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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:00

collectivites.jpgLes TIC se sont progressivement installées au sein des collectivités territoriales et font désormais partie intégrante des outils utilisés par les services communication. Il n'en demeure pas moins que la rapidité d'évolution de ces outils oblige les responsables de communication à s'adapter pour informer et dialoguer avec le citoyen. Sites web participatifs, réseaux sociaux, internet mobile, les collectivités sont là !

 

Sites web : des disparités de « taille »


Une récente étude de l'Idate sur les équipements et politiques des communes en matière de technologies de l'information (*) révèle que 40 % des communes de moins de 10 000 habitants sont équipées de site web et que 15 % projettent d'en ouvrir un. La majeure partie des communes qui ne sont pas dotées d'un site sont en fait des communes de moins de 500 habitants qui n'ont pas franchi le pas à cause d'une absence de ressources humaines en interne pour la gestion d'un site.


Sur le fond, on constate que ces sites contiennent principalement du contenu informatif, les publications territoriales, les délibérations et que le dialogue est peu engagé avec les citoyens. De la même manière, la dématérialisation est assez peu déployée et les sites proposent du téléchargement de documents plutôt que des services numérisés plus aboutis.


Notons qu'il existe des services de création de sites web à destination des communes rurales comme campagnol.fr qui permet de réduire l'investissement financier mais qui ne permettra pas de s'affranchir de la mobilisation d'une ou plusieurs personne pour la publication d'information.


Enfin, les sites internet des collectivités contribuent rarement à créer du lien social. Seulement 4 % des sites ont initié un réseau social municipal. Néanmoins, de nombreuses collectivités ont envahit les réseaux sociaux existants pour combler ce manque.

 

Apprendre à utiliser les médias sociaux


L'importance des réseaux sociaux et services participatifs (dit 2.0) dans le champ de la communication n'est plus à démontrer. Une information diffusée sur des sites comme Facebook ou des services comme Twitter se répand rapidement et se démultiplie chez les internautes ce qui fait d'internet le moyen de communication le plus simple et le plus rapide. Il ne touche cependant qu'une partie de la population et ne diffuse malheureusement pas toujours d'informations fiables.

 

Selon une étude d'Hervé Pargues, consultant en stratégie digitale spécialisé dans le web public et territorial, toutes les grandes villes ont évidement créé leur page sur Facebook. Des petites collectivités utilisent également cet outil pour faire leur promotion et entretenir le dialogue avec leurs citoyens. Des exemples ont été montrés lors du carrefour numérique « Facebook pour les collectivités : pourquoi et comment l'utiliser » du dernier Forum Cap'Com.

 

Pour mieux appréhender la manière dont communique les collectivités sur Facebook, Marc Cervenansky, responsable de la communication en ligne de la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a lancé l'enquête "Facebook pour les collectivités : page ou profil, les deux mon capitaine ?.

 

Car bien évidement il ne suffit pas de créer une page sur Facebook pour animer une communauté autour de sa collectivité. Diffuser de l'information, faire remonter les réaction des citoyens, consulter les usagers, promouvoir le territoire, de nombreuses interactions sont possibles avec les internautes et se pose alors la question du community manager.

 

Twitter, le service de micro-blogging commence aussi à être très utilisé par les collectivités. L'audience est néanmoins assez faible mais cela reste un canal de communication supplémentaire. Certaines villes tirent leur épingle du jeu car elles utilisent le service astucieusement mais, comme le montre une étude d'USEO sur l'utilisation de Twitter par les grandes villes françaises, il reste encore beaucoup à faire...

 

Le développement de l'Internet mobile fait évoluer les outils


Avec bientôt plus de mobinautes que d'internautes, il devient important d'adapter sa communication pour les smartphones. Certaines collectivités l'ont déjà compris et ont développé une application mobile ou adapté leur site aux écrans des téléphones. Parmi les applications les plus courantes : des guides pratiques et touristiques et évidement de la diffusion d'information.

 

Le système de géolocalisation des mobiles permet également des applications du type covoiturage comme le service récemment mis en place par le département de l'Isère. La réalité augmentée va également prochainement donner lieu à de nombreuses applications. La ville d'Issy-les-Moulineaux, par exemple, propose déjà une application qui permet d'afficher sur l'écran de son mobile des centres d'intérêts à proximité.

 

Les collectivités territoriales ont maintenant réellement pris en considération les nouvelles technologies pour communiquer différemment avec les citoyens. Il leur reste néanmoins encore beaucoup de chose à inventer et à adapter au fur et à mesure des évolutions de l'internet mobile et des services participatifs.

 

* L'enquête IDATE/ AMF « Communes et TIC 2010 : pratiques et politiques TIC des communes de 0 à 100000 habitants » sera présentée dans le cadre des 3e  Rencontres Communication & Technologies nouvelles le jeudi 9 février à 17h.

 

 

 

Source : Cap'Com, janvier 2011.

 

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 07:30

Résumé

En trois ans, de 2007 à 2010, la proportion de sociétés équipées d'un extranet a doublé (35 % début 2010 contre 17 % début 2007). Par ailleurs, la proportion de sociétés possédant un site web progresse, notamment dans les secteurs d'activité les moins en pointe dans ce domaine.

 

La quasi-totalité des sociétés d'au moins 10 salariés est maintenant connectée à l'internet. Son utilisation dans les relations avec les autorités publiques se développe fortement. Ainsi, trois sociétés sur quatre ont rempli des formulaires administratifs en ligne au cours de 2009.

 

Début 2010, près de 60 % des sociétés d'au moins 10 salariés échangent par voie électronique de l'information dans un format permettant son traitement automatique. Moins d'un quart des sociétés a mis en place une politique de sécurité des technologies de l'information et de la communication (TIC). Seul le secteur financier et des assurances est très impliqué dans ce domaine.

 

En 2009, l'achat par voie électronique est presque deux fois plus répandu que la vente : 26 % des sociétés d'au moins 10 salariés ont passé commande par voie électronique et seulement 14 % ont reçu des commandes par cette voie. Le montant des ventes par voie électronique représente 13 % du chiffre d'affaires total des sociétés et celui des achats électroniques 13 % du total des achats. Les commandes passées ou reçues via d'autres réseaux électroniques que les sites web représentent les trois quarts du montant des achats ou des ventes électroniques.

 


 

Fort développement des extranets

En trois ans, de début 2007 à début 2010, l'utilisation des outils permettant de développer la communication au sein d'une société, comme l'intranet, ou avec des partenaires extérieurs, comme l'extranet, a beaucoup progressé. En particulier, l'extranet est présent début 2010 dans 35 % des sociétés contre 17 % début 2007 ; les sociétés de 250 salariés ou plus en sont équipées à 89 % début 2010. Les secteurs où l'extranet est le plus présent (graphique 1) sont ceux de l'information et de la communication et de la finance et des assurances où respectivement 64 % et 62 % des sociétés en sont dotées.

 

L'intranet a aussi progressé, mais plus lentement, entre 2007 et 2010 (de 37 % à 45 %). C'est encore dans les secteurs de la finance et des assurances, de l'information et de la communication que l'intranet est le plus présent (respectivement 82 % et 76 % des sociétés en sont dotées).

