TIC, SIG, outils collaboratifs pour le développement
L'expérimentation de Guediawaye
CNRS-UTM-EHESS
Bases de données pour les SHS
Cartographie automatisée
SIG et TIC
Les TIC
- Un ensemble de technologies numériques permettant la création le stockage et le transport d'information par des supports de innovants et « mobiles »
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L'informatique
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Les télécommunications
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L'électronique
Vers la société de l'information
- Actuellement l'accès à cette information joue un rôle primordial dans le fonctionnement des organisations publiques, privées, associatives
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Ainsi le développement de la « Société de l'Information » a été un des grands moteurs du développement des années 1990 et du début des années 2000.
Quelles définitions de la société de l'information ? Une société organisée autour de nouveaux modèles de partage de l'information - rendus possibles par la grande vitesse et les progrès technologiques
- favorisant l'intelligence collective
La société de l'information c'est une société où chaque citoyen peut accéder en ligne à toute information et service et est acteur dans la mesure où il est capable de s'exprimer en ligne.
- du coté du producteur d'information :
toute information crée circule et complète et enrichit l'information initiale en fonction des besoins des structures qu'elle traverse - Les échanges peuvent être plus directs, plus libres mais se pose alors la question de l'appropriation des outils par tous.
La S.I., un projet politique - Le concept émergeant de société de l'information a été largement accompagné par les gouvernements (Etats Unis, puis Comission européenne, puis l'ensemble des gouvernements) qui ont développé des politiques incitatives visant à favoriser l'appropriation des TIC par les corps économique et social des pays
- l'organisation de deux Sommets Mondiaux consacrés à la question, en 2003 à Genève puis en 2005 à Tunis, rendent compte de l'intérêt apporté à ces questions par les acteurs du développement.
A noter : -
Le rôle significatif de la société civile qui s'y est imposé du fait de la participation commune des différents acteurs de la société de l'information (les Etats, les collectivités locales, le secteur privé et la société civile).
Des modèles spécifiques de SI - La « Société de l'Information » s'incarne dans des lieux spécifiques, dans des territoires, des logiques d'acteurs... de sortes qu'émerge des modèles spécifiques de « sociétés de l'information ». Les systèmes d'acteurs qui interviennent dans les processus en jeu font la part belle à la « société civile », que ce soit dans les pays du Nord ou dans les pays du Sud.
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Il avait pu sembler, dans un premier temps, que les dimensions spatiales seraient écrasées, qu'elles pourraient disparaître, pour se fondre dans une sorte d'indifférentiation par ailleurs assimilée à la mondialisation.
Les recherches sur les TIC
Pendant de nombreuses années, les travaux portant sur les Tic ont adopté une grille de lecture que l'on pourrait qualifier de déterministe : c'est l'innovation technique qui « pousse » la société, qui en constitue un des moteurs de développement - « technological push » des positions très contrastées, entre celles qui célèbrent les bienfaits de la technique, de l'innovation et du progrès technologique en général et celles qui pressentent une inéluctable catastrophe sociale .
La figure de l'usager des Tic - La figure de l'usager des Tic comme acteur de l'innovation commence à s'imposer dans les travaux de recherche en France autour des années 1980
- Le fait que l'usager tende à devenir un acteur important correspond aussi à la diversification en cours de l'offre sur ces objets techniques
Cas d'école : Des politiques locales différentiées - Une politique de développement des TIC basée sur le technological-push : Castres Mazamet
- Objectifs : lutte contre la désindustrialisation du site, reconvertion dans l'économie des TIC
- Une politique de développement des TIC basée sur le social pull : Parthenay ville numérique
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Objectifs : mobilisation de la population, revitalisation du tissu social, réorganisation des services de la collectivité, économie des TIC (services).
De nouveaux axes de recherche
Posture : le monde social, dans sa diversité, ses logiques spécifiques, ses « attentes », dans ses capacités de réinvention, de « détournement » déterminerait assez largement la pertinence et surtout le marché de l'innovation technique.
