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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:15
Les télécommunications en Afrique sont un secteur qui connaît un essor fulgurant. Mais les charges fiscales, le problème des compétences humaines, la tendance à l’octroi des licences unifiées, l’indépendance des organes de régulation sont, entre autres, les défis à relever pour permettre au secteur d’être encore plus performant en vue de contribuer davantage au développement des pays. C’est ce que révèle une enquête baptisée “L’Afrique en ligne” réalisée par le cabinet Ernst & Young. Les résultats de cette enquête ont été présentés, le vendredi 19 juin dernier, à l’hôtel Pullman, à Abidjan-Plateau.

“L’on s’attend à ce que le marché africain des télécommunications continue à croître plus rapidement que celui des autres régions du monde au cours des trois à cinq prochaines années. Il n’en demeure pas moins que le rythme de développement a été contrasté. L’on note que les facteurs démographiques ont une forte influence sur la vitesse à la laquelle s’accroît la pénétration”, a déclaré Serge Thiémélé, associé, responsable du secteur des télécommunications à Ernst & Young Afrique. C’est en cela qu’il a segmenté le continent en trois types d’évolution. Il s’agit de la zone de marchés développés avec un taux de pénétration supérieur à 50% (Afrique du Sud, Gabon, Tunisie, Maurice, Libye…), des marchés émergents avec un taux compris entre 20 et 49% (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Angola, Egypte, Sénégal, Cameroun…) et vierges avec un taux inférieur à 20% (Burkina Faso, Tchad, RD Congo, Niger, Malawi…). Selon lui, les télécommunications ont une influence directe sur la performance de toute économie. “On estime qu’une croissance de 10% de la pénétration téléphonique entraîne une augmentation de 1,2% du produit intérieur brut (PIB) dans les marchés émergents et de 0,6% dans les marchés développés”, a-t-il dit. Cependant, beaucoup, selon Serge Thiémélé, reste à faire pour permettre au secteur de jouer son rôle de catalyseur de l’économie des pays. “La pression fiscale constatée sur le continent doit être réduite pour encourager les opérateurs à minimiser les coûts et à accroître ainsi le marché potentiel”, a-t-il dit. Il a dénoncé l’instabilité politique, l’approvisionnement en énergie insuffisant, etc, qui ont un impact sur le rendement des entreprises. Il s’est réjoui de la croissance du secteur en Côte d’Ivoire avec les nouveaux produits sur lesquels l’Etat peut légiférer.

Le directeur de cabinet du ministère des NTIC, Lemassou Fofana, a, lui, reconnu l’importance des investissements directs dans l’essor du secteur en Côte d’Ivoire. “Les TIC représentent 6% du PIB en Côte d’Ivoire”, a-t-il dit. Le chiffre d’affaires dans le secteur est estimé, a-t-il dit, à environ 700 milliards FCFA en 2008. Et 120 milliards FCFA ont été investis en 2008 contre 820 milliards FCFA entre 1997 et 2008. Il a révélé qu’environ 10 millions de personnes utilisent le téléphone mobile en Côte d’Ivoire contre 3 millions d’abonnés en 2008 avec une population totale d’environ 20 millions d’habitants. “L’Afrique doit participer à la révolution numérique mais avec une stratégie”, a-t-il déclaré.

Le conseillé spécial du président Laurent Gbagbo chargé des NTIC, Gadou Vincent Kragbé, a déclaré que l’enquête va permettre de corriger les imperfections et que pour résoudre le problème de compétence des ressources humaines, il faut des écoles de formation en matière des télécommunications. L’enquête réalisée en septembre et octobre derniers a pour objectif, entre autres, de mettre en exergue les défis et opportunités auxquels doivent faire face les opérateurs en Afrique.


Source : abidjan.net, le 22 juin 2009.



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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 19:15
L’Agence dakaroise d’études stratégiques et de Recherches (Adesr) livre les résultats de son ‘étude plurimédia 2009’, menée du 21 au 28 mars 2009. Il n’y a pas de révolution dans le paysage médiatique sénégalais. Ou du moins, celle initiée par les chaînes privées se poursuit. Walf Tv est la télé leader. La Rts1 perd ses téléspectateurs habituels à Dakar. Walf Fm demeure le champion des ondes, même si Rfm fait des bonds en avant. Dans les kiosques, l’Observateur reste le quotidien favori du lecteur de la Capitale. Walf Quotidien reste le titre à 200 francs le plus lu.


La chaîne publique audiovisuelle offre l’image d’un vieux mammouth cerné par de jeunes loups aux dents longues. Harcelée par la Rdv, la Rts1 est doublée par la 2s et Walf Tv, qui mène la locomotive de l’audience.


Les sondages, c’est comme le bulletin de notes. Certains sont fiers de le brandir partout, tandis que d’autres le cachent sous le matelas. Walf Tv, dernière née des chaînes de télé au Sénégal, a déjà pris ses habitudes. Elle se présente comme la chaîne la plus suivie à Dakar avec une part d’audience cumulée habituelle de 93 %. Regarder Walf Tv n’est pas un effet de conjoncture, mais une règle ancrée dans les mœurs des téléspectateurs dakarois. Car les audiences cumulées habituelles qui mesurent la fréquentation des médias sur une longue période, permettent d’avoir un schéma plus fidèle du comportement du téléspectateur devant son écran. Sur ce registre, la télé de Sidy Lamine Niasse est confortablement assise dans son fauteuil de leader. Walf Tv progresse même de quatre points par rapport à son score de l’année dernière où son taux se situait à 89,7 %.Elle prend barre sur la 2S Tv qui, malgré une audience cumulée respectable de 92,4 %, n’en connaît pas moins une baisse de 2 points par rapport à l’enquête de l’année passée.