 

Graphique 1 : Part des sociétés possédant un extranet ou un intranet

Part des sociétés possédant un extranet ou un intranet

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.

Presque toutes les sociétés d'au moins 10 salariés sont désormais connectées à l'internet

En janvier 2010, 97 % des sociétés d'au moins 10 salariés sont connectées à l'internet. L'usage de l'internet s'est d'ailleurs généralisé à l'ensemble des sociétés, quelle que soit leur taille : 95 % des sociétés de 10 à 19 salariés sont désormais connectées, contre 77 % en 2003 ; la proportion atteint 99 % pour les sociétés de 20 à 249 salariés et 100 % pour les sociétés d'au moins 250 salariés.

 

84 % des sociétés qui ne sont pas encore connectées à l'internet début 2010 sont des sociétés de 10 à 19 salariés. Elles appartiennent essentiellement aux secteurs de l'hébergement et de la restauration (30 % des sociétés non connectées), de l'industrie manufacturière (19 %) et du commerce (18 %). Si les sociétés d'au moins 10 salariés sont presque toutes équipées en ordinateurs et connectées à l'internet, leurs salariés n'en sont pas pour autant des utilisateurs réguliers : seuls 57 % d'entre eux utilisent régulièrement un ordinateur et 47 % accèdent à l'internet. C'est le secteur d'activité qui est déterminant dans l'utilisation de ces outils, plus que la taille de la société (graphique 2). Ainsi, 97 % des salariés du secteur de la finance et des assurances utilisent un ordinateur, contre 31 % de ceux du secteur de l'hébergement et de la restauration, 32 % de ceux de la construction et 35 % de ceux des transports et de l'entreposage.

 

Graphique 2 : Part des salariés utilisant régulièrement un ordinateur

Part de salariés utilisant régulièrement un ordinateur

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.

 

Pour se connecter, les sociétés ont de plus en plus recours à une connexion à haut débit : c'est le cas de 94 % des sociétés connectées à l'internet en 2010, contre 80 % en 2006. 31 % des sociétés connectées ont recours à une connexion mobile à haut débit. Ce type de connexion est particulièrement répandu dans le secteur de la finance et des assurances (66 % des sociétés connectées) et dans celui de l'information et de la communication (62 %).


L'e-administration progresse rapidement

Les sociétés utilisent de plus en plus l'internet dans leurs relations avec les autorités publiques. L'e-administration progresse : 81 % des sociétés ayant accès à l'internet ont pratiqué l'e-administration en 2009 contre 77 % en 2008 et 69 % en 2005. Dans les activités spécialisées, scientifiques ou techniques, plus de 90 % des sociétés connectées à l'internet la pratiquent (graphique 3). C'est aussi le cas de plus de 85 % des sociétés connectées du secteur de l'information et de la communication ou du secteur financier et des assurances ; en revanche, seulement 61 % des sociétés connectées de l'hébergement et de la restauration pratiquent l'e-administration.

 

Graphique 3 : Part des sociétés connectées à l'internet pratiquant l'e-administration

Part des sociétés connectées à Internet pratiquant l'e-administration

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.

 

Les sociétés renseignant des formulaires administratifs en ligne sont de plus en plus nombreuses : 72 % des sociétés françaises d'au moins 10 salariés en 2009 contre 66 % un an plus tôt. La réponse par internet à une offre d'achat public se développe : 16 % des sociétés en 2009 contre 13 % en 2008 et seulement 11 % en 2005. La progression est encore plus forte pour les sociétés d'au moins 250 salariés : 30 % d'entre elles en 2009, 24 % en 2008.

 

Développement des sites web dans les secteurs les moins équipés

Début 2010, 58 % des sociétés de 10 salariés au moins disposent d'un site web (contre 54 % début 2009). La possession d'un site web est très liée à la taille de la société. Ainsi, seulement la moitié des sociétés de 10 à 19 salariés en possède un, contre 65 % pour celles de 20 à 249 salariés et plus de 90 % pour celles de 250 salariés ou plus. La possession d'un site web est très répandue dans certains secteurs d'activité (graphique 4) : 95 % des sociétés du secteur de l'information et de la communication en possèdent un, 73 % de celles de la finance et des assurances et 71 % de celles des activités immobilières. La possession d'un site web progresse dans des secteurs où elle était moins courante comme ceux de la construction (40 % début 2010 contre 34 % début 2009) ou des transports et entreposage (47 % contre 42 %).

 

Graphique 4 : Part des sociétés possédant un site web

Part des sociétés possédant un site web

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.


59 % des sociétés échangent par voie électronique de l'information dans un format permettant son traitement automatique

L'envoi ou la réception avec l'extérieur, par voie électronique, d'informations dans un format qui permet leur traitement automatique est pratiqué par 59 % des sociétés de 10 salariés ou plus. Les secteurs d'activité ayant le plus recours à la transmission électronique permettant le traitement automatique d'informations avec l'extérieur sont ceux de la réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication (88 %) et de la finance et des assurances avec 80 % des sociétés (graphique 5). Vient ensuite le secteur du commerce : 65 % des sociétés ont recours à ce mode de transmission et même 90 % pour celles de 250 salariés ou plus.

 

La transmission électronique permettant le traitement automatique d'informations reçues ou envoyées par la société concerne principalement l'échange d'informations sur les produits pour 69 % des sociétés de 10 salariés ou plus, l'envoi de commandes aux fournisseurs pour 62 % des sociétés et la réception de factures électroniques pour 54 % des sociétés.

 

Graphique 5 : Part des sociétés échangeant, par voie électronique, de l'information dans un format permettant son traitement automatique

Part des sociétés échangeant, par voie électronique, de l'information dans un format permettant son traitement automatique

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.

 

Le partage électronique d'informations relatif à la chaîne logistique d'approvisionnement (Supply Chain Management) entre fournisseurs et clients n'est utilisé régulièrement que par 13 % des sociétés de 10 salariés ou plus. Même parmi les sociétés de plus de 500 salariés, ce partage électronique d'informations reste minoritaire : seul un tiers d'entre elles l'utilise régulièrement.

 

Lors de la réception de bons de commande, le partage électronique ou automatique d'informations au sein de la société est effectué avec un logiciel dédié à la comptabilité pour 27 % des sociétés de 10 salariés ou plus. La proportion atteint 43 % pour les sociétés du secteur de l'information et de la communication et 37 % pour celles du commerce. Seulement 15 % des sociétés de 10 salariés ou plus utilisent à des fins de marketing une application pour la gestion des informations sur la clientèle (aussi appelée Customer Relationship Management). 13 % des sociétés de 10 salariés ou plus ont recours à des outils de travail collaboratifs de type groupware ou vidéoconférence.


Peu de sociétés ont mis en place une politique de sécurité des TIC

Seulement 22 % des sociétés de 10 salariés ou plus ont mis en place une politique de sécurité des TIC avec un plan de réactualisation régulière. En revanche, la proportion atteint 73 % dans le secteur financier et des assurances (graphique 6) et dépasse même 90 % pour les sociétés de 250 salariés ou plus de ce secteur. Deux autres secteurs sont aussi particulièrement impliqués dans la sécurité des TIC, l'information et la communication d'une part, les activités spécialisées, scientifiques et techniques d'autre part : respectivement 46 % et 41 % des sociétés ont mis en place une telle politique de sécurité.

