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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 17:10
La signature début novembre courant à Tripoli de la 3ème phase du projet du réseau de câbles à fibre optique d'une longueur de 13.000 km constitue un pas important réalisé par la Libye dans le processus de modernisation du secteur des communications dans le pays.

Ce secteur occupe une place stratégique au niveau de l'infrastructure de base dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC).

C'est dans ce cadre que le secrétaire de la Société générale libyenne des Postes, Télécommunications et des Technologies, Dr Mohamed Mouammar Kadhafi, a qualifié ce projet de "vital", vu qu'il relie toutes les villes et villages, ainsi que les endroits sensibles en Libye et offre des prestations de communications, de transfert de données, de diffusion audiovisuelle et toutes les applications et services de pointe.

Pour les autorités libyennes, les prestations de ce projet de câbles à fibre optique, qui serviront pendant une période de 50 à 60 ans environ, profiteront aux générations futures.

Elles ont annoncé aussi l'existence de contrats et d'investissements destinés à assurer la connexion de la Libye par câbles à fibre optique maritime et terrestre avec certains pays européens et africains, à travers des investissements dans l'installation de réseaux à fibre optique dans ces deux continents afin que la Libye tire profit de sa position géographique en tant que passerelle de contact entre l'Europe et l'Afrique.

Par ailleurs, l'inauguration aussi le 12 novembre courant d'un Centre de réception des données dépendant de la Société libyenne des Communications et de Technologie (LTT) doté d'une composante Internet par le biais de fibre optique offrira lui aussi une certaine autonomie et indépendance en permettant d'abriter les sites Internet des institutions et offices publics et privés en Libye, en leur garantissant plus de sécurité au lieu de passer par l'Europe, l'Amérique ou par certains pays arabes.

Ce centre permettra aussi de protéger les sites qu'il abritera et d'éviter l'interruption des prestations aux citoyens, même en cas de rupture de certaines communications internationales comme cela est arrivé en Méditerranée ou lors de coupures d'électricité, étant donné que ces sites Internet se trouvent en Libye et ne sont pas liés à un quelconque pays.

Cette installation constitue aussi pour les services concernés libyens un pas essentiel dans la réalisation de l'administration électronique et du gouvernement électronique sur la voie de la démocratie électronique, vu que les prestations de ce centre sont proposées à des prix symboliques à la portée de tous.

L'autre objectif de ce centre consiste à fournir l'Internet à tous à des prix accessibles, vu que la technologie de l'Internet est devenue un élément important dans la vie quotidienne, notamment ses multiples usages qui en font un support de communication de pointe qui permet la gestion rapide et optimale des affaires.

Ce centre permettra également à la Libye d'utiliser les technologies de pointe et les dernières inventions scientifiques en la matière, devançant même dans ce domaine certains pays européens et développés.

Le secteur des Communications constitue l'un des plus dynamiques en Libye, vu qu'il a pu offrir à tous les citoyens du pays l'accès aux prestations de communications, que ce soit le téléphone fixe ou mobile ou l'Internat, plaçant le pays en peloton de tête des pays africains, selon des responsbles du secteur en Libye.

Ainsi, selon des chiffres officiels, le secteur des Communications en Libye, qui constitue la principale source de revenue à plus de 30.000 familles libyennes, est entré depuis quelques années dans la phase de l'autofinancement et contribue à hauteur de 2,5 milliards de dinars (1,230 dinar libyen = 1 dollar US) au Trésor public, en plus de titres et propriétés publiques constitués de projets, bâtiments et autres biens estimés à plus de 2 milliards de dinars.

Si le premier souci était de construire une infrastructure de base exhaustive et de qualité pour constituer un socle solide à ce secteur, très vite, les autorités se sont attelées à parachever l'introduction des divers moyens de communication modernes dans le pays, notamment l'extension de réseau de téléphones fixes utilisant la technologie CDMA (plus de 800.000 nouvelles lignes), 500.000 autres nouvelles lignes de téléphone sans fil et l'introduction de l'Internet à haut débit grâce à l'introduction de la technologie ADSL pour 200.000 lignes téléphoniques.

Au niveau de la téléphonie mobile, la Libye a procédé dans ce domaine avec prudence en veillant là aussi à asseoir un service et des prestations de qualité basés sur une technologie de pointe et un rendement économique viable, répondant au rapport qualité-prix .

Ainsi, après la création en 2001 du premier opérateur de GSM en Libye "Al-Madar" et fort de l'expérience acquise par cet opérateur, la Société générale des Postes et Télécommunications a lancé en 2004 le second opérateur de téléphonie mobile "Libyana".

Ces deux opérateurs, qui se partagent le marché libyens avec environ 8 millions d'abonnés dont 6 pour "Libyana" et 2 pour "Al-Madar", ont su évoluer avec le temps et répondre aux exigences du marché local, tout en accompagnant les progrès réalisés dans le domaine.

Le succès économique des deux opérateurs de téléphonie mobile "Al- Madar" et "Libyana" a poussé les pouvoirs publics à envisager d'octroyer une troisième licence de téléphonie mobile et à signer le 15 novembre courant un accord pour la cotation en Bourse de 5 pour cent des capitaux de ces deux opérateurs libyens de téléphonie afin de faire bénéficier de leurs dividendes le plus grand nombre de citoyens libyens dans le cadre du processus d'élargissement de la base de la propriété (privatisation).



Source :
African Manager, le 20 novembre 2009.


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 18:34

Cette année, le gabonais Marc Ona Essangui aura été distingué par le Goldman Environnemental Prize, le prix Nobel Vert. Dénonçant un accord entre le gouvernement et une entreprise minière chinoise, le président de l’ONG Rainforest avait réussi à ce que Libreville réduise la taille de la concession minière menaçant le parc national d’Ivindo. Son pair congolais René Ngongo, créateur de l’ONG Océan, engagé dans le combat pour la protection des forêts du bassin du Congo, s’est vu, lui, remettre le prix Nobel Alternatif, le Right Livelood Award, par une association, Greenpeace, dont il ouvrit le bureau dans son pays. La camerounaise Agnes Tailé, animatrice jusqu’en juin dernier d’une émission de libre antenne sur la chaine privée Canal 2 international, a reçu de son côté le prix du courage en journalisme 2009, remis par la fondation internationale des femmes dans les médias ; Denis Mukwege, gynécologue congolais soignant les femmes victimes de violences sexuelles liées à la guerre civile, prix Olof Palme 2008, était nominé pour le prix Nobel de la Paix ; enfin, l’équipe multiraciale de l’ONG sud-africaine Bobbi Bear, dont le documentaire consacré à ses « rough aunties » (ses « tanties brutes de décoffrage ») a été primé au dernier festival de Sundance, prend soin des enfants maltraités des townships de Durban.