Les résultats du sondage de l’Adesr montrent clairement une migration de l’audience vers les télés privées. La Rts1 est en perte de vitesse. En un an, la télé publique a perdu 10 points en termes d’audience cumulée habituelle.


Son taux qui stagne à 80,2 %, indique assez bien l’érosion que subit l’audience de la chaîne qui a longtemps gardé le ‘monopole des yeux’. La télé publique est même titillée par la Rdv (76,5 %) qu’elle ne devance que de moins de 4 points ; et elle court après un retard de 13 points derrière Walf Tv.


Celle-ci est, en effet, la principale gagnante de ce transfert de téléspectateurs. Les regards se tournent de plus en plus vers la télé de la Route du Front de Terre. L’enquête de l’Adesr souligne d’ailleurs une tendance très nette : ‘A l’exception de Walf, toutes les chaînes ont régressé.


Les données recueillies par l’Adesr ont aussi montré qu’elle est la chaîne favorite des Dakarois. Les enquêtés ‘préfèrent de loin Walf Tv aux autres chaînes de télévision’, en atteste sa cote de sympathie de 39,2 %. Elle se détache nettement de sa suivante immédiate la 2Stv, qui plafonne à 31,5 %. En matière de préférence télévisuelle, les choix des téléspectateurs sont en fait plus tranchés. Sur ce plan, deux enseignements majeurs sont à tirer des statistiques de l’Adesr :

-  Les Dakarois préfèrent de loin les télévisions privées aux télévisions publiques (Rts1 et Sn2). Dans ce chapitre, la Rts1 ne fait guère mieux que 8,1 %. Elle compte plus de 22 points de retard sur la deuxième, la 2Stv.

-  Walf est la télé préférée (toutes catégories confondues) des Dakarois. Elle devance sa rivale d’un peu plus de sept points.

-  La Rdv avec 7,8 % de taux de préférence constitue la quatrième chaîne la plus aimée des Sénégalais devant Canal +, qui avec 2, 6% , pointe à la cinquième position. La chaîne de Ben Basse prend sa revanche sur la Rts1 qu’elle bat d’une courte tête (19,1 contre 18, 7%), samedi et dimanche, sur la base de l’audience cumulée vieille (Acv).


Avec un score de 61,3 %, Walf Tv profite également du week-end pour soigner son avance ‘Acv’ sur sa dauphine, la 2STv (35,6 %).


Source : Wal Fadjri, le 25 mai 2009.



Post-scriptum :

Télénovelas et informationsS : Ces recettes indémodables pour faire une ‘bonne’ télé

Pour faire de l’audience au Sénégal, il faut beaucoup d’infos et plein de télénovelas. C’est connu et l’étude plurimédia de l’Adesr le confirme. Ces séries télévisées élastiques venues d’Amérique latine sont de vrais capteurs d’audience. Les informations occupent encore une place de choix dans les programmes les plus suivis ; mais sur presque toutes les chaînes, elles se disputent l’audience avec les soap opera. Au Cœur du pêché (4,8 %) est le deuxième programme le plus suivi après les éditions d’infos sur la Rts1 (12,9 %). Sur Walf Tv La Fille du jardinier est cotée à 15,8 % contre 24,9 les news. Et la tendance se renverse sur la 2S Tv où Les Deux visages d’Ana sont le rendez-vous favoris des téléspectateurs (17 %), là où les points d’actu recueillent moins de 10 % .

 

 


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 10:53
Dans la panoplie des chapitres de dépenses qui ont plus augmenté ces dernières années et qui coûtent le plus au budget de fonctionnement, les auditeurs de fonds monétaire international (FMI) ont relevé le coût de factures de téléphones. Pour l’exercice budgétaire 2008, les utilisateurs des multiples fonctions et applications du téléphone ont coûté 37 milliards de francs Cfa. Ce coût exorbitant est la conséquence des facilités et largesses faites aux élus, aux ministres et fonctionnaires dans l’utilisation du téléphone. Ainsi, même les anciens ministres et élus ont toujours droit aux téléphones avec accès à l’international. La conséquence est que, entre les dividendes et les impôts et taxes que l’opérateur principal de téléphonie doit verser dans la caisse du Trésor public une bonne partie passe dans le chapitre compense. Ce qui fait perdre quelques milliards aux finances publiques.

C’est l’Hebdomadaire Nouvel Horizon qui a donné l’info dans son édition de la semaine.

 


Source : 24 heures chrono, le 13 avril 2009.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 19:05

38ème sur un total de 134 pays, la Tunisie recule encore de trois places à l'échelle mondiale, rétrograde d'une position au plan arabe, mais maintient son leadership en Afrique. Telle est aujourd'hui la position de la Tunisie en matière de technologies de l'information, selon le «Global Information Technology Report 2008-2009», produit par le Forum Economic Mondial (Davos), en collaboration avec l'INSEAD, et avec le sponsoring de Cisco Systems.