 

Graphique 6 : Part des sociétés ayant une politique de sécurité des TIC

Part des sociétés ayant une politique de sécurité des TIC

Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, France métropolitaine.

Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.

 

Plus de 90 % des sociétés ayant mis en place une politique de sécurité des TIC prennent en compte les risques de destruction ou d'altération de données dues à une attaque ou à un incident inattendu. Près de 80 % d'entre elles tiennent compte des risques de divulgation de données confidentielles due à une intrusion, à une attaque par hameçonnage (phishing) ou dévoiement (pharming) ou à un accident. Les deux tiers des sociétés ayant mis en place une politique de sécurité des TIC utilisent des procédures de sauvegarde des données hors site.

 

Parmi les sociétés disposant début 2010 d'une politique de sécurité des TIC, 13 % déclarent avoir subi en 2009 une panne de logiciel ou de matériel informatique entraînant une indisponibilité des services TIC, une destruction ou une altération de données. 10 % d'entre elles ont été victimes du même type d'incident suite à l'attaque d'un programme malveillant (virus...) ou à un accès non autorisé.

 

Les ventes électroniques : 14 % des sociétés et 13 % du chiffre d'affaires en 2009

En France, 14 % des sociétés d'au moins 10 salariés, hors secteur financier et assurances, ont effectué des ventes par voie électronique en 2009. Les ventes électroniques représentent 13 % du chiffre d'affaires des sociétés françaises. Les sociétés de 10 à 49 salariés réalisent moins de 3 % de leur chiffre d'affaires par voie électronique contre 17 % pour les sociétés de 50 salariés ou plus.

 

C'est dans le secteur de l'information et de la communication que la vente par voie électronique est la plus répandue (tableau) : 26 % des sociétés de ce secteur ont reçu des commandes par cette voie. Il est suivi par le secteur de l'hébergement et de la restauration (20 %). Cependant, les commandes reçues par voie électronique ne représentent que 7 % du chiffre d'affaires des sociétés de ce secteur. En revanche, 18 % des sociétés de l'industrie et 17 % de celles du commerce ont reçu des commandes par voie électronique pour une part du chiffre d'affaires généré par ces commandes s'élevant à 16 %. Ces deux secteurs réalisent chacun 40 % du montant des ventes par voie électronique des sociétés du champ de l'enquête.

 

Le montant des ventes réalisées par voie électronique par les sociétés d'au moins 10 salariés (hors secteur financier et assurances) s'élève à 358 milliards d'euros : 76,5 milliards d'euros par sites web et 281,5 milliards d'euros par d'autres réseaux électroniques d'échange de données informatisé (EDI). Le commerce électronique par sites web entre sociétés représente une part bien plus importante, en termes de chiffre d'affaires, que celui vers les particuliers : respectivement 65 % et 35 % des ventes électroniques par sites web. Tous secteurs confondus, hors secteur financier et assurances, la part des ventes réalisées par sites web représente 3 % du chiffre d'affaires total et celle par d'autres réseaux électroniques 10 %.

 

 

.

Tableau : Part des sociétés qui vendent ou achètent par voie électronique en 2009
en %

Ensemble Sociétés
de 10 à 19
salariés
Sociétés
de 20 à 249
salariés
Sociétés
de 250 salariés
ou plus
Vendent Achètent Vendent Achètent Vendent Achètent Vendent Achètent
Lecture : en 2009, 17 % des sociétés du secteur « Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles » ont reçu des commandes par voie électronique ; 33 % d'entre elles ont passé des commandes par voie électronique.
s : secret statistique
Champ : sociétés de 10 salariés ou plus, hors secteur financier et assurances, France métropolitaine.
Source : Insee, enquête TIC 2010, statistique publique.
Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication 27 72 s s s s s s
Information et communication 26 54 31 58 21 49 30 51
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 17 33 12 33 21 32 44 56
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 9 40 8 37 10 43 19 45
Industrie manufacturière (y compris IAA) 18 24 12 20 20 26 44 36
Hébergement et restauration 20 18 21 17 18 21 29 43
Activités immobilières 14 21 23 27 5 15 6 15
Transports et entreposage 13 21 12 20 12 20 35 33
Activités de services administratifs et de soutien 11 18 7 14 13 21 22 28
Énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 9 19 s s s s s s
Construction 5 17 5 14 5 22 5 28
Ensemble 14 26 12 24 16 28 33 36


Un quart des sociétés achète par voie électronique

L'achat par voie électronique est presque deux fois plus répandu que la vente : 26 % des sociétés d'au moins 10 salariés, hors secteur financier et assurances, le pratiquent en France. Un quart des sociétés de 10 à 19 salariés y ont recours. C'est aussi le cas de 28 % des sociétés de 20 à 249 salariés et de 36 % des sociétés de 250 salariés ou plus. Le montant des achats réalisés par voie électronique par les sociétés d'au moins 10 salariés (hors secteur financier et assurances) s'élève à 237,5 milliards d'euros : 58,5 milliards d'euros par sites web et 179 milliards d'euros par d'autres réseaux électroniques d'échange de données informatisé. Tous secteurs confondus (hors secteur financier et assurances), les achats via des sites web représentent 3 % des achats totaux et ceux via d'autres réseaux électroniques 10 %. Les sociétés du commerce réalisent 46 % du montant des achats par sites web et 69 % de celui des achats via d'autres réseaux électroniques.

 

 

Source : INSEE, le 14 février 2011.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:29
GESTION DES RESSOURCES NATURELLES ET SECURITE ALIMENTAIRE
Enda Lead Africa "capacite" les acteurs locaux de six pays africains
Publié le 6 juillet 2010 à 03:07 par
Elhadji Cheikh A   Sud Quotidien
  

En partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international(Crdi), Enda Lead Africa a initié un atelier de renforcement des capacités portant sur les systèmes d’information géographique participatifs(Sig-P) dans la gestion des ressources naturelles et la sécurité alimentaire en Afrique.La rencontre vise à doter les acteurs du programme de compétences et d’outil leur permettant de mieux gérer les ressources naturelles.

Un atelier de renforcement de capacités sur la gestion des ressources naturelles et la sécurité alimentaire se tient du 5 au 9 juillet à Dakar à l’initiative de Enda Lead Africa en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (Crdi). Conçu pour réfléchir sur le problème de la sécurité alimentaire en Afrique, le programme de recherche se déploie particulièrement dans les zones arides ou en conflit, localités dans lesquelles les problèmes liées à l’accès à une alimentation saine et suffisante constitue un obstacle pour le développent. L’initiative vise à doter les acteurs du programme de compétences et d’outil leur permettant de mieux assurer leurs fonctions.


Les études de cas concernent le Benin, le Malawi, le Kenya, le Rwanda, la Tunisie et le Sénégal. Le programme propose une contribution au renforcement de la sécurité alimentaire à travers une amélioration de la gestion des ressources naturelles que sont l’eau, les sols, la forêt, etc. C’est donc dans le but de faire participer les populations, surtout rurales, aux décisions relatives à l’exploitation et à la gestion de ces ressources que les Systèmes d’information géographique participatifs (Sig-P) sont mis sur pied.


