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  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:54

http://www.aqui.fr/bib/article/images/A_4214_1.jpgLes jeudi 13 et vendredi 14 janvier, la ville de Saint-Médard-en-Jalles en Gironde a accueilli la manifestation nationale du label "Ville Internet". A cette occasion, 303 villes et villages de France se sont vus labellisés de 1 à 5 arobases en récompense de leur implication significative dans la mise en œuvre d'une politique de démocratisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) et de leurs usages citoyens. L'occasion aussi pour les collectivités locales, d'échanger idées et bonnes pratiques sur ce thème.

 

En douze ans d'existence, c'est la première fois que la cérémonie des villes internet se déroulait en Aquitaine. Il faut dire que dans la catégorie des 5 @ l'Aquitaine est la deuxième région la plus représentée, après l'Ile de France. En effet, sur les 24 collectivités primées dans cette catégorie, quatre sont de la région: Agen, Bayonne, Mérignac et Saint-Médard en Jalles. Selon les organisateurs, "les villes 5 arobases excellent dans pratiquement tous les domaines. Capables d'innover dans le domaine technique en développant elles-mêmes des applications spécifiques, elles ont entamé une modernisation et une restructuration organisationnelle ambitieuse ; ces villes ont établi les bases d'un dialogue social sur l'ensemble de ces enjeux avec leurs citoyens/usagers. "

 

Une valeur ajoutée numérique et citoyenne

 

En bref, cette récompense est le signe d'une vraie valeur ajoutée numérique des collectivités pour la vie citoyenne. Citons par exemple la ville de Mérignac primée, notamment, pour son système de géolocalisation unique en France bâptisé "Léon". Celui ci permet en effet aux administrés de signaler un problème vu en ville et d'indiquer précisément sur une carte où les services municipaux doivent intervenir, le tout via leur ordinateur ou leur téléphone mobile... Une véritable innovation qui justifie leur belle récompense. Anglet et Villenave d'ornon, comptant au palmarès des 4 @, devront donc faire un effort supplémentaire l'an prochain pour tenter d'atteindre les fameuses 5 @.

 

Au delà de cette remise de récompense, et durant ces deux jours, de nombreuses conférences, des ateliers, des espaces d'exposition et de démonstrations, ainsi que des formations pour les élus, ont permis aux collectivités d'échanger savoir faire et idées sur l'internet citoyen. Au programme notamment: fracture numérique, e-administration, logiciel libre et collectivité, blog citoyen, etc. Tout un tas d'idées à étudier pour les collectivités visant les 5@ en 2012!

 

Solène Méric

 

Plus d'infos: http://www.villes-internet.net/

Photo: Sylvain Robin

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 08:00
L’année 2010 marque un tournant dans la réalisation des objectifs du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) à l’horizon 2015. Le Forum de cette année, qui se tiendra du 10 au 14 mai 2010 à Genève (Suisse), sera l'occasion de passer en revue les progrès accomplis dans la mise en œuvre du SMSI depuis 2005 et de revoir les stratégies pour les cinq prochaines années.

En outre, le Forum de cette année proposera aux participants une série d'événements interactifs : débats de haut niveau sur des thèmes cruciaux pour la mise en œuvre et le suivi du SMSI dans un cadre multi-parties prenantes, réunions de coordination des grandes orientations du SMSI, ateliers thématiques, réunions de lancement d'initiatives et de projets, échanges de connaissances facilitant le réseautage entre les participants, etc.

Le Forum est co-organisé par l'UIT, l'UNESCO, la CNUCED et le PNUD. L'UNESCO est chargé du débat de haut niveau sur le réseautage social et des sessions interactives sur les grandes orientations suivantes :

C3 et C7 : l'accès à l'information et au savoir ;
C3 : les TIC et les personnes handicapées ;
C7 : les TIC dans l'éducation ;
C8 : le multilinguisme ;
C9 : les médias communautaires au service de la préparation aux catastrophes naturelles ;
C10 : les dimensions éthiques de la société de l'information.

Vous trouverez des documents utiles relatifs au Forum 2010 du SMSI, notamment les invitations dans les six langues officielles de l'ONU et l'agenda préliminaire, sur le site Web officiel du Forum.

Cet événement, qui s’inscrit dans la tradition des réunions annuelles du SMSI du mois de mai, adopte cette année un nouveau format défini à l’issue des consultations ouvertes avec toutes les parties prenantes du SMSI. Le Forum offrira des possibilités structurées de nouer des contacts, de s'informer et de participer aux discussions et consultations entre de multiples parties prenantes sur la mise en œuvre du SMSI.

 

 

Source : SenegalMedias, le 3 avril 2010.

