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Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.

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Séminaire du 19 février 2009 à l'IPDSR - Présentation de Françoise Desbordes


TIC, SIG, outils collaboratifs pour le développement
L'expérimentation de Guediawaye

  • Françoise Desbordes
  • Ingénieur de recherche au LISST-Cieu, UMR
  • desborde@univ-tlse2.fr
CNRS-UTM-EHESS
  • Trajectoire :
Bases de données pour les SHS
Cartographie automatisée
SIG et TIC

Les TIC
  • Un ensemble de technologies numériques permettant la création le stockage et le transport d'information par des supports de innovants et « mobiles »
  • L'informatique
  • Les télécommunications
  • L'électronique
Vers la société de l'information
  • Actuellement l'accès à cette information joue un rôle primordial dans le fonctionnement des organisations publiques, privées, associatives
  • Ainsi le développement de la « Société de l'Information » a été un des grands moteurs du développement des années 1990 et du début des années 2000.

Quelles définitions de la société de l'information ?

Une société organisée autour de nouveaux modèles de partage de l'information
  • rendus possibles par la grande vitesse et les progrès technologiques
  • favorisant l'intelligence collective
  • Du point de vue usager :
La société de l'information c'est une société où chaque citoyen peut accéder en ligne à toute information et service et est acteur dans la mesure où il est capable de s'exprimer en ligne.
  • du coté du producteur d'information :
toute information crée circule et complète et enrichit l'information initiale en fonction des besoins des structures qu'elle traverse
  • Les échanges peuvent être plus directs, plus libres mais se pose alors la question de l'appropriation des outils par tous.
  • C'est autour de ces questions que sont apparus les termes de fracture numérique puis de solidarité numérique
La S.I., un projet politique
  • Le concept émergeant de société de l'information a été largement accompagné par les gouvernements (Etats Unis, puis Comission européenne, puis l'ensemble des gouvernements) qui ont développé des politiques incitatives visant à favoriser l'appropriation des TIC par les corps économique et social des pays
  • l'organisation de deux Sommets Mondiaux consacrés à la question, en 2003 à Genève puis en 2005 à Tunis, rendent compte de l'intérêt apporté à ces questions par les acteurs du développement.
A noter :
  • Le rôle significatif de la société civile qui s'y est imposé du fait de la participation commune des différents acteurs de la société de l'information (les Etats, les collectivités locales, le secteur privé et la société civile).
Des modèles spécifiques de SI
  • La « Société de l'Information » s'incarne dans des lieux spécifiques, dans des territoires, des logiques d'acteurs... de sortes qu'émerge des modèles spécifiques de « sociétés de l'information ». Les systèmes d'acteurs qui interviennent dans les processus en jeu font la part belle à la « société civile », que ce soit dans les pays du Nord ou dans les pays du Sud.
  • Il avait pu sembler, dans un premier temps, que les dimensions spatiales seraient écrasées, qu'elles pourraient disparaître, pour se fondre dans une sorte d'indifférentiation par ailleurs assimilée à la mondialisation.
Les recherches sur les TIC

Pendant de nombreuses années, les travaux portant sur les Tic ont adopté une grille de lecture que l'on pourrait qualifier de déterministe : c'est l'innovation technique qui « pousse » la société, qui en constitue un des moteurs de développement - « technological push » des positions très contrastées, entre celles qui célèbrent les bienfaits de la technique, de l'innovation et du progrès technologique en général et celles qui pressentent une inéluctable catastrophe sociale .

La figure de l'usager des Tic
  • La figure de l'usager des Tic comme acteur de l'innovation commence à s'imposer dans les travaux de recherche en France autour des années 1980
  • Le fait que l'usager tende à devenir un acteur important correspond aussi à la diversification en cours de l'offre sur ces objets techniques
  • Une possibilité nouvelle : celle de sanctionner l'utilité de telle ou telle offre technologique s'est développée alors une approche centrée sur les « Usages » et le concept dit « social pull » censé se substituer au « technological push »
Cas d'école : Des politiques locales différentiées
  • Une politique de développement des TIC basée sur le technological-push : Castres Mazamet
  • Objectifs : lutte contre la désindustrialisation du site, reconvertion dans l'économie des TIC
  • Une politique de développement des TIC basée sur le social pull : Parthenay ville numérique
  • Objectifs : mobilisation de la population, revitalisation du tissu social, réorganisation des services de la collectivité, économie des TIC (services).
De nouveaux axes de recherche