Selon Ibrahima Sylla, le chargé des programmes à Enda Lead Africa, « cette problématique principale est structurée autour de quatre composantes majeures que sont l’adaptation aux changements climatique, la sécurisation des droits fonciers, la gestion des ressources forestières et hydriques, et la valorisation des savoirs ancestraux » Et Ibrahima Sylla de préciser que chacun des pays se penchera sur une question pour apporter sa contribution aux travaux par rapport à ces sous-thèmes.


Pour une meilleure qualité de l’information, le programme prévoit la mise en lien continue des différentes catégories d’acteurs. Il prend aussi en compte le savoir traditionnel et son articulation aux connaissances scientifiques pour appuyer et améliorer les dynamiques de changement social dans les territoires en mobilisant les Sig-P comme outils méthodologiques de participation et d’aide à la décision.


Ainsi le formateur Yves Baudouin, dans une logique de familiariser les participants à l’utilisation de certains outils Sig-P et une prise de conscience des données disponibles, a fait un tour d’horizon des logiciels de travail à savoir le Sig open source et le gvSig 1.9. Il a, par ailleurs, relevé que « c’est à la fin de la formation, après les échanges et les exercices des participants, que sera établi un système accessible à tous, dans lequel on tiendra compte des réalités des pays présents, à travers les documents qu’ils présenteront ». Et le chargé des programme de terminer en soulignant que le programme aidera à « établir une architecture des systèmes nationaux d’information sur la gestion des ressources pour une interopérabilité des informations »


Ce programme, a comme objectif général de contribuer à rendre disponible des systèmes d’information de qualité, fiables et accessibles en vue de permettre aux décideurs d’améliorer la gestion des ressources naturelles. Les objectifs spécifiques sont l’évaluation des Sig-P, l’identification et la documentation des conditions multidimensionnelles pour une institutionnalisation des systèmes au niveau des 6 pays concernés.

 

 

 

 



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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:25

Outil méthodologique d’aide à la décision, les Systèmes d’informations géographiques participatifs (Sig-P) sont de plus en plus explorés pour juguler les problèmes liés à la gestion des ressources naturelles et à la lutte contre l’insécurité alimentaire qui constitue une des  principales contraintes au développement en Afrique. Réunis à Dakar pour cinq jours, des participants venus de six pays d’Afrique suivent un atelier de renforcement des capacités initié par Enda Lead Afrique et le Centre de recherche pour le développement international (Crdi).


Autour du thème Systèmes d’informations géographiques participatifs dans la gestion des ressources naturelles et la sécurité alimentaire en Afrique , l’atelier vise à ter­me «à produire un modèle ar­chi­tec­­tural de Sig, capable de répondre à la problématique de l’interopérabilité», explique Ibrahima Sylla, chargé de programme à Enda Lead Africa. En effet, un des objectifs m­a­jeurs de ce programme est «de faire en sorte que les bases de données existantes au niveau des Sig-P soient interopérables. Il s’agira de faire en sorte que ces bases de données puissent se parler. Partout ou l’on se trouve, si l’on interroge plusieurs bases de données Sig-P répartis sur plusieurs territoires, qu’on puisse récupérer l’information qui est disponible ailleurs», souligne M. Sylla.


Les Sig qui sont, selon Yves Baudouin de l’Université du Québec (Uqam) «des outils informatiques qui permettent de mieux connaître la disponibilité des ressources et à partir de là de les gérer à bon escient», présentent une multitude d’applications. C’est ainsi que, des études de cas seront menées dans les différents pays, suivants des problématiques qui varient d’un pays à un autre mais toujours dans une perspective de sécurité alimentaire. Les thèmes tournent autour des changements climatiques qui  se­ront traités par l’équipe du Malawi, la gestion des ressources en eau par le Benin, la gestion des ressources forestières par le Kenya et le Rwan­da, la gestion des connaissances dans le domaine de l’irrigation par la Tunisie et la sécurisation foncière à Mbane par l’équipe de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) ; ce qui laisse espérer un dénouement de l’imbroglio foncier que connaît cette communauté rurale.

 

 

 

Par Mame Woury THIOUBOU - Le Quotidien 08-juillet-2010
http://www.lequotidien.sn/index.php?option=com_content&task=view&id=16253&Itemid=10
  
article repris par le site Afriquinfos l'actualité africaine à la minute -le 08/07/2010  http://afriquinfos.centerblog.net/10659-ressources-naturelles-les-sig-p-outils-de-gestion

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:40

mobilephone-185x139.jpgL’Institut PANOS Afrique de l’Ouest (IPAO) et le Consortium pour la Recherche Economique et Sociale (CRES) ont procédé cette semaine à la restitution d’une étude qui révèle que ‘’ La libéralisation du secteur des TIC est plus favorable aux actionnaires qu’aux consommateurs ‘’.

 

‘’La libéralisation du marché des télécommunications est une réussite en terme d’augmentation de la pénétration des services numériques au sein de la population à travers l’accès aux téléphones mobiles et la pénétration aux services internet.

 

Cependant cette ouverture a été plus bénéfique aux actionnaires plus que les consommateurs notamment dans le cas de la non diversification du sous secteurs des télécommunications’’ ont estimé les auteurs du document dans leurs commentaires.

 

L’étude intitulée ‘’ Libéralisation internationale du commerce des services TIC : enjeux pour le secteur privé et implications pour la mise en œuvre des politiques publiques en Afrique de l’Ouest (LICOM) ‘’ avait pour objectif de contribuer à une meilleure compréhension des enjeux et des conditions de mise en œuvre de la libéralisation du commerce des services TIC. Aussi, proposer des éléments de politiques et de stratégies publiques favorables au développement du secteur des TIC dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal.

 

Par ailleurs, à travers ce document on note que 25% des entreprises qui s’activent dans le domaine des TIC sont des SARL( Société à Responsabilité Limitée ) , 11% d’ entreprises SA( Société Anonyme ) et 21% des entreprises ont des statuts différents. Aussi, en ce qui concerne le capital financier de ces entreprises, 31% du capital social est détenu par des nationaux.

 

Coté investissement, les sociétés SARL attirent plus les investissements Directs Etrangers(IDE) alors que les S.A sont plus importantes en terme d’investissement et de réalisations de Chiffres d’ Affaires.

 

Enfin, ce projet de recherche initié par l’IPAO et le CRES a montré que l’environnement du secteur des TIC n’est qu’incitatif, car les entreprises de ce secteur font face à plusieurs types de taxes et ne bénéficient pas de subvention venant de l’Etat.

 

 

 

 

Source : Réussir, le 31 mai 2010.