Un non-prix qui fait du bruit

C’est pourtant un non-prix que les éditorialistes africains — relayés par les journalistes Afrique des rédactions occidentales — auront le plus commenté cette année : celui que la fondation Mo Ibrahim remet depuis 2007 aux anciens chef d’Etat africains élus démocratiquement, ayant exercé leur mandat pendant la durée prévue par la constitution de leur pays, et qui ont quitté leurs fonctions au cours des trois années précédentes. En 2008, lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, Mo Ibrahim expliquait l’importance d’un tel prix : « ll est grand temps d’arrêter de disserter sur la bonne gouvernance, d’en faire une poésie, il faut en faire maintenant une réalité partout en Afrique. Les Africains doivent se l’approprier, en devenir les champions et les héros. »


Or cette année, le comité international chargé de choisir un successeur à Festus Mogae, ex-chef d’Etat du Botswana, n’aura trouvé aucun candidat digne de recevoir la récompense : 5 millions de dollars versés sur dix ans au récipiendaire et 200 000 dollars par an octroyés pour le restant de ses jours. Parmi les trois qui lui avaient été présentés — les présidents sortants du Nigeria (Olusegun Obasanjo), d’Afrique du Sud (Thabo Mbeki) et du Ghana (John Kufuor) —, aucun gagnant n’est sorti du lot, reconnaît le comité, qui, tout en soulignant « les progrès en matière de gouvernance menés dans différents pays du continent », note aussi « de récents reculs dans d’autres pays ».

Philanthrocapitalisme africain

A l’origine de ce prix initié par « une fondation africaine, administrée par des Africains, avec de l’argent africain » et dont le but « est de faire bouger l’Afrique » on trouve un philanthrocapitaliste soudano-britannique ayant bâti sa fortune dans le secteur de la téléphonie mobile, avant de faire une solide plus-value en revendant, en 2005, sa compagnie Celtel au koweïtien MTC. Lors de son lancement, en 2007, Mo Ibrahim, qui se décrit comme un « ancien marxiste » (« Mo Ibrahim : Africa Calling », This Day, Lagos, 11 avril 2009), avait certes signalé que ce prix ne serait pas nécessairement décerné chaque année. Ce n’est pas tous les ans que l’on peut de fait saluer un homme de l’envergure de Nelson Mandela, distingué à titre honorifique par la fondation Mo Ibrahim. Pour autant, la déconvenue de ce non-prix a été particulièrement brutale pour les éditorialistes de la presse continentale, obligés une nouvelle fois de reconnaître, ironiquement ou cruellement, les travers, excès et dérives de leurs politiciens (« Le prix Mo Ibrahim est passé sous le nez de tous les chefs d’état africains encore vivants », La Nouvelle Tribune, Cotonou, 27 octobre 2009).

 

Certains se demandent même si un tel Award est justifié. Dans le Guardian, Reuben Abati, l’éditorialiste le plus lu du Nigeria, estime que Mo Ibrahim, plutôt que de verser de confortables sommes à d’anciens leaders, servirait mieux l’Afrique s’il finançait par exemple l’enseignement supérieur en sciences politiques. Tout en précisant qu’à tout prendre, le ghanéen John Kufuor aurait mérité cette prestigieuse distinction : « Sous son mandat, le PNB, la scolarisation et le pourcentage de population active ont augmenté. Il est l’homme qui a introduit une couverture santé gratuite pour les plus démunis ainsi que des repas gratuits à l’école. Il a fait du Ghana une success story. Et en décembre 2008, il laissait le pouvoir au candidat d’opposition John Atta Mills, du National Democratic Congress, comme le stipule la constitution et les règles électorales. Aujourd’hui, ces élections qui ont été conduites sous son mandat, un processus qui a été indirectement salué par le président Barack Obama, sont citées comme des symboles du progrès ghanéen. L’opposition accuse John Kuofor de népotisme et de corruption… mais rien n’a été prouvé » (« Mo ibrahim prize no worthy recipient », The Guardian, 23 octobre 2009).

 

« Que l’on arrive a convaincre les Mugabe du monde d’abandonner le pouvoir n’est qu’une partie du problème », commente Ory Okolloh du blog Kenyan Pundit. « Encore faut il se demander qui remplacera la vieille garde. Y-a-t-il vivier de jeunes pousses ? Seront elles différentes des anciens. Ou seront elles simplement une version plus jeune, plus affamée et plus cynique des mêmes, à l’instar du parlement kenyan d’aujourd’hui ? (…) Pourquoi pas créer un fonds pour les jeunes Africains qui veulent s’engager en politique à condition qu’ils s’engagent à respecter la bonne gouvernance, que le financement de leur campagne soit transparent, et qu’une fois élu, ils fassent ce qu’ils ont publiquement promis de faire… Une idée folle ? Peut-être…mais l’idée d’un index de la bonne gouvernance en Afrique n’est-elle pas tout autant folle ? » (« On the Ibrahim prize for African leadership », 22 octobre 2009).

 

La fondation Mo Ibrahim est en effet également à l’origine d’un indice annuel rendant compte de l’évolution de la gouvernance en Afrique. Cet indice, dont le classement est révélé tous les automnes, évalue à partir de 84 indicateurs regroupés en quatre catégories la fourniture de biens et services publics à leurs concitoyens par les gouvernements et acteurs non‐gouvernementaux. Là aussi, sa récente publication a fait réagir moult commentateurs du continent. D’autant qu’à la même période, et plus discrètement, la Fondation Mondiale pour La Paix présidée par Robert I. Rotberg, ancien conseiller de l’index Ibrahim, directeur du Programme sur les conflits civils de l’école d’administration Kennedy (Harvard), divulguait son propre classement africain (« Contention over Rankings of African Nations, », New York Times, 6 octobre 2009).

Fiers d’être ghanéens

Ces deux palmarès, dominés par la même dizaine de pays, ne tiennent pas compte du fameux indicateur du bonheur collectif préconisé par le récent rapport Stiglitz commandité par la présidence de l’Etat français. Si on avait pu arriver à le définir, il y alors fort à parier que le Ghana — 7e au classement Mo Ibrahim, et seul pays d’Afrique de l’ouest, exception faite du Cap Vert, à figurer dans un peloton de tête dominé par des nations d’Afrique australe — se serait certainement rapproché du podium occupé par trois îles et archipels : Maurice, le Cap Vert et Seychelles. Le Ghana aurait même battu a plate couture l’Afrique du Sud, cinquième de ce classement. Au sein de sa société devenue la plus inégalitaire du monde, selon l’économiste Haroon Bhorat, de l’université du Cap, le bonheur d’être libéré a en effet laissé place à un ressentiment grandissant (« Un des pays les plus inégalitaires du monde », Sébastien Hervieux, 30 septembre 2009). Ce qui n’est pas le cas du Ghana, pourtant classée 152e nation de l’indice du développement humain.

