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  • : COMPRENDRE LE DEFI DU NUMERIQUE
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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:15

TNT.jpgEn juin 2015, les Etats passeront de l’audiovisuel analogique au numérique. Cela, comme recommandé par l’Union internationale des télécommunications depuis 2006. Un séminaire de sensibilisation a été ouvert sur le thème, hier,  à Dakar. Le Sénégal compte réussir son passage à l’audiovisuel numérique terrestre dont le processus est amorcé depuis l’année dernière.


Allez, tous nos postes téléviseurs à la poubelle ! L’arrêt de la télévision analogique et son basculement vers le numérique oblige. Non, en 2015, il faudrait juste s’équiper tous de boitiers décodeurs pour être dans le tempo du tout numérique. Depuis 2006, comme recommandé par l’Union internationale des Télécommunications, des Etats ont amorcé le passage au système de la Télévision numérique terrestre, pour   supprimer ainsi la diffusion analogique en cours actuellement. La Télévision numérique terrestre permet une plus grande capacité d’offres de programmes de télévision et d’une meilleure qualité des images.  Au niveau du continent africain, le Maroc, l'Afrique du Sud, L’Algérie, la Tunisie, l’Ile Maurice, le Ghana, la Tanzanie, sont parmi les premiers pays à amorcer le processus de passage à la télévision numérique terrestre. Au Sénégal, c’est en mai 2010 que le ministre de la communication, Moustapha  Guirassy a présidé la première réunion préparant la mise en place d’un Comité national pour le passage de notre pays au système de télévision numérique terrestre.


Et en août dernier, lors de la signature d’une convention entre les responsables de la Radio diffusion télévision du Sénégal et la société chinoise Startimes, Babacar Diagne, affirmait que « La Rts va achever, dans trois ans, le dispositif total de passage au numérique dans toute l’étendue du pays ». A l’instar de la télévision nationale, les télévisions privées se préparent également à l’ère du numérique. Si les téléspectateurs se sont déjà familiarisés avec les décodeurs de Canal + Horizons et de Rdv Dunyaa, leurs foyers seront bientôt dotés d’autres boitiers qui seront proposés par les nouveaux groupes de télévision arrivés dans le paysage médiatique sénégalais.


La Télévision futurs Médias (Tfm), lancée par Youssou Ndour en septembre dernier, va se doter, prochainement, d’un décodeur. Et Touba Tv, une chaîne de télévision satellitaire créée en novembre 2009, vient d’annoncer le lancement de son décodeur hybride accessible depuis un téléviseur mais également sur Ipad et Iphone. Si les responsables de télévisions contactés ne veulent pas se prononcer ou trop avancer sur leurs activités pour le passage de l’audiovisuel analogique à l’audiovisuel numérique, il est évident qu’ils travaillent tous pour relever le défi du « tout numérique » d’ici 2015.  En attendant, l’Etat se charge de définir les règles et lois y afférant.


Le challenge du comité national


« L’avènement du numérique au Sénégal, sera une révolution. Un challenge, un engagement qu’on doit gagner. L’ère de la télévision numérique pour tous se fera par processus, progressivement, région par région », disait Moustapha Guirassy. Le ministre de la Communication présidait, en octobre dernier, la première réunion du Comité national chargé du passage de notre pays à la Télévision numérique. Ce comité national, pour le passage de l’audiovisuel de l’analogique au numérique composé d’experts nationaux, a été institué par arrêté du Premier ministre le 26 août 2010. Composé de membres issus du ministère de la Communication et des Télécommunication, du ministère des Tics, du Cnra, de l’Artp, il est présidé par le ministre Moustapha Guirassy et coordonné par Malick Ndiaye, spécialiste des Tic et de Management des Médias, par ailleurs responsable de la Grappe Tic et Télé Services de la Stratégie de la Croissance accélérée (Sca).


Concernant la télévision numérique terrestre, Malick Ndiaye, précise d’emblée que « c’est un système de diffusion par voie hertzienne qui, grâce aux nouvelles technologies de transmission numérique, permet de diffuser plusieurs chaines de télévision sur une seule fréquence hertzienne généralement utilisée par une seule chaine de télévision en mode analogique ». La réception de la télévision numérique, selon le Coordonnateur du Comité, se fait via une simple antenne râteau, ou même une antenne intérieure. Sans avoir donc besoin de parabole ni de câble. Il est cependant nécessaire de disposer d'un boîtier adaptateur extérieur ou intégrée à la télévision. Depuis sa mise en place, le Comité national de passage à l’audiovisuel analogique au numérique est sur le pied d’œuvre. « Les commissions spécialisées sont en train de travailler sur la base des termes de références établis afin de proposer des solutions relatives aux problèmes technique, juridique, économique et du contenu audiovisuel, qui seront engendrés par le basculement au numérique. Evidement, il ne s’agit pas seulement de proposer des solutions mais également de dégager de nouvelles perspectives pour le secteur de l’audiovisuel et des Tic dans le cadre de la convergence», explique Malick Ndiaye, le coordonnateur.


Selon M. Ndiaye, la gestion des nouveaux acteurs du secteur sera assurée dans un cadre réglementaire plus adapté, en particulier en ce qui concerne les contenus sur les nouveaux supports tels que les réseaux câblés, Adsl, le satellite, etc. Le choix des systèmes et des normes de diffusion numérique au niveau national seront aussi proposés au gouvernement par les experts. L’organisation de la diffusion des chaines de télévision sera également mutualisée grâce au multiplexage qui permet de regrouper plusieurs chaines sur une même fréquence. Ces nouvelles avancées technologiques, poursuit Malick Ndiaye, permettront de fournir l’Internet et d’autres services de communication, en même temps que la télévision, ce qui aura un impact certain sur le secteur des Tic et de la lutte contre la fracture numérique.


Cap sur 2015


Pour une première esquisse du plan national annoncé lors de la rencontre avec le Premier ministre, le Coordonnateur du Comité national, affirme que la proposition d’un document stratégique présentant les orientations retenues (contenu, juridique, technique, économique, commercial), les options étudiées, les ressources financières nécessaires pour assurer le passage sur le plan technique, ainsi que le planning de mise en œuvre, est prévue bientôt. Un plan de communication sera également produit dans le cadre du document stratégique attendu des travaux des commissions et du comité national.


Ce plan sera élaboré en tenant compte des équipements nécessaires au passage et selon un calendrier pour chaque zone du territoire national. Il permettra également d’informer les populations des aides possibles qui leurs sont destinées. A propos des équipements tels que les téléviseurs analogiques, le Comité proposera, selon Malick Ndiaye, des mesures nécessaires pour freiner leur importation, non pas parce qu’ils ne fonctionneront plus, mais plutôt parce que entre autres désavantages, leur affichage restera de qualité analogique. Notre pays, rassure, le coordonnateur du comité national, sera prêt pour passer à l’audiovisuel numérique en 2015. Cela, après l’adoption de la stratégie et de la mobilisation des moyens en 2011. Il s’agira, précise t-il, de suivre le planning de mise en œuvre qui prévoit la fin du déploiement avant 2015. Cette mise en œuvre du passage sera amorcée par une phase test qui pourrait certainement démarrer d’ici septembre 2011.

 

 

 

 

Source : Le Soleil, le 25 mai 2011.

 

 


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:12

La confiance et la sécurité dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication sont essentielles à « l’édification d’une société de l’information inclusive, sûre et universelle ». Pourtant, la croissance rapide des TIC a ouvert aux criminels de nouvelles voies pour exploiter les points faibles des réseaux. Pour réduire les risques d’incidents, l’autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) veut doter notre pays d’un plan national de cybersécurité. Dans ce cadre, une étude a été menée conjointement avec l’union internationale des télécommunications (UIT). La restitution de l’étude a eu lieu le vendredi 15 avril 2011 à Ouagadougou.

 

Réduire la vulnérabilité du cyberespace, mettre en place une structure de gestion des incidents et renforcer la cybersécurité dans le pays ; ce sont entre autres les recommandations faites par l’équipe d’experts ayant dirigé cette étude.

 

Le cyberespace du Burkina évolue. Les risques d’incidents aussi. « L’infrastructure existe mais ne répond pas aux normes et continue néanmoins à s’étendre », souligne Alain Patrick Aïna, consultant de l’UIT ayant conduit l’étude pour l’élaboration du plan national de cybersécurité du Burkina. Il convient donc de corriger cet état de fait au plus vite. La mise en place d’infrastructures doit être autorisée, authentifié par des institutions spécialisées.

 

Le déploiement des solutions requiert une législation plus adaptée pour décourager les cybercriminels. Malgré tout, « les incidents vont toujours arriver », reconnait Alain Patrick. Il faut donc pouvoir poursuivre, arrêter et sanctionner les auteurs d’actes criminels afin de limiter les dégâts. Pour cela, le renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie s’impose. Entre structures en charge de la mise en œuvre de la sécurité et utilisateurs, la collaboration doit être le maître-mot. Ingénieurs conformes, utilisateurs d’Internet et agent de sécurité doivent travailler en étroite collaboration pour parvenir aux résultats escomptés. Le renforcement des capacités s’avère indispensables à tous les niveaux.