 

 

 

 


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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:42
http://www.midilibre.com/img/photos/biz/2010-02/2010-02-28/294_INTERNET954.jpgJEUDI 11 MARS à 19 h 30, la cyberbase du Vallon, l'association Le Créneau et l'Ardesi (1) , à travers leur action cyberbase, proposent une soirée sur le thème « Facebook, Youtube, Twitter... le web social et moi ! ». Retransmis dans toute la région Midi- Pyrénées par visio-conférence, l'événement a pour but de donner au public toutes les clés de compréhension de ces réseaux sociaux, véritables phénomènes émergents. Cette conférence sera animée par Ludovic Dublanchet, chargé de mission pour l'Ardesi.

En ce début d'année, 400 millions d'internautes sont en effet connectés à Facebook et y consacrent en moyenne 55 minutes par jour. Les réseaux sociaux sont donc aujourd'hui une réalité pour une grande partie de la population, des plus jeunes aux plus âgés. Mais il est parfois difficile de s'y retrouver pour les non initiés.

Pour y voir plus clair Ludovic Dublanchet reviendra sur les grands principes de ce web « nouvelle génération » : participation, interactivité, collaboration, instantanéité, mobilité...Cette soirée va aussi permettre de présenter les principaux réseaux sociaux, leur mode de fonctionnement, leur intérêt (y compris dans la vie professionnelle), mais aussi de revenir sur la responsabilité, la confidentialité des données et le droit à l'oubli numérique.

http://marcillac.cyber-base.org (1) L'Ardesi : Agence régionale pour le développement de la société de l'information en Midi-Pyrénées, est une association crééeet financée par le conseil régional de Midi-Pyrénées.

Structure partenariale, elle associe étroitementles collectivités locales et les acteurs socio-économiques concernés par le développement des technologies de l'information et de la communication (TIC).
Rendez-vous jeudi 11 mars, à partir de 19 h 15, dans les locaux de l'Ardesi au 49, avenue Gustave-Bessière à Marcillac Vallon, entrée libre. Pour tout renseignement, contactez l'animateur au 05 65 47 05 97 et pour plus d'informations :




Source : Midi Libre, le 2 mars 2010.



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:45
http://www.en-afrique.info/local/cache-vignettes/L400xH98/unescpgif-cfcfac-57419.pngL’UNESCO, en coopération avec l’Initiative mondiale TIC pour tous (G3ict), organise une réunion consultative les 22 et 23 février 2010, au Siège de l’Organisation à Paris.
Des représentants du monde du handicap, du secteur des technologies de l’information et des télécommunications, de la recherche nationale et internationale, des établissements d’enseignement, des Nations Unies et des organisations non gouvernementales sont réunis à l’UNESCO pour examiner les moyens de promouvoir l’insertion sociale des personnes handicapées grâce aux TIC. 

Environ 10 % de la population mondiale souffre d’un handicap et la majorité vit dans des pays en développement. Associées à des méthodologies adaptées, les technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent aux handicapés de compenser des déficiences physiques ou fonctionnelles. En étendant l’éventail des activités accessibles aux handicapés, les TIC contribuent à leur insertion sociale et économique. Dans le cadre de son mandat, l’UNESCO se propose de tirer pleinement parti du potentiel offert par les TIC et de promouvoir l’accès à l’information et au savoir pour tous, en collaboration avec d’autres institutions concernées par ces problèmes. 

Soixante-dix pays ont ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées et se sont donc engagés à garantir aux personnes handicapées la jouissance de tous les droits de l’homme sans discrimination. 

La réunion de Paris a pour principal objectif d’examiner de quelle manière l’UNESCO peut aider ses Etats membres à tenir cet engagement international. Aux côtés de ses partenaires, l’UNESCO se propose d’identifier les politiques et programmes requis par la Convention des Nations Unies et de déterminer le meilleur moyen d’inciter les Etats membres à mettre en œuvre ces mesures pour améliorer l’accès à l’information et au savoir des personnes handicapées.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:32

Le ministre des Télécommunications et des TIC au Sénégal Abdourahim Agne donne son soutien au congrès West & Central Africa Com


West & Central Africa Com 2010

LONDRES--(BUSINESS WIRE)--M. Abdourahim Agne, Ministre des Télécommunications, des TIC et du Transport au Sénégal, a confirmé le soutien du ministère pour le 7ème congrès annuel West & Central Africa Com, qui aura lieu à Dakar, au Sénégal, le 16 et 17 Juin 2010.

 

West & Central Africa Com est l’évènement annuel dédié aux marchés des communications de l’Afrique de l'Ouest et de l’Afrique centrale, il est devenu le lieu de rencontre pour les opérateurs (communications fixes, mobiles, sans fil), les FSI, les régulateurs et les vendeurs de la région pour débattre de l'avenir des télécommunications dans leurs marchés ainsi que pour rencontrer leurs pairs. Après deux ans pendant lesquels le congrès s'est tenu à Abuja, au Nigéria, il est de retour au Sénégal, l'un des marchés les plus dynamiques dans la région et un emplacement idéal pour les affaires et les loisirs.