 

En 2009, le pays aura fait le plein de « bonnes vibrations »… en attendant de faire un plein de pétrole dont il entend bien exorciser la malédiction (« Le Ghana, futur producteur de brut, peut éviter la malédiction de l’or noir », AFP, 22 juillet 2009). Investiture d’un chef d’Etat démocratiquement élu et retour aux affaires de l’opposition, premier pays du continent visité par le président Obama, sélection de l’équipe des Black Stars à la prochaine coupe du Monde de football, et, finalement, victoire de l’équipe junior des Black Satellites a la coupe du monde des moins de 20 ans — une première pour l’Afrique… tous ces événements auront contribué à euphoriser les citoyens ghanéens (« We are proud to be Ghanians », The Chronicle, Accra, 19 octobre 2009).

 

Reste encore à trouver le Ghanéen, « héros de la rue » incarnant le mieux cet optimisme propre à un continent qui répète « qu’il n’y a pas de problèmes, seulement des solutions ». Contrairement aux chefs d’Etat, l’Afrique comme le Ghana ne manquent pas d’hommes mettant en pratique la « gouvernance du bas ». Entre une enquête sur les déchets électroniques qui sont illégalement débarqués dans les décharges d’Accra et une mission d’observateur électoral, Jean Michel Rousset, un ancien de l’action culturelle française, nous invite à rendre visite à Eric Adjetey. Eric a 24 ans. Il vit à Teshie, un village côtier des faubourgs d’Accra. Comme feu son grand père Kane Kwei, qui aurait lancé la mode des cercueils personnalisés parmi les pécheurs de l’ethnie Ga, Eric conçoit des « design coffins », dont la forme évoque le métier ou la passion des défunts. En somme, Eric fait le bonheur de ses concitoyens jusque dans l’au-delà. Une histoire qui n’a pas échappé aux publicitaires espagnols chargés de vendre la boisson gazeuse Aquarius, propriété du groupe Coca Cola, aux consommateurs ghanéens. Utilisé comme héros de la campagne télévisée menée au printemps dernier par Aquarius, Eric est aujourd’hui un modèle pour la jeunesse urbaine du pays.

 

Pour les intéressés, Eric court toujours un peu trop… mais on peut tenter de le contacter via son Facebook.

 

P.S. : Le Ghana semble d’ailleurs une terre africaine appréciée par les créatifs occidentaux, comme on peut juger avec la version longue de cette nouvelle publicité tournée au profit d’un célèbre chocolatier britannique vendant, sur fond de hiplife, son approvisionnement équitable en cacao.



Source : LeMondeDiplo.net, le 30 octobre 2009.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 00:45
Alors que l'Etat cherche à faire des économies et que les citoyens en ont assez de perdre leur temps dans les interminables files d'attente, voyons ce que propose l'administration en ligne…

Il y a une dizaine de jours, le gouvernement a annoncé à grand renfort de médias que l'Administration passait au numérique en proposant 15 nouvelles démarches administratives en ligne et disponibles sur Mon.service-public.fr. Nous avons voulu découvrir ce portail qui rassemble l'ensemble des services en ligne de l'administration française. Certes, il sera possible de trouver de l'information et des documents très utiles, mais on ne peut pas encore vraiment parler d'une bascule totale vers l'e-administration. Pour garantir la sécurité des données de Mon.service-public.fr, le site propose évidemment la création d'un compte personnel, et renforce la sécurité de cet accès avec un éventuel code SMS pour confirmer vos démarches en ligne ou accéder à des documents sensibles, un minimum lorsqu'on traite de données aussi confidentielles qu'importantes. Précisons par ailleurs que vous bénéficiez d'un espace personnel pour stocker vos fichiers.

e-Administration : que peut-on faire en ligne ?

Après avoir découvert l'interface générale de Mon.service-public.fr, nous avons voulu commencer à personnaliser notre interface, notamment en indiquant notre code postal pour accéder à des services en ligne local. Malheureusement, il semble qu'aucun service local ne soit vraiment disponible sur Internet à ce jour… du moins pour nous. Par contre, le fait d'avoir indiquer votre commune nous donnera accès à de nombreux contacts administratifs géolocalisés et donc très utiles. Rien que pour cette annuaire, le site vaut d'être placé dans vos favoris. Préfecture, conseil des Prudhommes, CPAM, ANPE… la liste serait trop longue. Sachez que vous pourrez y trouver les coordonnées de ces organismes mais aussi leurs horaires. Ces données sont accessibles en permanence depuis le lien de gauche

 

Contacts administratifs.

 

e-Administration : que peut-on faire en ligne ?

 

En plus de tous ces contacts, vous pourrez aussi trouver des schémas très pratiques. Ils se trouvent dans la rubrique Guide des droits et démarches, et celle-ci est également toujours accessible. Par exemple, vous pourrez connaître les différentes formalités lorsque vous achetez un logement, lorsqu'un heureux événement vous arrive, lorsque vous recherchez un emploi, pour la préparation de sa retraite… tant d'événements courants mais qui nécessite des formalités indispensables. C'est certain, ce service en ligne offre déjà de l'information, et c'est déjà pas mal.

S'informer : le vrai service de cette e-administration

 

Enfin, pour clore ce chapitre sur l'information donnée par ce site, sachez que vous pouvez aussi accéder aux dernières actualités relatives à l'administration et ses démarches. Ainsi, en vous rendant sur ce site, vous pourrez découvrir la date de mise en service des nouvelles immatriculations des véhicules, une sorte de mémo sur la grippe A, le dernier délai pour le paiement en ligne de la taxe foncière… toutes ces actualités sont aussi visibles ici…

Que pouvez-vous vraiment faire en ligne ?

La grande nouveauté de Mon.service-public.fr est de faire un lien entre ce portail et les différents services de l'administration en ligne. Comme nous le montre cette capture d'écran ci-dessous, la CAF bénéficie d'une liaison, et elle reste à faire avec la MSA. Pour cela, il faut cliquer sur Créer une liaison avec ce service en ligne.