 

La structure de gestion des incidents qui naîtra de ce plan national de cybersécurité sera publique, mais s’appuiera sur un partenariat public-privé. L’UIT à travers son programme mondial de cybersécurité appuie les pays en développement dans la lutte contre la cybercriminalité. Il se présente donc comme un partenaire sûr. Auparavant elle a organisé en mai 2010 à Ouagadougou un atelier sous-régional de cybersécurité qui a regroupé six pays à savoir le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Mali et le Sénégal. L’atelier de ce 15 avril s’inscrit donc dans la continuité de l’atelier de mai 2010. « Nous sommes là pour accompagner le Burkina dans la mise en place de son plan national de cybersécurité dont va découler le centre d’éveil pour la cyber sécurité », soutient Ali Drissa Badiel, conseiller principal de l’UIT.

 

Prévenir et minimiser les attaques des cybercriminels permet de protéger les citoyens, les services gouvernementaux, l’économie, mais aussi préserver la sécurité nationale. « La solution aux problèmes de cybersécurité passe par la mise en place de capacités de veille, d’alerte et de réaction en cas de cyberincident afin de prévoir, détecter et gérer ce type d’incident et d’y remédier », précise le ministre des postes et des technologies de l’information et de la communication, Noël Kaboré à l’ouverture de l’atelier. Le gouvernement du Burkina attend beaucoup des conclusions de cette étude, à en croire les propos de Noël Kaboré, le premier responsable du département des TIC.

 

 

 

Source :  Le faso.net, le 18 avril 2011.

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:00

http://www.lesoleil.sn/images/stories/guirassy-entreprise%20tic.jpgLe ministre de la Communication et des Télécommunications a réaffirmé, hier, la volonté du gouvernement d’appuyer les activités des entreprises du secteur des Tic, lors du  lancement officiel de l’incubateur ou pépinière (Croissance Tic-Dakar) des entreprises du secteur des TIC.


Les activités du premier incubateur sénégalais ou pépinière des entreprises du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication, ont été lancées officiellement, hier, par Moustapha Guirassy. Le ministre de la Communication et Télécommunications, voit à travers  cet incubateur sénégalais d’entreprises des Tic, un premier pas vers la constitution d’une véritable infrastructure de soutien au développement de l’industrie des Tic dans notre pays.


« Nous espérons avec cette initiative, commencer à combler le déficit d’appui à l’innovation dans le domaine des Tic, ...» a dit Moustapha Guirassy.


L’incubateur CTic-Dakar, créé avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux, a pour objectif d’améliorer les chances de croissance et le taux de survie des entreprises Tic qui ont besoin d’appui en termes de services sur le plan administratif, commercial, marketing et d’infrastructures pour exprimer pleinement leur potentiel de croissance. La phase d’incubation concerne les entreprises déjà existantes et dure en moyennes trois années au cours desquelles l’entreprise incubée pourra accéder à la qualification afin de poursuivre de façon autonome son développement. CTic-Dakar a déjà sélectionné ses premières entreprises qui sont installées dans ses locaux.


Le Sénégal depuis plus de 10 ans maintenant, remarque Moustapha Guirassy,  a fait du secteur des Tic une priorité dans sa stratégie de développement économique et social. Celui-ci constitue en effet, un levier important d’accélération de la croissance et de réduction de la pauvreté a dit le ministre.


« Le choix de ce secteur est d’abord celui du Président Abdoulaye Wade qui, depuis son accession aux hautes fonctions de Président de la République, s’investit sans relâche dans la promotion des Technologies de l’information et de la Communication » souligne le ministre de la Communication.


Développement fulgurant  des télécommunications


Notre pays, note le ministre, avec un réseau de télécommunications parmi les plus performants en Afrique, est résolument tourné vers une économie numérique, soutenue par un développement fulgurant du secteur des télécommunications dont la forte contribution au Pib en fait l’activité la plus dynamique du secteur tertiaire.


Le Sénégal, qui accueille en octobre prochain la 42e conférence de l’Icann, remplit donc bien les exigences de base pour bien se positionner et développer son industrie des Tic, avec une stabilité politique et économique, une infrastructure de télécommunications de qualité, une main-d’œuvre qualifiée à des coûts très compétitifs, et enfin, une vision politique et la mise en place d’un environnement des affaires de classe internationale, a ajouté le ministre. Avec le premier incubateur CTic Dakar, soutenu par Infodev, une structure de la Banque mondiale, la Giz, la Stratégie de Croissance Accélérée et des acteurs majeurs de ce secteur, comme la Fondation Fictis, la Sonatel, l’Artp, l’Adie, Moustapha Guirassy, trouve que le Sénégal peut espérer combler le déficit d’appui à l’innovation dans le domaine des Tic.


Ce modèle d’incubateur des entreprises des Tic inauguré hier, sera implanté à Saint-Louis, Ziguinchor et probablement dans les autres régions, pour devenir une vitrine des activités des Tic au Sénégal.

 

 

 

Source : Le Soleil, le 20 avril 2011.

 

 


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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 07:23

http://www.clicanoo.re/local/cache-gd2/431579618c04f5966ff667605c03b892.jpgBesoin d’une info sur la ville de Petite-Ile ? Un réflexe : www.petite-ile.re . Le portail de la commune du Sud est en effet un véritable vivier d’informations sur la commune. Il permet de comprendre le fonctionnement de la collectivité, de connaitre les grands projets en cours, la règlementation en vigueur, les temps forts en matière d’animations sportives et culturelles, de scolarité et de marchés publics…

 

Le site se veut également pratique notamment grâce à sa rubrique « mes démarches 24h sur 24 » qui offre la possibilité de faire des demandes d’actes d’état civil, des pré-réservations de spectacles ou de télécharger des documents administratifs, en ligne. Au-delà de l’information institutionnelle le portail propose une photothèque ainsi qu’un espace vidéo qui présentera, à terme, certains points de l’actualité sous forme de mini reportage vidéo. Sur la page d’accueil du site, les internautes pourront retrouver l’actualité et les évènements de la ville, sans oublier l’agenda qui rassemble tous les temps forts de la commune. Parallèlement au lancement de ce site internet la ville de Petite-Ile crée un service d’alerte SMS. Les personnes désirant recevoir par SMS des informations sur l’actualité de la commune, peuvent s’inscrire en ligne en remplissant le formulaire de la rubrique Zinfo Texto. Ce vaste projet a associé l’ensemble des services de la mairie de Petite-Ile et fonctionne en mode « collaboratif ». Pas moins de dix correspondants web ont en charge la mise à jour quotidienne du site pour offrir aux internautes des informations au maximum actualisées.

 

 

Source : Clicanoo

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:30
egouvernance.jpgPas vraiment de nouveauté, mais une volonté d’accélérer. François Baroin, ministre du Budget, revient sur les objectifs ambitieux en matière d’e-administration. Et prévoit que 80 % des démarches administratives seront réalisables en ligne d’ici la fin 2011. 20 nouvelles mesures sont annoncées.

François Baroin a décidé d’insister sur la RGPP II. Lors d’une conférence de presse sur le thème de l’administration numérique, le ministre du Budget a remis sur le tapis les objectifs de modernisation de l’e-administration à la française en affirmant que l’Etat prévoyait de permettre aux usagers des services publics de réaliser 80 % de leurs démarches administratives sur Internet d'ici fin 2011. Selon lui, aujourd’hui, c’est déjà le cas pour 65 % des démarches administratives. Pour accélérer encore le mouvement, François Baroin a annoncé vingt nouvelles mesures de simplification qui viennent compléter les dispositifs existants. Une majorité d’entres elles concernent les PME et les particuliers. Du côté des entreprises, Bercy a décidé de centraliser sur un site unique un guide des déclarations sociales. Dans la même veine, l’Urssaf devrait se doter d’un calculateur permettant de simuler les allégements de charges sociales sur les bas salaires. Un autre site consacré à la création d’entreprises est également prévu, qui devrait rassembler l’ensemble des sites existants actuellement sur le sujet. La réduction du nombre de sites est d’ailleurs l’un des grands chantiers du ministre, qui a réitéré l’objectif d’une soixantaine de sites seulement pour l'ensemble de la e-administration, contre encore plusieurs centaines aujourd’hui. En 2010, 94 de ces sites (soit 17 %) ont déjà été regroupés ou fermés.

 

Par ailleurs, de manière plus structurante, Bercy prévoit de simplifier l’édition des bulletins de salaires afin d’en augmenter la lisibilité par les salariés. Un chantier qui entraînera une mise à jour des logiciels de paie. Ceux-ci devront être aux normes d’ici à 2013, a précisé le ministre.