A l'échelle arabe, la Tunisie talonne trois pays (4ème, derrière les Emirats Arabes Unis, Qatar et Bahrein) et en devance neuf autres (Arabie Saoudite, Jordanie, Oman, Kowait, Egypte, Maroc, Syrie, Libye et Algérie). La moitié des quatorze pays arabes figurant à ce classement. A l'exception de la Tunisie et Oman, qui reculent de trois places, tous les autres -Kowait (-5), Egypte (-13), (Maroc (-8), Algérie (-20) et Mauritanie (-12) font de -plus ou moins- grands bonds en arrière.


Le rapport constate qu'en Afrique du Nord, la Tunisie devance les autres pays de la région avec «un fossé grandissant» par rapport à l'Egypte, au Maroc et à l'Algérie».


Le «Global Information Technology Report 2008-2009» relève que le Moyen-Orient -qui se porte mieux dans ce domaine- améliore ses capacités en matière de TIC, ce qui se traduit par une présence de la plupart des pays de la région dans la première moitié du classement.


En Afrique, notre pays reste n°1 devant les trente pays du continent (Maurice, Afrique du Sud, Egypte, Botwana, Sénégal, Maroc, Nigeria, Gambie, Namibie, Kenya, Libye, Zambie, Ghana, Mali, Algérie, Mauritanie, Malawi, Côte d'Ivoire, Madagascar, Burkina Faso, Lesotho, Tanzanie, Ouganda, Bénin, Cameroun, Mozambique, Ethiopie, Burundi, Zimbabwe, et Tchad) figurant au classement du «Networked Readiness Index 2008-2009» (Index de l'aptitude ne matière de TIC).


En Méditerranée, la Tunisie figure en 7ème position, derrière la France (1ère), Israël, Malte, le Portugal, la Slovénie et l'Espagne; mais devance treize pays (Italie, Croatie, Grèce, Turquie, Montenegro, Egypte, Macédoine, Serbie, Maroc, Syrie, Libye, Albanie et Algérie).


Par rapport à 2007, le «Top 10» mondial reste composé des mêmes pays : Danemark, Suède, Etats-Unis, Singapore, Suisse, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas et Canada.


Toutefois, la région qui a le plus profité du boom des technologies de l'information depuis 2001 et la publication du premier «Global Information Technology Report», c'est le Moyen-Orient avec notamment une progression du nombre d'internautes de 600% entre 2002 et 2007.


Source : WMC, le 27 mars 2009.


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:41
Comment expliquer la persistance de la fracture numérique ? L'Afrique a-t-elle profité de la révolution Internet, un médium qui fête en 2009 ses 20 années d'existence ? Le continent serait resté un simple observateur en ne l'intégrant pas comme un facteur de développement. Y résoudre le problème de la connectivité à Internet passe par une solution économique.

L'Internet, le World Wide Web (www), célèbre cette année ses vingt ans. Beaucoup ont vu en ce nouveau médium une « chance » pour l'Afrique. L'a-t-elle saisie au vol ? Oui, parce qu'il est impossible de résister à une telle vague de fond, mais pas assez, semble-t-il, pour en faire un levier de développement économique. Le bien-être qu'il a produit, en termes de liberté d'expression et d'accès à l'information, ne suffit pas à bénéficier de la multitude d'opportunités qu'offre Internet. Les enjeux liés à la connectivité et au coût de celle-ci restent des problématiques, encore insolubles, pour les Etats africains. Selon plusieurs experts, ils peinent a faire d'Internet un paramètre de leur stratégie globale de développement et par conséquent, à trouver des solutions pour en tirer profit.

 

En guise de cadeau d'anniversaire, l'Afrique récolte un verdict sans appel prononcé par Adiel Akplogan, le directeur exécutif d'Afrinic, le registre régional africain. « Pendant 20 ans, nous nous sommes émerveillés devant cet outil et on a oublié les fondamentaux, notamment sa fonction économique ». Les Africains sont restés « passifs » dans leur usage du Net. « Internet a changé notre perception du monde, la façon dont le monde nous voit mais pas la façon dont nous le voyons. Ce que les Asiatiques ont réussi à faire. » L'Afrique comptait plus de 52 millions d'internautes en 2007, soit un taux de pénétration de 5,46% selon l'Union internationale des télécommunications (UIT), contre 573 millions pour l'Asie. Sur ce continent, avec un taux de pénétration de 15%, l'usage d'Internet est trois fois plus répandu que dans les pays africains.


