet tient du foutage de gueule de haute volée. A entendre le secrétaire d'Etat à l'intérieur et aux collectivités territoriales considérer le vote traditionnel par urne transparente et bulletins papier comme "désuet" et "obsolète", l'on comprend déjà le parti pris intellectuel du Ministère de l'Intérieur.

Désuet et obsolète le vote papier ?

Désuet et obsolète pour les électeurs de vouloir comprendre et contrôler toutes étapes du déroulement des scrutins électoraux ? Désuet et obsolète pour les électeurs de vouloir avoir la certitude que leurs votes soient bien crédités au compte de voix du candidat de leurs choix ? Que Monsieur Marleix ait bien à l'esprit que le droit de contrôle du bon déroulement des élections par les électeurs n'est pas déléguable à un tiers, fusse t-il membre d'une organisation politique concernée par le scrutin en cours ou bien encore à une entreprise privée. La démocratie ne se brade au nom du marché ou de la propension de certains élus à alimenter leur pathologie à courir après des miroirs aux alouettes technologiques en espérant une plus-value médiatique. Que le gouvernement actuel ait enfin le courage politique de poser un moratoire sur l'utilisation du vote électronique pour ouvertement mettre le débat sur la table au lieu de continuer à mettre en scène l'acceptation forcée de l'inacceptable.

Le président Sarkosy se targue de vouloir entendre le peuple français. Alors Monsieur le président, je vous dis aujourd'hui chiche. Vous qui, concernant ce dossier, ne vous êtes pas donné la peine de poser le débat lorsque vous étiez ministre de l'Intérieur. Cela étant, que l'interpellation directe du chef de l'Etat n'exonére en rien les élus locaux déjà concernés par la problématique du vote électronique. Oui, mesdames et messieurs les élu-e-s locaux, prenez l'initiative de poser un moratoire dans votre propre collectivité au lieu de sortir constament le parapluie institutionnel pour évacuer le débat. Le courage politique se mesure aux actes forts et non à l'accumulation des résignations.


Source : Chris Perrot, le 06 février 2009.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 11:44
Sudatel vient d'arriver dans un milieu où ses concurrents (Sonatel et Sentel) sont présents depuis des années. Mais la multinationale des télécommunications n'a pas peur. Parce qu'elle a confiance en son matériel « high-tech ». Sans langue de bois, son Dg a accepté de parler avec l'Obs, sur tous les dossiers et rumeurs qui circulent autour de l'entreprise propriétaire du label « Expresso ».

Brièvement qui est Emmanuel Hamez ?


Emmanuel Hamez est le directeur technique de Sudatel, directeur général d'Expresso Sénégal. J'ai travaillé pour Sfr, Sentel, Mobitel, là je travaille pour Sudatel depuis 3 ans. 2 ans en tant que directeur technique, et maintenant, je suis le Directeur général de Sudatel Sénégal.


Depuis le lancement de votre produit, quel est votre bilan ?


On a procédé au lancement, il y a 72 jours. Les clients qui utilisent le service nous donnent un résultat positif. Ce sont nos ambassadeurs, et c'est par eux qu'on évalue nos ventes, plus que par les promoteurs directs qui assurent les ventes de nos produits. Donc ils sont très contents, ils sont contents de la qualité du produit, et de la pratique de tarification, qui est très simple et qui est également économique. Les clients sont très contents.


Comment ça se passe à l'intérieur du pays ?


Là également ça se passe bien, on est là depuis une semaine. On est dans toutes les régions, à Saint Louis, à Touba, à Thiès, à Tambacounda. Là aussi les résultats sont très positifs. Pour l'instant on teste notre réseau, on teste le marché ; on n'a pas encore fait de grande campagne publicitaire. On voulait s'assurer que toutes les procédures soient en place. Le réseau de distribution soit en place également.


Qu'en est-il de la coupure notée à Sédhiou ?


Il est vrai qu'on a eu un problème technique à Sédhiou pendant deux jours. Le problème a été réglé. Ce n'est pas un endroit facile d'accès. Dans le Sud, on n'est pas encore complètement déployé.