 

Des liaisons entre Mon.service-public.fr et les différents services administratifs en ligne

 

Malheureusement pour nous (et pour vous), nous n'avons pas vraiment vu l'intérêt de ces liaisons. Si elles apparaissent effectivement sur Mon.service-public.fr, elles ne fonctionnent pas et notre situation personnelle ne nous donnait pas accès aux autres liaisons. Sur ce portail, on recense pas moins de 6 liaisons : 

 

  • Votre espace internet privé MSA
  • L'assurance retraite - caisse nationale
  • Compte CAF
  • Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE)
  • Chèque emploi service universel (CESU)
  • Caisse des dépôts retraites

 

Si on laisse de côté ce problème technique (que l'on espère passager), les services proposés en ligne s'adressent à plusieurs publics :

 

Aux particuliers…   

 

  • Permettre aux citoyens de s’inscrire sur les listes électorales par Internet  
  • Permettre à tous les jeunes Français âgés de 16 ans de réaliser par Internet les  démarches liées au recensement citoyen 
  • Pouvoir déclarer la perte de ses papiers d’identité et demander à terme leur  renouvellement en une seule démarche  
  • Lors du décès d’un proche, éviter à la famille d’avoir à fournir plusieurs fois les  mêmes informations à différentes administrations  
  • Simplifier l’ouverture et le renouvellement des droits pour les personnes  handicapées    

 

Aux entreprises…

 

  • Permettre aux entreprises retenues dans le cadre d’un marché public d’obtenir  une attestation fiscale dématérialisée  
  • Simplifier la déclaration préalable à l’embauche et expérimenter la déclaration  simplifiée par téléphone  
  • Faciliter le transfert de siège social d’une entreprise grâce à un dossier plus  simple et une procédure en ligne  
  • Simplifier la vie de l’entrepreneur, de la création aux premiers mois d’activité de  l’entreprise, grâce à un plan d’action de 10 mesures  
  • Eviter aux entreprises d’avoir à fournir plusieurs fois les mêmes informations de  base (chiffre d’affaires, effectifs, etc.) aux administrations    

 

Aux collectivités…   

 

  • Supprimer à terme les demandes de copie ou d’extrait d’acte d’état civil, et les  remplacer par un échange d’informations sécurisé entre les communes et les  administrations  
  • Dématérialiser les procédures d’urbanisme, en commençant par la déclaration  d’intention d’aliéner, pour simplifier les démarches lors des transactions  immobilières    

 

Aux associations…    

 

  • Eviter aux associations d’avoir à fournir plusieurs fois les mêmes informations à  chaque demande d’agrément  
  • Permettre aux associations de déposer en ligne leurs dossiers de demandes de  subventions    

 

A tous les usagers…

 

  • Améliorer le traitement des réclamations  

L'idée de base et l'objectif du gouvernement à travers ce nouveau portail est la création d'un seul compte pour accéder à l'ensemble des services. L'idée est bonne sur le papier mais on en est encore un peu loin dans la pratique. Même en laissant de côté les problèmes techniques que nous avons rencontrés ainsi que la faiblesse du moteur de recherche, et tout en sachant que d'autres services seront prochainement raccordés à ce grand portail de l'Administration Française, on a cette impression de travail désordonné. L'objectif de ce portail est bien sûr de fédérer tous ces services en ligne mais nous ne sommes pas encore convaincus. En effet, de nombreux services sont incomplets ou ne s'adressent qu'à un nombre restreint de personnes. Pour exemple, l'impossibilité pour nous de s'inscrire sur les listes électorales de notre commune car valable que pour 3 villes.

 

Un mot de passe pour tous les services en ligne ? Pas encore vrai…

 

Finalement, on se rend compte que ce qui prédomine sur ce portail, ce sont les ressources, à savoir les actualités que nous évoquions ci-dessus, ainsi que les formulaires au format PDF à imprimer, à remplir puis à envoyer. Pas très on-line tout ça mais on imagine que la migration se fera petit à petit. L'objectif du gouvernement est ambitieux et on espère juste qu'il ne s'agit pas là que d'un effet d'annonce car au final, tout le monde à y gagner. On regrette juste que le site n'absorbe pas tous les services plutôt que nous renvoyer vers des sites différents à chaque fois. Préparez-vous à avoir beaucoup de fenêtres et d'onglets ouverts si vous surfez sur ce portail.



Source : Memoclic, le 28 octobre 2009.



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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:20

C’est la saison des rapports. Tous ont au moins un point commun : ils collent de mauvaises notes au Maroc, même quand il s’agit de TIC.


Parmi 134 pays à travers le monde, le Maroc se positionne à la 86ème place. C’est ainsi qu’en a décidé le Forum économique mondial (FEM) dans son rapport relatif aux technologies de l'information et de la communication (TIC) au niveau mondial (The Global Information Technology Report 2008-2009). Publié pour la huitième année consécutive, ce document est très peu contestable. Les statistiques et constats qui y sont retenus sont recueillis de l’intérieur du pays, mais aussi de divers rapports établis par différents instituts et institutions internationales dont la Banque Mondiale, par exemple. Il ne sert donc à rien de s’attaquer aux fondements du rapport, mais il faudrait en tirer les leçons qui s’imposent, tant il est riche d’enseignements.

 

Il va falloir analyser, avec sérénité, pourquoi le Royaume a reculé, selon le FEM, de 12 rangs par rapport à l’année dernière. Cette année, le pays se trouve devancé par de nombreux pays de la région comme la Tunisie (38ème), l’Arabie Saoudite (40ème), la Jordanie (44ème), Oman (50ème) et l’Egypte (76ème).


Les bonnes réponses sont faciles à trouver quand on sait que le FEM établit son classement en évaluant le cadre institutionnel et réglementaire, les infrastructures, les ressources humaines (nombre d’ingénieurs notamment), le niveau de l’enseignement, la recherche et développement, le niveau d’abonnement à la téléphonie et à l’Internet, le e-administration, le e-commerce, la disponibilité de l’information par l’usage des TIC aussi bien de la part du gouvernement que du secteur privé… Le Maroc est-il irréprochable sur l’ensemble de ces plans ? A l’évidence, non. D’où sa rétrogradation en ce qui concerne «l’environnement des TIC» (-7 rangs), le «niveau de préparation » (-13 rangs) et « l’usage des TIC » (-10 rangs). Pire encore, le pays est aussi classé faiblement pour ce qui est du e-gouvernement (113ème), de la priorité allouée par les autorités publiques aux TIC (111ème), ainsi que pour l’importance accordée au secteur par ces autorités, dans le cadre de leur vision pour le futur (82ème)…


Pour améliorer le classement du Royaume en matière de TIC, les responsables marocains ont tout intérêt à prendre exemple sur un pays comme les Emirats Arabes Unis. Lequel a été confirmé à la 27ème position. Ou encore le Qatar qui est passé du 32ème au 29ème rang, le Bahreïn qui a grimpé du 45ème rang au 37ème, l’Arabie Saoudite qui est passée de la 48ème position à la 40ème), la Jordanie qui a réalisé un bond en avant de 3 places en passant du 47èmeème et enfin Oman qui est passé de la 53ème place à la 50ème. rang au 44


En tout cas, le Maroc doit tout faire pour ne pas sombrer comme l’a fait son voisin immédiat, l’Algérie, qui a reculé de 20 places en dégringolant au 108ème rang. Du reste, malgré son classement qui est relativement bon (38ème), la Tunisie a aussi reculé de 3 positions.


Par ailleurs, pour exceller, le Royaume n’a d’autres choix que de s’inspirer des expériences très réussies des majors du classement du FEM. Le Danemark offre le meilleur exemple à suivre puisque son économie a été reconnue la plus compétitive au niveau mondial dans le domaine des TIC par le FEM. Ce pays a surclassé (dans l’ordre) la Suède, les Etats-Unis et Singapour. Tout près du Maroc, ce sont les pays nordiques (la Finlande, l’Islande, la Norvège) qui s’illustrent, mais pas notre éternelle inspiratrice la France, 19ème au classement.