Internet dans le monde en 2007

Continent Nombre d'utilisateurs d'Internet (milliers) Taux de pénétration
Afrique 52 248,8 5,46
Amérique 394 785 43,42
Europe 357 288,6 44,29
Asie 573 737,5 14,43

Source : UIT


« Passifs » dans la production de contenus


S'exprimer sur la toile passe par la production de contenus. Sur près de 180 millions de noms de domaine recensés dans le monde, 3% seulement sont africains. Entre 2005 et 2008, 20 000 nouvelles adresses IP ont été enregistrées, soit près du double de ce qui avait été fait sur la période 1994-2004. « Les Africains ont besoin d'informations qui leur sont utiles dans leur quotidien sur le plan économique, social et culturel », explique Adiel Akplogan. Une réalité parfaitement illustrée par Mike Jensen, consultant et pionnier dans l'observation du développement d'Internet en Afrique. « Soixante dix pour cent des Africains vivent en milieu rural. Ils n'ont pas besoin d'aller sur CNN ou Facebook, ils ont besoin d'avoir des informations qui leur permettront de mener à bien leur récolte, de connaître les prix auxquels ils pourront la vendre... » Mais faire arriver le réseau aussi loin dans les campagnes est un véritable défi sur le continent africain. Une étude de l'ITU, publiée en mai 2008, estime qu'en Afrique-subsaharienne, moins d'1% des villages ont un accès public à Internet, moins de 3% à une ligne fixe et seulement 10% des foyers ont l'électricité. Autant dire que rien ne facilite l'accès à la Toile.


Les plus importants utilisateurs du Net en Afrique (2007)

Pays Nombre d'utilisateurs d'Internet (milliers) Taux de pénétration
Egypte 10 532, 4 13,95
Nigeria 10 000 6,75
Maroc 6 600 21,14
Afrique du Sud 3 966 8,16
Algérie 3 500 10,34
Soudan 3 500 9,08
Kenya 3 000 7,99
Tunisie 1 722,2 16,68
Zimbabwe 1351 10,12
Ghana 880 3,75
Senegal 820 6,62
Ouganda 750 2,51
Zambie 500 4,19
Tanzanie 400 0,99
Angola 498 2,93
Cameroun 370 2,23
Maurice 340 26,95
Togo 320 5,07
Côte d'Ivoire 300 1,63

Source : UIT


Le manque d'infrastructures ou l'absence de fiabilité conduisent à un sous-développement numérique. Il n'est pas rare que les connections s'interrompent à Douala ou à Cotonou à cause d'un délestage impromptu en plein envoi d'un document attendu de toute urgence par un correspondant situé à l'autre bout de la planète. Conséquence de toutes ces défaillances, pour Mike Jensen : « Les gens ne font pas confiance au réseau disponible, il ne peut donc y avoir d'e-gouvernement, d'e-commerce puisque les transactions bancaires ne peuvent être sécurisées. Le développement des infrastructures, note Adiel Aklogan, n'est possible que « si les Etats africains définissent clairement la place des nouvelles technologies, d'Internet dans leur stratégie de développement ». Ce qui permettrait d'instaurer un cadre institutionnel et légal favorable au développement des infrastructures.


« Aujourd'hui, dans la plupart des pays africains, il est difficile pour un opérateur privé d'investir pour connecter son pays à la fibre optique ». En cause, les monopoles dont bénéficient les opérateurs de télécommunications. La solution se résume pour Mike Jensen en ces termes : « casser les monopoles et ouvrir les marchés. L'Etat doit être moins présent dans le secteur ». Ces situations ont une incidence sur les coûts d'accès au Net. « Au Sénégal, un accès haut-débit coûte environ 20 000 F CFA par mois (30 euros environ). Dans le même temps, dans d'autres pays qui sont connectés à la même fibre optique que le Sénégal, les tarifs sont jusqu'à cinq fois plus élevés. Ce qui pénalise le consommateur final. Comment voulez-vous alors qu'il utilise Internet ? »


Privilégier le développement de réseaux locaux


Autre élément qui ne fait pas d'Internet un medium abordable en Afrique : « la plupart des opérateurs africains ne distinguent pas les connections internationales, les plus chères, des connections locales. » Le phénomène est clairement expliqué par un document de l'UIT, intitulé Les pays pauvres subventionnent-ils les pays riches. « L'une des raisons de ce coût élevé tient au fait que la plupart des pays en développement utilisent la largeur de bande internationale pour échanger des données au niveau local. Lorsqu'un utilisateur africain de l'Internet envoie un message à un ami qui vit dans la même ville ou dans un pays voisin, les données du message vont jusqu'à Londres ou à New York avant de revenir vers cette ville ou le pays voisin en question. » Coût estimé : près de « 400 millions USD par an ». Dans un document [1], publié en 2005, Russel Southwood, le patron de Balancing Act, une entreprise de conseil et d'édition spécialisée dans les nouvelles technologies en Afrique, indique que « plus de 90% de la connectivité IP internationale transite par l'Amérique du Nord ».« Sur l'Internet, poursuit-il, les flux monétaires vont des pays en développement situés au sud vers les pays développés du nord. »


Mais il est possible de renverser la tendance. Adiel Aklogan donne l'exemple kenyan, un pays qui a crée sa propre infrastructure Internet. « Le Kenya n'a pas un accès direct à la fibre optique, donc aux plates-formes internationales. En 2004, ils ont fini par mettre en place un point d'échange pour gérer le trafic local. En six mois, tous les opérateurs présents sont arrivés à saturation de leur connection locale parce qu'ils ne s'attendaient pas à un tel volume de trafic. Ils ont alors commencer à acheter moins de trafic international, ce qui a réduit le coût de la connexion. Les opérateurs ont pu ainsi développer des applications locales puisqu'ils pouvaient bénéficier de tarifs plus abordables. » L'exemple de la Chine illustre l'indépendance que procure une telle démarche. Les grands moteurs de recherche, comme Google ou Yahoo, font toutes les concessions pour accéder à ce réseau chinois. D'ailleurs, le portail chinois Baidu supplante Google dans son pays : il représente plus de 50% des recherches.