Pensez-vous pouvoir trouver une place au Sénégal avec la concurrence déjà sur place ?


Tout à fait. Parce que la technologie que nous développons est tout à fait différente. Si on avait fait pareil que les autres je pense que les choses auraient été plus dures. Peut-être que ce serait plus facile au début, parce qu'on aurait bénéficié des faveurs disponibles. Mais notre offre n'aurait pas pu être différent. On propose quelque chose de différent. Un réseau meilleur, tout le monde est d'accord pour dire ça. Ce qui nous permet d'aborder les offres commerciales de manière différente. Puisqu'on a une capacité plus importante. Cela va nous permettre de faire des offres commerciales beaucoup plus originales.


Mais cette nouvelle technologie devait impliquer des prix plus élevés comment ça se fait ?


Les Sénégalais s'attendaient à des prix moins chers. La question était : moins cher par rapport à quoi. Ils ne savent pas combien ils payent avec les autres réseaux. Quand on pose la question, les gens répondent qu'ils ne connaissent pas bien les tarifs. Les tarifs pratiqués sont un peu compliqués. Il y a des bonus, on ne sait pas quand est-ce qu'ils arrivent. Les crédits sont limités. Nous avons voulu dire qu'avec nous vous savez ce que vous payez. Avec nous c'est 1,5 franc pour tout le réseau, partout où vous appelez. Je sais qu'on est moins cher. Parce qu'on a utilisé la calculette pour connaître les autres prix. On s'est aussi aperçu que lorsque vous chargez du crédit, il a une durée de validité, que vous perdez au bout de dix jours. Tout ça on a remis à plat. On a fixé le prix à la seconde vers tous les réseaux, et à toute heure. Pour le moment vous pouvez appeler gratuitement jusqu'au 13 février et je pense qu'on va reporter jusqu'après le Magal. On a voulu faire quelque chose d'extrêmement simple. Et de compréhensible. Mais je ne sais pas si c'est facile de nous comparer avec nos concurrents, mais avec ce qu'on va faire les gens savent ce qu'ils vont payer.


Apparemment vous n'avez pas peur de vos concurrents ?


Pas du tout. Nous ne craignons ni la Sonatel ni Sentel Gsm. Ce n'est pas la première fois qu'on est dans un milieu concurrentiel, au Soudan on est en concurrence avec Ntn et Zen, ce n'est quand même pas rien. Ce sont deux grands de la com. On a doublé Ntn en deux années. On sait ce que c'est la concurrence. En Mauritanie, on est en concurrence frontale avec Mauritel, qui est de Maroc télécom, Sonatel et Tunisie télécom, qu'on a également doublé. On sait évoluer en contexte compétitive. Au Ghana, il y a Ntn, Tigo etc. La concurrence ne nous fait pas peur, parce que je peux faire des choses que mes concurrents ne peuvent pas faire. Si j'étais comme eux, je ne pourrais pas faire mieux qu'eux. Ma technologie est plus forte. Après l'exploitation identique, j'ai une qualité, une couverture et une capacité supérieure. C'est la technologie Cdma. C'est une technique des Américains, et s'ils le font ce n'est pas pour rien. Si on a besoin de 260 sites en Cdma, on aura besoin peut-être de 50% voir deux fois plus de sites pour avoir la même couverture et la même capacité en Gsm. Ça veut dire que notre pouvoir d'exploitation est beaucoup plus importante. Donc les prix de revient moins compétitif, moins de marges de manœuvre au niveau des tarifs. Surtout que la capacité qu'on a est beaucoup plus importante, je peux faire des offres et prendre plus de trafics, parce que lorsque c'est moins cher, j'ai plus de trafic sans dégrader la qualité. Si demain j'offrais un bonus le trafic ne serait pas dégradé. Donc on a une large manœuvre beaucoup plus importante grâce au Cdma. C'est cela on est très à l'aise vis-à-vis de nos concurrents. Parce qu'on se positionne avec un produit qui est différent. Qui est beaucoup plus solide et qui répond beaucoup mieux aux attentes du marché sénégalais et africain en général. Qui est : téléphoner plus au même prix. Les gens ne veulent pas forcément moins cher, mais ils veulent téléphoner pour le même prix. De toutes les façons c'est un budget, si quelqu'un à un budget de cinq milles ou dix milles francs Cfa, il pourra téléphoner autant de minutes sur le réseau X et autant de minutes sur le réseau Y. Avec nous il aura la capacité de téléphoner beaucoup plus. Tout en conservant la qualité, parce que la qualité, j'insiste, est importante, car tous les feed-back qu'on a eus, il y a très peu de plainte sur le réseau, il n'y a quasiment aucune plainte. Il n'y a pas de coupure, il y a une qualité d'écoute, ce n'est pas le même codage de la voix. C'est quelque chose de beaucoup plus clair, de beaucoup plus fort, on a l'impression d'être plus près de son interlocuteur.