Posture : le monde social, dans sa diversité, ses logiques spécifiques, ses « attentes », dans ses capacités de réinvention, de « détournement » déterminerait assez  largement la pertinence et surtout le marché de l'innovation technique.
  • saisir la tension entre technique et société, voire entre offre technique-marchande et demande sociale
  • considérer l'innovation technique comme le produit d'une synergie complexe entre l'offre techniquemarchande, les nouvelles formes d'organisations économiques, et la demande sociale
  • Cette grille de lecture amène à centrer les analyses à la fois sur les « modèles » d'organisations socio-spatiales et les jeux d'acteurs qui impulsent ces dynamiques
  • sur l'évolution des formes de l'action publique et de ses relations avec les acteurs privés et l'ensemble des acteurs territoriaux,
  • sur des nouvelles formes ou modalités de développement,
  • des nouveaux types de gouvernance locale...
  • prêter une attention toute particulière aux expérimentations ou modèles spécifiques de développement territorial.
Une expérimentation comme celle de la coopération décentralisée entre la Communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet et la ville de Guédiawaye produit de nombreuses données empiriques sur ce que nous appellerons « l'internet de proximité ».

Le rapport TIC - territoire
  • Face à un processus de métropolisation les TIC ont fait l'objet de deux argumentaires :
  • - favoriser la concentration du pouvoir et des moyens autour des grandes métropoles, donc renforcer leur pouvoir économique
  • - redynamiser les espaces les plus reculés, donc renforcer la solidarité territoriale
Des stratégies de l'Etat et des collectivités locales orientées par ce double objectif


TIC - pouvoirs publics

Les pouvoirs publics ont une forte responsabilité dans la mise en place d'une action volontariste sur leur territoire
  • Les TIC comme atout supplémentaire pour un territoire, comme les routes, les voies ferrées... (ex cas d'école Castres Mazamet)
  • Les TIC comme expression locale de la société de l'information, élément participant à un projet de territoire (ex cas d'école Parthenay)
• On pourrait chercher des ex dans la mise en oeuvre de politiques TIC au Sénégal.

Les motivations des élus
  • Conviction réelle qu'une action volontariste sur leur territoire est nécessaire
  • Opportunité de financements nationaux, supra nationaux ou extérieurs
  • Volonté d'affirmation d'une spécificité locale dans une S.I. perçue comme trop globalisante
  • Attente de retombées en terme d'image -marketting territorial -
Préalable des infrastructures et équipements
  • Assurer une couverture réseau sur l'ensemble du territoire, adaptée aux besoins du secteur économique comme au besoin de tous les habitants.
  • Pour circuler les données ont besoin d'infrastructure de télécommunication à haut débit
  • Mais l'existence de réseau n'est pas suffisante au développement du territoire
  • Les réseaux filaires :
- La fibre optique (encore souvent épine dorsale à l'échelle d'un pays)
- L'ADSL (transmission à haut débit sur une ligne téléphonique ordinaire)
  • Les réseaux sans fil :
- Systèmes basés sur les radio communication :  Wifi, WIMAX, UMTS, VSAT
- Systèmes associant satellite et WIFI


Quel rôle peuvent jouer les pouvoirs publics ?
  • Connaître et faire connaitre l'état des réseaux dans le territoire
  • Connaître et anticiper les besoins des membres de la collectivités : habitants, entreprises, organismes publics (collectivités éducative, sanitaire, locales ...)
  • Faciliter l'accès collectif aux réseaux haut débit (espaces publics numériques, cyber centres)
  • Rechercher des sources de financement (fonds mondial de solidarité numérique ...).

Promouvoir l'appropriation citoyenne et la  formation

Les accès publics à Internet permettent aux habitants de s'approprier les TIC et  leur distribution dans le territoire sont des éléments forts de structuration de  son aménagement numérique.
  • les cybercafés ou cybercentres d'initiative privée, très représentés au Sénégal : les usages sont libres et les utilisateurs n'y recherchent pas une formation particulière aux nouveaux outils.
  • les espaces publics numériques mis en place par l'acteur public sur lesquels l'accent a été mis en France : les usages sont davantage encadrés et ces lieux correspondent plus à des espaces de formation.
Ils représentent pour nombre d'acteurs publics, l'outil de base d'une politique de  promotion et de pénétration des TIC sur l'ensemble d'un territoire  et un des outils de lutte contre la « fracture numérique » entre les populations
d'un même territoire.

Ces »centres multimédia »ont souvent constitué un lieu de création de lien social

Les situations réelles sont rarement aussi  tranchées.

On notera dans l'expérimentation conduite à  Guediawaye la volonté de la collectivité locale de former les gérants de cybercentre à l'usage d'un outil collaboratif afin qu'ils puissent sensibiliser leur clientèle à ce type d'usage de l'internet.

A quelle information accéder?