Ne pas céder aux sirènes de la téléphonie mobile


L'Afrique peut mieux faire mais elle peut aussi apprécier le chemin parcouru en 20 ans. « Extraversion et recentrage » : deux mots qu'Annie Cheneau-Loquay, responsable du Réseau Africa'nti (l'Observatoire des nouvelles technologies d'information et de communication sur le continent), utilise pour décrire le développement de l'Internet en Afrique. Extraversion pour illustrer le fait qu'Internet a permis de satisfaire « un besoin de l'extérieur », notamment chez les jeunes. « On cherche à savoir ce qui se passe ailleurs », explique la chercheuse. Du côté de la diaspora, le phénomène est inverse. « Internet est un moyen pour elle de trouver des informations sur le pays d'origine ». A l'intérieur de leurs pays, les internautes africains consomment de plus des informations locales, produites notamment par les journaux en ligne. L'un des grands acquis d'Internet en Afrique est d'avoir promu la liberté de la presse, plus largement la liberté d'expression. L'avènement du web 2.0 amplifie cette libération de la parole. Les blogueurs égyptiens, souvent arrêtés, paient un lourd tribut dans les geôles de leur pays qui rassemble le cinquième des internautes africains.


Pour comparer en 2007

Pays Nombre d'utilisateurs d'Internet (milliers) Taux de pénétration
Suède 5 762,7 77
Etats-Unis 221 724 72,5
France 31 571 51,21
Chine 212 580,8 16

Source : UIT


De ces deux décennies d'Internet, Adiel Aklogan retient un autre mot : « désenclavement ». « Grâce à Internet, nous avons pu accéder à des informations qui n'étaient pas à notre portée auparavant, nous former. La participation à un média global permet de s'inscrire dans la globalisation économique . » Un raccourci qu'assume le directeur d'Afrinic, à condition qu'Internet devienne une priorité, comme à Maurice surnommée la cyber-île, pour les politiques africains. Des décideurs qui ne sont pas toujours capables de d'offrir une vitrine sur la toile à leurs citoyens, ne serait-ce qu'un portail gouvernemental fonctionnel. Ils se laissent aussi séduire par le pis-aller de la téléphonie mobile dont le taux de pénétration en Afrique avoisinait les 29% en 2007. Ce succès fait dire à certains des collègues d'Annie Cheneau-Loquay, que « le mobile sera l'Internet de l'Afrique ». Un avis qu'elle ne partage pas. Mike Jensen explique, entre autres, pourquoi : « Les solutions que proposent les opérateurs de téléphone mobile sont plus onéreuses que si l'on développait des technologies comme le Wifi [2], le Wimax [3] ou le mesh Wifi [4] pour permettre aux Africains installés dans les endroits les plus reculés d'accéder au Net ». Car, paradoxalement, les Africains « manquent encore d'information » alors qu'elles sont, pour la majorité des Terriens, à portée de clic. La fracture numérique a encore de beaux jours devant elle.





[1] Source IUT - Via l'Afrique : Création de points d'échange Internet (IXP) locaux et régionaux en vue de réaliser des économies en termes financiers et de largeur de bande, document de travail élaboré pour le compte de l'UIT et du CRDI à l'occasion de l'édition 2004 du Colloque mondial des régulateurs organisé par l'UIT. Source : UIT.

[2] Réseau local de type Ethernet à accès sans fil qui permet d'obtenir des débits pouvant atteindre 2 mégabits par seconde (Mbit/s) dans une bande de fréquences de 2,4 gigahertz (GHz). Source : Le Journal du Net .

[3] Le Wimax est un standard de transmission sans fil à haut débit. Fonctionnant à 70 Mbit/s, il est prévu pour connecter les points d'accès Wi-Fi à un réseau de fibres optiques, ou pour relayer une connexion partagée à haut-débit vers de multiples utilisateurs. Source : Le Journal du Net.

[4] C'est une technique de maillage et de routage dynamique de réseau sans fil basée sur un protocole de détection de voisinage OLSR. [...]. Les réseaux mesh s'installent et se configurent automatiquement, ils co-existent avec les réseaux existants, sont d'autant plus fiables qu'il sont denses et sont par définition multiservices voix, données et vidéo. Connectés à l'Internet, ils distribuent le haut débit Ethernet 100Mb/s sur une zone locale déterminée et les cellules étant dotées d'une capacité de roaming, ils autorisent la réception en mobilité ( voiture, train bus). « Any time, any where, any device », telle est la caractéristique des réseaux 'mesh'. Source : Mesh, Wi-Fi, WiMax...le futur des hauts-débits sans fil ?



Source : Afrik.com, le 21 mars 2009.



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 15:55

L'institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) a organisé les "Waxal" Blogging Africa Awards (cérémonie de remise de prix aux meilleurs blogueurs d'Afrique) dans le but de bâtir un espace démocratique de communication en Afrique pour le changement et la justice sociale. La cérémonie qui a eu lieu le lundi 9 mars dernier, s'est déroulée au Just4U de Dakar.