 

Vers la e-administration 2.0, évaluée par les citoyens


Côté particuliers, un nouveau service doit faciliter les déclarations à la reprise d’emploi via une interface unique connectée à l’ensemble des services publics concernés (CAF, Pôle Emploi, etc…). L’Education nationale devrait également être dotée d’un portail de l’orientation et d’un système pour simplifier l’inscription dans les écoles primaires.

 

Au niveau des acquis, François Baroin a cité trois exemples d’adoption réussie de services administratifs en ligne. Ainsi l’inscription en ligne sur les listes électorales – jusqu’alors réservée à 10 millions de Français – devrait être étendue. Par ailleurs, selon le ministre, un Français sur trois ayant déménagé en 2010 a eu recours au service de déclaration de changement de domicile via le site mon-service-public.fr.

 

Enfin, mesure symbolique des dernières années, plus de 10 millions de personnes ont télédéclarés leurs revenus en 2010 avec des indicateurs plutôt positifs en matière de perception de la simplicité du service en ligne. Une indication aujourd’hui obtenue par sondage mais qui devrait connaître sa révolution 2.0 puisque le ministre a promis que les utilisateurs pourraient à terme évaluer les différents sites de l'administration, une fonctionnalité qui en est encore au stade expérimental.

 

Enfin, François Baroin estime que l’ensemble de ces déploiements doivent être mieux connus des Français et annonce avoir conclu un partenariat avec Google et Microsoft pour que les sites et pages de l’administration voient leur référencement sur les deux principaux moteurs de recherche amélioré.

 

 

 

Source : LeMagIT, le 15 février 2011.

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:30

Introduction


De nos jours, les pays du monde entier sont désireux d'adopter la technologie sous toutes ses formes particulièrement les technologies de l’information (IT). En effet, le succès d’un gouvernement est jugé par la qualité de ses services publics qui dépend  à son tour du mécanisme  de  prise de décision et de sa politique de communication avec ses concitoyens. Depuis plus de quatre décennies, les états ont utilisé les technologies de l'information dans leurs processus de développement. Cela a été réalisé principalement par l’automatisation des opérations internes au sein des administrations publiques. Récemment, les ?tats se sont rendus compte des avantages  d'une augmentation de leur utilisation de la technologie de l’information avec le monde extérieur. Ainsi, ils sont passés d'une utilisation de l'informatique -où son outil de base est l'intranet-, à l'utilisation de l'information et des technologies de la communication, avec l'Internet comme outil de base. L'utilisation des technologies de la communication  au sein du gouvernement consiste à se connecter à des entités externes, tels que les citoyens, les entreprises, les organismes et les autres pays, par le transfert et la communication des données. Le gouvernement est transformé en un gouvernement électronique où l'information et  la communication constituent  le facteur clé de son succès. Après avoir défini le concept de gouvernement électronique, l'accent sera mis sur les exigences, et les conditions du développement  des technologies de la communication comme un outil nécessaire pour la mise en œuvre d’une gouvernance électronique efficace. En effet, le gouvernement électronique est bien plus qu'un site Web sur la toile, ou un simple courrier électronique (e-mail) ou un traitement des transactions par Internet. Un gouvernement électronique  efficace  doit pallier aux défis suivants : les complexités du projet, les difficultés technologiques et culturelles que les gouvernements devront affronter, les services offerts aux citoyens, la démocratie numérique et le développement économique. En outre, une discussion sur la stratégie, qui doit être appliquée ainsi que le cadre de la mise en œuvre et agencement de la gestion du système seront abordés. Au Liban, la gouvernance électronique offre un choix décisif pour résoudre les grands problèmes de l’administration publique. Il existe des prémisses de cette politique qui attend d’être introduite à une plus grande échelle.

 

Définition de l'e-gouvernement  


Le Gouvernement électronique  est l'utilisation de l'information et des technologies de communication pour la planification, la mise en œuvre et le suivi des  projets, des activités et des programmes gouvernementaux. Par conséquent, le noyau du gouvernement électronique est la technologie de l'information. Le concept de  gouvernement électronique est un concept nouveau. Au départ, il est apparu dans les pays les plus développés qui fournissent un accès aux services et une information sans relâche à leurs citoyens. Ces services sont actuellement offerts en ligne pour tout le monde à l'ère numérique où la technologie progresse rapidement et où  les gouvernements s’attèlent à suivre sans relâche cette évolution afin de rester à jour. En fait, un gouvernement efficace est un gouvernement accessible, rapide dans la prise de décision, moins cher et plus efficace.
    
Il existe de nombreuses définitions du gouvernement électroniques certaines plus ou moins similaires et d'autres contenant une variété de divers éléments. En fait, les définitions sont affectées par les valeurs de la société, des objectifs et des cultures. Nous définirons le gouvernement électronique comme l'utilisation des technologies de l’information comme outil pour atteindre la meilleure gouvernance possible. En fait, l'objectif du gouvernement électronique est la création de solutions plus efficaces aux tâches administratives et d'adapter les prestations de services pour répondre aux attentes des clients et des citoyens. Le principe de gestion de la relation avec le client est la base du gouvernement électronique. Son objectif est le déplacement des transactions sur papier, des besoins et des questions des personnes vers les sites informatiques. Cet accès en ligne exige une connaissance de l'utilisateur de la technologie de l'information. Les citoyens devraient pouvoir contacter, ouvrir, enregistrer, imprimer et envoyer du courrier. Aujourd'hui, le gouvernement électronique est devenu un agent significatif de transformation intégré dans la culture du secteur public. Son potentiel va bien au-delà des réalisations du début de sa mise en application car il permet de réaliser des gains qualitatifs dans le processus de gestion publique. S'il est appliqué correctement, il aide  à développer et à consolider les principes de bonne gouvernance comme la démocratisation, la cohérence, l'efficacité, la transparence et la responsabilisation. Les supports de l'administration électronique sont nombreux. On pense souvent d'abord à l’ Internet (services web sur ordinateur ou téléphone mobile), mais un projet d'administration électronique peut aussi s'appuyer sur toute forme de télématique, la communication en champ proche, « l’Internet des objets” les cartes à puce, éventuellement combiné à la biométrie et à la technologie (carte d'identité électronique, passeport biométrique) ainsi que des procédures de vote électronique,  la vidéosurveillance, la constitution de bases de données et des procédés biométriques de reconnaissance faciale.

 

Après avoir défini un gouvernement électronique, la deuxième étape est l'élaboration d'une stratégie d’application  car  son établissement ne viendra pas facilement.  En effet, un gouvernement électronique nécessite l’élaboration d’un plan de développement stratégique  à travers une série d’étapes  successives. De tous les facteurs affectant la mise en œuvre du gouvernement électronique, cinq ont été identifiés comme critiques: (1) utilisation adéquate de systèmes d’information technologiques  taillés sur mesure et résultant de processus coopératifs impliquant les fournisseurs et les utilisateurs ; (2) un financement suffisant, éventuellement nécessitant des partenariats public-privé ; (3) des cadres stratégiques fondés sur les analyses coûts/avantages et de la demande ; (4) un cadre juridique et réglementaire bien adapté (5) des systèmes de gestion de changement adéquats permettant  d’anticiper la résistance psychologique et les obstacles existants ou réels . D’autre part, les deux approches susceptibles d'égarer les stratégies du gouvernement électronique sont: (1)  mettre trop tôt l’accent sur les aspects technologiques  (2) se concentrer uniquement sur la prestation de services (la plupart des analyses comparatives récentes encouragent malheureusement  une telle tendance).

 

Les défis à relever comprennent (1) le développement et la planification au-delà des objectifs à court terme (souvent déterminés par la durée des mandats politiques) ; (2) développer la capacité de mobiliser en collaboration avec les  administrations publiques, l'industrie et la recherche universitaire ; (3) comprendre l'ampleur de la diversité des cultures politiques et administratives ; (4) assurer l'interopérabilité des systèmes et des normes tout en évitant la normalisation brutale ; (5) établir un cadre efficace et durable pour l'échange de bonnes pratiques ; (6) éviter de se concentrer sur les seules  administrations publiques mais également sur    la société civile et  la sphère publique dans son ensemble. Ces défis impliquent la mise en œuvre d’un processus  portant  principalement sur la nécessité : de la planification stratégique, l’existence d’une vision globale, la disponibilité des ressources financières, le contrôle, l’utilisation nouvelles perspectives de gestion et de management, la coopération entre divers secteurs et éviter les ambiguïtés de la politique réglementaire. En d'autres termes, cette stratégie devrait inclure : les questions à examiner, l'identification des clients potentiels, une vision claire  sans ambiguïté sur les buts et les objectifs qui peuvent être surveillés et mesurés, une  identification des politiques nécessaires pour appuyer le gouvernement électronique, des compétences organisationnelles,  un processus d'identification et de hiérarchisation  des initiatives du gouvernement électronique et un modèle d'affaires (business model)  pour soutenir les initiatives du gouvernement électronique.
 
Objectifs du gouvernement électronique


Les principaux objectifs d’une stratégie d’un gouvernement électronique sont : l’accès aux services, le choix,  l’engagement du citoyen, la protection de la vie privée, et l’élaboration d’une stratégie globale.