 

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:23

NETCOM.jpg

 

Labours et jachères numériques dans les territoires ruraux

ICTs in rural areas

 

L. BARTHE - MCF de Géographie & Aménagement université de Toulouse le Mirail – Dynamiques rurales UMR 1936 –MA 104
&
Ph. VIDAL, MCF de Géographie & Aménagement université du Havre UMR 6266 IDEES-CIRTAI

Cet appel à publication de la revue NETCOM porte sur la façon dont les espaces ruraux s’approprient ou rejettent les technologies de l’information et de la communication. Trois dimensions problématiques par catégorie d’espace rural (non exclusives d’autres types de positionnement) sont envisagées. La première, renvoyant au périurbain repose sur l’hypothèse que les TIC seraient les nouveaux véhicules de l’urbanité et que leur introduction aurait pour conséquence une perte de substance rurale, c'est-à-dire une modification profonde des « modes d’habiter » gommant peu à peu les traditions et les solidarités anciennement à l’œuvre (I). La deuxième tendance suppose au contraire qu’il existe des campagnes innovantes et créatives, les TIC ne remettant pas en question la ruralité mais contribuant plutôt à son maintien voire à son renouveau avec une profonde diversification des activités non agricoles (tourisme vert, télétravail…) (II). Enfin, la troisième tendance souligne une forme d’impasse devant laquelle se trouvent les espaces de faible densité, ceux qui souffrent le plus de « fracture numérique » et dont on perçoit mal aujourd’hui les modalités de raccordement au haut et davantage encore, au très haut débit même si la solution intercommunale entretient l’espoir (III).

 

I- Les TIC exportatrices de l’urbanité dans les campagnes proches des villes

 

Dans la plupart des pays européens, la ville « grignote » la campagne. Ce phénomène qualifié de périurbanisation renvoie à l’installation de ménages urbains ayant gardé leurs habitudes citadines dans des territoires dont le cadre de vie est empreint de ruralité. Ce phénomène apparaît souvent comme à l’origine de bien des maux, coupable d’une déliquescence de la ruralité et surtout d’une modification profonde des modes d’habiter. On assisterait à un recul inexorable de l’espace agricole (artificialisation des sols), à un phénomène qui épuiserait les réserves foncières, segmenterait et isolerait les catégories sociales, détisserait le lien social, banaliserait les paysages… Les TIC, un des derniers symboles de cette urbanité, accéléreraient-elle cette entreprise d’absorption du rural par la ville ? Ne contribueraient-elles pas, après la voiture, le téléphone, le congélateur, ou encore la forte présence des grands supermarchés à exporter l’urbanité à la campagne ?

 

Dans le cadre de ce premier volet, il nous semblerait intéressant de pouvoir recueillir des analyses sur :

 

1-      Les transformations des modes de vie en lien avec les TIC dans les espaces ruraux sous influence urbaine. Les propositions reposant sur les formes d’organisations et de pratiques à l’intérieur des ménages périurbains (équipements, place des jeunes, commerce électronique…) sont particulièrement souhaitées.

 

2-      Les réponses des acteurs publics sur l’équipement et l’accompagnement des usages numériques dans ces espaces qui ne sont pas tout à fait la ville et plus tout à fait la campagne.

 

3-      La problématique du télétravail partiel dans ce type d’espace où il devient possible de repenser la relation à l’emploi. L’usage des TIC accompagnerait-il la création de nouvelles centralités liées à l’emploi dans les espaces périurbains (recentrage des formes d’activités mobilisant les TIC).

 

II- Campagnes innovantes

 

Les campagnes innovantes seraient celles où les TIC serviraient l’économie rurale. Si la ville reste le creuset de l’innovation dans le domaine du numérique, l’invention en milieu rural et l’existence de savoir-faire spécifiques sont réels. Ainsi, dans les années 80, le monde agricole a montré de grandes dispositions à accueillir le minitel. Les agriculteurs utilisèrent le terminal comme peu de professions surent le faire : s’informer sur la météo, suivre le cours du blé ou du lait étaient comme aujourd’hui des démarches vitales. Plus récemment, le tourisme vert n’aurait pas progressé sans la position centrale de l’internet dans sa promotion. Les chambres d’hôtes, les gites ruraux, les sites naturels à découvrir, autant de services spécifiques se rapportant à ce type d’espace et pouvant être rendus via les réseaux électroniques. Un certain nombre de dispositifs relevant de l’e-administration sont aujourd’hui expérimentés en campagne pour répondre à la transformation progressive des services publics. Le commerce électronique n’est pas en reste. Sur le web fleurissent désormais des plateformes de distribution des produits du terroir (Paysans.fr, Pôle d’Excellence Rurale Corbières Minervois) s’adressant aux particuliers désireux de disposer de produits alimentaires frais.

 

Dans le cadre de ce deuxième volet, des contributions sur les questionnements suivants sont attendues :

 

1-      Les stratégies de développement numérique des territoires ruraux. La question des coopérations intercommunales et des partenariats publics privés sera au cœur du problème. Evoquer les éléments de réussite mais aussi les échecs permettra un regard distancié sur l’action publique engagée en la matière depuis plus d’une décennie.  

 

2-      Comment les TIC s’intègrent dans des logiques de développement économique en milieu rural  et dans les différents secteurs de l’économie rurale ?

 

3-      Le rôle des espaces publics numériques et des cybercafés comme activateur social en milieu rural. Des analyses issues de retours d’expériences sont attendus.

 

III- Les espaces de faible densité face à la fracture numérique

 

Les espaces ruraux de faible densité (moins de 30 habitants au KM²) sont par définition isolés, mal desservis et peu à même de réunir compétences et savoir-faire susceptibles d’apporter des réponses claires au défi de l’égalité numérique des territoires. Ce sont ces espaces qui souffrent le plus de « fractures numériques », tant du point de vue infrastructurel que de la production de contenus et de services territoriaux. Les débats publics portant sur ce type d’espace se concentrent surtout sur le haut débit et la connectivité des territoires. Ce sont des espaces d’expérimentations des TIC, notamment autour de solutions alternatives à la fibre optique (kit satellite, WIMAX)

 

Dans le cadre de ce troisième volet, des contributions sur les questionnements suivants sont attendues :

 

1-      L’isolement, enclavement/désenclavement face aux TIC. Comment « sortir » de la problématique infrastructurelle ultra dominante dès lors que l’on confronte espace de faible densité et TIC ? Des propositions, de type études de cas, sur des expérimentations locales sur les usages des TIC dans les espaces de faible densité sont particulièrement bienvenues. Une réflexion spécifique sur le développement des web publics et privés territoriaux est également attendue.

 

2-      Les applications touristiques reposant sur les TIC ne peuvent-elles pas servir de tremplin numérique vis-à-vis d’espaces a priori peu rentables du fait de leur faible densité ? En quoi les produits nomades peuvent-ils servir le tourisme vert qui se développe dans les régions de faible densité ?

 

3-      L’impact de la généralisation de l’internet mobile sur les régions de faible densité. Si cet impact concerne tous types d’espaces, les conséquences sur le rural profond peuvent singulièrement changer la donne (télétravail, e services). Des études sur ce thème sont attendues.

 

 

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 08:03

TicMaroc.jpgSelon la dernière enquête annuelle du Crédoc sur la diffusion des nouvelles technologies en France, la crise n’a que peu d’impact sur notre consommation des TIC. Quel que soit le type de support, l’évolution enregistrée aujourd’hui dans nos usages se maintient et progresse. Si l’e-administration s’inscrit dans cette conjecture, ses structures ont besoin par contre d’une nécessaire et profonde mutation. D’un nouvel élan subdivisé depuis le mois dernier en vingt-cinq propositions d’actions pour une réelle ouverture vers l’e-citoyenneté.