Les meilleurs blogueurs africains ont été honorés, le lundi 9 mars dernier , par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (Ipao) qui a organisé une cérémonie de remise de prix à leur intention, au Just 4 U de Dakar. L'objectif visé est de s'appuyer sur les journalistes spécialistes des TIC, pour démocratiser la communication et l'information.


Ainsi, le meilleur blog de journaliste francophone, Cédric Kalonji de la RDC, a reçu une somme de un million de francs CFA. Le trophée de meilleur blog de journaliste anglophone est revenu à Rosebell Kagumire du journal « The Independent » de l'Ouganda, qui a gagné le même montant (un million). Une récompense de deux millions de francs CFA a été offerte au meilleur blog d'organisation de la société civile africaine http://www.lusakatimes.com/ de la Zambie. L'IPAO a également dédié un prix spécial à Israel Yoroba Guebo de la Côte d'ivoire, avec un montant de cinq cent mille francs CFA en guise d'encouragement pour son blog original et bien présenté.


Lors du concours, les membres du jury ont eu à observer que les blogs de journalistes semblaient être les plus fournis en matière d'information et d'interactivité.


Cependant, Mamadou Ndiaye du CESTI a quant à lui soulevé une dichotomie entre la pratique journalistique et le blogging. « Le journalisme est un métier qui suit des consignes éditoriales, alors que le blogueur a une large liberté d'expression et écrit pour son plaisir. »


Pour les lauréats, il n'y a pas de différences nécessaires à souligner, « les deux se complètent » ; c'est-à-dire, là où s'arrête le journaliste, le blogueur poursuit et va au-delà des frontières ».


Le blog représente un espace de progrès social qui tend à introduire des espaces traditionnels en transférant les discussions africaines dans la sphère du blogging. Ce qui amènera la directrice de l'Ipao, Diane Senghor, à souligner les révolutions dans les blogs qui ont permis, selon elle, de « surmonter les contraintes éditoriales, rédactionnelles, l'obstacle de l'univocité et les possibilités de s'exprimer. »


Pour l'institut Panos, les participants, et les partenaires, il faudra faire la promotion de l'usage des TIC qui peuvent ouvrir beaucoup de portes et ainsi, comme l'a précisé Cédric Kalonji, du meilleur blog de journaliste francophone, il s'agit de « changer l'image de l'Afrique perçue comme un continent pauvre qui a besoin d'aide ». Désormais, « il y aura des blogs dans chaque pays, dans chaque ville, chaque avenue, au coin de chaque rue ; l'Afrique reconnaîtra ses valeurs et nous ne danserons plus jamais pour les autres. », conclut-il.

 


Source : Sud Quotidien, le 11 mars 2009.

 

 

 


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:20
Alors que l'Assemblée s'apprête à entamer, mardi 10 mars, l'examen du projet de loi « Création et Internet », une étude commanditée par le quotidien Metro à TNS Sofres suggère que 37% des internautes français téléchargent illégalement ou consomment des contenus obtenus par cette voie. Plus d'un internaute sur trois s'adonnerait donc, directement ou indirectement, aux joies du P2P et des réseaux associés, avec une préférence marquée pour la musique, puis les films, loin devant les séries ou les jeux vidéo.

20% de pirates en France ?

Avec 17,7 millions de foyers abonnés au haut débit, la France compte aujourd'hui plus de trente millions d'internautes, parmi lesquels 37% auraient donc déjà profité de contenus téléchargés illégalement, selon cette étude réalisée sur un échantillon de mille personnes interrogées en face à face. Ramenée à l'ensemble de la population des 18 ans et plus, la proportion tombe à 26% : 73% des Français seront donc restés jusqu'ici à l'écart du piratage.

Sans surprise, c'est chez les couches les plus jeunes de la population que cette pratique est répandue. 58% des sondés de moins de 35 ans confessent ainsi avoir déjà téléchargé (47%) ou utilisés (11%) des contenus illégaux, contre 30% des plus de 35 ans. Chez les 18-24 ans, la proportion monte à 57%. Au jugé, l'amateur moyen de téléchargement apparait donc comme un homme de moins de 35 ans, actif (35%) ou non (44%). 39% des personnes interrogées reconnaissant avoir déjà téléchargé habitent en ville. 39% également sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur.

Détail insolite : sur le plan politique, 21% des sondés qui disent télécharger ou profiter indirectement de téléchargements illégaux se revendiquent de l'UMP.

Au total, 20% des Français admettraient avoir déjà téléchargé illégalement sur Internet. La musique arrive en tête avec 18%, devant les films (13%), les séries TV (5%) et les jeux vidéo (4%). Chez les « internautes quotidiens », les usages sont sans surprise nettement plus marqués, avec 33% des répondants qui avouent télécharger de la musique, 24% des films, 11% des séries et 7% des jeux vidéo.

Une étude qui légitime l'Hadopi ?

Leitmotiv depuis le mois d'août : 450.000 films seraient téléchargés illégalement chaque jour en France. Avec cette nouvelle étude, le gouvernement dispose d'un argument supplémentaire pour justifier le projet de loi Création et Internet, visant à traiter la grande masse du piratage « de manière pédagogique et préventive », pour reprendre les mots de Franck Riester, rapporteur du texte.