 

Le ministre Agne sera le président du programme d’ouverture du congrès et il donnera une adresse officielle sur l’objectif du gouvernement sénégalais de créer un environnement favorable au développement durable des télécommunications et des TIC. Dans un message de soutien, il dit : « le secteur des télécommunications et des TIC témoigne d’importants changements, du point de vue de la compétition, des technologies et des services aux utilisateurs finaux. Plus que jamais, les acteurs du marché doivent procéder à un dialogue, afin d'assurer une croissance soutenue dans le secteur et de l'intégrer à l'économie des pays. C’est pourquoi le Ministère des Télécommunications, des TIC et du Transport soutient le West & Central Africa Com (WACA) qui se tiendra à Dakar, et encourage le débat entre les opérateurs, les régulateurs, les investisseurs et les vendeurs dans la région ».

 

Plus de 700 participants sont attendus à Dakar pour West & Central Africa Com, représentant tout le secteur des télécommunications. L’événement comprend une conférence de haut niveau avec 25 PDG représentants des opérateurs, y compris : MTN Group, Zain Group, Etisalat Nigéria, Kasapa (Ghana), Lintel Group (Africell), Connecteo (Sénégal), Zoom Mobile (Nigéria), Comium (Côte d'Ivoire), Orange Cameron, Intercel Guinée, Togocel, et Azur Gabon entre autres. Durant 2 jours, ils discuteront les stratégies, les nouvelles technologies et les projets internationaux des opérateurs pour offrir des services à large bande, des services à valeur ajoutée, des stratégies de marketing et des modèles d’affaires.

 

De plus, une exposition présentera les dernières innovations de plus de 50 entreprises de télécommunications présentes dans la région, et elle offrira de nombreuses possibilités de réseauter, de partager des idées et d’établir des contacts d’affaires. Les débats auront lieu en Anglais et en Français, avec traduction simultanée.

 

Pour plus d’informations, veuillez visiter http://wcafrica.comworldseries.com/


Les opérateurs peuvent assister à l’évènement gratuitement et des promotions lève-tôt sont disponibles pour tous les autres. Pour plus d’informations et pour réserver aujourd’hui, veuillez visiter www.comworldseries.com/wcafrica

À propos d’Informa Telecoms & Media :


Informa Telecoms & Media est le plus grand prestataire de solutions d’intelligence commerciale aux marchés mondiaux des télécommunications et des médias.

 

Sa mission est de fournir des conseils exécutables et stratégiques, ainsi que des prévisions sur tous les aspects de la convergence des marchés de la téléphonie mobile, de la téléphonie fixe, des divertissements et de l’informatique. Motivée par un contact permanent et direct avec le secteur, l’équipe d’analystes et de chercheurs d’Informa Telecoms & Media produit chaque année plus de 300 événements et services d’intelligence, notamment des informations et des produits analytiques, des rapports approfondis et des ensembles de données sur le marché.

 

La société collabore avec des personnes de haut niveau dont plus d’une centaine d’analystes, de chercheurs et de journalistes répartis dans 14 pays. Parmi ses clients les plus importants et les plus prestigieux figurent des prestataires, des opérateurs et des régulateurs de renom, ainsi que des acteurs clés des communautés de la finance et du contenu.

 

Nous sommes fiers du rôle que nous jouons en rapprochant l’industrie et en rendant 100000 individus mieux informés.

 

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

 

 

 

 

Source : BusinessWire, le 22 février 2010.

 

 

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:43

Les grandes associations régionales d’entreprises du logiciel libre en France annoncent qu'elles forment ensemble le Conseil national du logiciel libre (CNLL), présidé par Patrice Bertrand (par ailleurs directeur général de Smile). Voici leur communiqué (moins les déclarations des membres, version intégrale à lire sur cnll.fr), auquel j'ai ajouté plusieurs liens.

Page d'accueil du site web CNLL.fr

 

"Le CNLL a pour vocation de parler au nom de l’ensemble de la filière économique du logiciel libre, sans discrimination, afin de faire connaître les bénéfices du logiciel libre dans le contexte actuel de relance économique, et de faire entendre les demandes de ses membres auprès des pouvoirs publics, pour un soutien à l’activité économique de la filière. Selon une étude de Pierre Audoin Consultants pour l’OPIIEC publiée début 2009 [communiqué de 2 pages en PDF, repris dans ce blog], le Logiciel Libre représente un marché de 1,1 milliard d’euros en France en 2009, et connaît une croissance soutenue de plus de 30% par an malgré la crise.

 

Regroupant 10 associations, représentant plus de 200 entreprises de toutes les régions de France, le CNLL aura une légitimité certaine dans son rôle de représentant de l’écosystème des entreprises du logiciel libre, au plan national.