 

Près d’un Français sur deux (48%) se connectent à Internet tous les jours (+5% par rapport à 2008). Près de trois sur quatre (74%) disposent d’un ordinateur chez eux, relié au web dans 90% des cas. 82% des Français possèdent aujourd’hui un téléphone mobile, et 13% (surtout les jeunes et les cadres) utilisent d’ores et déjà l’Internet nomade soit un doublement depuis 2008.

 

Les résultats de la neuvième enquête annuelle du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) sur la diffusion des nouvelles technologies dans notre pays, sont formels. La crise n’a que peu d’impact dans notre consommation des TIC avec même une hausse de 7% des internautes actifs l’année dernière, ou bien encore des disparités d’accès à Internet au domicile qui se réduisent en termes de générations et de revenus (sauf chez les personnes les plus modestes). Face à de tels résultats, 2009 marque véritablement pour certains l’entrée de la France dans l’ère numérique.

 

Une hausse constatée mais biaisée


Une telle tendance se retrouve-t-elle pour autant dans une amélioration de la relation numérique à l’usager, et en particulier dans le domaine de l’e-administration ? Depuis plus d’une dizaine d’années, les chantiers allant dans ce sens se multiplient. Les ministères, collectivités territoriales et autres organismes d’Etat informatisent de plus en plus leurs procédures (déclarations fiscales, renouvellement de papiers, créations d’entreprises…), afin de rendre leurs services plus accessibles ou d’en améliorer leur fonctionnement interne.

 

Résultat, de nouveaux usages apparaissent à l’image des derniers chiffres enregistrés par le Crédoc. 40% des Français, soit 21 millions de personnes, ont effectué une démarche administrative ou fiscale en ligne en 2009, soit une hausse de 3% par rapport à l’année précédente. Les efforts de simplification payent. Mais des ombres demeurent au tableau.

 

Selon le Crédoc, ce nombre progresse en effet uniquement grâce à la hausse globale du nombre d’internautes. Et de grandes disparités persistent encore sur le pourcentage des usagers des procédures en ligne au regard de la tranche d’âge (67% pour les 25-39 ans mais seulement 29% pour les 60-69 ans), ou bien encore en fonction du niveau d’études (73% des diplômés du supérieur contre 13% pour les sans-diplômes). Bref, des efforts pédagogiques restent encore à accomplir pour accompagner ces populations et les familiariser avec les outils, pour ne pas passer d’une fracture numérique à une « fracture administrative ». Mais aussi et surtout peut-être pour leur donner confiance. Car pour nombre de personnes, et même pour ceux qui recourent régulièrement à Internet, le principal frein réside toujours dans les risques de divulgation des données personnelles et de protection de la vie privée.

 

Améliorer la relation au numérique


Toute la problématique est là. Pour offrir une véritable opportunité de progression à l’administration électronique en France, il s’agit d’abord et avant tout d’améliorer la relation qu’entretient l’administré avec le numérique, de simplifier les démarches aussi bien pour les simples citoyens que pour les entrepreneurs. Telle était la mission confiée en octobre dernier par Bercy à un comité d’experts issus d’entreprises publiques et privées. Après quatre mois de réflexions, celui-ci vient de rendre son rapport le 12 février avec une liste de vingt-cinq propositions d’actions concrètes visant à développer l’e-administration dans notre pays. Les mesures proposées s’inscrivent dans trois axes : rendre plus claire et identifiable la présence de l’administration sur Internet, développer des services plus personnalisés (dans la lignée du portail mon.service-public.fr), et enfin donner davantage la parole aux usagers.

 

Pour rentrer un peu plus dans le détail des propositions les plus emblématiques, il s’agira concrètement de diviser par dix les quelques 10 000 sites administratifs recensés. D’adopter une ergonomie et une charte graphique communes afin de reconnaître un site officiel au premier coup d’œil. De simplifier l’accès aux services avec un système d’identifiant unique tel que le récent label IDéNum pour en « finir avec le cauchemar des 1001 mots de passe ». De garantir un égal traitement quel que soit le canal utilisé (guichet, téléphone, courrier, mail). De développer les services d’alertes personnalisées par SMS ou mails. De proposer les dix démarches les plus attendues par profil type d’usagers. De systématiser la possibilité de notation des sites par les administrés. De créer une communauté d’entraide entre citoyens sur le modèle de questions/réponses validées par les fonctionnaires, afin de contribuer à sortir d’un jargon administratif jugé bien souvent trop obscur ! De mettre en place une plateforme de services baptisée « Etat Lab » qui, à la manière des applications sur Facebook*, permettra aux acteurs tiers (dont l’administration ne pourra pas se passer) de développer de nouvelles applications innovantes à partir de données publiques… Autant de propositions démontrant bien que le passage à une administration électronique ne pourra s’envisager que sous l’angle d’une refonte complète de ses procédures et non pas sous celui d’une simple duplication dématérialisée.

 

Premières mesures pour les entreprises


A l’instar des usagers, cette stratégie de refonte a déjà commencé pour les entreprises. Depuis décembre 2009, celles répondant aux marchés publics peuvent désormais télécharger leur attestation fiscale dématérialisée. Au regard des 12 000 demandes traitées dès le premier mois par la DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques), ce service était pour le moins attendu ! Depuis le mois de décembre dernier là encore, la demande de transfert du siège social est désormais possible par Internet. Lorsque l’on sait que la cible estimée est de 250 000 transferts annuels, le progrès est au rendez-vous. Pour les créateurs d’entreprises (550 000 en 2009), un guichet unique « création » a été ouvert au 1° janvier 2010 pour un point de contact centralisé avec là encore la promesse de démarches simplifiées et dématérialisées d’ici cet été. Effectif désormais également sous la houlette de la DGFIP le lancement du projet de suppression des déclarations de participation à l’effort de construction et de formation professionnelle pour éviter aux entreprises d’avoir à fournir plusieurs fois les mêmes informations de base (chiffre d’affaires, effectif…) aux administrations. Etc.

 

Quel que soit le domaine concerné, la nécessaire mutation de l’e-administration est en marche. Financé par le budget alloué au numérique dans le Grand emprunt, l’ensemble des vingt-cinq propositions pourrait être réalisé dans les deux ans à venir selon les experts. Pour une offre de services organisée non plus en fonction de l’administration mais bien de celle d’un usager devenu un véritable e-citoyen.

 

 

 

Pour consulter la neuvième enquête annuelle du Crédoc sur la diffusion des TIC en France

Pour en savoir plus sur les vingt-cinq propositions des « Experts Numériques »

 

 

 

 

Source : ZenEntreprise, le 12 mars 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:49
http://andrezeau.files.wordpress.com/2009/02/logiciel-libre-picardie-131107.jpgLe chemin de croix du logiciel libre à l’école - Quand Mediapart mène l’enquête 

Le logiciel libre et sa culture n’ont toujours pas la place qu’ils méritent à l’école. Tel est l’un des chevaux de bataille de ce blog, qui a parfois l’impression de donner des coups d’épée tant ce sujet ne donne pas l’impression de passionner les foules.

Dans ce contexte médiatiquement défavorable, nous remercions Mediapart de s’être récemment emparé du sujet à la faveur d’une enquête conséquente sur L’école à l’ère numérique.