Quel type de contenus sont susceptibles de rencontrer l'intérêt des publics ?
La question s'envisage désormais essentiellement en termes de contenus de proximité, de contenus territoriaux.
  • Fournir des contenus territoriaux, c'est proposer des informations en prise directe avec les territoires et qui répondent à des besoins localisés :
  • Le besoin d'information en direction des citoyens
  • Le besoin des acteurs économiques locaux
  • le besoin des collectivités de fédérer les énergies présentes sur le territoire autour d'un projet de territoire
  • L'information sur les services : information sur les infrastructures de transport  et  de télécommunications information sur l'éducation et la santé information relative à la culture, au tourisme à la jeunesse et aux sports.
  • L'information sur l'organisation administrative : il s'agit de dire qui fait quoi vis-à-vis des missions qu'assument les collectivités locales
  • L'information sur la commercialisation des produits
  • L'information sur la gestion de l'environnement
  • L'information sur les localisations
  • Cette information de proximité fait l'objet de construction de sites web communaux ou de villes
  • La commune représente pour la population l'échelon d'appartenance le plus naturel, le plus évident, c'est l'échelle la plus pertinente
L'économie des TIC

L'économie des TIC peut se regrouper en plusieurs familles :
  • Les producteurs de technologies : transistors, circuits intégrés, microprocesseurs et mémoires, ainsi que des biens et services qui en découlent immédiatement : ordinateurs, automates, logiciels, etc.
  • L'ensemble des activités qui incorporent ces technologies - télécoms, aéronautique, automobile, transport aérien, audiovisuel, etc- et des activités économiques utilisatrices ces technologies : commerce, production industrielle, etc.
Les services qui se développent autour des TIC :production et  dévelopement de logiciels, systèmes d'information, centre d'appel etc...
  • Si l'économie des TIC renvoie à des dynamiques territoriales spécifiques, l'é-economie de l'internet fait plutôt référence à des échanges commerciaux qui se produisent dans le cyberespace via des portails ou des intranets sécurisés.
  • Cependant il existe toute une série d'activités économiques de proximité articulée sur les TIC -la distribution, les services divers à la clientèle, la maintenance, etc... l'acteur public a également un rôle important d'accompagnement ou d'interface entre les différents acteurs privés de cette économie à l'échelle de son territoire.
  • Sensibiliser les entreprises à la culture Internet
  • Mettre en avant le potentiel de l'offre Multimédia (annuaire, étude, observatoire...)
  • Mettre en relation les professionnels du secteur de l'économie des TIC
  • Favoriser la dématérialisation des marchés publics mettre sur le portail internet des collectivités locales les  différents appels d'offres des marchés publics auxquels il est possible de soumissionner en ligne.
Accéder à l'information et produire de l'information
  • Un des objectifs de la Société de l'information pour produire une intelligence collective
  • De nouveaux outils logiciels, les outils collaboratifs

Une recherche - action inscrite dans le cadre de la coopération décentralisée
pour la solidarité numérique

Inscrite dans le programme de recherche : eAtlas francophone Afrique de l'Ouest




OBJET DE LA COOPERATION

Portail collaboratif de la ville de Guediawaye

Outil collaboratif pour augmenter les potentialités de participation à la  gouvernance et au développement local durable du territoire :
  • construire un espace de travail auquel participe l'ensemble des acteurs impliqués sur le territoire de Guediawaye
  • favoriser l'émergence d'un savoir faire local dans l'utilisation des technologies de l'information et de la communication et des techniques d'information géographique
OBJECTIFS DE RECHERCHE
  • analyse des conditions de l'adaptation des outils SIG &TIC au contexte d'une ville africaine en développement
  • Analyse des usages des outils : analyse des pratiques, d'usages spécifiques, conditions d'appropriation, efficience pour la gouvernance locale
  • Recherche de méthodes de coproduction des informations territoriales par tous les acteurs territoriaux
MOYENS

Expérimentation à l'échelle d'une ville

Transferts d'expérience et de savoir faire dans la construction d'un système d'information territoriale mutualisé
Formation des acteurs usagers à l'utilisation des outils d'information collaboratifs (cadres des organisations territoriales et de la société civile dans un premier temps)

Les partenaires
  • La Ville de Guediawaye au Sénégal
  • La communauté d'agglomération de Castres Mazamet
  • L'université de Toulouse-le Mirail pour le LISST-Cieu
Un partenariat basé sur de précédentes coopérations croisées Université - ville de Guédiawaye (thème développement durable) LISST Cieu - CACM, (thème SIG , mise à disposition de cartes) LISST Cieu - CUFR J F Champollion - CACM (formation)