Les membres fondateurs du CNLL sont : Alliance Libre, Cap Libre, Collibri (Cap Digital), GT LL (System@tic), Libertis, OSS@TV (Telecom Valley), PLOSS, PLOSS RHA [nom de domaine déposé mais pas encore actif], Pôle Nord, ProLibre. Ces associations et groupements d’entreprises jouissent déjà d’une grande légitimité et mènent une action reconnue au niveau régional, pour la promotion de l’économie du libre.

 

Chacun de ces membres a nommé un représentant au sein du bureau du CNLL, qui a élu Patrice Bertrand porte-parole du Conseil.

 

Les représentants des membres se réuniront chaque mois pour faire avancer une feuille de route ambitieuse, avec pour objectif principal de dynamiser et structurer l’ensemble de l’écosystème des entreprises du logiciel libre en France.

 

Le CNLL s’est en effet donné pour missions, dès l’année 2010 :

* De représenter l’écosystème des entreprises du logiciel libre auprès des pouvoirs publics et des organisations nationales existantes.

* D’aider, grâce aux échanges de bonnes pratiques, au développement des organisations régionales qui le composent, et qui sont elles-mêmes des interlocuteurs privilégiés des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’Etat.

*D’assurer une visibilité plus importante de l’ensemble des acteurs économiques de l’écosystème, de leur offre de logiciels et de services, de leurs atouts spécifiques et de leurs besoins, notamment en termes d’emploi et de formation.

* De permettre à l’ensemble des entreprises de la filière de se reconnaître en son sein, d’échanger et de travailler ensemble dans une volonté partagée de synergies et de création de valeur.

* De soutenir les principales manifestations nationales consacrées au logiciel libre : Solutions Linux, RMLL, OWF.

* De relayer, au niveau national, les actions et la communication de ses membres, les associations régionales d’entreprises logiciel libre.

 

Le CNLL a également vocation à représenter la filière des entreprises du libre à l’international, en étant l’interlocuteur des organisations du libre d’autres pays, afin de mettre en place des actions communes au niveau européen."



Source : ZDNet, le 18 février 2010.


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:44
LIBREVILLE (AGP) – Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba a ouvert mercredi à Libreville, le premier salon de l’économie numérique sur le thème : ‘’ les enjeux et perspectives de l’économie numérique pour le développement des pays africains’’.

Ce salon dénommé Gabon numérique 2010, enregistre la présence des plusieurs opérateurs dans les domaines des télécommunications, du multimédia et des fournisseurs d’accès à internet.

Le ministre du Budget, Blaise Louembé dont le département est parmi les organisateurs de la manifestation a dit l’importance pour son ministère de l’usage intense des nouvelles technologies de l’information et de la communication. ‘’Pour que l’administration gabonaise rende aux usagers un service de qualité tel que l’exige le programme de société du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

Selon lui, la reforme de l’Etat passe nécessairement par la mise à disposition des administrations des procédures simples, transparentes, fiables d’une part, et des instruments de travail performants, interconnectés et dénudés de pesanteur d’autre part, précisant que le gouvernement a entrepris un certain nombre d’actions dans ce sens..

Parlant de ces reformes qui font appel à l’économie numérique, Blaise Louembé a cité notamment l’audit de la fonction publique qui va se terminer par un déploiement des centres informatisés de gestion des ressources humaines dans les ministères ; la mise en place progressive de la reforme administrative et la reforme budgétaire avec l’adoption du budget par objectif de programme.

Le ministre du budget, convaincu que tous ces chantiers, au-delà de la réduction des charges de l’Etat, permettront la maîtrise et l’optimisation des ressources humaines, l’harmonisation des standards des applications électroniques et des contenus utilisés par chaque administration, a noté que la présent rencontre constitue une occasion rêvée pour les techniciens d’échanger sur les derniers développements technologiques et un espoir pour les dirigeants de plus en plus exigeants de voir se développer et implémenter des nouveaux logiciels et progiciels.

‘’A l’occasion de la 14ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur ‘’ les technologies de l’information et de la communication : défis et perspectives pour le développement’’, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba avait clairement relevé l’importance de l’économie numérique pour nos société en déclarant que la lueur signalant l’avènement de notre continent pourrait venir des technologies de l’information et de la communication qui figurent en bonne place au nombre des grands défis que doit relever l’Afrique pour sortir de l’ornière’’, a rappelé le ministre de la communication, de la poste et de l’économie numérique, Laure Olga Gondjout.

Mme Gondjout après avoir indiqué que le gouvernement, soucieux d’arrimer le Gabon à la société de l’information et du savoir afin de valoriser le Gabon des services, l’un des trois piliers du Gabon émergent, a adopté une stratégie sectorielle pour la période 2010-2020 s’articulant autour de l’actualisation du cadre réglementaire, du développement de l’infrastructure haut débit, de la numérisation de la radiodiffusion télévisuelle et sonore.