Ces enquêtes approfondies sont l’une des marques de fabrique de ce pure player qui contrairement à d’autres ne mise pas sur le couple gratuit/publicité mais sur l’abonnement qui offre un accès privé et réservé à la majorité de ses contenus (si je puis me permettre une petite digression, le modèle utopique idéal serait pour moi un nombre suffisant d’abonnés à qui cela ne poserait pas de problèmes que le site soit entièrement public et sous licence de libre diffusion).

Ce dossier comporte cinq articles : Les industriels lorgnent le futur grand plan numérique de Luc Chatel, A Antibes, un collège teste les manuels numériques[1], Thierry de Vulpillières : « Les TICE sont une réponse à la crise des systèmes d’éducation »[2], Nouvelles technologies : remue-ménage dans la pédagogie ![3] et Le chemin de croix du logiciel libre à l’école.

Avec l’aimable autorisation de son auteure, nous avons choisi d’en reproduire le premier (qui fera l’objet d’un futur billet) et donc ici le dernier, dans la mesure où nous sommes cités mais aussi et surtout parce qu’ils touchent directement nos préoccupations.

Outre votre serviteur, on y retrouve de nombreux acteurs connus des lecteurs du Framablog. J’ai ainsi particulièrement apprécié la métaphore de la « peau de léopard » imaginée par Jean Peyratout pour décrire la situation actuelle du Libre éducatif en France[4].

Et si ce léopard se métamorphosait doucement mais sûrement en une panthère noire ?

Le chemin de croix du logiciel libre à l’école

URL d’origine du document

Louise Fessard - 12 février 2010 - Mediapart

Et le libre dans tout ça ?

Des logiciels et des contenus garantissant à tous le droit d’usage, de copie, de modification et de distribution, ne devraient-ils pas prospérer au sein de l’éducation nationale ? Si l’administration de l’éducation nationale a choisi en 2007 de faire migrer 95% de ses serveurs sous le système d’exploitation libre GNU/Linux, la situation dans les établissements scolaires est bien plus disparate.

Le choix dépend souvent de la mobilisation de quelques enseignants convaincus et de la politique de la collectivité locale concernée. « On se retrouve avec des initiatives personnelles, très locales et peu soutenues », regrette l’un de ses irréductibles, Alexis Kauffmann, professeur de mathématiques et fondateur de Framasoft, un réseau d’utilisateurs de logiciels libres.

« La situation ressemble à une peau de léopard, confirme Jean Peyratout, instituteur à Pessac (Gironde) et président de l’association Scideralle. Le logiciel libre est très répandu mais dans un contexte où aucune politique nationale n’est définie. C’est du grand n’importe quoi : il n’y a par exemple pas de recommandation ministérielle sur le format de texte. Certains rectorats vont utiliser la dernière version de Word que d’autres logiciels ne peuvent pas ouvrir. »

A la fin des années 1990, Jean Peyratout a développé avec un entrepreneur, Eric Seigne, AbulEdu, une solution réseau en logiciel libre destinée aux écoles et basée sur GNU/Linux. Selon Eric Seigne, directeur de la société de service et de formation informatique Ryxeo spécialisée dans le logiciel libre, environ 1000 des 5000 écoles visées à l’origine par le plan d’équipement « écoles numériques rurales », lancé à la rentrée 2009 par le ministère de l’éducation nationale, ont choisi d’installer AbulEdu. Faute de bilan national, il faudra se contenter de ce chiffre, qui ne concerne que le premier degré, pour mesurer l’importance du libre dans les établissements scolaires.

Autre exemple significatif, en 2007, le conseil régional d’Ile-de-France a choisi d’équiper 220.000 lycéens, apprentis de CFA et professeurs, d’une clé USB dotée d’un bureau mobile libre – développé par la société Mostick, à partir des projets associatifs Framakey et PortableApps.

« Pourquoi payer des logiciels propriétaires ? »

Le libre à l’école a plusieurs cordes à son arc. Jean Peyratout met en avant son interopérabilité – « Nos élèves sont amenés à utiliser à la maison ce qu’ils utilisent à l’école » –, la souplesse dans la gestion du parc – pas besoin d’acheter une énième licence en cas de poste supplémentaire – et surtout son éthique. « Faire de la publicité à l’école est interdit, plaide-t-il. Il me semble qu’utiliser un logiciel marchand à l’école alors qu’il existe d’autres solutions, c’est faire la promotion de ce logiciel. Pourquoi aller payer des logiciels propriétaires dont le format et le nombre limité de licences posent problème ? »

D’autant, souligne Eric Seigne, « qu’en investissant dans le libre, l’argent reste en local, alors qu’en achetant du propriétaire, la plus grande partie de l’argent part à l’étranger où sont implantés les gros éditeurs ». Reste à convaincre sur le terrain les enseignants, non experts et qui n’ont pas envie de mettre les mains dans le cambouis. A Saint-Marc-Jaumegarde par exemple, Emmanuel Farges, directeur d’une école primaire pourtant très technophile, est sceptique. « Seul notre site Internet repose sur un logiciel libre mais ça bogue souvent et il n’y a pas de suivi quand il y a un problème », explique-t-il.

A côté de la poignée d’enseignants militants du libre, se sont pourtant développés des professionnels. « Le fait que les logiciels soient gratuits éveille paradoxalement les soupçons de mauvaise qualité, note Bastien Guerry, doctorant en philosophie et membre de l’Association francophone des utilisateurs de logiciels libres (Aful). Mais il existe des associations locales de prestation de service en logiciel libre qui peuvent assurer un suivi. »

Des sites collaboratifs

« Aujourd’hui, les enjeux portent moins sur l’installation des postes que la mise à disposition de logiciels libres via l’environnement numérique de travail et des clefs USB », prévoit Bastien Guerry. A travers des sites participatifs comme Les Clionautes (histoire-géographie), WebLettres (français), et créés au début des années 2000, des enseignants s’adonnent avec enthousiasme à cette création de logiciels et surtout de contenus.

L’exemple le plus abouti en est Sésamath dont la liste de diffusion regroupe 8000 enseignants, soit un quart des profs de mathématiques français selon l’un des fondateurs du projet, Sébastien Hache, lui-même enseignant au collège Villars à Denain (Nord).

« Tous les enseignants créaient déjà eux-mêmes leurs ressources mais Internet leur a permis de les partager, explique-t-il. Et, comme il n’y a pas plus seul qu’un prof face à sa classe, ça évite à chacun de réinventer la roue dans son coin. » Grâce à la collaboration d’enseignants travaillant à distance, Sésamath a même édité « le premier manuel scolaire libre au monde ». « Les manuels des éditeurs sont d’ordinaire écrits par deux ou trois profs, nous, nous avons eu la collaboration d’une centaine d’enseignants avec de nombreux retours », se félicite Sébastien Hache.

400.000 exemplaires de ce manuel, qui couvre les quatre niveaux de collège, ont été vendus (11 euros pour financer les salaires des cinq salariés à mi-temps de l’association), la version en ligne étant gratuite et bien entendu modifiable en vertu de sa licence libre. L’autre activité du site consiste à créer des logiciels outils et des exercices s’adaptant aux difficultés des élèves. Beaucoup de professeurs de mathématiques sont aussi par ailleurs des développeurs passionnés !