Comment vous allez faire avec la taxe Rutel ?


C'est quelque chose qui était déjà en gestation depuis quelques mois, donc on a déjà prix en compte cette taxe dans nos tarifs. Nos tarifs ne vont pas bouger. Ils restent les mêmes. Nous savions que la Rutel allait être appliqué, lorsque nous avons élaboré nos tarifs, donc on a déjà pris en compte cette taxe.


Votre chiffre d'affaires ne va-t-il pas en souffrir ?


Dans notre business plan, nous avions déjà pris en compte la Rutel.


Etes-vous sur la liste rouge du département d'Etat américain ?


D'ailleurs c'est assez marrant de constater que c'est Sudatel qui fait la promotion d'une technologie américaine. Parce que c'est le Cdma est une licence américaine.


Vous n'avez-pas répondu à ma question !


Je ne suis pas ici pour polémiquer sur les relations internationales entre le Soudan et les Etats Unies. On est là pour faire profiter des investisseurs qui ne sont pas d'ailleurs uniquement soudanais, parce que Sudatel est une société publique en bourse, il y a des Saoudiens, des gens des Emirats, il y a beaucoup de petits porteurs, et je ne pense pas qu'il y ait des conflits entre ces actionnaires et l'Etat américain. Je n'ai pas beaucoup de commentaires à faire sur les relations entre le Soudan et les Etats Unis d'Amérique. On ne va ne pas développer une capacité de nos investissements dans un Etat africain, sous prétexte qu'il y a des problèmes de relations, au contraire. Même s'il y a des problèmes, il faut que l'on continue à aller de l'avant. C'est aussi l'occasion de dire qu'au Soudan, il n'y a pas que des problèmes, c'est vrai qu'il y a des problèmes au Soudan, mais il y a des problèmes partout dans le monde. En Afrique en particulier, même au Sénégal, en Mauritanie où il y a un coup d'Etat récemment, on ne va pas arrêter d'opérer parce qu'il y a eu un coup d'Etat. Nous sommes là pour faire profiter les investissements pour investir l'Afrique, et pour développer les infrastructures africaines. Je ne pense pas qu'il soit reprochable que des investisseurs africains investissent leur argent en Afrique, pour faire bénéficier aux Africains de nouvelles technologies, je pense que c'est tout à fait louable.


Mais est-ce vrai que Sudatel est sur la liste rouge des Américains ?


C'est quelque chose de chronique. Le Soudan est sur liste rouge depuis dix ans. Donc il n'y a rien de nouveau.


Etes-vous concerné par le Rutel ?


Je n'ai pas trop de commentaires par rapport à ça. Parce que comme je l'ai déjà dit, nous l'avions intégré. Sur notre réseau, ils ne sentiront pas cette taxe directement. Je ne veux pas défendre le gouvernement, mais il faut savoir que la Rutel c'est une compensation par rapport à des taxes en moins sur les prix des mobiles. Si aujourd'hui on se permet de donner à 15 milles francs Cfa, c'est grâce à la Rutel. Il faut faire la part des choses, la Rutel c'est une taxe qui facilite l'accès au mobile, parce qu'il n'y a plus la taxe à valeur ajoutée sur le mobile. C'est une compensation ou un transport de Tva qui était appliqué sur les mobiles appliquées sur les consommations.


Etes-vous derrière la Rutel qui semble vous arranger ?