- saisir la tension entre technique et société, voire entre offre technique-marchande et demande sociale
- considérer l'innovation technique comme le produit d'une synergie complexe entre l'offre techniquemarchande, les nouvelles formes d'organisations économiques, et la demande sociale
- Cette grille de lecture amène à centrer les analyses à la fois sur les « modèles » d'organisations socio-spatiales et les jeux d'acteurs qui impulsent ces dynamiques
- sur l'évolution des formes de l'action publique et de ses relations avec les acteurs privés et l'ensemble des acteurs territoriaux,
- sur des nouvelles formes ou modalités de développement,
- des nouveaux types de gouvernance locale...
- prêter une attention toute particulière aux expérimentations ou modèles spécifiques de développement territorial.
Une expérimentation comme celle de la coopération décentralisée entre la Communauté d'Agglomération de Castres-Mazamet et la ville de Guédiawaye produit de nombreuses données empiriques sur ce que nous appellerons « l'internet de proximité ».
Le rapport TIC - territoire
- Face à un processus de métropolisation les TIC ont fait l'objet de deux argumentaires :
- - favoriser la concentration du pouvoir et des moyens autour des grandes métropoles, donc renforcer leur pouvoir économique
- - redynamiser les espaces les plus reculés, donc renforcer la solidarité territoriale
Des stratégies de l'Etat et des collectivités locales orientées par ce double objectif
TIC - pouvoirs publics
Les pouvoirs publics ont une forte responsabilité dans la mise en place d'une action volontariste sur leur territoire - Les TIC comme atout supplémentaire pour un territoire, comme les routes, les voies ferrées... (ex cas d'école Castres Mazamet)
- Les TIC comme expression locale de la société de l'information, élément participant à un projet de territoire (ex cas d'école Parthenay)
• On pourrait chercher des ex dans la mise en oeuvre de politiques TIC au Sénégal. Les motivations des élus - Conviction réelle qu'une action volontariste sur leur territoire est nécessaire
- Opportunité de financements nationaux, supra nationaux ou extérieurs
- Volonté d'affirmation d'une spécificité locale dans une S.I. perçue comme trop globalisante
Préalable des infrastructures et équipements - Assurer une couverture réseau sur l'ensemble du territoire, adaptée aux besoins du secteur économique comme au besoin de tous les habitants.
- Pour circuler les données ont besoin d'infrastructure de télécommunication à haut débit
- Mais l'existence de réseau n'est pas suffisante au développement du territoire
- La fibre optique (encore souvent épine dorsale à l'échelle d'un pays) - L'ADSL (transmission à haut débit sur une ligne téléphonique ordinaire) - Systèmes basés sur les radio communication : Wifi, WIMAX, UMTS, VSAT - Systèmes associant satellite et WIFI
Quel rôle peuvent jouer les pouvoirs publics ? - Connaître et faire connaitre l'état des réseaux dans le territoire
- Connaître et anticiper les besoins des membres de la collectivités : habitants, entreprises, organismes publics (collectivités éducative, sanitaire, locales ...)
- Faciliter l'accès collectif aux réseaux haut débit (espaces publics numériques, cyber centres)
Promouvoir l'appropriation citoyenne et la formation Les accès publics à Internet permettent aux habitants de s'approprier les TIC et leur distribution dans le territoire sont des éléments forts de structuration de son aménagement numérique. - les cybercafés ou cybercentres d'initiative privée, très représentés au Sénégal : les usages sont libres et les utilisateurs n'y recherchent pas une formation particulière aux nouveaux outils.
Ils représentent pour nombre d'acteurs publics, l'outil de base d'une politique de promotion et de pénétration des TIC sur l'ensemble d'un territoire et un des outils de lutte contre la « fracture numérique » entre les populations
d'un même territoire.
Ces »centres multimédia »ont souvent constitué un lieu de création de lien social
Les situations réelles sont rarement aussi tranchées.
On notera dans l'expérimentation conduite à Guediawaye la volonté de la collectivité locale de former les gérants de cybercentre à l'usage d'un outil collaboratif afin qu'ils puissent sensibiliser leur clientèle à ce type d'usage de l'internet.