Un foisonnement que s’efforce de fédérer le pôle de compétences logiciels libres du Scérén coordonné par Jean-Pierre Archambault. L’école doit désormais prendre en compte les « mutations engendrées par l’immatériel et les réseaux : enseignants-auteurs qui modifient le paysage éditorial, partage de la certification de la qualité, validation par les pairs, redistribution des rôles respectifs des structures verticales et horizontales… », jugeait-il en juin 2008.

Pas vraiment gagné, constate Alexis Kauffmann. « Rien ne laisse à penser que le ministère de l’éducation nationale comprend et souhaite encourager cette culture libre qui explose actuellement sur Internet », lance-t-il. Dernier exemple en date, l’Académie en ligne lancée par le Cned en juin 2009 propose des cours, certes gratuits, mais pas libres et donc non modifiables, manifestement uniquement conçus pour être imprimés ! Pour la collaboration, il faudra repasser…



Notes


[1] On peut lire l’article A Antibes, un collège teste les manuels numériques dans son intégralité sur le site Sauvons l’Université.
[2] On peut lire l’article Thierry de Vulpillières : « Les TICE sont une réponse à la crise des systèmes d’éducation » dans son intégralité sur le site Sauvons l’Université.
[3] On peut lire l’article Nouvelles technologies : remue-ménage dans la pédagogie ! dans son intégralité sur le site Sauvons l’Université.
[4] Crédit photo : Vauvau (Creative Commons By)




Source : Danactu-resistance, le 3 mars 2010.





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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:05

http://img.aujourdhuilachine.com/media/photo/Internet%20cafe%20en%20Chine.jpgEnviron 60 % des élèves de secondaire chinois utilisent Internet pour se remonter le moral quand ils se sentent las ou déprimés, révèle une récente enquête menée par plusieurs institutions chinoises renommées.


Plus précisément, 64,1% des étudiants interrogés affirment utiliser Internet pour se changer les idées lorsqu'ils sont déprimés. Les étudiants surfent à 17,1% sur Internet, 25,6% jouent à des jeux en ligne, et 21,4% écrivent leur blog.

 

Parmi ceux qui jouent aux jeux en ligne, 42% ont indiqué que les jeux les aident à se soulager, 34,1% trouvent des amis par ce moyen, 28% utilisent les jeux pour passer le temps, 18,3% y ressentent un accomplissement, et 17% disent y trouver un paradis pour fuir la réalité.

 

Cette étude, qui se focalise sur la façon dont les adolescents chinois utilisent Internet, a été réalisée conjointement par le centre du Service social de Jeunesse chinois, l'Académie des sciences sociales de Chine, l'Université des postes et des télécommunications de Beijing, et l'université de Sciences politiques de la Jeunesse de Chine, en questionnant 3 787 adolescents âgés de 11 à 18 ans, et 3 342 parents d'étudiants répartis dans 27 villes et districts de 9 provinces, régions autonomes et municipalités.

 

 


Source : http://www.chine-informations.com, le 26 février 2010.
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:01

http://www.sirmet.fr/images/deee/1_g.jpgLes déchets d’équipement électriques et électroniques (DEEE) représentent 5% des ordures ménagères générées par les Français, soit 1,3 million de tonnes par an, et représente le secteur du déchet qui connait la plus forte croissance : entre 2 et 3% par an. La dangerosité ou la toxicité de certaines substances que contiennent les déchets et  leur impact très important rend nécessaire une organisation spécifique de leur recylage (voir notre article Etat des lieux sur les DEEE).

 

Toutefois, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno ont annoncé le 22 février des résultats très positifs de la filière de collecte et de traitement des DEEE ménagers :

  • Avec 5,7 kg de DEEE collectés par habitant en 2009, soit un total de 371 000 tonnes de DEEE ménagers, contre 2,5 kg en 2007, une nette progression a été enregistrée et l’objectif  de collecte fixé par la directive européenne de 4 kg par habitant et par an a été dépassé.
  • En termes de recyclablité, les DEEE ménagers collectés sélectivement ont été recyclés à 81 % en 2008
  • Le réemploi des équipements confiés aux structures de l’économie sociale s’élève à près de 4000 tonnes
  • 3 400 points de collecte sélective ont été comptabilisés à la fin 2009 auprès des collectivités territoriales, principalement dans les déchetteries municipales, couvrant près de 55 millions d’habitants
  • 18 600 point de collecte sont gérés d’un autre côté par les distributeurs de produits électroniques, en appliquant le principe d’un produit récupéré pour un produit acheté dans leurs magasins.
  • 3 800 producteurs adhèrent à l’un des éco-organismes agréés par les pouvoirs publics pour la gestion des DEEE ménagers (Ecologic, Eco-systèmes, ERP ou Récylum).

A l’issue  des trois premières années un nouvel objectif de 10 kg par habitant et par an en 2014 , soit 1 kg supplémentaire par habitant chaque année a été fixé.

 

L’action de sensibilisation des utilisateurs d’équipements électriques et électroniques visant à encourager l’éco-conception des équipements en vue de leur réemploi et de leur recyclage sera poursuivie avec des campagnes d’information et une nouvelle modulation des éco-contributions, demandée par le gouvernement aux éco-organismes dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Ainsi :

  • Les producteurs versent une éco-participation à des éco-organismes pour remplir leur obligation de prise en charge des déchets issus des DEEE mis sur le marché. En fonction des caractéristiques de leurs produits, les producteurs paieront une éco-participation à la hausse ou à la baisse : par exemple, l’éco-participation  sera majorée de 100 % pour les téléphones portables ne disposant pas d’un chargeur universel. L’objectif est d’inciter directement les fabricants à améliorer la conception des appareils.
  • Les consommateurs contribuent au processus en payant une somme entre  0,10 € et  13,00 € comprise dans le prix d’achat des nouveaux équipements. Cette contribution du consommateur finance ainsi l’indemnisation des collectivités territoriales qui ont mis en place une collecte sélective des DEEE ménagers, l’enlèvement et le traitement des DEEE ménagers, en payant les prestataires qu’ils ont sélectionnés pour ces opérations, l’information et la communication sur la filière des DEEE ménagers, ou encore les travaux de recherche, développement et innovations afin d’optimiser la filière des DEEE ménagers.

Cette  éco-participation versée pour le retraitement d’un appareil électrique ou électroménager sera plus élevée pour les produits les plus polluants dès le 1er   juillet 2010. Dans le cadre de la procédure d’agrément de ces organismes, sous contrôle des pouvoirs publics, le montant de cette éco-contribution est déterminée librement par chaque éco-organisme en fonction des coûts réels de fin de vie affectés à chaque famille d’équipement et du dispositif propre à chaque éco-organisme.

 

Le gouvernement souhaite pousser ce concept de collecte des DEEE plus loin en facilitant la reprise des petits appareils usagés pour les utilisateurs par des dispositifs volontaires de collecte sans obligation d’achat auprès des distributeurs et en protégeant les gisements collectés par les collectivités territoriales contre les actes de vandalisme.

Afin d’améliorer le bilan environnemental global de la filière, le gouvernement prévoit également de renforcer les règles de traçabilité pour les opérations d’enlèvement, de dépollution et de traitement des DEEE ménagers et de développer un indicateur environnemental.

 

 

 

 

Source : Eco Conception, le 26 février 2010.

 

 

 

 

 

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