 

 

 

Source : Le Reporter, le 25 octobre 2009.

 



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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 12:38
1,3 milliard d'habitants, 89 villes de plus d'un million d'habitants... A chaque fois que l'on évoque la Chine, on peine à prendre conscience de la démesure qu'elle représente.

60 ans après l'avènement du communisme, la République populaire du Chine est devenue une super puissance économique, à bien des points de vue et sur bien des secteurs.

Voici une sélectionné de 20 chiffres extraordinaires de son économie pour prendre conscience du poids qu'elle occupe désormais.

71 milliards de mètres de textile produits par an
 
En s'industrialisant, la Chine est devenue un géant mondial de la fabrication. Par rapport à l'année 1949, la production de fil de coton est passée de 0,33 million de tonnes à 21,49 millions de tonnes en 2008, celle de textiles, de 1,89 milliards de mètres à 71 milliards de mètres, et celle du charbon brut, de 32 millions de tonnes à 2,79 milliards de tonnes.

Dans l'agriculture aussi la Chine s'est métamorphosée, puisqu'elle a réussi à multiplier par 3,7 sa production céréalière ces soixante dernières années (528,7 millions de tonnes en 2008).

16 des 20 villes les plus polluées au monde sont chinoises

 
Avec 1,8 milliard de tonnes de CO2 émises chaque année, la Chine est depuis 2007 le premier pays pollueur du monde selon l'ONG Global Carbon Project. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, le pays abrite 16 des 20 villes les plus polluées au monde.

En tête de ces villes, Linfen, au sud de Pékin, le centre industriel du charbon qui compte aussi bon nombre d'usines sidérurgiques et de raffineries. En Chine, la pollution de l'eau affecte 70% du pays, celle de l'air serait responsable de la mort prématurée de 400 000 personne tous les ans.

Une journée de PIB équivaut à celui de toute l'année 1952


En 1952, le PIB chinois était de 67,9 milliards de yuans, soit une part négligeable de l'économie mondiale. En 1978, il atteignait péniblement les 364,5 milliards de yuans, soit tout juste 1,8% de l'économie mondiale.

Mais depuis cette date, l'économie chinoise s'est littéralement emballée. En 2008, le PIB a atteint 30 067 milliards de yuans, plaçant la Chine au troisième rang des puissances économiques mondiales (derrière les États-Unis et le Japon.) Ces trente dernières années, cela représente une croissance annuelle de 8,1% en moyenne.

30 000 entreprises étrangères y sont implantées
 
En 1978, 99% du PIB chinois provenait des entreprises publiques. Les choses ont bien changé car, statistiquement, en 2008, la Chine semble bien convertie à la propriété privée. On dénombre 6,57 millions d'entreprises privées (79 millions de salariés) et 29,17 millions d'entrepreneurs individuels (58 millions de salariés).

Mais le poids des entreprises étrangères est encore très important, puisqu'elles réalisent 39% des exportations. Il y a aujourd'hui 430 000 entreprises étrangères en Chine. A titre de comparaison, elles sont moins de 20 000 en France.

80% des contrefaçons mondiales sont chinoises
 
Culturellement, copier en Asie est une forme de partage communautaire. Pas étonnant donc que le marché de la contrefaçon y ait trouvé un terreau inespéré. Si bien qu'il a pris une place importante dans l'économie chinoise.

Le pays fabrique 80% des contrefaçons. Le marché de la copie représenterait 15 à 30% de l'activité industrielle de la Chine, 8% de son PIB et 3 à 5 millions d'emplois. La part de la contrefaçon dans le commerce mondial est de 10%, contre 5% en 2000.

290 milliards $ d'excédent commercial en 2008

 
La Chine a exporté pour 2 550 milliards de dollars de produits en 2008, selon les douanes chinoises. Pour cette même année, son excédent commercial a atteint 290 milliards, dont 160 pour la seule Europe.

Des chiffres hallucinants qui révèlent aussi quelques faiblesses. En effet, 40% du PIB chinois dépend des exportations. Aussi, une baisse de 1% du PIB européen fait baisser de 11,5% les exportations chinoises et a donc des répercussions sur son économie. Au premier semestre 2009, la Chine est devenu le premier exportateur mondial devant l'Allemagne.

858 300 automobiles vendues en un mois


Ça y est. A la faveur de la crise que traverse l'industrie automobile aux Etats-Unis, la Chine deviendra cette année le premier marché mondial du secteur. En août 2009, les ventes de voitures particulières ont carrément bondi de 90,18% avec 858 300 véhicules immatriculés contre 451 000 sur la même période en 2008.

Depuis le début de l'année, ce ne sont 8 millions de voitures particulières qui ont trouvé un acheteur. Et les experts pronostiquent désormais une année 2009 record : les ventes franchiraient les 11 millions de véhicules.

Un million de paysans chinois en Afrique fin 2009 
 
La Chine n'a jamais fait mystère de l'intérêt qu'elle porte pour le continent africain. En 2008, le commerce bilatéral entre l'Empire du milieu et le continent s'est élevé à 108 milliards de dollars, presque le double de celui de 2006.

La Chine a par ailleurs signé des accords de coopération agricole avec la Zambie, le Zimbabwe, l'Ouganda et la Tanzanie entre autres pour produire du riz en Afrique à des fins d'exportation. Pour se faire, d'ici à 2010, un million de paysans chinois pourraient être installés sur ces terres.

75% des jouets sont fabriqués en Chine

 
"L'usine du monde". Voilà un titre que la Chine n'usurpe absolument pas. La qualité et le faible coût de sa main d'œuvre ont vite attiré toutes les multinationales du monde entier. Si bien qu'aujourd'hui le pays produit 75% des jouets produits dans le monde, dont la plupart sont fabriqués dans la province de Guangdong.

Mais ce n'est pas tout, la Chine produirait 90% des DVD du monde entier, 87% des tracteurs, 76% des montres et 61% des appareils photos. Plus surprenant, elle fabrique aussi 52% des vitamines C produites dans le monde.

6 terriens sur 10 sont chaussés chinois 

 
Largement délocalisée en Asie, la fabrication de chaussure profite notamment à la Chine. Elle pèse aujourd'hui à elle seule 56% de la production mondiale. Autrement dit, près de 6 terriens sur 10 sont chaussés chinois. Les 20 000 entreprises fabricantes de chaussures recensées en Chine emploient directement 3,5 millions de personnes et fabriquant 10,6 milliards de paires de chaussures par an.

80% de la production est exportée, pour 24,5 milliards de dollars. Sans surprises, ce sont les Etats-Unis et l'Union Européenne qui en sont les premiers clients.