 

L’Accès : Les gouvernements devraient poursuivre des politiques visant à améliorer l'accès aux services sur la toile. Nombreux  renseignements et services disponibles en ligne et services ne sont pas accessibles hors connexion à l’internet. Par conséquent,  ceux qui n’y ont pas accès seront  exclus de ces services à moins que des mesures ne soient prises pour  pallier à ce manque. En réalité, la plupart des citoyens veulent simplement un meilleur accès aux services publics, plus rapides et plus efficaces.  De plus, il est inutile d'informatiser des services qui n’ont plus d’utilité pour les citoyens. Au contraire,  les citoyens ont besoin d’outils de communication pour répondre aux  courriers de manière efficace et en temps opportun. Concernant le courrier, l’internet  est l'outil le plus personnel et le mieux préféré utilisé par la majorité des citoyens.
 
Le choix: Les  clients devraient avoir le choix de la méthode d'interaction avec le gouvernement. L'adoption des services en ligne ne devrait pas réduire ce choix. Un client qui préfère le service à l'ancienne  à savoir le support papier ne devrait pas être empêché d’y recourir. Le gouvernent  ne devrait pas parier sur un seul choix.
 
L’engagement citoyen: Les services d'information du gouvernement électronique  doivent engager les citoyens dans le processus d’informatisation de l’administration.  Des mécanismes de contrôle  contribueront  à optimiser l'usage  de l'information et renforcer la participation du citoyen. 

La protection de la vie  privée: Le gouvernement  électronique ne devrait pas être livré au détriment de la protection de la vie privée et devrait être attentif  à la protection de la vie privée de l’utilisateur.
la politique et renforcer la responsabilité. Procédures doivent indiquer clairement, qui est responsable des projets et initiatives.

L'évaluation continue : L’identification de la demande, les coûts, les avantages et l’impact du gouvernement électronique sont cruciaux pour la pérennité du système. Les  administrateurs du gouvernement électronique ne peuvent s'attendre au soutien du public s'ils ne peuvent pas en souligner les avantages potentiels.  D’où  l’importance des processus consultatifs et des audiences publiques qui permettent  de se rendre compte de l’avis des citoyens par le biais de l'Internet. 
 
Élaboration d'une stratégie réussie d’un gouvernement électronique


Après la mise en place de l’infrastructure, un gouvernement doit établir un plan stratégique pour l'application du gouvernement électronique. Ainsi, l’état  doit  investir, former et coordonner entre les différents ministères et  organismes publiques. Les prestations de services en ligne devraient être adoptées comme moyens complémentaires plutôt que le substitut à de nombreux canaux traditionnels pour la prestation de services. Un accès accru à la toile mondiale      n’augmente pas automatiquement l'utilisation d'un gouvernement électronique  aussi longtemps que les utilisateurs sont indifférents ou désintéressés. En outre, les gouvernements doivent consacrer des fonds pour la mise en œuvre du système, sa maintenance et sa mise à jour. Afin de développer une stratégie d'un gouvernement électronique avec succès les sept étapes suivantes sont nécessaires :
 
1.  L’infrastructure : créer les conditions propices pour un gouvernement électronique


Des systèmes de gestion efficients doivent être mis en place pour fournir la quantité et la qualité des données nécessaire pour appuyer le passage à un gouvernement électronique car tous les principaux services publics doivent être accessibles par voie électronique. Cela est d'une importance majeure, parce qu'elle encourage la transformation de la société et son passage vers le réseau électronique. Il est également nécessaire d'identifier les problèmes, les procédures et les problèmes  qui font obstacle à une utilisation efficace et à  la diffusion du government electronique. Parallèlement, les ministères et les organismes publiques doivent prendre les mesures nécessaires pour adapter la législation nécessaire à l'utilisation  du gouvernement électronique. L’application pratique de ces principes englobent  l'intranet, les systèmes de financement, les salaires du personnel et la tarification du service.
       
2. Les procédures de sécurité      


La  sécurité est une condition essentielle pour l’établissement d’un gouvernement électronique car  la protection de la vie privée des citoyens à l'aide du système électronique ainsi que du pays, et des lois et règlements est primordiale. En effet, le public doit avoir pleinement confiance dans le système  pour accepter de l'utiliser. De même, l'administration publique a besoin d'un niveau élevé de sécurité pour exécuter une grande partie des contacts électroniques avec les citoyens. Il est important de prendre les mesures nécessaires au niveau de la sécurité car  ces préalables sont décisifs pour le succès  d’un  gouvernement électronique. Il est nécessaire de traiter la question de la sécurité des données avec beaucoup de sérieux. Beaucoup de pays n'ont pas suffisamment de mécanismes pour s'attaquer à ces préoccupations. Le passage  au gouvernement électronique exige certaines procédures de sécurité spécifiques, par exemple à propos des signatures numériques ou des signatures électroniques. On entend par cela une procédure raisonnable ou une procédure  établie par la loi afin de vérification de :  (i) l'identité de l'expéditeur, ou la source, d'un dossier électronique ou de (ii) la détection des erreurs dans la transmission ou dans le contenu  d'un courrier  électronique. La procédure de sécurité peut nécessiter l'utilisation d'algorithmes ou autres codes, ou d’autres procédures de reconnaissance selon les circonstances.
 
3. Le mécanisme juridique


Le gouvernement devrait définir à l'avance les lois et règlements afin d'appuyer le passage au gouvernement électronique. Dans de nombreux ?tats, par exemple, les signatures numériques ne sont pas acceptées. Ainsi, les lois en vigueur qui peuvent surcharger le commerce électronique devraient être revues et révisées ou éliminées pour refléter les besoins de la nouvelle ère électronique. La réglementation juridique  relative à la sécurité devra s’appliquer à: (1) la manière et le format dans lequel les dossiers électroniques doivent être déposés, créés ou conservés ; (2) Dans l’hypothèse ou les dossiers électroniques doivent être signés par voie électronique, le type de signature électronique requis et la manière et le format dans lequel la signature électronique doit être apposée à l'enregistrement électronique ; (3) le contrôle des processus et des procédures  afin d'assurer de façon adéquate  l'intégrité, la sécurité, la confidentialité et la vérification de la validité  des documents électroniques.
 
4. L’infrastructure institutionnelle


Le gouvernement électronique exige la création de ministères ou d’organismes publiques afin de  coordonner et de gérer  un gouvernement électronique. Il est nécessaire de coopérer entre les différents ministères  du gouvernement pour éviter de perdre les ressources publiques. Il est nécessaire de mettre en place des équipes de gestion du gouvernement électronique national. Il s'agit d'une étape  essentielle dans la réalisation d’une communication efficace avec le public et d’une bonne  collaboration entre les diverses  institutions. Le gouvernement électronique est plus efficace lorsque les organismes travaillent ensemble dans un axe clientèle- organismes publiques. Les équipes doivent   s'assurer que les travaux  sont effectués de façon organisée le  point focal étant  que le gouvernement électronique implique le développement organisationnel de l'administration et de ses processus de travail. Les gestionnaires publics ont besoin de pouvoir fonctionner dans un cadre commun  pour assurer l'interopérabilité, de maximiser l'efficacité du service, d’éviter les doubles emplois et de développer une infrastructure pouvant être partagée par différents organismes.

 

5. Le développement des ressources humaines


Un personnel possédant les  compétences techniques, managériales et politique serait responsable du développement  professionnel. Le gouvernement devra former ses fonctionnaires  afin de lancer, de mettre en œuvre et de soutenir les initiatives d’un gouvernement électronique. Dans de nombreux pays, il existe des écarts au niveau de compétences clés dans l'analyse, la conception, la gestion des projets et  des contrats  de ventes. Il y a également des problèmes  au niveau des mentalités : une résistance au changement, un manque d'orientation des clients,  une résistance au partage des données, etc. Des compétences en gestion de projet et, surtout, de communication sont nécessaires pour planifier, organiser, affecter les ressources, négocier, mesurer les résultats et dépanner. Quelle que soit la dimension du projet, ces compétences seront nécessaires pour guider le travail à une bonne fin.

 
6. La disponibilité d’une infrastructure de communication électronique  dans tous les organismes publics


 Il est nécessaire que tous les organismes publics soient capables de communiquer électroniquement entre eux, pour tirer pleinement parti du potentiel de garder les informations dans un format électronique accessible par tous. En outre, l’utilisation des mêmes normes techniques pour les données est fondamentale. L'équipe nationale ou inter institutionnelle  fera en sorte qu'il y ait une communication  de données et que les outils nécessaires et des méthodes pour promouvoir le gouvernement électroniques soient développés dans les services  où ils ne sont pas encore disponibles. Les institutions publiques doivent généralement avoir  les compétences  nécessaires pour améliorer l'efficacité  des services et mieux comprendre le potentiels existant  ainsi que les possibilités d’extension du gouvernement électronique. L'équipe  partagera les renseignements sur les expériences passées qu’elles soient positives ou négatives et mettra sur pied un réseau  consolidée d'assistance et  de fournitures de données. Il faut des experts techniques hautement qualifiés pour exécuter ces tâches. Or, la plupart des organisations gouvernementales surtout dans les pays en développement n'ont pas suffisamment de personnels qualifiées. Dans ce cas, les gouvernements pourraient avoir à faire appel au secteur privé.

