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  • : Ce site traite de la question des usages des TIC par les collectivités locales, mais aussi par les individus. En Afrique particulièrement, mais également dans le monde.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 11:47
'Il faut que le fonds revienne à sa conception initiale''. Coup de gueule du président sénégalais qui espère que le rendez-vous de Bamako permettra au Fonds mondial de solidarité numérique de revenir sur les rails.

Le Centre international des conférences de Bamako a abrité le 27 janvier 2009 la réunion extraordinaire du Conseil de fondation du Fonds mondial de solidarité numérique. Présidée par Amadou Toumani Touré et Me Abdoulaye Wade, la rencontre a regroupé des experts venus de plusieurs pays du monde.


Pour le président du Fonds, Alain Madelin, la rencontre de Bamako est une manifestation importante pour la solidarité numérique. Selon lui, le moment est venu de donner un nouvel élan à la solidarité numérique. Si le rendez-vous de Bamako est une étape qui permet d'avoir des résultats concrets sur les promesses faites, Dr Hammadoun Touré, secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications- U.i.t- estime qu'il est inacceptable aujourd'hui encore que moins de 1/4 de la population mondiale seulement ait accès à l'internet.


Pour  le ministre de la Communication et des nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, le Fonds mondial de solidarité constitue un nouveau mécanisme de financement des efforts visant à combler la fracture numérique et à assurer un accès juste aux nouvelles technologies de l'information à un coût abordable. Mieux, dit-elle, c'est un axe majeur de la  politique nationale des TIC du Mali. Avant de renchérir : ''la vulgarisation et l'inclusion de tous les Maliens avec pour objectif principal de procéder au désenclavement numérique des communes du Pays en vue de renforcer le processus de décentralisation, d'assurer la promotion des initiatives locales de développement et l'appropriation des TIC par le plus grand nombre de maliens.''


De l'intervention du président de la république du Mali, Amadou Toumani Touré, on retient que cette assemblée extraordinaire est une rencontre dont l'importance n'échappe à personne. Le Fonds mondial de solidarité numérique constitue une chance pour les pays du sud, a-t-il déclaré.


Le président Wade s'est dit très heureux de constater des avancées notables faites par le Mali dans l'appropriation des technologies de l'information et de la communication. Pour le chef de l'Etat du Sénégal, le temps des grandes théories est dépassé. Il faut maintenant, affirme-t-il, passer à des choses concrètes. Aujourd'hui, Me Abdoulaye Wade déclare ne pas se reconnaître dans le Fonds de solidarité numérique dont il avait tracé les grands axes.  ''Le fonds est sorti de la voie que je lui ai tracée'', a-t-il martelé. Il s'agit à travers cette rencontre de Bamako de mettre le fonds sur les rails. ''Il faut que le fonds revienne à sa conception initiale''.  Au lieu de chercher de l'argent, Abdoulaye Wade estime que les responsables du Fonds doivent collecter des ordinateurs auprès des grandes sociétés au profit de l'Afrique.  A l'en croire, doter l'Afrique des ordinateurs ne suffit pas, il faut les connecter à l'internet. Or, selon Me Wade, le paiement du droit de péage pour monter sur ''cette auto du savoir'' constitue une question épineuse. En plus du financement de la connexion à l'internet, le fonds doit élaborer des projets qui ont des impacts sociaux considérables. De l'avis de tous les intervenants, les technologies de l'information et de la communication constituent un facteur important de développement.


L'université Sankoré...réhabilitée !


En marge de son assemblée générale extraordinaire, le Fonds mondial de solidarité numérique a lancé ''le portail Sankoré''. L'initiative vise à réunir les enseignants pour créer, développer, utiliser et partager des ressources éducatives numériques tournées plus particulièrement vers l'Afrique et notamment destinées à l'usage du Tableau Blanc interactif''.


L'appellation ''Sankoré'' est un hommage à la première université au monde créée à Tombouctou au Xème  siècle, soit deux siècles avant la Sorbonne. Le portail a pour vocation, entre autres, de réunir les ressources numériques francophones, anglophones et arabophones disponibles, les outils de formation des enseignants à l'éducation numérique, les programmes scolaires évalués par les enseignants et surtout les cours en ligne. 


Source : Maliweb, le 30 janvier 2009.

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 14:50

L'ère numérique bouleverse notre espace de vie. Téléphones mobiles, GPS, RFID, capteurs transforment notre façon d'être dans la ville. Ce sont sur ces questions passionnantes que la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération) a planché pendant deux ans. Elle présente ses travaux et annonce trois expérimentations pour 2009.



Depuis 2000, la Fing traque, observe, décrypte les usages et les enjeux de la technologie dans notre société. Pour avoir deux exemples de son travail, il faut lire InternetActu, une lettre qui décortique les innovations du monde numérique ou se rendre à un de ses Carrefours des Possibles où des start-up présentent leurs projets. Avec la Fing forte de 160 membres (grandes entreprises, jeunes pousses, labos de recherche, collectivités, associations,...), le débat est toujours stimulant car il nous pousse à regarder au-delà du dernier gadget, du site à la mode.

Avec le projet Villes 2.0, l'ambition était d'inventer et d'expérimenter la ville de demain. Première étape, faire un constat de ce qui se passe sur le terrain. La Fing l'affirme : la ville 2.0 existe déjà. « Nos gestes quotidiens sont entourés d'un halo numérique », soutient Thierry Marcou, chargé du projet Villes 2.0 à la Fing. « A Romans-sur-Isère qui compte 35 000 habitants, il y a des centaines de blogs où des habitants parlent de leur expérience de citadins et des centaines de personnes qui sont sur Facebook, Flick et Dailymotion. »


« Certains acteurs ont pris beaucoup d'initiatives comme Google qui a révolutionné la cartographie urbaine et multiplie les services autour de ses données », continue Thierry Marcou. « Mais les gens eux-mêmes s'en emparent comme ce jeune père à Saint-Mandé dans la région parisienne qui a lancé le site Rouletaville pour aider les familles à optimiser leurs déplacements autour des activités périscolaires. C'est la nouvelle fabrique de services urbains. »

Comme nous pouvons utiliser la météo sur Internet pour décider comment nous habiller le matin, la Fing est persuadée que la cartographie et d'autres applications à venir guideront nos itinéraires et nos comportements dans la ville. Les membres de l'équipe ont aussi parlé avec des étudiants d'une vingtaine d'années, les fameux « digital natives » qui sont nés avec un portable dans leur berceau comme le dit Thierry Marcoux. « Ils ont des perspectives que nous n'avons pas », constate-t-il.


Source : Ere Numérique, le 25 janvier 2009.


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