Elle a par ailleurs précisé que l’enjeu du salon qui prend fin le samedi prochain par les portes ouvertes, à savoir : la vulgarisation de l’économie numérique qui, selon le patron de la communication, se définit comme l’ensemble des activités économiques liées aux télécommunications, à l’audiovisuel, aux logiciels, aux réseaux et services informatiques, ainsi qu’aux services et contenus en ligne.
Pendant quatre jours, outre l’exposition qui donnera l’opportunité aux acteurs de présenter leur savoir et leurs expériences, les spécialistes locaux et internationaux du secteur, les universitaires et autres opérateurs vont focaliser leurs réflexions sur ‘’le développement des infrastructures large bande-socle de l’économie numérique’’ ; ’’ Le développement des contenus’’ ; ‘’ Le cadre réglementaire et les évolutions’’.

Discours du premier ministre :

« Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Madame le Ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique,
Distingués invités,
Chers amis et membres de la grande famille des télécommunications,
Mesdames et Messieurs,

L’honneur me revient aujourd’hui, en ma qualité de Directeur Général de Zain, mais surtout au nom de tous les membres de la grande famille des opérateurs de téléphonie mobile au Gabon, composée de Libertis, Moov, Azur et Zain.
Je voudrait avant de commencer mon propos féliciter le Ministère de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique pour cette heureuse et excellente initiative qui constitue une plateforme d’échanges entre les décideurs et les différents acteurs du secteurs des télécommunications.

Mesdames et messieurs,
Depuis quelques années le Gabon a entrepris la restructuration du secteur des télécommunications en privatisant l’industrie de la téléphonie mobile. C’est ainsi que ce secteur a connu un essor significatif défiant toutes les prévisions. On dénombre au Gabon quatre opérateurs mobiles pour un taux de pénétration de la téléphonie mobile qui se situe aujourd’hui autour de 80 %.

Mesdames et Messieurs,
Au moment ou s’ achève la première décennie du nouveau millénaire, le Gabon à l’ instar de la plupart des pays africains est à la croisé des chemin et les responsables politiques dans le domaine des TIC se trouvent devant des choix importants.

C’est l’occasion ici de saluer la création par le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, d’un Ministère de l’Economie numérique. Le marché de la téléphonie mobile arrivant à maturité, l’avenir se situe dans le développement de services multimédia et des applications internet nécessitant la bande à haut débit.

Madame le Ministre,
Le client usager veut être au cœur de l’univers de la communication ou il le souhaite et quand il le souhaite, et la stratégie du Gouvernement en matière de développement des TIC, que vous avez clairement décliné dernièrement va permettre d’assurer à court, moyen et long terme un accès plus large des gabonais aux TIC ;

En tant qu’opérateurs de téléphonie mobile, nous nous faisant fort d’accompagner le Gouvernement dans le développement de l’Economie numérique qui passe notamment par :
• L’attribution prochaine de licences 3G
• la mise en place d'une administration numérique, avec en particulier l'informatisation de l'état civil, de la carte d'identité, du passeport et des procédures administratives
• la mise en place d'une infrastructure haut débit en fibre optique sur l'ensemble du territoire,
• l'équipement de toutes les écoles du Gabon en salles multimédia (avec connexion Internet, faisant de l'école le point d'accès communautaire dans les villages)

Mesdames et Messieurs,
Distingués invités
Pour terminer mon propos je voudrais assurer, Madame le Ministre, du soutien et de la contribution des opérateurs de téléphonie mobile pour la réussite de ce vaste chantier.

Ensemble, nous devons saisir toutes les opportunités afin que l’économie numérique devienne une réalité dans notre pays le Gabon.

Je vous remercie de votre aimable attention ».

Discours du ministre de la Communication et de la Poste et de l’Economie numérique, Laure Olga Gondjout :

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les chefs de mission Diplomatique,
Monsieur le Président de Microsoft Afrique,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi, un grand honneur que d’intervenir à l’occasion de la cérémonie inaugurale de la première édition du salon de l’Economie Numérique, dénommée « Gabon numérique 2010 ».

Ce secteur tient particulièrement à cœur le Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur ALI BONGO ONDIMBA qui a choisi de soutenir sa vision politique le Gabon émergent par trois piliers à savoir :
- Le Gabon vert,
- Le Gabon industriel
- Le Gabon des services.

S’agissant particulièrement du dernier pilier, le Gabon des services, s’il est reconnu que les services occupent en ce début de 21eme siècle une place prépondérante sur le marché mondial, il est aussi confirmé que leur croissance exponentielle est essentiellement due à l’essor des technologies du périmètre de l’Economie Numérique qui en constituent le principal support.