 

7.  Leadership et vision


Une condition essentielle pour le succès  du gouvernement électronique  est l’existence d’un petit groupe de dirigeants pourvus de vision et de  réflexion stratégique sur la façon de promouvoir un gouvernement électronique et des moyens d’y parvenir. En effet, toutes les préparations opérationnelles sont d'une utilité limitée  s’il n’y a aucune vision et un leadership capables de donner des orientations pour l’établissement d’un gouvernement électronique. En fait, l'incertitude quant à l’efficacité  d’un gouvernement électronique est parmi les plus importants obstacles à son adoption.  Les dirigeants surveilleront la mise au point et prendront des décisions pour aller de l'avant pour promouvoir le gouvernement électronique dans le secteur public. Ils participeront  activement aux projets concrets  et d'importance stratégique relatifs au processus du gouvernement électronique et contrôleront la mise en œuvre du démarrage de nouvelles initiatives et à coordonner les initiatives dans les institutions à travers tous les niveaux du gouvernement.

 

8. Le partage des informations


Plusieurs autorités et organisations publiques  ont besoin de renseignements, d’expérience, et de savoir-faire  au niveau des technologies de l’information. Il est important de partager les   compétences dans le secteur public  d'une manière  étendue. Cela comprend l’élaboration de solutions techniques communes entre les institutions publiques, la création de plus de qualité  et des services efficaces offerts aux citoyens et aux entreprises en introduisant des normes d'information harmonisées. Enfin, si  le gouvernement adopte  le concept d'intégration des technologies de l’information dans les réformes de la bonne gouvernance    l’objectif de la réforme est considéré comme une priorité, l’exigence d'information doit être bien comprise et les technologies de l’information étant l’outil pour la réalisation de ces exigences et de ces objectifs.
 
Avantages et les difficultés d'application d’un gouvernement électronique


Le gouvernement électronique est un service fourni par le gouvernement  aux citoyens et aux entreprises. S’il est  orienté correctement, son application est très positive pour l'interaction et la relation entre les personnes et leurs gouvernements. Le gouvernement électronique affecte principalement des individus, des entreprises, des employés du secteur public et l’administration. Alors que les citoyens souhaitent des services rapides et de qualité, les entreprises recherchent  leur profit. Quant aux  fonctionnaires, ils recherchent  la sécurité de l'emploi. Enfin, le gouvernement est le surveillant de tout le système  et procède à l'évaluation et au contrôle des services  du gouvernement  électronique. Les principaux avantages d’un gouvernent électronique sont :


-Le gouvernement devient moins cher grâce à l’utilisant des technologies de l’information et de communication.


-Le gouvernement produit plus de services au même coût ou a un moindre prix.


- Les  opérations gouvernement deviennent plus rapides – à la différence de traitement manuel qui repose sur le facteur humain qui exige un temps d’exécution plus long. Les nouvelles technologies de l’information permettent la production de résultats à un coût moindre en moins de temps.


-Le gouvernement produit des services de qualité supérieure. En effet, le gouvernement électronique assure une communication de qualité et une transparence de l'information.


-Les gouvernements deviennent  inventifs. En effet,  le gouvernement électronique force les organismes gouvernementaux à rester à jour dans les technologies et trouver de façon continue des solutions novatrices pour développer  les services publics. En outre, les lois et les réglementations doivent continuellement être mise à jour et simplifiées et débarrassées de tout superflu.


-Le gouvernement électronique peut aider à bâtir la confiance par l'engagement des citoyens de plus en plus dans les  politiques publiques.

 

-Le développement de la démocratie numérique : l'utilisation du courrier électronique permet de  se connecter avec les élus,   de voter par voie de l’Internet, et de participer aux réunions gouvernementales grâce à la technologie des téléconférences. Tout cela  représente une forme de démocratie numérique de pointe. Cette   démocratie numérique peut entraîner l'augmentation de l'interaction du public avec le gouvernement.


-Les technologies de l’information contribuent au développement économique : l'économie dépend plus en plus de l'accès à l'information et de l'utilisation de la technologie pour améliorer la prestation des services. Le rôle de la technologie dans le développement économique augmentera considérablement avec le gouvernement électronique. 

 

Toutefois, le gouvernement ne prendra pas son essor  à moins que les gouvernements ne se comportent d'une manière qui gagne la confiance des citoyens, des entreprises et des employés du secteur public.

 

 

Principaux défis


Les difficultés rencontrées  qui ont conduit à des échecs dans l’adoption d’un  gouvernement électroniques sont : 


- La résistance que certains citoyens pourraient manifester en face d'une telle transformation
  fondamentale des systèmes de fonctionnement de l’administration publique.
- L'échec de l'infrastructure des technologies de l’information, qui peuvent résulter d'une
  programmation  défectueuse ainsi que l'absence d'une infrastructure propice.
-Le rythme rapide de développement de  la technologie de l’information se développe  que les pays
  en développement peinent à  rattraper.
- Les possibles malentendus entre l'équipe responsable des technologies de l’information  et des
  équipes gouvernementales.
- Le manque de coordination entre les divers organismes publics sans  lequel il n'y a aucune
  transparence totale ou une volonté de partage de l'information.
- Le problème de la rentabilité : la conviction  que la prestation de services en ligne est moins 
  onéreuse que d'autres canaux n'est pas toujours établie. En outre, la priorité accordée  aux
  prestations des services en ligne pour le milieu des affaires est effectuée dans certains pays en
  développement aux dépens de la prestation des services aux citoyens.
- Le manque de campagnes de sensibilisation du public et d’information des citoyens des prestations
  de services disponibles sur la toile.
 
Études de cas: Le gouvernement électronique dans les pays développés
 
 
a – Le gouvernement électronique en France


Les principaux objectifs français concernant les services gouvernementaux électroniques consistent dans une informatisation complète des procédures administratives : toutes ces dernières  devront être activées électroniquement en  commençant par celles qui sont plus souvent utilisées par les citoyens. Les besoins des citoyens doivent toujours être pris comme point de départ et seront systématiquement évalués par le biais de sondages et d’enquêtes. En 1998, le Secrétariat  d'?tat pour la Réforme de l'Etat  définit  la stratégie et se charge de la coordination entre les ministères et les organismes publics qui sont profondément engagés à fournir des services gouvernementaux électroniques aux citoyens. Ainsi, les déclarations de l'impôt sur le revenu, la recherche d'emploi, les cotisations de la sécurité sociale, les allocations familiales, les frais médicaux, les bourses, les documents personnels, les  passeport, les permis conduite, l'enregistrement de la voiture, les  déclarations à la police, les bibliothèques publiques, les certificats d'inscription dans l'enseignement supérieur et les services liés à la santé sont fournis par voie électronique et supervisés par des équipes de professionnels de la gestion. La protection des données est assurée par la Commission Nationale Informatique et Liberté. En outre, il existe différents acteurs comme les administrations régionales et locales. En 2009, la France était  classée 17e pays sur 66 en termes de compétitivité, derrière  la Finlande (2e rang mondial), la Suède (3e), les Pays-Bas (5e) et  l’Angleterre  (6e). En outre, en 2008, 84% des communes françaises avaient un site internet. De plus,   en 2009, 40% de Français et 56% des internautes avaient effectué une démarche administrative ou fiscale sur le net. De même, il y avait en France en 2009 plus de 10 000 sites Internet publics (dont 700 appartenant à des administrations de l’?tat ou associées, visités par 18 millions de personnes). Il s’agit  en grande majorité de sites institutionnels, présentant une information liée à la compétence de l'institution et ses services. Toutefois,  dans cette nébuleuse deux sites officiels sont orientés vers les services aux citoyens . Il s’agit du Service-public.fr créé en 2000.  Ce portail offre un guide des droits et démarches, un accès par événements de vie, un annuaire de l’administration. Il propose des formulaires téléchargeables, ainsi qu'une soixantaine  de démarches administratives en ligne pour les particuliers et environ 150 pour les professionnels.  Ce   portail a reçu en 2009, 40 millions de visites.


Le deuxième site official s’intitule mon.service-public.fr . Il s’agit d’un service mis en œuvre par la Direction générale de la modernisation de l'?tat, offrant un accès personnalisé au guide des droits et démarches en ligne (inscription sur les listes électorales et recensement civil). D'autre part, ce service permet de remplir automatiquement le formulaire de changement d'adresse. Enfin, ce portail mon.service-public.fr permet au citoyen de créer un compte personne qu'il peut utiliser directement pour les démarches en ligne ou fédérer avec d'autres comptes existants. Enfin, le plan France Numérique 2012 publié en octobre  2008, et coordonné par le secrétariat d'?tat à la prospective, à l'évaluation des politiques vise à travers 154 propositions  à augmenter l'accessibilité des sites de manière  sécurisée avec signature  électronique.


b – Le gouvernement électronique aux États-Unis


 La politique suivie par les Etats-Unis concernant le gouvernement électronique  repose sur  un solide cadre juridique, un suivi analytique des dépenses par ministère et par agence, un cadre professionnel compétent, un suivi analytique des dépenses par ministère et par agence et une évaluation continue des résultats.