200 millions de comptes titres boursiers ouverts
 
Depuis l'ouverture de la bourse en Chine au début des années 90, la population s'est prise au jeu. On dénombre aujourd'hui près de 200 millions de comptes titres boursiers ouverts, soit 1 Chinois sur 6, contre 1 Français sur 10.

Les boursicoteurs chinois investissent dans les deux grands marchés boursiers du pays, Shanghai et Shenzhen. Ils le font de chez eux sur Internet, ou bien depuis une bourse de quartier, des petites salles de courtage. Fin 2008, la Chine en comptait 2 400 dont 460 à Shangaï.

25% des produits de luxe sont consommés en Chine
 
L'émergence de la Chine aux premiers rangs des puissances économiques mondiales est allée de paire avec sa consommation de produits de luxe. Si bien qu'aujourd'hui, malgré la crise, la Chine représente déjà 25% de la consommation mondiale des produits de luxe. Ce qui en fait le premier pays consommateur. Une place que l'Empire du Milieu vient de chiper pour la première fois aux Etats-Unis.

Selon l'Association mondiale des produits de luxe, les consommateurs d'articles de luxe représente 13% de la population du pays, soit 169 millions de clients.

115 fois plus d'entreprises cotées en 18 ans

 
Elles n'étaient que 14 en 1991. 14 entreprises chinoises cotées sur un marché boursier balbutiant. Moins de deux décennies plus tard, les bourses de Shangaï et de Shenzhen sont parmi les places les plus observées du monde. Et pour cause, en juillet 2009, on y dénombrait 1 628 entreprises cotées.

La capitalisation boursière s'élevait à 3,4 milliards de dollars pour Shanghaï et à 1,7 milliards de dollars pour Shenzhen. Additionnée, ces capitalisations font de la Chine la troisième place boursière mondiale.

660 000 demandes de dépôt de marques en un an
 
1 marque sur 5 déposée dans le monde l'est en Chine. C'est ce qui ressort d'un bilan publiée par l'Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle. A ce petit jeu, la Chine surclasse les Etats-Unis puisqu'outre-Atlantique, on ne dépose que 330 000 marques chaque année.

Idem pour les demandes d'enregistrement de dessins industriels. Avec 268 000 demandes, la Chine truste 43,1% des demandes mondiales. Pas étonnant alors de voir les demandes de brevets en Chine bondir de 23% en un an. 426 000 ont été acceptées lors du premier semestre 2009.

60 000 kilomètres d'autoroutes
 
La Chine revendique le titre de deuxième réseau autoroutier du monde derrière les Etats-Unis. Son réseau, pourtant inexistant avant 1988, mesure 60 000 kilomètres. Une distance hallucinante au regard des 80 000 kilomètres... de route dont elle disposait en 1949 ! Elle devrait les dépasser en 2020, date à laquelle elle espère compter 100 000 kilomètres d'autoroutes qui s'ajouteront au 3,73 millions de kilomètres de route en service actuellement.

Ajoutez à cela 86 000 kilomètres de rails plus 20 000 kilomètres de voies supplémentaires en projet, la Chine n'est plus vraiment un pays enclavé.

8 millions de barils de pétrole par jour
 
Voilà un podium sur lequel la Chine n'est pas encore à la première place. L'empire du Milieu n'est encore que le deuxième consommateur mondial de pétrole, derrière les Etats-Unis. Selon les dernières statistiques, le pays engloutit l'équivalent de 8 millions de barils de pétrole par jour, l'équivalent d'une journée de production en Arabie Saoudite. Cela représente 10% de la demande mondiale de pétrole chaque jour.

Pour 2010, la Chine prévoit une légère croissance de sa demande de pétrole pour la porter à 8,44 millions de barils de pétrole par jour.

703 millions de Chinois possèdent un GSM
 
Depuis juillet, la Chine a officiellement passé la barre des 700 millions d'abonnés mobiles. Avec 702,65 millions d'utilisateurs, cela représente une croissance de 15,5% sur un an. En comparaison, la Chine ne compte que 328 millions d'abonnés au téléphone fixe. Pour le seul mois de juillet, les utilisateurs ont envoyé 63,8 milliards de SMS.

Premier marché du mobile au monde, la Chine dépasse le nombre d'abonnés total de l'Europe et des Etats-Unis. Mais le faible taux de pénétration de ce marché (52,5%) laisse imaginer un bel avenir pour le secteur.

40% des emplois perdus à cause de la crise l'ont été en Chine
 
Des chercheurs de l'Académie des sciences sociales chinoise ont récemment estimé que 40% des emplois perdus dans le monde à cause de la crise l'ont été en Chine. Même avec son taux de croissance phénoménale, l'empire du Milieu a subi les conséquences de l'effondrement des économies occidentales.

Ces chercheurs indiquent également que plus de 41 millions de personnes ont perdu leur emploi en Chine depuis la crise financière. Et que malgré les plans de relance et les prémices d'une reprise, 23 millions d'entre eux seraient toujours sans travail.

Les services pèsent désormais pour 40% dans le PIB
 
"L'usine du monde". La description s'avère désormais bien sommaire pour l'économie chinoise. En effet, si l'industrie est la facette la plus visible de son économie, elle ne se résume pas seulement à cela (45% du PIB). Le tertiaire y contribue presque autant (40% du PIB).

Et depuis le début de la crise, alors que l'industrie du pays est durement touchée, les services apparaissent comme un relais de croissance pour le pays. L'emploi dans ce secteur a enregistré en août son septième mois de progression et la création d'emplois y est plus forte que dans l'industrie.

101% d'énergie éolienne en plus au premier semestre
 
Résolument la Chine a pris le virage des énergies propres. Qu'il s'agisse de production d'éoliennes, de panneaux solaires et maintenant de batteries pour voitures électriques, la Chine est numéro un mondial. En 2007, elle a fourni 56% des équipements mondiaux de l'éolien, contre 41% en 2006. Mais elle ne fournit pas seulement. Elle s'équipe. En un semestre, elle a doublé (+101%) sa production d'énergie éolienne pour la porter à 24GW, ce qui fait d'elle le numéro 2 mondial.

Et en ce qui concerne le solaire, le pays est devenu le premier producteur mondial de modules photovoltaïques dès 2007 avec une production de 1,18GW.


Source : L'Opinion, le 5 octobre 2009.