En effet, les échanges y relatifs sont principalement assis sur les transactions électroniques qui en accélèrent le traitement, ce sont les services en lignes ou encore les e-services dont l’influence s’étend sur tous les domaine d’activités de l’administration, du commerce, de l’économie, de l’éducation, de la santé et j’en passe.

Aux côtés de ses Pairs, le Président de la République l’a encore manifesté à l’occasion de la 14eme Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine dont le thème principal était: « Les Technologies de l’Information et de la Communication : Défis et perspectives pour le Développement ».

A cette occasion, il avait clairement relevé l’importance de l’Economie Numérique pour nos sociétés, à travers des Technologies de l’Information et de la Communication, en déclarant, je cite : « la lueur signalant l’avènement du développement de notre continent pourrait venir des Technologies de l’Information et de la Communication qui figurent en bonne place au nombre des grands défis que doit relever l’Afrique pour sortir de l’ornière », fin de citation.

Les conclusions dudit sommet constituent un engagement ferme des Décideurs du continent à tout mettre en œuvre pour que leurs peuples s’approprient les TIC, véritable levier de la croissance et du développement des Etats et partant de notre continent.

C’est dans cette optique que sur ses hautes instructions, le Gouvernement conscient de l’importance de ce secteur et soucieux d’arrimer notre pays à la société de l’information et du savoir a adopté une stratégie sectorielle pour la période 2010 - 2020 qui s’articule, entre autres, autour de l’actualisation du cadre réglementaire, du développement de l’infrastructure haut débit, de la numérisation de la radiodiffusion télévisuelle et sonore.

Monsieur le Premier Ministre,

Le salon que vous allez officiellement inaugurer a pour principal objectif de vulgariser l’économie numérique, qui se définit comme l’ensemble des activités économiques liées aux télécommunications, à l’audiovisuel, aux logiciels, aux réseaux et services informatique ainsi qu’aux services et contenus en ligne.

Ce salon se compose de Tables rondes/débats auxquelles participeront des spécialistes locaux et internationaux du secteur, des universitaires. En outre, une exposition donnera l’opportunité aux acteurs de présenter leur savoir et leurs expériences. Avec l’Office National de l’Emploi(ONE), un job forum sera tenu pour présenter les différents métiers du secteur aux visiteurs mais aussi et surtout aux élèves et étudiants.

Monsieur le Premier Ministre, « Gabon Numérique 2010 » constitue une passerelle pour l’arrimage du Gabon à la société de l’Information, étape nécessaire pour un « Gabon émergent ».

Je vous remercie ».



Source : Agence Gabonaise de Presse - Gabonews - Gabonews



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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:38
http://www.jeuneafrique.com/photos/0tigo_230209.jpgMême si Millicom a saisi le Cirdi, elle a pris très au sérieux la ferme position affichée par le Sénégal de ne pas se laisser endormir dans l’affaire de la licence de Sentel. Pour rester au Sénégal, le Pdg de Millicom avait fait une offre financière à Wade à travers une correspondance écrite.

Le voile se lève sur les dessous du différend qui oppose l’Etat du Sénégal à Millicom qui explique la licence Tigo. La société de téléphonie tient à rester au Sénégal et tient à sa licence résiliée comme à la prunelle de ses yeux. Car, même si elle avait saisi le Centre international de règlement des différends liés à l’investissement (Cirdi) pour se plaindre de la résiliation de sa licence, Millicom semblait avoir peur de perdre le combat. En effet, la firme internationale continuait, par d’autres moyens, à chercher une solution qui lui permettrait de poursuivre ses opérations. Comme en atteste cette correspondance dont l’Observateur détient copie. C’est le Président Directeur général (Pdg) de Millicom international cellular, Mikael Grahne, lui-même, qui avait trempé sa plume dans l’encre de la raison et du marchandage pour faire « une offre transactionnelle de 100 millions de dollars » (soit 45 milliards de francs Cfa) à Me Wade. Non sans faire remarquer que « les conditions de règlement de cette offre doivent être définies d’un commun accord entre le Gouvernement du Sénégal et Milicom ». Une offre qui, d’après les termes de la lettre datée du 13 juillet 2009, s’expliquait par un souhait de Millicom d’arriver à « une résolution rapide et amicale au différend » qui oppose les deux parties sur la licence de Sentel.