Cinq lois  édictent les règles relatives au gouvernement électronique :  la  loi relative à la mesure des performances ,  la loi relative aux achats de technologies de l'information ,  la loi relative à la réforme de la gestion des technologies de l'information dans les administrations,  la  loi relative à la réduction de la paperasse ou Government Paperwork reduction act of 1998,  et  enfin la  loi  relative au  Gouvernement électronique que le e-Government Office applique depuis 2002.


Dans chaque ministère ou agence publique, la politique d'utilisation des technologies de l'information est placée sous l'autorité d'un Directeur des systèmes d'information.  En outre, on notera que les  managers des grandes entreprises sont fortement incités à utiliser les standards publiquement  élaborés et publiés par les organismes de normalisation publics (ISO, CEI, UNCEFACT, ITU) ou privés (IETF, W3C, OASIS etc.). Ces directeurs des grandes entreprises peuvent s'appuyer sur  son laboratoire  du National Institute of Science and Technologies consacré  aux technologies de l'information.  Grace à cette politique, le ministère américain de la Justice a standardisé 18 000 données et catalogué 60 télé procédures.


c-gouvernement dans les pays en développement
- ’introduction  d’un gouvernement électronique  est plus accessible que dans les pays en développement. En fait, les pays  avancés possèdent de vastes ressources financières et managériales  permettant la mise en œuvre d’un gouvernement électronique  ce qui n'est pas le cas des pays en développement.  En effet, plusieurs critères doivent être disponibles pour accéder au stade  d'un utilisateur potentiel d’un gouvernement électronique. De nombreux pays en développement peine à satisfaire toutes ces exigences. Il existe plusieurs exemples réels où  un projet de gouvernement électronique dans les pays en développement a échoué en raison d'une mauvaise gestion  ou de la complexité du projet. Ainsi, même si les technologies de la communication peuvent aboutir à de grands changements bénéfiques, beaucoup de difficultés pourraient faire face à la mise en œuvre de ces projets. Les pays en développement ont  tendance à tomber en trois grandes catégories de risques  qu’ils doivent éviter :


-Technologie de l’information isolée / ignorée : Dans ce groupe on trouve des pays en développement qui ignorent  totalement l'existence des ces technologies ou qui les isolent complètement de la gouvernance.


-Une « Idolâtrie » des technologies de l’information: Dans ce cas, le gouvernement reconnaît parfaitement l'importance des technologies de communication et d’information. Le problème réside  dans une compréhension inversée des rôles de ces technologies du concept de gouvernement électronique. En effet, ces états ont découvert tout le pouvoir de ces technologies  et utilise la gouvernance afin de mener des programmes de technologie de l’information au lieu d'utiliser  ces technologies  pour la réalisation des programmes de gouvernance. Dans ce cas, les technologies de l’information et de communication deviennent  la fin plutôt que le moyen. 

-Une approche intégrée des technologies de l’information et de communication : Dans ce cas, les états comprennent l’importance de l’intégration des technologies d’information et de communication dans la gouvernance. Les objectifs de la reforme deviennent une priorité, les exigences de l’information sont bien perçus et les technologies de communication et d’information deviennent le moyen pour effectuer ces reformes.


Les citoyens des pays en développement ont besoin de services du gouvernement électronique. Ils font face, au cours de leurs interactions avec les administrations  publiques de beaucoup de difficultés en raison de la routine administrative, de la faible qualification des employés du secteur public et surtout de la corruption. Les services électroniques anticipent une nouvelle ère. Cette situation permettra d’avoir une administration plus efficiente, efficace et productive. Plusieurs pays en développement ont investi  dans le gouvernement électronique.  En outre, beaucoup de pays arabes financent des stratégies de gouvernement électronique comme la Jordanie et les émirats Arabes Unis. Cependant, les principaux problèmes ne sont pas seulement  technologiques mais exigent un changement de culture, une bonne  gouvernance,  des changements institutionnels politico-administratifs et une innovation économique majeure.

Gouvernement électronique au Liban


Le  gouvernement  libanais a déclaré en 1994, le développement d’un gouvernement électronique  est un objectif stratégique de l’Etat libanais. Celui-cisera confirmé en septembre 2001 par le lancement d’une « stratégie pour la réforme et le développement de l’administration publique   suivie logiquement en décembre 2002 d’une stratégie officielle d’implantation et de développement d’un gouvernement  électronique. En outre, la parution en 2003 du « guide des technologies de l'information et de la communication », du guide sur les « normes et directives des technologies de l’information et de la communication » et de la  « e-stratégie nationale pour le Liban  ». Toutes ces politiques avaient été élaborées par le Bureau du ministre d’Etat pour la réforme administrative (OMSAR) et soumis au Conseil des ministres qui les a approuvées.


Le développement du  gouvernement électronique  a toujours été présentée comme un plan centrale et stratégique s’inscrivant dans la reforme générale de l’Etat libanais. Dans ce cadre, des formations ont été assurées aux hauts fonctionnaires de l’état  et des  fonctionnaires de catégories subalternes  à un rythme régulier (en 2002, 2 500 fonctionnaires avaient déjà reçu une formation). Dans le même sens, le parc informatique a été renouvelé et étendu dans l’ensemble des ministères et agences publiques. Ce dernier point comme  le souligne un rapport de l’OMSAR publié en 2006 « n’est d’ailleurs pas sans poser problème. La mise en réseau de certaines procédures administratives, souvent sources de revenus divers pour les fonctionnaires, peut amener ces derniers à manifester violemment leur opposition à ce type d’implantation technologique. Le dernier cas en date remonte à la fin du mois de juin 2006 lorsque le président de la commission parlementaire des Travaux publics a été pris à partie par des fonctionnaires du Service d’enregistrement des véhicules et des permis de conduire qui s’opposaient à l’informatisation de l’examen théorique, informatisation annoncée comme moyen efficace, d’une part, d’éviter toute malversation dans l’obtention de ce permis et, de l’autre, de faciliter le déroulement des épreuves.  Cette stratégie sera complétée par l’édition de la « Charte du Citoyen – Vers une nouvelle relation entre le citoyen et l’administration publique ».


La majorité des ministères possèdent des sites sur la toile. Toutefois, les citoyens ne peuvent pas effectuer des demandes et des déclarations en ligne. Dernièrement, la www.informs.gov.lb a été officiellement ouverte. Cependant, les sites officiels libanais existants exigent  plus de professionnalisme, de  planification,  d’organisation et de développement. Les pouvoir publics se doivent de coordonner leurs stratégies  avec les entreprises de technologie d'informations privées au Liban parce qu'elles sont  très expérimentées. En outre, il est nécessaire d'adopter une stratégie à long terme, d'avoir des services opérationnels et compétents. (http://www.omsar.gov.lb/).Afin de devenir un agent significatif du changement et de la modernisation, le projet de gouvernement électronique met l'accent sur la transformation socioculturelle et non pas seulement sur les aspects technologiques. Pour obtenir des résultats positifs, la dématérialisation ne peut se limiter à l'informatisation des procédures « papier », qui ont une logique propre (culture de document ou de formulaire plutôt que de donnée). Il s’agira d’entreprendre tout un travail de reforme de l’état, de la lutte contre la corruption, de formation, d’équipements, et de sensibilisation des citoyens.


Conclusion


 Aujourd’hui, la question clé n'est plus « si » mais « comment » les pays en développement pourront accéder  à l’ère  des gouvernements électroniques. Comme nous l'avons vu, il est important d’intégrer les technologies d’information et de communication dans les régimes d’administration publiques, de former des équipes pourvus d’un leadership efficace et capables de  travailler sur le projet  de gouvernance électronique. Un gouvernement électronique devrait conduire à une administration plus efficace par le biais de simplifications des processus de travail. Une action importante à faire afin de s'acquitter de ce qui précède serait pour le pays de travailler à combler les lacunes entre la conception du projet de gouvernement électronique  qu'il a à l'esprit et à l’état réel de son administration pour l’amener à l’ère électronique.