Un outil collaboratif pourquoi faire ?
  • Relation interactive entre usagers
  • Faciliter le travail entre collaborateurs d'un projet
  • Inventer de nouveaux usages de l'information
  • Une information rapide, validable, capitalisable, ouverte aux commentaires, facilitant la participation de tous les intervenants.
Le travail collaboratif

Une des préoccupations actuelles des organisations, entreprises, administrations publiques ou associations.
  • Fort développement du travail en mode projet dont une des caractéristiques est la mobilisation de compétences multiples
  • Au Sénégal, décentralisation et municipalisation, responsabilisation des acteurs locaux, poussent à la mise en place d'« gouvernance locale ».
  • L'accent est mis sur le caractère participatif du développement durable, implique une information réciproque des différents niveaux d'intervenants
  • Or, la tendance à l'éclatement des structures, rend précisément ce mode projet difficile à mettre en oeuvre.
  • Hypothèse : l'appropriation des nouveaux outils collaboratifs par l'ensemble des acteurs peut concourir à améliorer ce fonctionnement.
  • Mettre en place un espace de travail collaboratif en ligne permet à chaque membre du projet de faire état de l'avancement des projets, et permet à tous les collaborateurs de fournir les informations et fichiers nécessaires à la bonne réalisation du projet.
  • Comment la collectivité s'est emparée du projet ?
  • Quel intérêt elle trouve à s'investir dans ce projet ?
• Où en est l'expérimentation ?

[....]

Des documents de plusieurs types
  • Des textes saisis sur le site pour faire passer une information,
  • Des fichiers à télécharger, pour mettre à disposition des études, des diagnostics, un document-cadre, une
réglementation, pour capitaliser ...
  • Des images, pour communiquer une photo, une carte ...
  • Des forums pour lancer une discussion, recueillir des avis ...












Des facilités, des +
  • Indexation des documents déposés sur le site par mots clés (un classement)
  • Moteur de recherche pour retrouver les documents
  • Permettre les commentaires sur un document (valeur ajoutée à l'information, interactivité)
  • Permettre d'afficher des contenus en relation (renvoyer à des documents déjà présents sur le site)







Description technique

Système de gestion de document, deux fonctions principales :
  • En amont, gérer la collecte et la gestion d'un ensemble complexe de données, souvent hétérogènes, provenant de diverses sources
  • En aval, des modules spécialisés assurent la présentation structurée et uniforme de ces données sous la forme d'un site web.
L'accès à un espace projet commun s'effectue nominativement (utilisateur et mot de passe), 
Le rôle de chaque utilisateur est prédéfini afin de limiter l'accès à certains groupes,
Des outils de production de sites web dynamiques.
  • Éditer, modifier, publier du contenu sur un site internet, un intranet ou un extranet
  • Gérer les droits d'accès et les rôles des membres du collectif.
Un site Web peut ainsi être actualisé fréquemment en un minimum de temps :

Insertion facile du contenu (du texte, des images, etc.).

Des corrections et des commentaires (soumis à la validation avant publication) peuvent être  apportés par d'autres membres une meilleure qualité de l'information, une plus grande productivité des contenus mis en ligne.

La mise à disposition d'information cartographique

Un constat :
  • la faible production de carte au Sénégal, manque ressenti par les services gestionnaires des villes, les politiques, les porteurs de projets,
  • la faible acculturation à la carte des décideurs comme des citoyens
Un projet à deux entrées :

Construire une base SIG adaptée aux besoins des gestionnaires du territoire en mobilisant les ressources disponibles (établissement du dialogue collectivité locale, services de l'Etat), projet appuyé sur l'expérience en SIG partagé de la CACM

Intégration dans un processus participatif de la dimension territoriale apportée par les  acteurs.

Des questions pour la recherche
  • la communication et la mise à disposition de cette information pour un public non initié - citoyens, acteur de la société civile, voire élus - un enjeu de taille si on souhaite une participation publique à la gestion du développement territorial, au Sénégal comme ailleurs.
  • À quelles conditions les nouveaux outils de gestion de l'information, cartomatique,
SIG et Internet peuvent ils concourir à l'appropriation par les différents acteurs de la dimension spatiale dans un processus participatif ?
- localiser des équipements, des acteurs, des phénomènes
- mais aussi de rendre compte des ancrages territoriaux, des appropriations des lieux, connues et exprimées par les acteurs,
- sur un référentiel commun et au moyen d'une sémiologie commune à définir.
- Développer des formations à l'utilisation de ces objets « cartes » multiformes.





Vous pouvez visiter le site collaboratif de l'eAtlas FAO en cliquant ici.

Le Collectik remercie l'ensemble des participants à ce séminaire.










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