Voté à une très large majorité au Sénat, le texte pourrait toutefois ne pas recueillir les suffrages de l'Assemblée nationale, dont les membres avaient déjà opposé une vive résistance aux modalités de son prédécesseur, la loi DADVSI.

La tâche du gouvernement n'aura rien d'une gageure puisque même au sein de la majorité, la loi Hadopi soulève quelques dissensions. Afin de mettre toutes les chances de son côté, le ministère de la Culture a indiqué dimanche qu'il adresserait des courriers électroniques quotidiens à chaque parlementaire afin de lui expliquer les enjeux du texte. « Chaque lettre électronique comprendra le témoignage d'un artiste qui s'exprimera sur l'importance de la protection des droits d'auteur et le rôle de cette loi pour sauver la diversité culturelle », a indiqué la rue de Valois dans un communiqué cité par l'AFP.


Source : Clubic, le 08 mars 2009.

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 22:40
Deux tiers des abonnements sont souscrits dans les pays en voie de développement, notamment les pays africains.

L'Afrique, où un quart de la population possède désormais un combiné, connaît le plus fort taux de croissance, selon l'Union internationale des télécommunications (ITU). Alors qu'un Africain sur 50 avait un téléphone portable en 2000, quelque 28 % d'entre eux en possèdent désormais un, selon l'agence des Nations unies. On compte trois fois plus d'abonnements à la téléphonie mobile qu'à la téléphonie fixe dans le monde et, dans quelques pays d'Asie et d'Europe, le taux de pénétration dépasse les 100 %, certains habitants possédant plusieurs lignes. Dans son rapport intitulé « Measuring the Information Society », l'ITU explique qu'Internet est loin d'être accessible dans les régions les plus pauvres du monde, notamment en Afrique où juste 5 % de la population utilise le Web.


Soutien à l'économie

« L'accès Internet via une ligne fixe dans les pays en développement est encore limité, et là où il est possible, il est souvent lent et cher », peut-on lire dans l'étude qui classe les pays en fonction de leurs technologies de l'information et de la communication (ICT) en 2007, année où les chiffres les plus récents sont disponibles. La Suède arrive en tête de cette liste, qui prend en compte, entre autres, les accès à la téléphonie, aux ordinateurs, aux réseaux de communications et le taux d'alphabétisation. La Corée du Sud prend la deuxième place. Les états scandinaves, les pays européens à hauts revenus, l'Asie, et l'Amérique du Nord sont également bien classés.


La croissance spectaculaire dans les pays en voie de développement, notamment le Pakistan (127e), l'Arabie Saoudite (55e), la Chine (73e) et le Vietnam (92e), aide en plus à soutenir l'économie selon l'évolution des chiffres depuis 2002, indique l'ITU. Parmi les opérateurs ayant massivement investi dans les pays émergents figurent l'indien Bharti Airtel, le norvégien Telenor, le sud-africain MTN et l'égyptien Orascom Telecom.


Source : France Soir, le 05 mars 2009.

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 10:24
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm) de l'Uemoa n'a pas échappé à la vague de chute observée sur les différents marchés financiers internationaux. Malgré la baisse des actions de la Sonatel , le titre Sonatel Sn reste la valeur phare de Brvm.

Au terme de l'année 2008, les indices Brvm 10 et Brvm Composite affichent une baisse annuelle de 11,46%, à 192,08 points et 10,01%, à 178,17 points, respectivement. L'information est donnée par le 112 de La Lettre Mensuel de la Cgf Bourse. Elle soutient que « la BRVM a subi l'impact des moins values enregistrées, au second semestre 2008, par plusieurs valeurs. Les importants volumes échangés, corrélés au cours élevé sur la principale valeur de la Brvm qu'est la Sonatel , étaient soutenus par la spéculation boursière des fonds d'investissement étrangers. » La capitalisation boursière de l'ensemble des valeurs cotées régresse également de 10%, à 3 381 milliards de Fcfa contre 3 726 milliards de Fcfa en fin 2007.


Celle des valeurs composant l'indice Brvm 10 s'établit à 2 588 milliards de Fcfa contre 2 893 milliards de Fcfa en fin 2007, soit un recul annuel de 10,55%. Cependant, en terme de volume d'échange, la Brvm a été plus dynamique qu'en 2007. En effet, 33,35 millions d'actions ont été transigées au courant de l'année 2008 contre 9,79 millions de titres en 2007, soit un volume multiplié par plus de deux fois (241%). Le secteur « Finances » totalise, de loin, le volume d'échange le plus important du marché avec 30 682 217 titres transigés, soit 92,01% des transactions annuelles du marché. Le secteur a été tiré par l'intense activité de l'action Etit dont 30 419 575 titres ont été négociés, soit 99,14% du volume sectoriel annuel.


Services publics, la Sonatel enregistre une baisse


Ce secteur affiche un volume d'échange annuel de 564 545 titres, soit 1,69% des transactions du marché. Bien qu'étant le titre le plus actif du secteur avec 541 558 titres négociés, l'action Sonatel enregistre une baisse annuelle de 25,71%, à 130 000 Fcfa. La Sonatel a versé, pour le compte de l'exercice 2007, un dividende net de 9 900 Fcfa par action, soit un rendement moyen annuel de 5,95% pour un PER de 8,06. Malgré ce repli du cours de la principale valeur de la BRVM , le secteur représente, grâce à l'action Sonatel, plus de la moitié (57,19%) de la valeur totale des échanges annuels du marché. Les deux autres titres du secteur, à savoir CIE CI et SODE CI, offrent, respectivement, des plus values annuelles intéressantes de 61,59%, à 21 815 Fcfa et 50,35%, à 14 960 Fcfa.