 

Cette proposition à laquelle le chef de l’Etat n’a jamais donné une suite, est basée, selon le Pdg de Millicom sur nombre d’éléments. D’une part, les dirigeants de la firme internationale voudraient « une extension de la licence de Sentel d’au moins 10 ans, soit une période portant sur les années 2018 à 2028 au plus tôt ». Ainsi, cela implique que « la licence de Millicom offrirait les mêmes caractéristiques et droits que celles des deux autres opérateurs au Sénégal » (Orange et Expresso). D’autre part, l’acceptation de l’offre de 100 millions de dollars faite à Me Wade par l’autorité suprême de Millicom, devrait aussi consacrer « la résolution des différends légaux et fiscaux entre l’Etat du Sénégal et Millicom ». Le dernier élément sur lequel est basée la proposition de M. Grahne est relatif à « une exemption de droits de douane et l’attribution d’une clause de « nation le plus favorisée » garantissant à Sentel un traitement équivalent aux autres opérateurs de téléphonie mobile au Sénégal ».

 

Ainsi, comme pour donner des gages de réussite et aussi dévoiler les perspectives de son groupe, le Pdg de Millicom fait savoir au chef de l’Etat qu’un tel accord (offre des 100 millions de dollars) permettrait à Sentel de reprendre son ambitieuse politique d’investissement au Sénégal. De même, il permettrait « d’étendre la compétitivité de son offre de services de téléphonie mobile aux consommateurs sénégalais ». Seulement, la correspondance précise que « toute résolution est sujette à la validation du Conseil d’administration de Millicom ».

 

 

 

Source : L’Observateur, le 15 février 2010.

 

 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:26
http://3.bp.blogspot.com/_WEIDAcot6VA/SLv0nCQFNkI/AAAAAAAAABI/v0pINMIDJwE/s320/DSCF3792.JPGLa présidence de la République a rendu ce dimanche la lettre que le président-directeur général de Millicom International Cellular avait écrit au chef de l’Etat en juillet dernier dans le but de trouver une solution au différend qui oppose le gouvernement du Sénégal à la société Millicom.

Dans cette lettre dont copie est parvenue à l’APS, le PDG de Millicom, Mikael Grahne a notamment offert de relever l’offre de sa société de 60 à 100 millions de dollars américains.

 

’’Quelques mois après ma prise de fonction en tant que PDG, je viens vous informer que Millicom souhaiterait une résolution rapide et amicale du différend qui nous oppose sur la licence de Sentel’’, a écrit le patron de Millicom, ajoutant : ’’dans cette optique, notre société est prête à relever sa dernière offre transactionnelle de 60 à 100 millions de dollars’’.

 

Le PDG de Millicom a entre outre indiqué que ’’les conditions de règlement de cette offre devraient être définies d’un commun accord entre le gouvernement et Millicom’’.

 

Le patron de Millicom a toutefois basé sa proposition sur plusieurs conditions dont celles relatives à l’extension de la licence d’exploitation de Sentel d’au moins de 10 ans soit une période portant de 2018 à 2028 au plus tôt et à la nécessité d’offrir à la licence de Millicom les mêmes conditions et droits que celles des 2 autres opérateurs.

 

Figurent aussi au nombre des conditions posées par le PDG de Millicom, ’’la résolution de nos différends fiscaux et légaux, l’exonération des droits de douane dans l’attribution d’une clause de la ’’nation la plus favorisée’’ garantissant à Sentel un traitement équivalent aux autres opérateurs de téléphonie mobile au Sénégal’’ (SONATEL et SUDATEL).

 

La lettre du PDG de Millicom est rendue publique quelques jours après un communiqué du gouvernement du Sénégal qui a démenti les accusations d’un journaliste contre Karim Wade et Thierno Ousmane Sy, respectivement conseiller financier, et conseiller en charge des technologies de l’information et de la communication, du président de la République.

 

 

 

Source : APS,  le 14 février 2010

 

 

 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 15:22

Le moteur de recherche californien, numéro 2 sur le marché chinois, a décidé de cesser d'accepter un compromis qui permet à beaucoup d'autres de faire de belles affaires en Chine sans trop se poser de questions.


Google a mis les pieds dans le plat. Plutôt que de se détourner d'un débat qui concerne nombre de firmes internationales désireuses de faire des affaires en Chine, le premier moteur de recherche mondial s'attaque au problème de front. Suite à des attaques sur ses serveurs et à des tentatives d'accès à des données personnelles de dissidents sur des comptes Gmail, Google a décidé d'entrer dans le vif du sujet sur son blog, remettant ainsi en question sa présence en Chine:

"Nous avons franchi le pas, inhabituel, de partager les informations concernant ces attaques avec un large public pas seulement pour les implications en termes de sécurité et de droits de l'homme de ce que nous venons de déterrer, mais également parce que ces informations touchent au coeur d'un débat beaucoup plus large sur la liberté d'expression dans le monde. Au cours des deux dernières décennies, le programme de réformes économiques de la Chine et le sens des affaires de ses citoyens ont sorti des centaines de millions de Chinois de la pauvreté. De fait, cette grande nation est au centre du progrès et du développement économique dans le monde aujourd'hui.".