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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 12:48
"Le pays investit massivement dans les technologies pour devenir le marché le plus dynamique de la région. L'apparition d'un nouvel opérateur stimulera encore la croissance’’. C’est le site web www.atelier.fr, dans sa version du vendredi 24 juillet 2009, qui écrit ces quelques lignes, comme souligner que la Tunisie avance et qu’elle scrutée avec la plus grande attention à l’international. Chiffres à l’appui. Ainsi, selon le cabinet Pyramid Research, ‘’la Tunisie enregistrera la croissance la plus rapide de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA) en matière de technologies d'ici 2014’’, qui estime que le marché tunisien croîtra de 8% d’ici cinq ans. Et pour la chercheuse à l’IRMC, Yamina Mathlouthi-Dali, il faut y voir une réelle et forte volonté politique d’intégrer les technologies de l'information et de la communication dans l’économie. "Centrer la croissance sur les TIC est un choix stratégique depuis plusieurs décennies", explique-t-elle à L’Atelier."L’Etat investit d’un côté dans les infrastructures, et de l’autre dans les ressources humaines", explique-t-elle. Dans le même ordre d’idées, Pyramid Research établit des comparaisons entre la Tunisie et d’autres pays de ‘’même catégorie’’. En effet, selon atelier.fr, ‘’… la Tunisie devance les autres pays du Maghreb et s’approche du niveau des membres des pays BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud). En 2008, la pénétration mobile et fixe était parmi les plus importantes de la région MENA’’.

Cependant, une niche existe, en l’occurrence, le haut débit qui ‘’reste encore très peu répandu et oscille autours des 2%’’ mais qui devrait croître de plus de 15% au cours de la période 2014. D’ailleurs, Sylwia Boguszewska, analyste chez Pyramid Research, tout en estimant ‘’le marché devra se contracter en 2009", estime tout de même qu’’’il rebondira grâce aux services de haut débit qui constituent une source de croissance importante pour les cinq ans à venir". Selon le cabinet, ce secteur pourra cumuler une croissance de 15 % entre 2009 et 2014. Notre confrère souligne que le second que le facteur à même de booster la libéralisation du marché, c’est l’entrée en jeu d’un troisième opérateur de téléphonie mobile et fixe, Divona-Orange. Et la spécialiste de la Tunisie chez Pyramid Research en matière de TIC, Mme Mathlouthi-Dali, de préciser : "Aujourd’hui, Tunisie Telecom, possède un monopole de fixe. Pour ce qui concerne le mobile, le marché est partagé entre deux opérateurs tunisiens". Et comme pour la plupart des analystes, Mme Mathlouthi-Dali, reste convaincue que le tandem Divona-Orange apportera plus de dynamisme sur le marché tunisien des technologies de la communication et de l’information. Au grand bénéfice du consommateur –particulier et/ou entreprise. "Cela se traduira par une baisse de prix et un gain d’investissements. Une concurrence plus saine stimulera à son tour la croissance du secteur et de l’économie en général". Ce qui n’est sans doute pas pour déplaire aux ministres des TIC, du Développement, de l’Industrie et des PME, mais aussi celui des Affaires sociales sans oublier celui de l'Enseignement supérieur.


Source : Webmanagercenter, le 28 juillet 2009.


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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 20:32

Citoyens !


Une news fort intéressante pour les marketeux, les politiques et les citoyens :

“Uséo, a présenté sa dernière publication sur le dialogue citoyen en ligne à partir de l’étude de 137 sites de villes de plus de 50.000 habitants. Sur les 75% des villes qui affichent une démarche participative sur leur web, 46% se limitent à un formulaire de contact, 17% affichent leur démarche, 17% animent des forums avec possibilité de laisser des commentaires et seulement 22% d’entre elles donnent globalement un espace d’expression à leurs administrés. Une très faible minorité (4%) s’appuie sur des espaces de dialogue modernes (appels à suggestion pour 3%) ou de réseaux sociaux territoriaux (1%). Conséquence, faute d’organiser cet échange de manière institutionnalisée, dans 23% des cas, le débat local prend des formes contestataires sur des réseaux alternatifs au site officiel”

Ce qui veut donc dire quoi :

  • que l’attente du citoyen dans sa commune n’a jamais été aussi forte
  • qu’à défaut de pouvoir discuter sur les espaces “institutionnels”, des contestataires captent l’attention des publics
  • qu’il y a donc un énorme travail à faire auprès des villes (au sens large) pour nouer le dialogue et créer des synergies

Quelques remarques additionnels :

  • on fait fi des blogueurs locaux (qui parlent de leur vie de citoyen dans leur ville) et qui jouent un rôle clé
  • la presse locale commence à utiliser les médias sociaux avec justesse et force (je pense aux DNA…)
  • ça recrute dans la PQR : les forçats de l’info devraient peut-être se manifester en région

Source : Citizen, le 30 juillet 2009.


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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 21:40
Le secteur de télécommunication au Maroc, qui célèbre le 30 juillet 10 ans de règne de Mohammed VI, a connu un développement « phénoménal » à plus d'un titre au point qu'il est en passe de devenir une des « bouées de sauvetage » de l'économie du pays dont le PNB frôle les 80 milliards de dollars. Depuis 1999, le secteur était prédestiné à passer à sa vitesse de croisière après une libéralisation qui a donné libre court aux investissements et a mis un terme à une gestion publique qui n'avait pas les moyens de ses ambitions.

De 8,5 milliards de dirhams (1 milliard de dollar) en 1999 le chiffre d'affaires des télécommunications a dépassé 30 milliards de dirhams en 2007, l'équivalent de plus de 7 pour cent du Produit intérieur brut (PIB), un chiffre appelé à aller crescendo au fil des années pour atteindre 10 pour cent du PIB en 2012.


Le secteur est auréolé désormais de l'image d'un gros employeur avec 37.000 emplois directs et environ 120.000 emplois indirects alors qu'il s'est adjugé la moitié des Investissements directs étrangers (IDE) réalisés au cours des cinq dernières années dans le Royaume.


La lancée fulgurante du secteur s'est traduite au niveau du nombre des abonnés qui ont dépassé les 20 millions pour la téléphonie mobile, sur une population de 33 millions, et plus de 2.300.000 pour la téléphonie fixe, soit une augmentation annuelle de 25 pour cent.


Internet compte plus de 600.000 abonnés et six millions d'internautes en plus de 7000 cybercafés, ce qui place le Maroc en pôle position dans le continent africain tout juste derrière l'Afrique du Sud.


Le pays fait de l'aménagement numérique du territoire et la réduction de la fracture numérique un des chantiers prioritaires. Un nouveau plan de développement devrait être mis en chantier pour la période 2009-2013.


Dans cet ordre d'idées, le gouvernement avait lancé en 2008 un programme pour desservir 9263 localités dans le monde rural en moyens de télécommunications pour une enveloppe de 1,44 milliard de dirhams (plus de 160 millions de dollars).


Deux millions de personnes devront tirer profit de ce programme étalé sur quatre ans (2008-2011) soit 17 pour cent de la population rurale au Maroc.


Les trois opérateurs de télécommunications desserviront en téléphonie et en Internet ces localités dont près de 50 pour cent sont concernées par l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) lancée en 2005 par le Roi Mohammed VI.


Un autre programme d'un coût de 1,1 milliard de dirhams vise à équiper, à l'horizon 2009, tous les établissements scolaires dans le Royaume chérifien (plus de 8600) en salles multimédias connectées à Internet.