 

Etats-Unis
- dvisory Committee to the Congressional Internet Caucus. Briefing Book Outline: E-Government.
  <http://www.netcaucus.org/books/egov2001/> (7 June 2007).
- American Library Association Council. “Resolution Affirming the Role of Libraries in Providing
   E-Government and Emergency Services.” ALA Council resolution CD#20.3. 2007 January 22,
  <http://tinyurl.com/2at9xx> (6 June 2007).
- Bertot, John Carlo, et al. “Drafted: I Want YOU to Deliver E-government.” Library Journal 131 
  (August 2006): 34-37.
- Brown, Mary Maureen. "Understanding E-Government Benefits." American Review of Public
   Administration 37, 2 (June 2007): 178-197.
- Center for Democracy and Technology. E-Government Handbook. November 2002,
  <http://www.cdt.org/egov/handbook/> (7 June 2007).
- E-gov: The Official Website of the President’s E-Government Initiative. 
  <http://www.whitehouse.gov/omb/egov/index.html> (6 June 2007).
- Information Use Management & Policy Institute, Background Reading and Support Materials for
   the Public Libraries and E-government. <http://www.ii.fsu.edu/egov_resources.cfm>
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- Inman, Jane. “A Librarian’s Experience of e-Government.” Ariadne 42 (January 2005)
   <http://www.ariadne.ac.uk/issue42/inman/> (7 June 2007).
- Kash, Wyatt, and Jason Miller. “E-Gov Progress Report: Six years in, has E-government Changed
   Agencies?” Government Computer News 26, no. 1 (8 January 2007)
  <http://www.gcn.com/print/26_01/42885-1.html> (7 June 2007).
- Larsen, Elena, and Lee Rainie. The Rise of the E-Citizen: How People Use Government Agencies'
   Web Sites. 3 April 2002. <http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Govt_Website_Rpt.pdf>
   (7 June 2007).
- Office of Management and Budget. FY 2005 Report to Congress on Implementation of The E-
  Government Act of 2002. 1 March 2006,
  <http://www.whitehouse.gov/omb/inforeg/reports/2005_e-gov_report.pdf> (6 June 2007).
- "Interception of Digital and Other Communications." Title 47 U.S.Code, Sec. 1001-1010. 2004
   ed. <http://www.access.gpo.gov/uscode/title47/chapter9_subchapteri_.html> (27 June 2007). 
- American Library Association. The Communications Assistance for Law Enforcement Act
  (CALEA). <http://www.ala.org/ala/washoff/woissues/techinttele/calea/calea.cfm> (27 June 2007).
- Electronic Frontier Foundation (EFF). “Communications Assistance for Law Enforcement Act
   (CALEA): The Perils of Wiretapping the Internet.” EFF. 
  <http://www.eff.org/Privacy/Surveillance/CALEA/> (27 June 2007).
- Carlson, Doug. “Thinking Through the CALEA Exempt/Non-Exempt Issue.” EDUCAUSE
  <http://www.educause.edu/ir/library/pdf/CSD4607.pdf> (27 June 2007).

 

Liban


-http:www.omsar.gov.lb/
- http :www.informs.gov.lb

France


- AFNeT : Association francophone du Net e-Administration et e-Business
- ADeP : Association pour le Développement des e-Procédures dans les collectivités locales
- ARDESI : Agence Régionale pour le Développement de la Société de l'Information (Midi-
   Pyrénées)
- ARTESI : ARTESI-IDF Agence Régionale des Technologies de l'Information Ile-de-France
- ADAE (agence pour le développement de l’administration électronique, ( 2003), qui sera ensuite
    fondue dans la DGME - Direction Générale de la Modernisation de l'?tat.
- Rapport Carcenac : "Pour une administration électronique citoyenne - Méthodes et moyens";
   commandé par le 1er Ministre à Thierry Carcenac, visant dans le cadre du plan d’action européen
   d'e-gouvernement. '(Avril 2001) 
- Livre Blanc : "Administration électronique et protection des données personnelles » (Ministère de
   la fonction publique) ; par Pierre Truche, Jean-Paul Faugère, Patrice Flichy. (février 2002 )
- Programme RE/SO2007: “Pour une République numérique dans la Société de l'information
   (Nov. 2002) ;
- Rapport De La Coste : "L’Hyper-République: bâtir l’administration en réseau autour du
   citoyen" (Rapport du secrétariat d’?tat à la Réforme de l’?tat, par Pierre de La Coste et Vincent
   Bénard, janvier 2003) ;
- Rapport d’information : "L’administration électronique au service du citoyen » (par la commission
   des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, rappelle
   l’historique des actions des gouvernements, et détaille le Programme Adèle (juillet 2004) ;
- Plan Adèle pour « Administration ?lectronique », de dématérialisation des procédures publiques,
   avec 47 propositions (réalisées à 92% en 2009) dont N°d’appel unique (3939), portail de
   changement d’adresse, Relais Services Publics, dématérialisation des procédures d’achat public…
   Ce plan a pris fin en 2007. (2004-2007).

 

 

 

Source : Armée Libanaise, le 14 février 2011.

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:47

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTFJ2hApxlXaf4Ra5Mvf6POOEGK9bx2bc1V298zh1t2MrO-BMqIL’Union internationale des télécommunications (UIT) a encouragé vendredi les États à accélérer le déploiement de la fibre optique et à mettre à disposition plus de fréquences radioélectriques si l’on veut éviter l’encombrement des réseaux de téléphonie mobile.

 

Les utilisateurs de téléphones intelligents consomment déjà en moyenne cinq fois plus de capacité de données que ceux de téléphones mobiles ordinaires. Alors que le nombre de téléphones intelligents utilisés dans le monde, qui est aujourd’hui, selon les estimations, de 500 millions, va vraisemblablement passer à deux milliards d’ici à 2015, les opérateurs doivent d’ores et déjà recourir à des stratégies multiformes pour satisfaire la demande - et d’ailleurs, tous n’y parviennent pas.

 

Les opérateurs de téléphonie mobile ont, certes, investi des milliards de dollars pour moderniser et améliorer la capacité et la qualité de fonctionnement de leurs réseaux, mais dans certaines grandes villes très consommatrices, comme San Francisco, New York ou Londres, les utilisateurs sont toujours confrontés à des problèmes chroniques d’impossibilité d’accès au réseau.

 

"Pour accompagner l’augmentation du nombre d’applications gourmandes de données, il est indispensable de pouvoir compter sur de solides programmes nationaux en faveur du haut-débit qui encouragent la mise à disposition de fréquences supplémentaires et le déploiement accéléré des réseaux à fibre optique - essentiels pour les infrastructures de services mobiles", a dit le Secrétaire général de l’UIT, Hamadoun Touré.

 

D’après les études réalisées par l’UIT, il apparaît que 98 pays ont mis en place des programmes nationaux de haut-débit, et que ce nombre devrait augmenter au cours de l’année à venir.

 

Le haut-débit mobile est, de plus en plus, la technologie de prédilection de centaines de millions d’habitants des pays en développement, dans lesquels les infrastructures filaires sont souvent lacunaires et coûtent cher à installer. D’après les estimations de l’UIT, le nombre d’abonnés au haut-débit mobile atteindra le milliard au cours du premier trimestre 2011. Puisque 90% de la planète est désormais desservie par un signal mobile, le mobile apparaît d’évidence comme l’une des clefs de la réduction de la fracture numérique. En 2010, 73% du nombre total d’abonnés au mobile étaient des habitants de pays en développement.

 

En 2010, le Dr Touré a dirigé la création de la Commission "Le large bande au service du développement numérique", visant à mettre en avant la nécessité pour tous les Etats de promouvoir le haut-débit comme vecteur clé du développement et de stimuler le déploiement des réseaux haut-débit.

 

Cette Commission est coprésidée par Paul Kagame, Président du Rwanda, et Carlos Slim Helú, Président du Grupo Carso. Le Dr Touré et Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, en sont les Vice-Présidents.

 

Dans le rapport qu’elle a présenté à New York en septembre dernier à Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, la Commission recommandait aux dirigeants de s’attacher à instaurer "une dynamique vertueuse du développement du haut-débit" et exhortait les gouvernements à ne pas dresser d’obstacles à l’entrée sur le marché, à ne pas taxer trop lourdement le haut-débit et les services connexes et à assurer la mise à disposition de larges parties de spectre pour soutenir la croissance du haut-débit mobile.

 

En prévision de la prochaine Conférence mondiale des radiocommunications (CMR), qui sera organisée par l’UIT en janvier 2012, des opérateurs en Europe et aux Etats-Unis ont déjà commencé à réclamer davantage de spectre pour les communications mobiles et à demander l’harmonisation des attributions de fréquence dans des blocs contigus pour les technologies de la plus récente génération.

 

Il est presque certain que des opérateurs d’autres régions vont leur emboîter le pas, étant donné que les nouveaux services mobiles haut-débit très lucratifs, comme la télévision sur mobile, sont en plein essor dans le monde.

 

Certains sont d’avis que l’accès à des parties du spectre inutilisées - ou "espaces blancs" - pourrait aussi contribuer à atténuer la pénurie de fréquences. Le "dividende numérique" du spectre libéré par le passage progressif à la télévision et à la radio numériques dans le monde sera certainement l’une des principales préoccupations des délégations nationales qui se réuniront à Genève pendant les quatre semaines de la CMR-12.