Partant de ce constat, Google explique le dilemme auquel il a été confronté en lançant la version chinoise de son moteur de recherche:

"Nous avons lancé Google.cn en janvier 2006 avec l'idée que le bénéfice d'un accès accru à l'information pour les Chinois et d'un Internet plus ouvert dépassait notre malaise de devoir censurer certains résultats. A ce moment, nous avions clairement dit que "nous (observerions) de près le contexte en Chine, notamment les nouvelles lois et autres restrictions sur nos services. Si nous déterminons que nous sommes incapables d'atteindre les objectifs définis, nous n'hésiterons pas à reconsidérer notre approche de la Chine."

Google, dont le moteur de recherche a subi des hauts et des bas au cours de l'été dernier et dont le site de vidéos en ligne Youtube est bloqué depuis l'année dernières, fait pour une fois un constat que seules les ONG des droits de l'Homme et quelques gouvernements font ouvertement: la liberté d'expression n'a pas progressé mais régressé en Chine ces derniers temps. Il est intéressant de constater que Google lance ce pavé dans la mare à l'heure où certains gouvernements occidentaux et la majorité des entreprises se taisent sur les sujets sensibles par crainte de perdre des parts d'un marché porteur.

"Ces attaques et la surveillance qu'elles ont mis en lumière  - combinées aux tentatives visant à limiter un peu plus la liberté d'expression sur le web - nous ont amenés à conclure que nous devrions revoir la faisabilité de nos opérations en Chine" explique le groupe sur le blog.

Google se dit ainsi prêt à quitter la Chine s'il n'est pas autorisé à cesser la censure. L'approche est tout à fait inédite pour une firme occidentale sur le web. En 2008, face aux critiques Yahoo, Google et Microsoft adoptaient un code de conduite dans les pays pratiquant la censure. Il n'était alors pas question de se retirer de pays tels que la Chine mais simplement de ne livrer des informations privées sur les internautes aux gouvernement concernés que lorsque ces derniers en feraient formellement la demande. Il s'agissait plus de se racheter une conduite après, par exemple, que Yahoo eût livré au gouvernement des informations permettant aux autorités chinoises d'arrêter Shi Tao, un journaliste dissident.

Cette fois-ci, Google pose la vraie question: quel prix est-on prêt à payer pour les plus de 300 millions d'internautes chinois. Certes Google a moins à perdre en Chine qu'ailleurs. Il est loin derrière Baidu, un concurrent Made in China qui accepte sans rechigner le contrat business contre censure proposé par Pékin et qui, selon Analysis International, effectue 63,9% des recherches sur le web en Chine continentale. Le premier terme recherché sur Google par les Chinois est d'ailleurs "Baidu". Cela revient néanmoins à s'aliéner un marché d'avenir.

Google laisse toutefois la responsabilité de son probable départ de Chine aux autorités locales: libre à elles d'ouvrir les vannes de l'info.

Reste à savoir quelle sera l'attitude de la Chine. De son gouvernement, mais aussi de sa population, dont l'opinion devrait être au centre du débat.

Côté gouvernement, il est probable qu'un tel ultimatum suivi d'une protestation du gouvernement américain, ne ravisse pas à Zhong Nan Hai, siège du pouvoir chinois. Les autorités auront du mal à tolérer un tel affront, venant d'une firme incarnant la présence américaine à travers le monde. Il y a peu de chances que cette annonce lui permette de se remettre en cause sur la liberté d'expression.

Quant aux Chinois, qui donnent de plus en plus leur opinion sur les forums, preuve que l'Internet est malgré tout un outil d'ouverture, que pensent-ils ?

Ils ont une propension à s'insurger contre les Occidentaux qui critiquent leur pays autant qu'ils se méfient des officiels et des raisons qui les poussent à saper la liberté d'expression.

Sur le populaire forum Tianya, un internaute, Fo Ha Yo fait preuve de pragmatisme : "Sur mon ordinateur, j'ai déjà installé de 6 à 10 logiciels permettant d'accéder aux sites bloqués", tandis que Zhu Yi Zhi prend les choses avec humour: "Je vais déménager, je vais suivre Google ou Google est présent".

Un autre, surnommé I.D., leur répond:

"Youtube, Facebook, Twitter, Blogger, Wordpress, Google,... Ce sont les meilleurs sites du net mais ils disparaissent. Pour les Chinois, c'est très dommage. Lee Yan Hong, créateur de Baidu, disait que dans 5 ans les Chinois ne verraient plus Google en Chine. Je le crois, mais je ne souhaite pas que Google quitte la Chine de cette manière. La concurrence est une bonne chose, surtout pour les internautes."

Soulignant que Google n'y comprend pas grand chose à la politique et au régime chinois, il estime que la firme "vient de mettre le doigt dans la prise" et poursuit:

"A mon avis, Google ne quittera pas la Chine, sinon il perdra beaucoup".

Aujourd'hui la Chine


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