Plus de 6 millions d'élèves, soit 20 pc des Marocains, devront bénéficier de l'accès aux TIC grâce à ce programme lancé en 2005. La réduction du « fossé numérique » figure au devant des préoccupations.


Le Maroc compte à peine 2000 écoles équipées en TIC, 1000 points d'accès publics et 10 entreprises qui utilisent le E-commerce alors que 22 pour cent des Marocains utilisent Internet et 3,4 pour cent seulement ont un ordinateur personnel.


Le plan prioritaire ambitionne de porter le taux d'accès à Internet à 32 pour cent, la pénétration des ordinateurs personnels à 4,6 pour cent, les écoles équipées en TIC à 6000 et les points d'accès à 2000.



Source : APA, le 27 juillet 2009.

 

 

 


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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 12:41

95% des Tunisiens possèdent un téléphone portable, 20% disposent en même temps d’un téléphone cellulaire et d’une connexion Internet à domicile, et 21% d’entre eux ont l’Internet chez eux. Ces chiffres publiés dans un un rapport réalisé par « Pyramid », un bureau de conseil de notoriété internationale à Cambridge, résument, à eux seuls, l’étendue des avancées accomplies par la Tunisie dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. D’ailleurs, le marché des télécommunications en Tunisie  aura une croissance des plus importantes en comparaison avec d’autres marchés MENA, ceux des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. La croissance des recettes totales de télécommunications est estimée à un taux de croissance de 5,4 % par an au cours des cinq prochaines années.

 

Si c’est ainsi, c’est parce qu’il existe une relation étroite  entre le renforcement des fondements du développement économique et social et la garantie et l’exploitation d’une infrastructure de télécommunications moderne,. Au demeurant, les différentes études réalisées par les organisations et institutions spécialisées ont confirmé la relation fondamentale existant entre l’investissement dans le domaine des technologies de la communication et sa contribution directe à la réalisation du développement économique et social. Si bien que  plus de 25 % environ de la croissance du produit intérieur brut (PIB) des pays développés proviennent directement du secteur des technologies de l’information et de la communication.

 

30 % de l’accroissement de la productivité des entreprises économiques et des établissements administratifs résultent de l’utilisation des technologies modernes et des systèmes de productivité au sein de l’entreprise, précisant que le volume des services numériques utilisés l’Internet et les réseaux de télécommunication représente 50 % environ du volume du commerce mondial des services.

 

Les études ont, également, démontré le rôle de ce secteur dans l’accélération du rythme de l’emploi, étant donné que chaque création d’emploi directe dans ce secteur s’accompagne de la création de 3 à 4 emplois indirects au sein d’autres activités économiques et sociales diverses.

 

Il est unanimement admis que les réseaux Internet à haut débit ouvrent de larges perspectives à l’innovation, la modernisation, la création et le développement des échanges électroniques entre les différents opérateurs et acteurs aux plans économique, social et culturel dans plusieurs secteurs.

 

Voilà pourquoi la Tunisie a été prompte à mettre en œuvre des séries de  réformes et programmes  en vue de développer le secteur des TIC à travers la modernisation de l’infrastructure, la mise en place d’un cadre juridique adéquat et des fondements de l’administration électronique, la mise à niveau des ressources humaines et l’encouragement de l’investissement dans ce domaine stratégique. Ces programmes ont permis de relever la contribution de ce secteur à 9 % du PIB et à plus de 10 % des investissements globaux, ce qui a permis à la Tunisie d’occuper la première place en Afrique et la 35ème dans le monde, et  figure en bonne place dans différents classements mondiaux et régionaux.

 

L’infrastructure de base des télécommunications a en effet enregistré une évolution perceptible avec le quadruplement de la capacité de la bande passante internationale, reliant le pays au réseau mondial de l’Internet, au cours de cette année pour atteindre environ 8,75 Gigabits/ minute outre la mise en place d’un réseau de fibres optiques sur 9000 Km, couvrant toutes les villes côtières et de l’intérieur du pays et la réalisation d’un programme de connexion des grandes villes industrielles et des zones de services par des fibres optiques, dans l’objectif d’assurer un haut débit au profit de 1600 sociétés dans une première phase.


Sur le plan des ressources humaines, la Tunisie se signale par une offre très recherchée par les sociétés internationales qui sont de plus en plus nombreuses à choisir le site Tunisie pour l’exercice de leurs activités orientées vers les marchés extérieurs, en recourant à des compétences tunisiennes, ce qui incite le pays à élaborer un programme ambitieux visant à renforcer davantage le site Tunisie en ce qui concerne les services liés aux technologies des télécommunications et ce en aménageant de nouveaux espaces technologiques sur une superficie de plus de 100 hectares pour abriter les entreprises et les investisseurs et leur octroyer les meilleurs services à l’instar du pôle d’El Ghazala des technologies de la communication (60 importantes entreprises étrangères, employant 1400 ingénieurs et cadres)

 

Des  efforts soutenus sont déployés en vue de former davantage et valoriser les compétences nationales à travers le renforcement des spécialités dans les créneaux prometteurs. C’est ainsi que le taux des étudiants dans les filières de l’informatique et des télécommunications représente près de 13 pc de l’ensemble des étudiants, ce qui répond aux besoins actuels et futurs des projets des entreprises opérant dans ce secteur.

 

Dans cette configuration, le secteur privé a naturellement un  rôle avant-gardiste à jouer  en termes de développement des réseaux et des contenus numériques, outre la consolidation du partenariat avec le secteur public, l’ultime objectif étant de tirer profit des technologies numériques sur une plus large échelle.

 

 

Source : African Manager, le 27 juillet 2009.

 

 

 

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 12:35
Le Sénégal a été classé 26ème dans le domaine de la délocalisation des activités de services informatiques ou de production de certaines entreprises vers des pays à bas salaire. C’est une étude sur l’influence des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur les mutations du marché du travail au Sénégal qui a révélé cette information ce lundi 13 juillet. L’étude est menée par l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP) et le Centre de Recherche et de Formation pour le Développement Economique et Social (CREFDES) de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) de Dakar. C’est en partenariat avec le Centre de recherche pour développement international (CRDI).

Selon les autorités de l’ONFP, le Sénégal a devancé des pays comme le Maroc 30e et l’Afrique du Sud 39e. Ce que lui permettra de gagner 13 places dans le classement comparativement à l’édition précédente. Cette place du Sénégal s’explique, selon Momar Guèye le directeur général de l’ONFP par «le dynamisme du secteur des TIC, le réseau téléphonique sénégalais étant l’un des plus développé d’Afrique». Et d’ajouter, «c’est ainsi que se sont créées des entreprises de télé-services , de télémarketing et de télé saisie offrant des possibilités d’emplois à la jeunesse et de nouvelles perspectives aux monde des affaires».

Source : PressAfrik, le 13 juillet 2009.
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