A quelle information accéder? Quel type de contenus sont susceptibles de rencontrer l'intérêt des publics ? La question s'envisage désormais essentiellement en termes de contenus de proximité, de contenus territoriaux. - Fournir des contenus territoriaux, c'est proposer des informations en prise directe avec les territoires et qui répondent à des besoins localisés :
- Le besoin d'information en direction des citoyens
- Le besoin des acteurs économiques locaux
- le besoin des collectivités de fédérer les énergies présentes sur le territoire autour d'un projet de territoire
- L'information sur les services : information sur les infrastructures de transport et de télécommunications information sur l'éducation et la santé information relative à la culture, au tourisme à la jeunesse et aux sports.
- L'information sur l'organisation administrative : il s'agit de dire qui fait quoi vis-à-vis des missions qu'assument les collectivités locales
- L'information sur la commercialisation des produits
- L'information sur la gestion de l'environnement
- L'information sur les localisations
- Cette information de proximité fait l'objet de construction de sites web communaux ou de villes
- La commune représente pour la population l'échelon d'appartenance le plus naturel, le plus évident, c'est l'échelle la plus pertinente
L'économie des TIC L'économie des TIC peut se regrouper en plusieurs familles : - Les producteurs de technologies : transistors, circuits intégrés, microprocesseurs et mémoires, ainsi que des biens et services qui en découlent immédiatement : ordinateurs, automates, logiciels, etc.
- L'ensemble des activités qui incorporent ces technologies - télécoms, aéronautique, automobile, transport aérien, audiovisuel, etc- et des activités économiques utilisatrices ces technologies : commerce, production industrielle, etc.
Les services qui se développent autour des TIC :production et dévelopement de logiciels, systèmes d'information, centre d'appel etc... - Si l'économie des TIC renvoie à des dynamiques territoriales spécifiques, l'é-economie de l'internet fait plutôt référence à des échanges commerciaux qui se produisent dans le cyberespace via des portails ou des intranets sécurisés.
- Cependant il existe toute une série d'activités économiques de proximité articulée sur les TIC -la distribution, les services divers à la clientèle, la maintenance, etc... l'acteur public a également un rôle important d'accompagnement ou d'interface entre les différents acteurs privés de cette économie à l'échelle de son territoire.
- Sensibiliser les entreprises à la culture Internet
- Mettre en avant le potentiel de l'offre Multimédia (annuaire, étude, observatoire...)
- Mettre en relation les professionnels du secteur de l'économie des TIC
Accéder à l'information et produire de l'information - Un des objectifs de la Société de l'information pour produire une intelligence collective
- De nouveaux outils logiciels, les outils collaboratifs
Une recherche - action inscrite dans le cadre de la coopération décentralisée
pour la solidarité numérique
Inscrite dans le programme de recherche : eAtlas francophone Afrique de l'Ouest
OBJET DE LA COOPERATION Portail collaboratif de la ville de Guediawaye Outil collaboratif pour augmenter les potentialités de participation à la gouvernance et au développement local durable du territoire : - construire un espace de travail auquel participe l'ensemble des acteurs impliqués sur le territoire de Guediawaye
OBJECTIFS DE RECHERCHE - analyse des conditions de l'adaptation des outils SIG &TIC au contexte d'une ville africaine en développement
- Analyse des usages des outils : analyse des pratiques, d'usages spécifiques, conditions d'appropriation, efficience pour la gouvernance locale
- Recherche de méthodes de coproduction des informations territoriales par tous les acteurs territoriaux
MOYENS Expérimentation à l'échelle d'une ville Transferts d'expérience et de savoir faire dans la construction d'un système d'information territoriale mutualisé Formation des acteurs usagers à l'utilisation des outils d'information collaboratifs (cadres des organisations territoriales et de la société civile dans un premier temps) Les partenaires - La Ville de Guediawaye au Sénégal
- La communauté d'agglomération de Castres Mazamet
- L'université de Toulouse-le Mirail pour le LISST-Cieu
Un partenariat basé sur de précédentes coopérations croisées Université - ville de Guédiawaye (thème développement durable) LISST Cieu - CACM, (thème SIG , mise à disposition de cartes) LISST Cieu - CUFR J F Champollion - CACM (formation) Un outil collaboratif pourquoi faire ? - Relation interactive entre usagers
- Faciliter le travail entre collaborateurs d'un projet
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Inventer de nouveaux usages de l'information
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Une information rapide, validable, capitalisable, ouverte aux commentaires, facilitant la participation de tous les intervenants.