Le secteur « Distribution » enregistre 293 300 titres négociés, soit 0,88% des échanges annuels du marché. Le secteur présente la plus forte hausse du marché à travers le titre SDA CI (Ex Peyrissac Ci) dont le cours passe de 54 515 Fcfa en fin 2007 à 120 250 Fcfa au 31 décembre 2008, soit une progression de 120,58%. Quant au secteur de l' « Industrie », il totalise 141 407 titres transigés, soit 0,42% des transactions annuelles du marché. UNIWAX CI affiche la plus forte hausse annuelle du secteur, soit plus du double (118,18%), à 24 000 Fcfa. Le PER de SIVOM CI s'établit à 25,38.


Les valeurs phares en 2008


Le titre, la Sonatel Sn reste la valeur phare de la Brvm malgré un recul annuel de son cours de 25,71%. En effet, l'action Sonatel représente, en fin 2008, 38,45% de la capitalisation boursière de l'ensemble des sociétés cotées à la Brvm. La valeur totale des échanges sur le titre (78,15 milliards de Fcfa) fait plus de la moitié (56,9%) de la valeur des transactions annuelles du marché (137,34 milliards de Fcfa). Pour rassurer les investisseurs, face à la baisse constatée sur le cours, le Groupe Sonatel a annoncé qu'il payera en 2009 (au titre de l'exercice 2008), un dividende net par action au moins égal à celui payé au titre de l'exercice 2007, soit 9 900 Fcfa.


Etit (Ecobank) a été le titre le plus actif du marché totalisant 30 419 575 actions transigées, soit 91,23% du volume annuel du marché. Ce dynamisme doit être relativisé dans la mesure où la valeur des échanges annuels sur Etit (8,4 milliards de Fcfa) ne représente que 6,12% de la valeur des transactions annuelles du marché du fait de la faiblesse du cours de l'action (95 Fcfa en fin 2008). La capitalisation boursière d'Etit représente 19,03% de celle de la Brvm. Les différentes opérations conduites par le Groupe Etit ont rendu le titre plus liquide et plus attractif.


Source : Le Matin, le 28 février 2009.


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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:12

La ville de Shanghai se trouve en tête de la liste des villes chinoises pour les achats par internet, qui ont été faits pour une somme totale de 16,5 milliards de yuans (2,4 milliards de dollars) en 2008, avec les dépenses annuelles en ligne qui représentaient 2 200 yuans par habitant, selon le dernier rapport de consommation par internet.

Ce rapport qui a été effectué par l'iResearch Consulting Company, était fondé sur une enquête nationale parmi 100 000 internautes interrogés par 84 grands sites web.

Le volume total des achats en ligne en Chine a atteint un niveau record de plus de 120 milliards de yuans en 2008, une augmentation de 128,5% par rapport à 2007.

"L'e-business est devenu une partie intégrante du commerce de détail, et les grandes villes comme Shanghai, Beijing où Shenzhen qui dominent dans le domaine du commerce de détail sont aussi en tête pour le commerce sur internet", a affirmé Liu Zheng, consultant en chef de la compagnie pékinoise SDR Consulting Company.

"Il faut également souligner que les villes du deuxième et du troisième rang, comme celles qui se trouvent dans les provinces du Shandong et du Jiangsu sont devenues des consommatrices émergentes des marchandises sur le web", a-t-il ajouté. "Plus de 70% des utilisateurs de Taobao.com sont originaires de ces villes."

Les hommes sont de plus grands acheteurs en ligne que les femmes, représentant 55% des effectifs. Ils achètent principalement des produits électroniques, indique le rapport.

Malgré la proximité de plusieurs grands centres commerciaux, Xiao Gao, habitante de Shanghai âgée de 27 ans, affirme qu'elle préfère le web-shopping.

"Le shopping par internet est devenu un mode de vie, et j'achète des produits ou des services en ligne au moins une fois par semaine", a-t-elle dit. "Les prix bas, c'est ce qui me fait prendre la décision d'acheter."

"C'est un mode de vie qui permet d'éviter tous les embouteillages qu'il faut franchir pour accéder aux magasins", a-t-elle ajouté. "J'en fais une habitude, en dépensant plus sur les achats en ligne".

"Les acheteurs dans tout le pays font de plus en plus recours à Internet pour la variété, la qualité et le confort qu'il propose," a annoncé Liu Zheng.

"Les ventes en ligne vont continuer à prendre de l'ampleur surtout que la dépression économique se poursuit."

Jusqu'à présent, Taobao.com conserve une position stable de leader pour les achats en ligne avec 82,2% de parts de marché, suivi par PAIPAI.com et eachnet.com, avec 9,9% et 7,9% respectivement.

Les consommateurs se plaignent généralement de l'incohérence entre l'image et le produit en réalité et du retard dans la livraison, indique le rapport.

 


Source: Le Quotidien du Peuple en ligne, le 20 février 2009.


 


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