 

 

Source : Nations unies, 11 février 2011

 

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 12:03

http://www.penthionet.com/IMG/arton6737.jpgMohamed Tidiane Seck n’est plus directeur de l’Agence de développement de l’informatique de l’Etat (Adie). Il a été relevé de ses fonctions, jeudi, lors du Conseil des ministres par le président de la République. M. Seck a été remplacé par Tamsir Amadou Salif Ba, Ingénieur en télécommunications et réseaux, qui occupait précédemment le poste de Conseiller technique, chef du Service informatique de la présidence de la République.

 

L’Intranet gouvernemental fatal à Tidiane Seck


Mais des spécialistes au coeur des télécommunications soulignent que M. Seck n’est que la première victime de la journée initiée par les syndicalistes de la Sonatel qui s’opposent à l’arrivée de Global Voice pour le contrôle des appels internationaux entrants au Sénégal. Une journée marquée par de très sérieuses perturbations sur le réseau téléphonique, jeudi. Le lien entre Tidiane Seck et les syndicalistes de la Sonatel se trouve dans le blocage du fonctionnement de l’action gouvernementale qui, à l’image du reste du pays, n’a pas marché. Selon des sources bien informées, le président Wade aurait piqué une colère noire quand il a su que le projet d’intranet gouvernemental n’était pas encore en exécution.

 

« Je pensais qu’on pouvait travailler parce que notre Internet ne dépend pas de la Sonatel », aurait dit Me Wade à un de ses collaborateurs. Et profitant du Conseil des ministres, il a limogé Tidiane Seck qui, depuis trois ans, ne cesse de vendre cette idée à Wade qui la montre partout comme une de ses réalisations phares.

 

L’Ige va débarquer à l’Adie

 

Et c’est pourtant ce qu’avait promis l’ex-Dg de l’Adie qui était dans un projet de développement d’une fibre optique à même de permettre aux dif¬férentes institutions et services de l’Etat, au niveau central comme dans les régions, de pouvoir fonctionner et, du coup, se passer de l’Internet de la Sonatel à travers l’Intranet gouvernemental. Un projet estimé à 40 milliards de francs Cfa, financé par un prêt la République populaire de Chine.

 

Selon le site de l’Adie, « l’Intranet gouvernemental, c’est d’abord un projet d’infrastructure technique qui se traduit par la mise en place d’un réseau gouvernemental haut débit pour la voix, la vidéo et les données. Ce réseau est basé sur une boucle optique qui réunit 8 noeuds principaux : l’Assemblée nationale, le ministère de l’Economie et des Finances, le ministère, de l’Intérieur, les ministères situés au camp Lat Dior, le ministère des Affaires étrangères, le Building administratif, la présidence de la République et l’Agence De l’Informatique de l’Etat ». D’ailleurs, les mêmes sources soulignent qu’il n’est pas exclu que Wade envoie une mission de vérification de l’Inspection générale d’Etat (lge) à l’Adie.

 

 

 

Source: Le Populaire par B. FOFANA

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:29

La promotion de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) est au cœur des politiques de développement initiées par le gouvernement ces dernières années.


Participe de cette volonté, la création en 2005 de l’Agence pour la technologie de l’information et de la communication (AGETIC) qui a favorisé l’informatisation de l’administration publique.


Aujourd’hui, l’expérience malienne en matière de gouvernance électronique suscite l’intérêt dans la sous-région. C’est dans ce cadre qu’une délégation burkinabè vient de séjourner dans notre pays. Conduite par la secrétaire générale du ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Mme Vignigbé Adama Ouédraogo, la délégation burkinabè a visité jeudi les locaux de l’AGETIC. Mme Vignigbé Adama Ouédraogo et ses collaborateurs ont, à cette occasion, pris connaissance des grands chantiers ouverts dans le cadre de la modernisation de l’administration malienne à travers les TIC. Dans un exposé liminaire, le directeur général de l’AGETIC a présenté sa structure comme la cheville ouvrière du processus d’informatisation de l’administration publique.

Le Mali aspire à un développement par les TIC, a indiqué Sinaly Moulaye Hamed Haïdara. Cette volonté politique doit être sous-tendue par un certain nombre de préalables majeurs. "La mise en œuvre d’un cadre juridique et réglementaire adapté, la création d’infrastructures, l’élaboration du contenu des informations et leur application sur le net, le partenariat avec les médias, la coopération sous-régionale, africaine et internationale et enfin la recherche de financement permettront un développement harmonieux de la technologie au Mali", a analysé Sinaly Moulaye Hamed Haïdara. Ce processus, a-t-il précisé, s’étendra à tous les domaines de développement, notamment l’éducation, la santé, la bonne gouvernance etc... En terme de perspectives, de gros projets sont en gestation.

Il s’agit, entre autres, du développement de l’Intranet dans l’administration publique, la connexion de l’ensemble des communes du pays, des établissements scolaires et l’implantation de centres multimédias communautaires (CMC). Aujourd’hui, l’AGETIC dispose de 170 unités fonctionnelles au niveau central et 53 unités fonctionnelles au niveau déconcentré. Créée en 2005 en tant qu’Établissement public à caractère scientifique et technologique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, l’AGETIC a charge de concevoir, développer et faire entretenir les infrastructures TIC des services publics, parapublics et des collectivités territoriales en entreprenant toute activité de recherche et de développement dans le domaine des TIC. L’agence doit aussi réaliser ses projets en veillant à l’harmonisation des standards technologiques, matériels et logiciels.

 Une vidéoconférence avec Mamadou lam Diallo, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles technologies, suivie d’une visite des installations ont permis à la délégation burkinabé d’approfondir son information sur le fonctionnement de l’AGETIC, notamment les mesures de protection des données, son organisation et ses relations avec le secteur privé.

 

 

 

Source :  Malijet, le 21 juin 2010

 

 


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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:02

chasse-pirates-97x72.jpgTrouver des solutions à la cybercriminalité qui est devenue un nouveau fléau dans le monde et une menace pour la sécurité des systèmes informatiques. C'est autour de cet objectif que se sont ouverts, ce jeudi 17 juin 2010 à Ouagadougou, les travaux du 3e Forum panafricain des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC), en présence du président du Faso, Blaise Compaoré et de son homologue togolais, Faure Gnassingbé.

 

«Les Technologies de l'information et de la communication (TIC) ont connu, entre 2006 et 2010, un essor sans précédent dans le monde et plus particulièrement dans les pays en voie de développement», a fait remarquer d'entrée de jeu, le secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT), Amadou Touré. Ainsi, des 777 millions de nouveaux internautes, 600 millions viennent des pays en développement. Avec leur capacité à connecter les différents peuples du monde, les TIC éliminent les frontières nationales et internationales. Si les vertus des TIC sont actuellement reconnues par tout le monde tant elles sont présentes dans tous les domaines de la vie et facilitent la tâche à leurs utilisateurs, il n'en demeure pas moins que ces mêmes TIC présentent des dangers d'un nouveau type: la cybercriminalité.

 

Selon le secrétaire général de l'UIT, la cybercriminalité coûte près de 1 000 milliards de dollars aux Etats chaque année. 650 000 systèmes informatiques sont infectés dans le monde. Près de la moitié de ces systèmes se retrouvent dans les pays développés. Et selon M. Touré, avec la rapidité de la progression du fléau, les pays du sud seront rapidement touchés, ce qui fera de la cybercriminalité un phénomène mondial. C'est ce qui explique, selon le secrétaire général de l'UIT, pourquoi la cybercriminalité doit être au centre des préoccupations. Car «dans le monde interconnecté où nous sommes aujourd'hui, nous sommes plus vulnérables que nous le pensons parce que la plus grande force de chaque nation équivaut à celle du maillon le plus faible de la chaîne», a-t-il indiqué.

 

Pour sa part, le président du Faso, Blaise Compaoré, a situé la menace que représente la cybercriminalité pour la société. «Dans un monde de plus en plus interconnecté, la cybersécurité représente à l'échelle mondiale, un enjeu majeur tant pour les opérateurs et fournisseurs de services, que pour les utilisateurs et les pouvoirs publics», a relevé le président Compaoré.

 

Tous les intervenants, Cheick Modibo Diarra, directeur de Microsoft Afrique, Ibrahim Mayaki, secrétaire exécutif du Nouveau partenariat africain pour le développement (Nepad), Lamia Cheffai Seghaier, Secrétaire d'Etat chargée de l'Informatique de la Tunisie et les représentants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union européenne, ont tous insisté sur le danger que représente la cybercriminalité pour le développement des pays africains. Face à cette menace, les intervenants ont proposé la tenue d'un forum international, l'harmonisation des politiques en la matière, la mise sur pied de cadres institutionnels et juridiques appropriés, le renforcement des capacités des personnes intervenant dans cette lutte etc.

 

Et compte tenu du coût financier que nécessite la lutte contre la cybercriminalité, le président du Faso a proposé la création d'un partenariat entre les pays

 

 

 

Source : allAfrica, le 21 juin 2010.

 

 

 

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