Nous ne sommes pas derrière la taxe Rutel. Absolument pas. On n'est pas là pour faire en sorte qu'il y ait plus de taxes au Sénégal. On est ici pour venir développer les techniques de communication. On n'est pas acteurs dans cette affaire. Simplement c'est une loi qui a été votée en Août. On a été informé, et on l'a pris en compte dans notre stratégie.


Devrons-nous attendre quelque chose d'extraordinaire, si vous dites que jusqu'à présent vous n'avez pas communiqué ?


Pas forcément extraordinaire. Il y a tellement de choses à faire en termes de com. Pour l'instant, on n'a pas encore communiqué, il y a un gros effort d'éducation sur le produit, on est très à l'aise sur la qualité de nos produits, donc va faire toutes les actions de communication nécessaire, informer tous les Sénégalais sur la qualité de nos produits, les avantages qu'ils en tireront.


Est-ce que vous débauchez chez la concurrence ?


On a maintenant une équipe. Il n'y a que deux qui ont manifesté le choix de nous rejoindre. La rumeur, comme quoi l'on est en train de débaucher à tout va chez nos concurrent, est absolument fausse. On n'est jamais allé chercher D'ailleurs on ne veut pas mettre la même culture à Expresso, que chez nos concurrents, parce qu'on veut être différent. Puisqu'on veut être différent, on ne va certainement pas prendre quelqu'un qui travaille chez nos concurrents, mais prendre du sang neuf. Tout le personnel d'Expresso dans sa majorité vient d'un milieu différent.

 

 

Source : L'Observateur, le 7 février 2009.

 


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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 11:57
Le développement des Technologies de l'information et de la communication (TIC) souffre d'un net déséquilibre entre Dakar, la capitale et les autres régions du pays, a déclaré à la PANA, Thomas Guignard, enseignant-chercheur à l'Université de Lille III.

"Il y a, d'un côté, la polarisation des infrastructures au tour de Dakar et, de l'autre, les régions défavorisées comme Tambacounda, a expliqué M. Guignard, auteur d'une thèse de doctorat sur les TIC au Sénégal.

Une étude de l'Institut pour la recherche et le développement (IRD) plaçait, au début des années 2000, le Sénégal parmi les Etats pionniers en matière des TIC en Afrique de l'Ouest.

Cette image a ensuite été confortée par la volonté réaffirmée du président sénégalais, Abdoulaye Wade, de faire de son pays le chef de file de la lutte pour la réduction de la fracture numérique.

"L'image du Sénégal pionnier des TIC est moins vraie aujourd'hui. Le pays est rattrapé par d'autres Etats africains, notamment anglophones. Il y a également un décalage entre le discours officiel sur l'Internet et la réalité du terrain", a estimé M. Guignard.

Evoquant les questions d'usage et de contenu, le chercheur français a souligné la faiblesse des noms de domaine en sn., tout en déplorant le peu de messages adressés aux populations locales.

En 2007, il y avait 600 noms de domaines en sn. au Sénégal contre un million en fr. Ce décalage s'explique largement par le contenu qui s'adresse surtout aux touristes et non aux Sénégalais, a poursuivi l'enseignant- chercheur.

Selon lui, une bonne partie des internautes sénégalais se connectent sur le web pour trouver des informations pour migrer ou pour poursuivre des études à l'étranger.

"Le discours officiel veut faire d'Internet un moyen de développement. Mais la réalité est plus complexe. Nos études montrent que les connections vers les sites occidentaux sont plus nombreuses que les connections vers les sites sénégalais. C'est un vrai problème, s'est inquiété M. Guignard.

Il a, par ailleurs, souligné le rôle important joué par la diaspora dans la promotion d'Internet au Sénégal.

"La fréquentation des sites est assurée principalement par la diaspora. Les migrants sénégalais sont également les premiers créateurs de sites. On peut évoquer, parmi d'autres initiatives, la création d'un site de rencontres par un migrant et le lancement d'un site de commerce électronique par un autre migrant", a encore dit l'enseignant-chercheur.


Source : AfriqueJet, le 29 janvier 2009.


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