Le travail collaboratif Une des préoccupations actuelles des organisations, entreprises, administrations publiques ou associations. - Fort développement du travail en mode projet dont une des caractéristiques est la mobilisation de compétences multiples
- Au Sénégal, décentralisation et municipalisation, responsabilisation des acteurs locaux, poussent à la mise en place d'« gouvernance locale ».
- L'accent est mis sur le caractère participatif du développement durable, implique une information réciproque des différents niveaux d'intervenants
- Or, la tendance à l'éclatement des structures, rend précisément ce mode projet difficile à mettre en oeuvre.
- Hypothèse : l'appropriation des nouveaux outils collaboratifs par l'ensemble des acteurs peut concourir à améliorer ce fonctionnement.
- Mettre en place un espace de travail collaboratif en ligne permet à chaque membre du projet de faire état de l'avancement des projets, et permet à tous les collaborateurs de fournir les informations et fichiers nécessaires à la bonne réalisation du projet.
- Comment la collectivité s'est emparée du projet ?
- Quel intérêt elle trouve à s'investir dans ce projet ?
• Où en est l'expérimentation ? [....] Des documents de plusieurs types - Des textes saisis sur le site pour faire passer une information,
- Des fichiers à télécharger, pour mettre à disposition des études, des diagnostics, un document-cadre, une
réglementation, pour capitaliser ... - Des images, pour communiquer une photo, une carte ...




Des facilités, des +
- Indexation des documents déposés sur le site par mots clés (un classement)
- Moteur de recherche pour retrouver les documents
- Permettre les commentaires sur un document (valeur ajoutée à l'information, interactivité)





Description technique Système de gestion de document, deux fonctions principales : - En amont, gérer la collecte et la gestion d'un ensemble complexe de données, souvent hétérogènes, provenant de diverses sources
- En aval, des modules spécialisés assurent la présentation structurée et uniforme de ces données sous la forme d'un site web.
L'accès à un espace projet commun s'effectue nominativement (utilisateur et mot de passe), Le rôle de chaque utilisateur est prédéfini afin de limiter l'accès à certains groupes, Des outils de production de sites web dynamiques. - Éditer, modifier, publier du contenu sur un site internet, un intranet ou un extranet
- Gérer les droits d'accès et les rôles des membres du collectif.
Un site Web peut ainsi être actualisé fréquemment en un minimum de temps : Insertion facile du contenu (du texte, des images, etc.). Des corrections et des commentaires (soumis à la validation avant publication) peuvent être apportés par d'autres membres une meilleure qualité de l'information, une plus grande productivité des contenus mis en ligne. La mise à disposition d'information cartographique Un constat : - la faible production de carte au Sénégal, manque ressenti par les services gestionnaires des villes, les politiques, les porteurs de projets,
- la faible acculturation à la carte des décideurs comme des citoyens
Un projet à deux entrées : Construire une base SIG adaptée aux besoins des gestionnaires du territoire en mobilisant les ressources disponibles (établissement du dialogue collectivité locale, services de l'Etat), projet appuyé sur l'expérience en SIG partagé de la CACM Intégration dans un processus participatif de la dimension territoriale apportée par les acteurs.
Des questions pour la recherche - la communication et la mise à disposition de cette information pour un public non initié - citoyens, acteur de la société civile, voire élus - un enjeu de taille si on souhaite une participation publique à la gestion du développement territorial, au Sénégal comme ailleurs.
- À quelles conditions les nouveaux outils de gestion de l'information, cartomatique,
SIG et Internet peuvent ils concourir à l'appropriation par les différents acteurs de la dimension spatiale dans un processus participatif ? - localiser des équipements, des acteurs, des phénomènes - mais aussi de rendre compte des ancrages territoriaux, des appropriations des lieux, connues et exprimées par les acteurs, - sur un référentiel commun et au moyen d'une sémiologie commune à définir. - Développer des formations à l'utilisation de ces objets « cartes » multiformes.
Vous pouvez visiter le site collaboratif de l'eAtlas FAO en cliquant ici.
Le Collectik remercie l'ensemble des participants à ce séminaire.